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Ioannania ? Le vote blanc du conseil européen. »

Ce week-end, vous n'êtes pas sans savoir que c'est négocié le plan B de la constitution européenne. Avec l'élection de notre nouveau président de la république c'est une version expurgé des symboles européen (Parti 3) qui a été choisie. Vous devez aussi savoir que deux pays était réticents au minitraité voire au traité . Le royaume-uni pour ces aspects "sociaux" à travers la charte des droits fondamentaux. Ceux-ci ont pu être satisafait avec ce qu'on appelle un "opt-out" qui leur permet de ne pas appliquer cette charte même si y faire référence oblige un peu le pays à l'appliquer... circulez il y a rien à voir...

Enfin, la pologne qui à travers le traité de Nice avait une sur-représentation qui pouvait se perdre avec le nouveau traité..

Mais ils y sont arrivés grâce à Ionnania : je laisse le journaliste de libé Jean Quatremer l'expliquer plus clairement :
[..] jusqu’en 2017, le « compromis de Ioannina » s’appliquerait avec les pondérations du traité de Nice (il faut s’accrocher) : l’idée est que si la minorité de blocage, calculée avec la pondération des voix niçoises, est proche d’être atteinte (soit 26,1 % des voix ou 38 % de la population ou un peu moins de la moitié des pays), la discussion doit se poursuivre afin d’essayer de parvenir à un consensus. Pourquoi sur la base de Nice ? Car la minorité de blocage est plus facile à obtenir qu’avec le système de la double majorité. Ultime concession : les seuils de 55% des pays représentant 65% des Etats resteraient inchangés, mais pour atteindre les plus de 35% de la population nécessaire pour bloquer, il ne faudrait plus seulement quatre pays mais cinq. L’idée est de compliquer la tâche de l’Allemagne. On ne sait pas si d’autres éléments sont compris dans ce paquet qui, négocié à cinq, a été présenté ensuite en séance plénière, à partir d’une heure du matin.
C'est Nicolas Sarkozy qui a pondu cette proposition ?
Apparement c'est Nicolas sarkozy qui a relancé la proposition (datant de 1994, soit avant le traité de Nice) lors d'une discussion avec le président polonais ( allez je me lance...) Kaczynski :
«Ils se sont quittés avec la décision commune que c'est cette proposition-là qui serait étudiée cette nuit par les experts, par les collaborateurs, qui vont examiner toutes les données techniques, toutes les hypothèses, qui vont faire tourner des ordinateurs pour calculer les cas de figure qui peuvent se présenter»

A qui profite le "crime" ? Au polonais disent certains en précisant l'aspect financier. Dans tout les cas cette possibilité de vote permet à une minorité de pouvoir bloquer les décisions et de provoquer de nouvelles discussions.
Pour moi ça ressemble au vote blanc. En tout cas tel qu'on le souhaite ou le propose.

[Update] Le rôle du conseil européen n'est pas très clait pour certains Voici le rôle et les responsabilité qu'on lui donne :
Les décisions du Conseil européen n'ont pas de valeur juridique. Pour qu'elles soient approuvées, il faut qu'elles fassent l'objet d'une proposition de la Commission européenne et d'un vote du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne.

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 3 jours | citations : 0

Problèmes de caricatures en Sarkofrance »

Nicolas Sarkozy "n'aime pas être caricaturé." Nul besoin de cette confirmation, mais Catherine Pégard, conseillère politique du Président l'a quand même donné à Dimanche+ le 11 mai dernier.
«Ce qu'il n'apprécie pas, c'est d'être caricaturé. La critique, si elle est justifiée, est légitime. La caricature ne l'est pas, pour n'importe quel journaliste» (source)

Le double sens semble évident: Sarkozy n'aime pas que l'on déforme ses propos (qui aime ça ?). Mais Sarkozy n'aime pas non plus que l'on se moque de lui. Plantu se souvient encore de cette remarque élyséenne sur sa caricature de Sarkozy, mouches autour de la tête comme Jean-Marie Le Pen.

Caricature de dialogue social
Xavier Darcos souhaite que les enseignants grévistes s'identifient 48 heures avant la grève. C'est une disposition prévue dans le cadre du service minimum voté l'an dernier ... pour le secteur des transports. Le ministre a menacé les professeurs d'une loi similaire s'ils n'obtempéraient pas volontairement.
"Je demande aux enseignants de bien vouloir se déclarer 48 heures à l'avance pour que nous puissions nous organiser. C'est ce qui fait l'objet de discussions tendues avec les syndicats et fera éventuellement l'objet d'une loi parce que c'est nécessaire que nous sachions quand et où les professeurs seront en grève», a-t-il déclaré.

«J'espère que je n'arriverai pas à la loi, que je ne serai pas obligé, mais s'il le faut je le ferai», a-t-il insisté, assurant qu'«à la fin du quinquennat le service minimum d'accueil (SMA) se sera imposé».
Un opportun sondage CSA/i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France révèle que 60% des Français interrogés estiment que la volonté du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, d'étendre le service minimum dans les écoles pour la grève des enseignants le 15 mai est "une bonne chose, car cela permet de ne pas pénaliser les parents qui travaillent" (source). Ce sondage ne distinguait pas entre accueil des enfants et enseignement. La confusion sur la notion de service minimum est objectivement totale.

Caricature d'intégration
L'immigration économique voulue par Nicolas Sarkozy ne fonctionne pas. Le ministre Hortefeux a peine à trouver 25 000 expulsables par an. Les policiers sont épuisés, si l'on en croit certains témoignages, par cette "guerre du chiffre." Les quotas d'immigrés par métier et pays sont une usine à gaz. Comble du comble, ce sont des salariés sans-papiers, dûment intégrés dans l'économie française, qui sont devenus le fer de lance de la lutte contre la politique d'immigration du gouvernement. Comme l'écrit Chloé Leprince pour Rue89,
Du côté du gouvernement, on mulitiplie les signes de fermeté depuis le début du mouvement de grève, mi-avril. Non sans peine: ces premières régularisations, qui devraient être suivies par d'autres "au cas par cas", fissurent le discours de fermeté manifesté depuis l'élection présidentielle par la majorité. La politique de quotas mise en place par le gouvernement était censée suffire à répondre aux besoins exprimés en France. La mobilisation du patronat en mal de main d'oeuvre démontre son inefficacité.
Le ministre Hortefeux maintient que "quelques centaines" de sans-papiers pourront être régularisés. Sur quels critères ? Pourquoi fixer a priori un plafond sans attendre le résultat des instructions de dossiers ?
"Un peu moins de mille dossiers ont été déposés, les préfectures ont quelques jours pour analyser chacune des situations (...) C'est au cas par cas (...) Ca se limitera à quelques centaines", a affirmé M. Hortefeux.



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SARKOFRANCE, le blog d'un citoyen vigilant | il y a 3 jours | citations : 3

Vents contraires dans l’aérien »

Le secteur aéronautique a essuyé une douche écossaise ces derniers jours. Mercredi, Airbus a annoncé officiellement la rupture de ses négociations avec le groupe toulousain Latécoère pour la cession de ses usines de Méaulte et Saint-Nazaire.

http://www.20minutes.fr/article/230407/Toulouse-Vents-contraires-dans-l-aerien.php

Yonne en tout Sens | il y a 4 jours | citations : 1

Ioannania ? Le vote blanc du conseil européen. »

Ce week-end, vous n'êtes pas sans savoir que c'est négocié le plan B de la constitution européenne. Avec l'élection de notre nouveau président de la république c'est une version expurgé des symboles européen (Parti 3) qui a été choisie. Vous devez aussi savoir que deux pays était réticents au minitraité voire au traité . Le royaume-uni pour ces aspects "sociaux" à travers la charte des droits fondamentaux. Ceux-ci ont pu être satisafait avec ce qu'on appelle un "opt-out" qui leur permet de ne pas appliquer cette charte même si y faire référence oblige un peu le pays à l'appliquer... circulez il y a rien à voir...

Enfin, la pologne qui à travers le traité de Nice avait une sur-représentation qui pouvait se perdre avec le nouveau traité..

Mais ils y sont arrivés grâce à Ionnania : je laisse le journaliste de libé Jean Quatremer l'expliquer plus clairement :
[..] jusqu’en 2017, le « compromis de Ioannina » s’appliquerait avec les pondérations du traité de Nice (il faut s’accrocher) : l’idée est que si la minorité de blocage, calculée avec la pondération des voix niçoises, est proche d’être atteinte (soit 26,1 % des voix ou 38 % de la population ou un peu moins de la moitié des pays), la discussion doit se poursuivre afin d’essayer de parvenir à un consensus. Pourquoi sur la base de Nice ? Car la minorité de blocage est plus facile à obtenir qu’avec le système de la double majorité. Ultime concession : les seuils de 55% des pays représentant 65% des Etats resteraient inchangés, mais pour atteindre les plus de 35% de la population nécessaire pour bloquer, il ne faudrait plus seulement quatre pays mais cinq. L’idée est de compliquer la tâche de l’Allemagne. On ne sait pas si d’autres éléments sont compris dans ce paquet qui, négocié à cinq, a été présenté ensuite en séance plénière, à partir d’une heure du matin.
C'est Nicolas Sarkozy qui a pondu cette proposition ?
Apparement c'est Nicolas sarkozy qui a relancé la proposition (datant de 1994, soit avant le traité de Nice) lors d'une discussion avec le président polonais ( allez je me lance...) Kaczynski :
«Ils se sont quittés avec la décision commune que c'est cette proposition-là qui serait étudiée cette nuit par les experts, par les collaborateurs, qui vont examiner toutes les données techniques, toutes les hypothèses, qui vont faire tourner des ordinateurs pour calculer les cas de figure qui peuvent se présenter»

A qui profite le "crime" ? Au polonais disent certains en précisant l'aspect financier. Dans tout les cas cette possibilité de vote permet à une minorité de pouvoir bloquer les décisions et de provoquer de nouvelles discussions.
Pour moi ça ressemble au vote blanc. En tout cas tel qu'on le souhaite ou le propose.

[Update] Le rôle du conseil européen n'est pas très clait pour certains Voici le rôle et les responsabilité qu'on lui donne :
Les décisions du Conseil européen n'ont pas de valeur juridique. Pour qu'elles soient approuvées, il faut qu'elles fassent l'objet d'une proposition de la Commission européenne et d'un vote du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne.

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 4 jours | citations : 0

Je regarde ailleurs »

C’est bien le danger qui vous guette avec les meilleures séries : si le hasard vous fait manquer un épisode ou deux, si vous relâchez votre intérêt ne serait-ce que le temps de ces deux épisodes, ça ne manque pas, lorsque vous y revenez, vous relativisez. Comme s’il y avait plus important. Et puis, vous voyez les ficelles. Surtout les ficelles. Ca vous gâche le plaisir.

La dernière fois que ça nous a fait le coup, Michael Scofield venait de tirer Lincoln Burrows du pénitencier de Fox River. Il avait rejoint le Panama pour se retrouver, en fin de compte, dans une prison plus terrible encore, sorte de niveau 2 après avoir vaincu le boss du niveau 1. Alors que nous nous étions montrés d’une fidélité exemplaire, ma femme et moi-même nous sommes soudainement mis à passer la soirée du jeudi en couple.

Voilà précisément ce qui me guette ces temps-ci avec la vie politique française. Fort heureusement, je me sais plus accoutumé qu’à Prison Break, et les enjeux sont censés être plus réels. Je me surprends toutefois à ne plus lever, et péniblement encore, qu’une seule paupière à l’ouïr poindre les nouvelles polémiques qui, inlassablement, au rythme de deux (pas moins) par semaine frappent nos jours.

Bien évidemment, Nicolas Sarkozy n’est pas l’archétype du gars consensuel, de sorte qu’il ne récolte parfois que ce qu’il sème. Oui, aussi, les réactions outragées qu’il suscite ne sont pas nécessairement pour lui déplaire. Mais pourtant, on aurait tort de voir en lui le seul responsable du climat hystérique de nos semaines politiques.

Apparemment incapables d’exister autrement, ceux qui se définissent comme antisarkozystes - lorsqu’ils n’en appellent pas d’emblée aux tribunaux - rivalisent en effet de déclarations bouffies d’indignation, au point que l’on craint qu’in fine ils n’éclatent. C’est que les qualificatifs se doivent d’être suffisamment fort pour ne pas risquer d’être noyé dans le vacarme médiatique. Et la concurrence est rude. “Odieux” ou “scandaleux“, par exemple, ont eu leur temps mais se sont beaucoup dépréciés dernièrement sur le marché des propos indignés. On en cherche d’autres, ce qui serait de bon augure pour le renouvellement du vocabulaire politique français, si l’esprit de mesure cotait davantage.

Vous en aurez spontanément tous trouvé un exemple. Mais, que les bayrouïstes me pardonnent, le dernier exemple en date m’est donné par François Bayrou. Au sujet du financement partiel du RSA par un redéploiement des fonds accordés à la Prime Pour l’Emploi, voilà que François Bayrou a dégainé un “insoutenable“. Nous avons pourtant là, ce me semble, deux mécanismes dont le principe revient à accompagner le retour à l’emploi. Le premier ayant somme toute fait la preuve de son inefficacité - en raison notamment de la dispersion des fonds - il ne paraît pas inconvenant d’utiliser ces fonds au bénéfice de celui dont on escompte encore quelque effet. François Bayrou n’est pas d’accord. Soit. Mais pour l’exprimer, il qualifie la réforme d’”insoutenable”… Certains, mal embouchés, iraient jusqu’à penser que l’intensité dramatique du qualificatif employé est à proportion de la crainte de disparaître de son auteur. Or, qu’il s’agisse du leader centre-extrémiste ou de Ségolène Royal, les temps sont périlleux.

Je relève aussi, en passant sur mon agrégateur, que Jean-Christophe Cambadélis a organisé le / participé au “1er speed-meeting anti-sarkozy“. Au passage : soyez gentils d’aller poster un com’ chez JCC. Il est tout de même député de Paris et il a pas un seul com’ sous son speed-metting, ça la fout mal et ça pourrait renforcer sa crainte de disparaître et, partant, accroître son ardeur1. C’est “le premier” : vous aurez donc compris qu’il y en aura d’autres. Ainsi ceux qui n’ont existé longtemps qu’au rythme de leurs stériles happenings anti-Le Pen durant lesquels ils s’assuraient consciencieusement d’être du côté des honnêtes gens se sont trouvés un autre épouvantard2. Ils ne sont pas près de le lâcher, tant il semble fonder leur identité. Rafraîchissez-moi la mémoire : entre 1981 et 1995, la droite, qui pourtant ne l’aimait pas, constituait-elle des comités antimitterrand ? Ou serait-ce que la gauche entretient un rapport particulier avec l’outrance et la violence qu’elle croit puiser dans sa mythologie révolutionnaire ?

C’est aussi l’inénarrable Marianne, l’hebdomadaire-junkie, sarkoïnomane, qui a si bien constaté l’effet d’un “Sarkozy” barrant la Une sur les chiffres des ventes, que ce dernier ne la quitte plus. Gilles Klein relevait celle de la fin avril. C’était sans compter celle de la semaine suivante, qui portait un “Putain 4 ans…” et un “Ca va mal finir” qu’ils ne sont pas allés chercher bien loin. Faut-il là aussi rattacher cette obsession à la mauvaise situation de la presse en France et voir dans ces Unes redondantes un décalque de la crainte de disparaître de nos amis précités ? Le parallèle serait peut-être excessif. Quoique l’on sache qu’Edwy Plenel avait envisagé de sauver Libération du gouffre par une ligne monomaniaque antisarkozyste, ligne que Joffrin applique sans le dire, tandis que Plenel en a fait l’argument marketing de lancement de son site Internet.

“Ca va mal finir” ? L’hypothèse n’est pas à écarter. Mais de même que l’opposition doit assumer sa responsabilité dans notre hystérie politique actuelle, un hebdomadaire comme Marianne ne pourra, si l’oracle se réalise, esquiver sa propre responsabilité. Avec des airs de presse d’entre-deux-guerres, l’hebdomadaire légitime par avance tous les dérapages, toutes les violences. On trouvera dans ce qui ressemble fort à des anticipations délibérément autoréalisatrices de quoi justifier l’inacceptable. Ce “ça va mal finir” le dispute d’ailleurs en ridicule au “peut-on encore écrire cela ?” qui barrait la Une du même hebdomadaire à l’automne, hebdomadaire qui n’a guère plus à craindre qu’une réflexion courroucée du Président de la République, du meilleur effet sur ses ventes. Et puis, à dire vrai, si quelques réformes modérées, une Rolex et des Ray-Ban suffisaient à ce que cela “finisse mal“, il y aurait matière à s’inquiéter sur l’ancrage véritable des convictions démocratiques en France.

Alors, bien sûr, les dernières polémiques en date ne m’ont pas échappé. Je m’étonne d’ailleurs d’une certaine atonie de la gauche après le dernier discours de Nicolas Sarkozy, lorsqu’il a affirmé que la France véritable n’était pas à Vichy. Le pont aura certainement nuit à la coordination de la polémique. Le “Secrétaire National à la Riposte” du Parti Socialiste se sera laissé tenter par quelques jours au vert. Mais je serais surpris que personne ne prenne le relais.

Cette agitation lasse. En prime, voilà qu’on nous assène l’heure du “bilan“. Le quinquennat est déjà bien court mais il faut encore faire le “bilan” après un an. Comme l’écrivait Bruno Frappat, dans un edito de La Croix de ce week-end justement titré “le temps de “faire les choses”“, mais qu’il semblait, lui, appliquer à l’action présidentielle…

“Ainsi vivrons-nous les conséquences insidieuses de la funeste réforme de Chirac ayant abouti au raccourcissement du temps présidentiel, de sept à cinq ans. Accélération bien dans l’air du temps, qui veut que les choses se passent en accéléré, comme en zappant : les réformes, les avancées, les reculs, les présidents, les majorités. Quand la vie collective devient feuilleton, les rebondissements s’imposent en fin de journée comme les “bulles” surprenantes des fins de page de BD. Il nous faut des interjections, des exclamations, des interrogations, des “?!”, des “Oh!”, des “Quoi?”, des “Non…?”

Alors, soit, nous les lisons, nous les entendons, ces polémiques. Mais jusqu’où faut-il vraiment répondre à ces exercices imposés ?

Je regarde ailleurs…

*

Mon propos n’est pas de relativiser. Evidemment, rien, ou presque, n’est important, en comparaison de ce que vivent les birmans. Mais ce que je vois, ce que nous voyons, en regardant ailleurs, est, là, inconcevable.

En septembre dernier, Bruno Frappat écrivait

“Sanctions, pressions, jusqu’à la Chine, indéfectible soutien de la junte birmane qui lui demande de traiter “convenablement” (sic) la colère du peuple. Tout cela a-t-il la moindre utilité? Dans l’immédiat, sûrement pas. Mais ce qui importe c’est le poids des regards de l’humanité entière. Les dictatures ne craignent rien tant que la publicité donnée à leur existence, à leurs crimes, à leur illégitimité. Elles détestent la lumière. Pesons donc de tous nos regards: c’est notre seule arme. Il faut regarder les dictateurs dans le blanc des yeux.”

Ces jours-ci, le cyclone Nargis a jeté une lumière crue, aveuglante, sur le régime birman, le révélant dans toute sa nudité, dans toute sa crudité, dans son absurdité. Un régime que ne sous-tend même plus une idéologie quelconque, qui n’est que brute oppression, prévarication, corruption. Le déroulement de cette catastrophe laisse interdit. Voilà un régime qui a ignoré les alertes adressées depuis l’Inde. Un régime qui a laissé, par son inefficacité structurelle, mourir plusieurs dizaines de milliers de ses concitoyens. Le cyclône passé, les morts amassés, c’est un régime qui refuse l’accès aux secours, qui refuse l’aide alimentaire, pour ne pas risquer une quelconque ouverture, une quelconque déstabilisation. C’est une clique qui saisit les rares stocks - pour quoi faire, sinon les revendre ? Inconcevable incongruité, voilà un régime qui persiste à organiser un référendum constitutionnel, dont le seul but est de consolider son pouvoir. Voilà sa préoccupation, lorsque son peuple meurt. Dans quelle réalité vit le régime birman, qui maintient cette farce sordide et qui ose affirmer au monde que son référendum a été un “succès” marqué par une “forte participation“. Comment peut-il croire un instant seulement que cela puisse déclencher chez nous autre chose qu’un haut-le-coeur ?

Notre seule arme, peser de tous nos regards, nous l’avons utilisée à l’automne dernier. Pour un résultat nul. Comment accepter qu’un tel régime criminel, mafieux, inepte, précisément ubuesque ne soit pas renversé, au besoin par la force ? Comment garder patience ? A quelle lente mais prétendument certaine évolution se fier lorsqu’un régime est ainsi directement et incontestablement responsable de la mort de milliers de ces personnes que tout régime est censé protéger ? Comment admettre qu’une simple résolution visant seulement à laisser entrer les secours ait pu être repoussée alors que l’on ne songe qu’à une résolution visant à balayer ce régime ?

Ca, oui, c’est à proprement parler insoutenable.

  1. tant que vous y êtes, commentez les autres, ce n’est guère mieux
  2. source, pour les brĂŞles

Koztoujours tu m'intéresses | il y a 4 jours | citations : 33

SARKOZY/PS/UMP: Mai 68 et les illusions perdues »

Alors que Nicolas SARKOZY vient de fêter un anniversaire en demi-teinte, entouré de ses nombreux "amis" de l'UMP, c'est aujourd'hui la célébration du 40ème anniversaire de mai 68 que l'on prépare activement. Notre Président n'aura donc pas réussi, malgré ses annonces de campagne, à "en finir avec mai 68". Plus inquiétant encore (pour lui, en tout cas), Nicolas SARKOZY semble être en panne de ligne politique. En effet, avec une cote de popularité toujours au plus bas, le chef de l'Etat pourrait avoir opté pour une "pause" dans les réformes à accomplir, le temps de se "refaire une santé" dans l'opinion.

Ainsi depuis quelques jours, plus question de réduction de postes dans la fonction publique, ni de coupes sombres de le budget de l'Etat (Xavier DARCOS aurait même trouvé un accord avec les syndicats lycéens, pour mettre fin au mouvement). En revanche, Frédéric LEFEBVRE (proche conseiller du Président durant la dernière campagne, et nouveau porte-parole de l'UMP), est devenu le "flingueur" attitré de la majorité. Tirant à vue sur les médias, accusés d'être "la première opposition" à Nicolas SARKOZY, et l'AFP en particulier, Frédéric LEFEBVRE essaie de faire ademttre à l'Opinion l'idée d'un "Président victime" d'un complot médiatico-politique.

Néanmoins, les artifices de communication peinent aujourd'hui à masquer la réalité des faits. Pris en étau entre l'UMP (qui demande toujours plus de réformes), et l'opinion publique qui le délaisse durablement, Nicolas SARKOZY n'a pas d'autre choix que de "ménager la chèvre et le choux". Naviguant à vue  dans les eaux troubles du pouvoir, Nicolas SARKOZY se trouverait-il aujourd'hui, en voie de "chiracquisation" ?

Heureusement, notre Président peut toujours compter sur l'insignifiance de l'opposition (dont les arguments sont réduits aux "couac-couac" stridents d'un François HOLLANDE sur le retour), et sur la préparation d'un congrès socialiste qui s'annonce "saignant". Arnaud MONTEBOURG vient d'ajouter encore à la confusion générale, en déclarant ce matin que ROYAL ou DELANOE n'avaient "aucune chance" d'obtenir une majorité au PS (voir l'article de 20MINUTES), dénonçant ainsi la "présidentialisation" du parti, mais annonçant en même temps que le PS avait "besoin d'un patron", capable de devenir Premier Ministre du candidat en 2012. On se demande encore à qui il pouvait penser en évoquant un tel profil...

Bref, entre une politique foncièrement anti-sociale menée par une majorité revancharde, la totale absence de l'opposition socialiste, et le spectre du "trotskysme bon teint" représenté par Olivier BESANCENOT, nous pouvons affirmer que ce mois de mai 2008 constitue définitivement le symbole des illusions perdues.

La Vie comme elle vient | il y a 5 jours | citations : 4

Les journalistes sont prevenus : Pas de Caricature de Sarkozy ! »



Apres le fameux : "Mieux vaut un exces de caricature qu'un exces de censure voici l'excellent : "Ce qu'il n'apprécie pas, c'est d'être caricaturé "
Pas a un paradoxe près, ni à une crise d'ego de plus ou de moins Nicolas râle..
mais ce n'est que le debut...
ca pique einh ?
Heu-reu-se-ment nous ne sommes pas journalistes ! ^^


Nicolas Sarkozy accepte la critique, mais pas la caricature. C'est le message qu'a fait passer Catherine Pégard, conseillère politique du Président de la République, dimanche sur le plateau de l'émission politique «Dimanche +».

«Ce qu'il n'apprécie pas, c'est d'être caricaturé. La critique, si elle est justifiée, est légitime. La caricature ne l'est pas, pour n'importe quel journaliste», a estimé Catherine Pégard. Une petite phrase de plus à rajouter à l'épais dossier 2008 des relations difficiles entre Nicolas Sarkozy et la presse.







«Du plaisir» avec les journalistes

Interrogée sur les rapports de Nicolas Sarkozy avec la presse, la conseillère politique a expliqué que le Président «a beaucoup donné aux journalistes, il les a beaucoup vus, il les voit beaucoup. On sent qu'il a du plaisir à les rencontrer, car il y a une sorte de jeu qui se tisse entre les journalistes politiques et les hommes politiques, on le sait bien.»

Catherine Pégard connaît bien ce petit «jeu». Ancienne rédactrice en chef au «Point», très proche des hommes politiques, avide de «petites phrases», elle a fini par rejoindre l'Elysée après l'élection de Nicolas Sarkozy.

Le Président n'aimerait donc pas la caricature. Anne Roumanoff et ses désormais célèbres chroniques chez Michel Drucker doit-elle se sentir visée ou Catherine Pégard n'évoque t-elle que la caricature journalistique?




http://torapamavoa.blogspot.com

Torapamavoa le blog antisarko qui blague pas ! | il y a 5 jours | citations : 10

Ioannania ? Le vote blanc du conseil européen. »

Ce week-end, vous n'êtes pas sans savoir que c'est négocié le plan B de la constitution européenne. Avec l'élection de notre nouveau président de la république c'est une version expurgé des symboles européen (Parti 3) qui a été choisie. Vous devez aussi savoir que deux pays était réticents au minitraité voire au traité . Le royaume-uni pour ces aspects "sociaux" à travers la charte des droits fondamentaux. Ceux-ci ont pu être satisafait avec ce qu'on appelle un "opt-out" qui leur permet de ne pas appliquer cette charte même si y faire référence oblige un peu le pays à l'appliquer... circulez il y a rien à voir...

Enfin, la pologne qui à travers le traité de Nice avait une sur-représentation qui pouvait se perdre avec le nouveau traité..

Mais ils y sont arrivés grâce à Ionnania : je laisse le journaliste de libé Jean Quatremer l'expliquer plus clairement :
[..] jusqu’en 2017, le « compromis de Ioannina » s’appliquerait avec les pondérations du traité de Nice (il faut s’accrocher) : l’idée est que si la minorité de blocage, calculée avec la pondération des voix niçoises, est proche d’être atteinte (soit 26,1 % des voix ou 38 % de la population ou un peu moins de la moitié des pays), la discussion doit se poursuivre afin d’essayer de parvenir à un consensus. Pourquoi sur la base de Nice ? Car la minorité de blocage est plus facile à obtenir qu’avec le système de la double majorité. Ultime concession : les seuils de 55% des pays représentant 65% des Etats resteraient inchangés, mais pour atteindre les plus de 35% de la population nécessaire pour bloquer, il ne faudrait plus seulement quatre pays mais cinq. L’idée est de compliquer la tâche de l’Allemagne. On ne sait pas si d’autres éléments sont compris dans ce paquet qui, négocié à cinq, a été présenté ensuite en séance plénière, à partir d’une heure du matin.
C'est Nicolas Sarkozy qui a pondu cette proposition ?
Apparement c'est Nicolas sarkozy qui a relancé la proposition (datant de 1994, soit avant le traité de Nice) lors d'une discussion avec le président polonais ( allez je me lance...) Kaczynski :
«Ils se sont quittés avec la décision commune que c'est cette proposition-là qui serait étudiée cette nuit par les experts, par les collaborateurs, qui vont examiner toutes les données techniques, toutes les hypothèses, qui vont faire tourner des ordinateurs pour calculer les cas de figure qui peuvent se présenter»

A qui profite le "crime" ? Au polonais disent certains en précisant l'aspect financier. Dans tout les cas cette possibilité de vote permet à une minorité de pouvoir bloquer les décisions et de provoquer de nouvelles discussions.
Pour moi ça ressemble au vote blanc. En tout cas tel qu'on le souhaite ou le propose.

[Update] Le rôle du conseil européen n'est pas très clait pour certains Voici le rôle et les responsabilité qu'on lui donne :
Les décisions du Conseil européen n'ont pas de valeur juridique. Pour qu'elles soient approuvées, il faut qu'elles fassent l'objet d'une proposition de la Commission européenne et d'un vote du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne.

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 5 jours | citations : 0

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