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Allocations familiales : des conditions d’attribution très choquantes... »




L’annonce de la suppression de la majoration unique des allocations familiales à l’âge de quatorze ans, pour les 1 698 000 bénéficiaires de cette allocation, a suscité un véritable tollé de l’Union nationale des associations familiales (UNAF) et de la Confédération syndicale des familles (CSF).







L’annonce de la suppression de la majoration unique des allocations familiales à l’âge de quatorze ans, pour les 1 698 000 bénéficiaires de cette allocation, a suscité un véritable tollé de l’Union nationale des associations familiales (UNAF) et de la Confédération syndicale des familles (CSF).

Avec la sortie du décret au journal officiel du 29 avril 2008, le gouvernement de Nicolas Sarkozy confirme qu’il entend grignoter tout ce qu’il peut l’être encore et espère ainsi réaliser une nouvelle économie de 138 millions d’euros en vue de renflouer les caisses de l’Etat et de la Sécurité sociale qui restent désespérément vides après le cadeau fiscal de plusieurs milliards d’euros, accordé chaque année, aux catégories sociales les plus aisées du pays.

Mais si une politique familiale du jeune enfant ne peut se réduire à une pitoyable ponction des crédits déjà affectés aux familles, il convient également de dénoncer les nombreuses anomalies et injustices des modalités de versement des allocations familiales…

A la tête d’un réseau de 123 caisses locales, la caisse nationale des allocations familiales (CNAF) mobilise environ 34 000 agents pour gérer plus de 11,5 millions d’usagers dont 6 720 000 familles avec au moins un enfant à charge (5 780 000 couples et 940 000 personnes isolées).

Les prestations familiales sont destinées à compenser les charges de famille des personnes physiques françaises ou étrangères, résidant en France. Elles sont dominées par des aides ciblées vers les familles ayant de jeunes enfants à charge, les familles nombreuses et les familles monoparentales qui sont dans leur immense majorité des femmes.

Parmi ces prestations, les allocations familiales sont dues sans condition de ressources, à partir du deuxième enfant à charge. Leur montant est fixé en pourcentage de la base mensuelle de calcul des allocations familiales (BMAF) et varie en fonction, du nombre d’enfants à charge :

120,92 € pour deux enfants

275,84 € pour 3 enfants

430,76 € pour 4 enfants

154,92 € par enfant supplémentaire

Une majoration de 34,01 € était versée par enfant de 11 à 16 ans, 60,46 € par enfant de plus de 16 ans. Après la dernière mesure gouvernementale, c’est une seule allocation de 60,46 € qui sera versée pour chaque enfant à partir de 14 ans. La majoration cesse d’être versée au vingtième anniversaire de l’enfant ; la majoration n’est pas versée pour l’enfant le plus âgé d’une famille de deux enfants ; Elle est due au titre de chaque enfant pour les familles de trois enfants et plus.

Première anomalie très choquante : un couple avec un enfant à charge (souvent un jeune couple venant de débuter dans la vie, voire un couple en difficulté financière dont l’un des conjoints est au chômage, en temps partiel subi, etc.) ne touche pas d’allocations familiales. La France reste avec cette vieille idée de l’après guerre qui consiste à favoriser les naissances en ne donnant pas d’allocations familiales aux familles dès le premier enfant. Aujourd’hui, l’éducation d’un enfant coûte aussi cher, sinon plus proportionnellement, que celle de deux enfants et plus !

Seconde anomalie non moins révoltante : les familles modestes ayant deux enfants à charge au moins perçoivent exactement les mêmes montants d’allocation que les familles aisées vivant très confortablement (cadres supérieurs, professions libérales, PDG, etc.). Au nom d’une apparente égalité de traitement des familles, les notions de solidarité ou d’aide sociale sont ainsi bafouées en permanence et ce « principe d’égalité » creuse en fait davantage chaque jour, un peu plus, les inégalités sociales.

Enfin, dans le but de ponctionner encore le pouvoir d’achat des familles, le législateur a prévu une retenue de 0,5% au titre de la contribution au recouvrement de la dette sociale (CRDS) et les montants bruts de ces allocations deviennent en réalité :

120,32 € nets pour deux enfants

274,47 € nets pour 3 enfants

428,61 € nets pour 4 enfants

154,15 € nets par enfant supplémentaire

La base mensuelle de calcul des allocations familiales : un système bien utile pour ponctionner le pouvoir d’achat des familles

Le montant des différentes prestations familiales est fixé en pourcentage de la base mensuelle de calcul des allocations familiales (BMAF). Elle était de 377,86 € au 1er janvier 2008.

C’est ainsi que le montant des allocations familiales pour 2 enfants est égal à 32% de la BMAF (soit 120,92 € bruts), le montant de la majoration unique à 14 ans est égale à 16% de la BMAF (soit 60,46 € bruts)le montant de l’allocation de parent isolé est égal à 150% de la BMAF (soit 566,79 € bruts), etc…

Cette base est revalorisée chaque année par décret mais sans tenir compte de l’augmentation réelle du coût de la vie. Son montant de 374,12 € au 1er janvier 2007, est passé à 377,86 € le 1er janvier 2008, soit une augmentation de 1,0% alors que l’inflation a été de 2,6% en 2007 !

On peut donc en conclure que le gouvernement de François Fillon a réduit de 1,6% le montant des prestations familiales en 2007 alors que certains médias « bien-pensants » nous présentent cette revalorisation de 1% comme un progrès !

Il en est ainsi de très nombreuses allocations qui diminuent d’année en année, tout comme d’autres prestations, pensions, rentes, indemnités diverses servies par d’autres organismes de sécurité sociale et qui ne sont pas indexées sur le taux réel annuel de l’inflation.

Ce phénomène de non-indexation systématique des avantages sociaux sur le coût de la vie (c’est aussi le cas pour les salaires depuis le tournant de la rigueur en 1983…) conduit à une véritable paupérisation de l’ensemble des salariés et de leurs familles.

Et aujourd’hui, cette situation est très préoccupante, en particulier pour les 7,1 millions de personnes pauvres (12,1% de la population), au sens des critères retenus par l’union européenne, qui touchent 60% du revenu médian et qui vivent avec moins de 817 € par mois. Sans compter les quelque deux millions de salariés payés au SMIC (12,9 % des salariés du privé, hors entreprises agricoles et intérim) ou les 30 % des salariés à temps plein (hors intérim) qui touchent un salaire inférieur à 1,3 SMIC (1 700 € bruts par mois).

Une réforme indispensable et urgente

Depuis 1978, les prestations « familles » et « maternité » ont été étendues à l’ensemble de la population, sans condition d’activité professionnelle et elles représentent aujourd’hui, en masse financière, environ 44 milliards d’euros versées par la CNAF, soit 2,8% du PIB. Parmi ces prestations familiales, les allocations familiales et les autres prestations légales, attribuées aujourd’hui sans aucune condition de ressources, constituent près de la moitié des prestations versées !

Aucune réforme sérieuse n’a jamais été entreprise par les pouvoirs publics pour revenir à un principe de solidarité et une réduction des injustices sociales et fiscales. Seul Lionel Jospin avait tenté maladroitement de fixer un plafond de ressources au-delà duquel les familles aisées n’y avaient pas droit, ce qui déclencha immédiatement, à cause des effets de seuil, la réprobation des familles, plutôt bourgeoises et aisées, il est vrai…

Alain Juppé, 1er ministre, avait envisagé un moment de continuer à verser les mêmes montants d’allocations familiales à toutes les familles mais en les déclarant ensuite dans l’impôt sur le revenu. Il y renonça finalement…

Au cours de la dernière campagne présidentielle, aucun candidat n’avait proposé véritablement de réformer le système d’attribution de ces allocations. Chacun se souvient des propos de Ségolène Royal évoquant tantôt la possibilité de leur mise sous tutelle pour les familles qui ne « tiendraient pas correctement leurs enfants », tantôt le droit des femmes notamment dans les pays scandinaves mais ignorant par exemple qu’en Norvège, les allocations familiales sont versées dès le 1er enfant…

Quant à Nicolas Sarkozy, il proposa bien, pendant la campagne, à un interlocuteur, sur le plateau de l’émission "A vous de juger" d’Arlette Chabot sur France 2, de les attribuer dès le premier enfant mais cette promesse, comme tant d’autres, s’est volatilisée depuis…

Et aujourd’hui, s’il y a lieu d’être outré, ce n’est sans doute pas à cause de leur versement à quelques familles qui seraient laxistes dans l’éducation de leurs enfants mais plutôt à cause de l’absence de versement aux familles n’ayant qu’un seul enfant à charge, leur revalorisation inférieure à l’inflation ou leur attribution à des familles très aisées qui n’en ont nullement besoin…

La meilleure solution consisterait donc à les attribuer à toutes les familles, dès le premier enfant, mais selon un barème dégressif en fonction des revenus de la famille tels que déclarés à l’administration fiscale. Cette dernière solution aurait l’avantage de concilier le maintien des allocations à toutes les familles, leur montant, pour la tranche de revenus la plus élevée, pouvant être bloqué à son niveau actuel jusqu’à l’existence d’un barème cohérent et complet. Cette absence de proposition de réforme du système d’attribution des allocations familiales de la part de l’UMP et du PS, dont les programmes en la matière restent d’un vide « sidéral », devrait conduire les organisations syndicales et les associations familiales à mieux se faire entendre et à ne pas se contenter d’un timide communiqué de dénonciation rituelle, chaque année, lors de la sortie du décret de revalorisation de la BMAF…

source:http://www.betapolitique.fr/Allocations-familiales-des-05269.html

http://torapamavoa.blogspot.com

Torapamavoa le blog antisarko qui blague pas ! | il y a 67 jours | citations : 10

Sarkozy et l'insécurité : les vrais faux chiffres de la délinquance »

imageEn cette semaine de premier tour, 404 est plus calme que d'habitude, pour cause de suractivité dans d'autres domaines (on arrive, on arrive). Mais on ne peut s'empêcher de coller un lien vers le livre "Ruptures", du vice-président au tribunal de Paris et président de la 12e Chambre correctionnelle Serge Portelli.

Programmé pour sortir avant la campagne présidentielle, le livre a finalement été rejeté par les éditions Michalon, pour cause de "pressions" selon l'auteur, de qualité médiocre selon l'éditeur (source). Les adeptes de complots apprécieront sans doute par ailleurs le fait que Yves Michalon soit dans la vie un ami de Sarkozy.

Le livre, diffusé faute d'éditeur sous licence Creative Commons, dresse un portait des (vrais?) résultats de la politique de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, des dérives possibles et de celles qui ont déjà eu lieu. Avec cette citation reprise de Churchill en guise d'introduction : "Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées". À emporter sous le coude, dans l'isoloir, donc.

Livre en PDF (102 pages), en Creative Commons, livre en ligne sur Betapolitique.

404 Brain Not Found | il y a 68 jours | citations : 3

Sarkozy et l'insécurité : les vrais faux chiffres de la délinquance »

imageEn cette semaine de premier tour, 404 est plus calme que d'habitude, pour cause de suractivité dans d'autres domaines (on arrive, on arrive). Mais on ne peut s'empêcher de coller un lien vers le livre "Ruptures", du vice-président au tribunal de Paris et président de la 12e Chambre correctionnelle Serge Portelli.

Programmé pour sortir avant la campagne présidentielle, le livre a finalement été rejeté par les éditions Michalon, pour cause de "pressions" selon l'auteur, de qualité médiocre selon l'éditeur (source). Les adeptes de complots apprécieront sans doute par ailleurs le fait que Yves Michalon soit dans la vie un ami de Sarkozy.

Le livre, diffusé faute d'éditeur sous licence Creative Commons, dresse un portait des (vrais?) résultats de la politique de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, des dérives possibles et de celles qui ont déjà eu lieu. Avec cette citation reprise de Churchill en guise d'introduction : "Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées". À emporter sous le coude, dans l'isoloir, donc.

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404 Brain Not Found | il y a 69 jours | citations : 3

Serge Portelli (magistrat) sur le thème “nouvelles punitions, nouvelles surveillances” »

Vu sur le site du think tank LA FORGE

 

forge

 


Serge Portelli est l’auteur de plusieurs ouvrages dont “Récidivistes. Chroniques de l’humanité ordinaire“, Grasset, 2008, “Ruptures“, publié en 2007 sur www.betapolitique.fr , “Traité de démagogie appliquée. Sarkozy, la récidive et nous“, Michalon, 2006. Il était l’invité de la Forge pour débattre du sujet “nouvelles surveillances, nouvelles punitions” à l’initiative du groupe de travail “Cultures et libertés, pour une société du libre arbitre”.



L'invité de la Forge : Serge PORTELLI (magistrat)
envoyé par la-forge


Nouvelles punitions, nouvelles surveillances
La thématique de l’insécurité a pris une force particulière aux dernières élections françaises cependant que la recherche sociologique démontre l’écart entre l’obsession sécuritaire et les menaces objectives pesant sur les biens et les personnes dans notre société (1). Robert Castel rappelle toutefois que cette thématique traduit un rapport à l’Etat intrinsèquement contradictoire : « l’Etat de droit ne peut que décevoir cette demande de protection totale car la sécurité totale n’est pas compatible avec le respect absolu des formes légales » ; « Un Etat démocratique ne peut être protecteur à tout prix parce que ce prix serait celui de l’absolutisme du pouvoir d’Etat »(2) .

L’adoption d’un certain nombre de réformes semble signer la déconstruction progressive d’un socle historiquement constitué de principes à valeur supérieure régissant le droit français. Ces principes, que vous évoquez dans votre ouvrage Ruptures (séparation des pouvoirs, non rétroactivité des lois, atténuation de la responsabilité pénale des mineurs, respect de la vie privée, individualisation de la peine, présomption d’innocence, droit d’asile…) seraient remis en cause au point de bouleverser l’économie générale du droit. Ces « ruptures » interrogent dans le même temps la conduite d’une politique dont la charge essentielle consisterait à référer à des discours dits experts pour légitimer l’identification de populations cibles assimilées aux « classes dangereuses » (3) , produire les outils d’un repérage confinant au fichage et créer des dispositifs inédits de gestion de la déviance, objectifs chiffrés à l’appui. Certaines catégories de populations (les malades mentaux, les étrangers, les pauvres) se verraient dès lors « pénalisées » a maxima, ou « présumés dangereux » a minima, en face de leurs doubles inversés (les « entrepreneurs » bénéficiant de la dépénalisation relative du droit des affaires, les victimes de la délinquance, les victimes de discriminations).
L’hypothèse d’une fissuration du socle de valeurs fondamentalement démocratiques ayant imprimé durablement l’ensemble normatif français procède à notre sens d’une conception selon laquelle ON PEUT et ON DOIT déduire le droit du fait. Une telle conception entretient une double illusion: d’une part, elle postule l’univocité de l’expertise appliquée à la réalité sociale et d’autre part, elle nie le statut du politique, en tant qu’il organise un espace de confrontation de valeurs concurrentes. Quelle idéologie politique – qui en refuse les attraits – cette conception légitime-t-elle ?

Question 1 : Quelle conception politique les nouvelles punitions et surveillances légitiment-t-elles ?
Question 2 : De quelle conception de l’ordre social et de l’ordre public les réformes récentes relèvent-elles ?
Question 3 : En quoi s’insèrent-elles dans une vision libérale de l’Etat (conception de la liberté, interventionnisme de l’Etat) ?
Question 4 : En quoi les réformes récentes entretiennent-elles une confusion entre la compréhension des inégalités sociales et la moralisation des conduites individuelles ?

Le blog de Cédric Haution | il y a 69 jours | citations : 0

How web 2.0 impacted the french presidential campaign and helped Sarkozy enter Elysees 1.0? »

The web and the blogs have, as never ever before, played a significant role in the French presidential elections. This has forever impacted the political strategies in this country and has set a benchmark for some. The web is very popular with the French : one out of 2 french citizens is connected to the web and France has 4 million blogs. Worldwide nothing new. As local political lifes goes on - in Italy, in Israel, in China and in many countries - the local experiences can benefit people and candidates everywhere. In the US, the presidential election of 2008 has already seen a number of initiatives on both sides : Barack Obama, John Edwards, John Mc Cain, and some severe attacks on Hilary Clinton. I have heard that some candidates have created virtual worlds on Second Life. In France, political parties have realized the importance of the web when France said NO to the European Consitution, in 2005 : as Jean Philippe Clement put it : "the media said yes, and the web said no". So here is how the web 2.0 strategies were put in play during this french presidential campaign.

A few facts about the web in the campaign

- The 4 leading candidates in France operated their websites with real success : Sarkozy, Royal , Bayrou , and Le Pen.
- Each of their parties put up mash-ups from Google Maps to allow supporters to register directly to share a political action or join a group.
- See a map of the french blogoshere here.
- All french leading magazines and dailies opened weblogs for writers and popular individuals.
- IFOP conducted a survey in February : 47% of internet surfers are looking for political information on the web. This is particularly true of people above 35 years old, not of the younger ones. Download the research here.
- 21% of polled french citizens trust blogs as a source of information (Source Ipsos).
- The traffic of the political weblogs increased by 250% according to FranceInfo (May 5th, 2007).
- Out of the top 6 most influencial french blogs, 5 relate directly (Versac, Bayrou, embruns) or comment occasionnally (Loic le Meur, Point Blog) politics and the presidential campaign.
- The webcasts distributed through the leading video platform are a good benchmark. Segolene's message has been seen 44 000 times. The "promotional" video of Sarkozy and the 21 children taken hostage, 300 000 times.

How did the 2 leading candidates built their web strategy?

Segolene Royal engaged in a viral strategy, stimulating the discussion while Sarkozy was focusing on his own site, creating his own web TV - NSTV, putting up a lot of content and focusing on his program. The web budget of Segolene Royal amounted to € 1.2 million. Her team put together a map of the supporting blogs. See below. She had 40 moderators sorting out the messages and ideas and pull from it major ideas and messages. Nonetheless, her campaign could not fill in the gaps left by her own program. Sarkozy launched his web strategy quite early in 2006. Sarkozy had a supporter's club very active in the campaign. Loic Le Meur, the french most influencial blogger regardless of the last ranking, participated unofficially but actively in that campaign, advising Sarkozy, suggesting video interviews, inviting him to speak at "Le Web 3.0", taking stances on his own blog and congratulating him for his election 1 hour before the results were published.

In the end, the web was smartly used by both candidates, but one used it as a technique, while the other leveraged it around his program. The one with the strongest focus won and his web strategy breathed that focus. But the web did not change history, nor did it replace the power of television. A final note : in his first speach after his election, there was an inscription behind him : sarkozy.fr. Read more from here, Jacques Seguela et Thierry Saussez' point of view,

Segolene's Royal map of supporting blogs. segoland.jpg

Dessine moi le web 2.0 | il y a 70 jours | citations : 3

Sarkozy et l'insécurité : les vrais faux chiffres de la délinquance »

imageEn cette semaine de premier tour, 404 est plus calme que d'habitude, pour cause de suractivité dans d'autres domaines (on arrive, on arrive). Mais on ne peut s'empêcher de coller un lien vers le livre "Ruptures", du vice-président au tribunal de Paris et président de la 12e Chambre correctionnelle Serge Portelli.

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404 Brain Not Found | il y a 70 jours | citations : 3

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The web and the blogs have, as never ever before, played a significant role in the French presidential elections. This has forever impacted the political strategies in this country and has set a benchmark for some. The web is very popular with the French : one out of 2 french citizens is connected to the web and France has 4 million blogs. Worldwide nothing new. As local political lifes goes on - in Italy, in Israel, in China and in many countries - the local experiences can benefit people and candidates everywhere. In the US, the presidential election of 2008 has already seen a number of initiatives on both sides : Barack Obama, John Edwards, John Mc Cain, and some severe attacks on Hilary Clinton. I have heard that some candidates have created virtual worlds on Second Life. In France, political parties have realized the importance of the web when France said NO to the European Consitution, in 2005 : as Jean Philippe Clement put it : "the media said yes, and the web said no". So here is how the web 2.0 strategies were put in play during this french presidential campaign.

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- IFOP conducted a survey in February : 47% of internet surfers are looking for political information on the web. This is particularly true of people above 35 years old, not of the younger ones. Download the research here.
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Segolene Royal engaged in a viral strategy, stimulating the discussion while Sarkozy was focusing on his own site, creating his own web TV - NSTV, putting up a lot of content and focusing on his program. The web budget of Segolene Royal amounted to € 1.2 million. Her team put together a map of the supporting blogs. See below. She had 40 moderators sorting out the messages and ideas and pull from it major ideas and messages. Nonetheless, her campaign could not fill in the gaps left by her own program. Sarkozy launched his web strategy quite early in 2006. Sarkozy had a supporter's club very active in the campaign. Loic Le Meur, the french most influencial blogger regardless of the last ranking, participated unofficially but actively in that campaign, advising Sarkozy, suggesting video interviews, inviting him to speak at "Le Web 3.0", taking stances on his own blog and congratulating him for his election 1 hour before the results were published.

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Dessine moi le web 2.0 | il y a 71 jours | citations : 3

Sarkozy et l'insécurité : les vrais faux chiffres de la délinquance »

imageEn cette semaine de premier tour, 404 est plus calme que d'habitude, pour cause de suractivité dans d'autres domaines (on arrive, on arrive). Mais on ne peut s'empêcher de coller un lien vers le livre "Ruptures", du vice-président au tribunal de Paris et président de la 12e Chambre correctionnelle Serge Portelli.

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Le livre, diffusé faute d'éditeur sous licence Creative Commons, dresse un portait des (vrais?) résultats de la politique de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, des dérives possibles et de celles qui ont déjà eu lieu. Avec cette citation reprise de Churchill en guise d'introduction : "Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées". À emporter sous le coude, dans l'isoloir, donc.

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Segolene Royal engaged in a viral strategy, stimulating the discussion while Sarkozy was focusing on his own site, creating his own web TV - NSTV, putting up a lot of content and focusing on his program. The web budget of Segolene Royal amounted to € 1.2 million. Her team put together a map of the supporting blogs. See below. She had 40 moderators sorting out the messages and ideas and pull from it major ideas and messages. Nonetheless, her campaign could not fill in the gaps left by her own program. Sarkozy launched his web strategy quite early in 2006. Sarkozy had a supporter's club very active in the campaign. Loic Le Meur, the french most influencial blogger regardless of the last ranking, participated unofficially but actively in that campaign, advising Sarkozy, suggesting video interviews, inviting him to speak at "Le Web 3.0", taking stances on his own blog and congratulating him for his election 1 hour before the results were published.

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Dessine moi le web 2.0 | il y a 73 jours | citations : 3

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