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Fonctionnaires : 400.000 manifestants en France selon la CGT »

> C'est 300.000 de moins que les chiffres communiqués par le syndicat lors de la dernière journée d'action, le 20 novembre.
> 11,7% de grévistes dans la fonction publique territoriale, 34 à 55% dans l'Education nationale.
> Polémique sur le service minimum dans l'Education.

 

MANIF_24_01_08Quelque "400.000" personnes, fonctionnaires essentiellement, ont manifesté, jeudi 24 janvier, dans toute la France pour demander des hausses de salaires, selon une estimation de la CGT annoncée par Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT-Fonctionnaires. "Selon un recensement partiel de la CGT, basé sur environ deux-tiers des villes, nous avons décompté 310.000 manifestants au niveau national jeudi dans les rues, et selon nos projections, nous atteindrons quelque 400.000 au total", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Canon. Le 20 novembre, lors de la dernière journée d'action pour les salaires dans la fonction publique, la CGT avait comptabilisé quelque 700.000 manifestants au total en France, tandis que la direction générale de la police nationale (DGPN) en recensait seulement 375.000.

"Oh hisse le point d'indice"

Des manifestations ont eu lieu à Paris comme en province à Caen, Strasbourg, Le Havre, Le Mans, Nantes, Bordeaux, Grenoble ou Nice. A Paris, de 17.000 à 35.000 fonctionnaires, enseignants, postiers, infirmières ont défilé à Paris en scandant "oh hisse pour le point d'indice" pour demander des augmentations de salaires et contester les réductions de postes.
Sept syndicats (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, Unsa et Solidaires) ont appelé plus de cinq millions de fonctionnaires à la grève pour réclamer des négociations "en urgence" sur les salaires et protester contre les suppressions de postes.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé un taux de grévistes de 20,6% à la mi-journée dans la fonction publique d'Etat (2,5 millions d'agents sur 5 millions de fonctionnaires), contre un peu plus de 30% à la mi-journée le 20, sur les mêmes mots d'ordre.

A Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Grenoble

Dans la capitale française, le nombre de manifestants s'élevait à 17.000 selon la police et à 35.000 personnes, selon les syndicats. Le 20 novembre, lors de la dernière manifestation unitaire sur le même sujet, les syndicats avaient compté 70.000 manifestants dans le cortège parisien et les policiers 30.000. Le défilé a commencé à 14H45 et la tête de cortège est arrivée place Saint Augustin aux environs de 17H00.
D'après les premières estimations, entre 6.500 personnes selon la police et 15.OOO selon les organisateurs ont défilé dans les rues de Bordeaux, parmi lesquels de nombreux enseignants. Le cortège s'est ébranlé peu avant midi depuis la place de la République, derrière une banderole proclamant "Pour les salaires, les emplois, le service public. Tous ensemble dans l'action et la grève".
"Progrès social contre force du mal !", scandait aussi le cortège, qui s'est désagrégé vers 14H00.
A Lyon, quelque 7.000 personnes, selon la police, 10.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en début d'après-midi à Lyon, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires. Le cortège était constitué à plus du tiers par des enseignants. Peu de représentants du secteur privé étaient présents.
Entre 1.900 personnes selon la police et 3.000 selon les organisateurs ont manifesté dans les rues du centre-ville de Strasbourg. Le cortège s'est élancé peu après 11h00 de la place de la Bourse derrière une banderole où était inscrit: "Intersyndicale, salaire-emploi-service public".
A Grenoble, plus de 3.000 personnes, selon la police, plus de 6.000, selon les organisateurs, ont manifesté dans les rues de Grenoble, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
Les manifestants, venus de l'ensemble du département de l'Isère, ont défilé derrière une banderole de tête où l'on pouvait lire: "pour l'augmentation du pouvoir d'achat dans la fonction publique".

A Lille, Toulouse et Marseille

Environ 4.000 fonctionnaires, selon les organisateurs et la police, ont défilé à Lille. "Président 'bling-bling'! Tous les salariés voudraient que ça fasse 'bling-bling' dans leur porte-monnaie", "Moins de Carla! plus de pouvoir d'achat!" ou "Rolex et Ray-Ban pour le chef de l'Etat, mais pour les salariés, moins de pouvoir d'achat!", ont notamment scandé des manifestants, dont une grande partie de fonctionnaires de l'Education nationale.
Environ 15.000 selon les manifestants et 6.500 selon la police étaient présents dans les rues de Toulouse. Près de 7.000 personnes selon la police, plus de 30.000 selon les organisateurs ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Marseille. "On veut une augmentation générale des salaires même si Sarkozy n'est pas d'accord. Le pouvoir d'achat est la principale préoccupation des Français. Il est temps qu'il s'en soucie", a déclaré Mireille Chessa, secrétaire départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

Réunion le 18 février

Dans la fonction publique territoriale, 7% des agents étaient en grève à la mi-journée et dans les hôpitaux publics, la direction faisait état d'un taux de grévistes de 11,7% à midi.
Eric Woerth, qui a jugé le mouvement "totalement inutile", a indiqué qu'il proposerait le 18 février aux syndicats une augmentation du point d'indice - base de calcul aux traitements - pour 2008.
Les sept fédérations à l'origine du mouvement (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFTC) réclament l'ouverture "en urgence" de négociations sur le point d'indice, "pierre angulaire" du pouvoir d'achat selon elles.
Eric Woerth n'a toutefois avancé aucun chiffre, réaffirmant sa volonté de mettre en place un mécanisme individuel de garantie du pouvoir d'achat, avec d'autres critères que le point d'indice.
Dans l'Education, un secteur qui supporte la moitié des suppressions de poste prévues en 2008 dans la fonction publique d'Etat (11.200 sur 22.900), le mouvement était suivi par 34,21% des personnels en moyenne à la mi-journée, contre 38,9% le 20.
La FSU, principale fédération d'enseignants, a avancé quant à elle une moyenne 55% de grévistes dans les collèges et lycées (58% le 20). (avec AFP)


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Quentin, vie militante et vie d'un militant... | il y a 153 jours | citations : 0

Fonctionnaires : 400.000 manifestants en France selon la CGT »

> C'est 300.000 de moins que les chiffres communiqués par le syndicat lors de la dernière journée d'action, le 20 novembre.
> 11,7% de grévistes dans la fonction publique territoriale, 34 à 55% dans l'Education nationale.
> Polémique sur le service minimum dans l'Education.

 

MANIF_24_01_08Quelque "400.000" personnes, fonctionnaires essentiellement, ont manifesté, jeudi 24 janvier, dans toute la France pour demander des hausses de salaires, selon une estimation de la CGT annoncée par Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT-Fonctionnaires. "Selon un recensement partiel de la CGT, basé sur environ deux-tiers des villes, nous avons décompté 310.000 manifestants au niveau national jeudi dans les rues, et selon nos projections, nous atteindrons quelque 400.000 au total", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Canon. Le 20 novembre, lors de la dernière journée d'action pour les salaires dans la fonction publique, la CGT avait comptabilisé quelque 700.000 manifestants au total en France, tandis que la direction générale de la police nationale (DGPN) en recensait seulement 375.000.

"Oh hisse le point d'indice"

Des manifestations ont eu lieu à Paris comme en province à Caen, Strasbourg, Le Havre, Le Mans, Nantes, Bordeaux, Grenoble ou Nice. A Paris, de 17.000 à 35.000 fonctionnaires, enseignants, postiers, infirmières ont défilé à Paris en scandant "oh hisse pour le point d'indice" pour demander des augmentations de salaires et contester les réductions de postes.
Sept syndicats (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, Unsa et Solidaires) ont appelé plus de cinq millions de fonctionnaires à la grève pour réclamer des négociations "en urgence" sur les salaires et protester contre les suppressions de postes.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé un taux de grévistes de 20,6% à la mi-journée dans la fonction publique d'Etat (2,5 millions d'agents sur 5 millions de fonctionnaires), contre un peu plus de 30% à la mi-journée le 20, sur les mêmes mots d'ordre.

A Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Grenoble

Dans la capitale française, le nombre de manifestants s'élevait à 17.000 selon la police et à 35.000 personnes, selon les syndicats. Le 20 novembre, lors de la dernière manifestation unitaire sur le même sujet, les syndicats avaient compté 70.000 manifestants dans le cortège parisien et les policiers 30.000. Le défilé a commencé à 14H45 et la tête de cortège est arrivée place Saint Augustin aux environs de 17H00.
D'après les premières estimations, entre 6.500 personnes selon la police et 15.OOO selon les organisateurs ont défilé dans les rues de Bordeaux, parmi lesquels de nombreux enseignants. Le cortège s'est ébranlé peu avant midi depuis la place de la République, derrière une banderole proclamant "Pour les salaires, les emplois, le service public. Tous ensemble dans l'action et la grève".
"Progrès social contre force du mal !", scandait aussi le cortège, qui s'est désagrégé vers 14H00.
A Lyon, quelque 7.000 personnes, selon la police, 10.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en début d'après-midi à Lyon, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires. Le cortège était constitué à plus du tiers par des enseignants. Peu de représentants du secteur privé étaient présents.
Entre 1.900 personnes selon la police et 3.000 selon les organisateurs ont manifesté dans les rues du centre-ville de Strasbourg. Le cortège s'est élancé peu après 11h00 de la place de la Bourse derrière une banderole où était inscrit: "Intersyndicale, salaire-emploi-service public".
A Grenoble, plus de 3.000 personnes, selon la police, plus de 6.000, selon les organisateurs, ont manifesté dans les rues de Grenoble, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
Les manifestants, venus de l'ensemble du département de l'Isère, ont défilé derrière une banderole de tête où l'on pouvait lire: "pour l'augmentation du pouvoir d'achat dans la fonction publique".

A Lille, Toulouse et Marseille

Environ 4.000 fonctionnaires, selon les organisateurs et la police, ont défilé à Lille. "Président 'bling-bling'! Tous les salariés voudraient que ça fasse 'bling-bling' dans leur porte-monnaie", "Moins de Carla! plus de pouvoir d'achat!" ou "Rolex et Ray-Ban pour le chef de l'Etat, mais pour les salariés, moins de pouvoir d'achat!", ont notamment scandé des manifestants, dont une grande partie de fonctionnaires de l'Education nationale.
Environ 15.000 selon les manifestants et 6.500 selon la police étaient présents dans les rues de Toulouse. Près de 7.000 personnes selon la police, plus de 30.000 selon les organisateurs ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Marseille. "On veut une augmentation générale des salaires même si Sarkozy n'est pas d'accord. Le pouvoir d'achat est la principale préoccupation des Français. Il est temps qu'il s'en soucie", a déclaré Mireille Chessa, secrétaire départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

Réunion le 18 février

Dans la fonction publique territoriale, 7% des agents étaient en grève à la mi-journée et dans les hôpitaux publics, la direction faisait état d'un taux de grévistes de 11,7% à midi.
Eric Woerth, qui a jugé le mouvement "totalement inutile", a indiqué qu'il proposerait le 18 février aux syndicats une augmentation du point d'indice - base de calcul aux traitements - pour 2008.
Les sept fédérations à l'origine du mouvement (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFTC) réclament l'ouverture "en urgence" de négociations sur le point d'indice, "pierre angulaire" du pouvoir d'achat selon elles.
Eric Woerth n'a toutefois avancé aucun chiffre, réaffirmant sa volonté de mettre en place un mécanisme individuel de garantie du pouvoir d'achat, avec d'autres critères que le point d'indice.
Dans l'Education, un secteur qui supporte la moitié des suppressions de poste prévues en 2008 dans la fonction publique d'Etat (11.200 sur 22.900), le mouvement était suivi par 34,21% des personnels en moyenne à la mi-journée, contre 38,9% le 20.
La FSU, principale fédération d'enseignants, a avancé quant à elle une moyenne 55% de grévistes dans les collèges et lycées (58% le 20). (avec AFP)


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Quentin, vie militante et vie d'un militant... | il y a 154 jours | citations : 0

Fonctionnaires : 400.000 manifestants en France selon la CGT »

> C'est 300.000 de moins que les chiffres communiqués par le syndicat lors de la dernière journée d'action, le 20 novembre.
> 11,7% de grévistes dans la fonction publique territoriale, 34 à 55% dans l'Education nationale.
> Polémique sur le service minimum dans l'Education.

 

MANIF_24_01_08Quelque "400.000" personnes, fonctionnaires essentiellement, ont manifesté, jeudi 24 janvier, dans toute la France pour demander des hausses de salaires, selon une estimation de la CGT annoncée par Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT-Fonctionnaires. "Selon un recensement partiel de la CGT, basé sur environ deux-tiers des villes, nous avons décompté 310.000 manifestants au niveau national jeudi dans les rues, et selon nos projections, nous atteindrons quelque 400.000 au total", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Canon. Le 20 novembre, lors de la dernière journée d'action pour les salaires dans la fonction publique, la CGT avait comptabilisé quelque 700.000 manifestants au total en France, tandis que la direction générale de la police nationale (DGPN) en recensait seulement 375.000.

"Oh hisse le point d'indice"

Des manifestations ont eu lieu à Paris comme en province à Caen, Strasbourg, Le Havre, Le Mans, Nantes, Bordeaux, Grenoble ou Nice. A Paris, de 17.000 à 35.000 fonctionnaires, enseignants, postiers, infirmières ont défilé à Paris en scandant "oh hisse pour le point d'indice" pour demander des augmentations de salaires et contester les réductions de postes.
Sept syndicats (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, Unsa et Solidaires) ont appelé plus de cinq millions de fonctionnaires à la grève pour réclamer des négociations "en urgence" sur les salaires et protester contre les suppressions de postes.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé un taux de grévistes de 20,6% à la mi-journée dans la fonction publique d'Etat (2,5 millions d'agents sur 5 millions de fonctionnaires), contre un peu plus de 30% à la mi-journée le 20, sur les mêmes mots d'ordre.

A Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Grenoble

Dans la capitale française, le nombre de manifestants s'élevait à 17.000 selon la police et à 35.000 personnes, selon les syndicats. Le 20 novembre, lors de la dernière manifestation unitaire sur le même sujet, les syndicats avaient compté 70.000 manifestants dans le cortège parisien et les policiers 30.000. Le défilé a commencé à 14H45 et la tête de cortège est arrivée place Saint Augustin aux environs de 17H00.
D'après les premières estimations, entre 6.500 personnes selon la police et 15.OOO selon les organisateurs ont défilé dans les rues de Bordeaux, parmi lesquels de nombreux enseignants. Le cortège s'est ébranlé peu avant midi depuis la place de la République, derrière une banderole proclamant "Pour les salaires, les emplois, le service public. Tous ensemble dans l'action et la grève".
"Progrès social contre force du mal !", scandait aussi le cortège, qui s'est désagrégé vers 14H00.
A Lyon, quelque 7.000 personnes, selon la police, 10.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en début d'après-midi à Lyon, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires. Le cortège était constitué à plus du tiers par des enseignants. Peu de représentants du secteur privé étaient présents.
Entre 1.900 personnes selon la police et 3.000 selon les organisateurs ont manifesté dans les rues du centre-ville de Strasbourg. Le cortège s'est élancé peu après 11h00 de la place de la Bourse derrière une banderole où était inscrit: "Intersyndicale, salaire-emploi-service public".
A Grenoble, plus de 3.000 personnes, selon la police, plus de 6.000, selon les organisateurs, ont manifesté dans les rues de Grenoble, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
Les manifestants, venus de l'ensemble du département de l'Isère, ont défilé derrière une banderole de tête où l'on pouvait lire: "pour l'augmentation du pouvoir d'achat dans la fonction publique".

A Lille, Toulouse et Marseille

Environ 4.000 fonctionnaires, selon les organisateurs et la police, ont défilé à Lille. "Président 'bling-bling'! Tous les salariés voudraient que ça fasse 'bling-bling' dans leur porte-monnaie", "Moins de Carla! plus de pouvoir d'achat!" ou "Rolex et Ray-Ban pour le chef de l'Etat, mais pour les salariés, moins de pouvoir d'achat!", ont notamment scandé des manifestants, dont une grande partie de fonctionnaires de l'Education nationale.
Environ 15.000 selon les manifestants et 6.500 selon la police étaient présents dans les rues de Toulouse. Près de 7.000 personnes selon la police, plus de 30.000 selon les organisateurs ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Marseille. "On veut une augmentation générale des salaires même si Sarkozy n'est pas d'accord. Le pouvoir d'achat est la principale préoccupation des Français. Il est temps qu'il s'en soucie", a déclaré Mireille Chessa, secrétaire départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

Réunion le 18 février

Dans la fonction publique territoriale, 7% des agents étaient en grève à la mi-journée et dans les hôpitaux publics, la direction faisait état d'un taux de grévistes de 11,7% à midi.
Eric Woerth, qui a jugé le mouvement "totalement inutile", a indiqué qu'il proposerait le 18 février aux syndicats une augmentation du point d'indice - base de calcul aux traitements - pour 2008.
Les sept fédérations à l'origine du mouvement (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFTC) réclament l'ouverture "en urgence" de négociations sur le point d'indice, "pierre angulaire" du pouvoir d'achat selon elles.
Eric Woerth n'a toutefois avancé aucun chiffre, réaffirmant sa volonté de mettre en place un mécanisme individuel de garantie du pouvoir d'achat, avec d'autres critères que le point d'indice.
Dans l'Education, un secteur qui supporte la moitié des suppressions de poste prévues en 2008 dans la fonction publique d'Etat (11.200 sur 22.900), le mouvement était suivi par 34,21% des personnels en moyenne à la mi-journée, contre 38,9% le 20.
La FSU, principale fédération d'enseignants, a avancé quant à elle une moyenne 55% de grévistes dans les collèges et lycées (58% le 20). (avec AFP)


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Fonctionnaires : 400.000 manifestants en France selon la CGT »

> C'est 300.000 de moins que les chiffres communiqués par le syndicat lors de la dernière journée d'action, le 20 novembre.
> 11,7% de grévistes dans la fonction publique territoriale, 34 à 55% dans l'Education nationale.
> Polémique sur le service minimum dans l'Education.

 

MANIF_24_01_08Quelque "400.000" personnes, fonctionnaires essentiellement, ont manifesté, jeudi 24 janvier, dans toute la France pour demander des hausses de salaires, selon une estimation de la CGT annoncée par Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT-Fonctionnaires. "Selon un recensement partiel de la CGT, basé sur environ deux-tiers des villes, nous avons décompté 310.000 manifestants au niveau national jeudi dans les rues, et selon nos projections, nous atteindrons quelque 400.000 au total", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Canon. Le 20 novembre, lors de la dernière journée d'action pour les salaires dans la fonction publique, la CGT avait comptabilisé quelque 700.000 manifestants au total en France, tandis que la direction générale de la police nationale (DGPN) en recensait seulement 375.000.

"Oh hisse le point d'indice"

Des manifestations ont eu lieu à Paris comme en province à Caen, Strasbourg, Le Havre, Le Mans, Nantes, Bordeaux, Grenoble ou Nice. A Paris, de 17.000 à 35.000 fonctionnaires, enseignants, postiers, infirmières ont défilé à Paris en scandant "oh hisse pour le point d'indice" pour demander des augmentations de salaires et contester les réductions de postes.
Sept syndicats (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, Unsa et Solidaires) ont appelé plus de cinq millions de fonctionnaires à la grève pour réclamer des négociations "en urgence" sur les salaires et protester contre les suppressions de postes.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé un taux de grévistes de 20,6% à la mi-journée dans la fonction publique d'Etat (2,5 millions d'agents sur 5 millions de fonctionnaires), contre un peu plus de 30% à la mi-journée le 20, sur les mêmes mots d'ordre.

A Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Grenoble

Dans la capitale française, le nombre de manifestants s'élevait à 17.000 selon la police et à 35.000 personnes, selon les syndicats. Le 20 novembre, lors de la dernière manifestation unitaire sur le même sujet, les syndicats avaient compté 70.000 manifestants dans le cortège parisien et les policiers 30.000. Le défilé a commencé à 14H45 et la tête de cortège est arrivée place Saint Augustin aux environs de 17H00.
D'après les premières estimations, entre 6.500 personnes selon la police et 15.OOO selon les organisateurs ont défilé dans les rues de Bordeaux, parmi lesquels de nombreux enseignants. Le cortège s'est ébranlé peu avant midi depuis la place de la République, derrière une banderole proclamant "Pour les salaires, les emplois, le service public. Tous ensemble dans l'action et la grève".
"Progrès social contre force du mal !", scandait aussi le cortège, qui s'est désagrégé vers 14H00.
A Lyon, quelque 7.000 personnes, selon la police, 10.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en début d'après-midi à Lyon, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires. Le cortège était constitué à plus du tiers par des enseignants. Peu de représentants du secteur privé étaient présents.
Entre 1.900 personnes selon la police et 3.000 selon les organisateurs ont manifesté dans les rues du centre-ville de Strasbourg. Le cortège s'est élancé peu après 11h00 de la place de la Bourse derrière une banderole où était inscrit: "Intersyndicale, salaire-emploi-service public".
A Grenoble, plus de 3.000 personnes, selon la police, plus de 6.000, selon les organisateurs, ont manifesté dans les rues de Grenoble, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
Les manifestants, venus de l'ensemble du département de l'Isère, ont défilé derrière une banderole de tête où l'on pouvait lire: "pour l'augmentation du pouvoir d'achat dans la fonction publique".

A Lille, Toulouse et Marseille

Environ 4.000 fonctionnaires, selon les organisateurs et la police, ont défilé à Lille. "Président 'bling-bling'! Tous les salariés voudraient que ça fasse 'bling-bling' dans leur porte-monnaie", "Moins de Carla! plus de pouvoir d'achat!" ou "Rolex et Ray-Ban pour le chef de l'Etat, mais pour les salariés, moins de pouvoir d'achat!", ont notamment scandé des manifestants, dont une grande partie de fonctionnaires de l'Education nationale.
Environ 15.000 selon les manifestants et 6.500 selon la police étaient présents dans les rues de Toulouse. Près de 7.000 personnes selon la police, plus de 30.000 selon les organisateurs ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Marseille. "On veut une augmentation générale des salaires même si Sarkozy n'est pas d'accord. Le pouvoir d'achat est la principale préoccupation des Français. Il est temps qu'il s'en soucie", a déclaré Mireille Chessa, secrétaire départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

Réunion le 18 février

Dans la fonction publique territoriale, 7% des agents étaient en grève à la mi-journée et dans les hôpitaux publics, la direction faisait état d'un taux de grévistes de 11,7% à midi.
Eric Woerth, qui a jugé le mouvement "totalement inutile", a indiqué qu'il proposerait le 18 février aux syndicats une augmentation du point d'indice - base de calcul aux traitements - pour 2008.
Les sept fédérations à l'origine du mouvement (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFTC) réclament l'ouverture "en urgence" de négociations sur le point d'indice, "pierre angulaire" du pouvoir d'achat selon elles.
Eric Woerth n'a toutefois avancé aucun chiffre, réaffirmant sa volonté de mettre en place un mécanisme individuel de garantie du pouvoir d'achat, avec d'autres critères que le point d'indice.
Dans l'Education, un secteur qui supporte la moitié des suppressions de poste prévues en 2008 dans la fonction publique d'Etat (11.200 sur 22.900), le mouvement était suivi par 34,21% des personnels en moyenne à la mi-journée, contre 38,9% le 20.
La FSU, principale fédération d'enseignants, a avancé quant à elle une moyenne 55% de grévistes dans les collèges et lycées (58% le 20). (avec AFP)


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Quentin, vie militante et vie d'un militant... | il y a 156 jours | citations : 0

Environnement : Convergences d’action syndicats / associations environnementales »

 

 

 

Jusqu’alors pour pousser davantage les questions écologiques, il était question prioritairement des actions des réseaux associatifs comme l’Alliance pour la planète regroupant majoirtairement des organisations environnementales notamment  Greenpeace, Les Amis de la terre et  la Fondation Sciences Citoyennes.

 

 

Mais il n’aurait pas été pertinent d’omettre le rôle croissant et pertinent effectué par les organisations représentatives des salariés comme on a pu le constater dans le cadre des discussions du Grenelle de l’Environnement à l’automne dernier.

 

 

Les travaux de cet événement dont nous sommes tous en droit d’attendre des retombées substantielles furent l’occasion de constater que des organisations telles que la CFDT et la CGT avaient pris des positionnements complémentaires et convergents avec ceux des organisations environnementales.

 

 

l’Alliance pour la planète et les organisations syndicales ont ainsi cosigné un communiqué de presse sur la question du fret montrant qu’un réseau ferré performant de transports de marchandises est une des principales conditions à une diminution des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

Ainsi, l’intérêt porté par la CFDT pour les impacts des activités économiques sur l’environnement pris ici au sens large date de fort longues années comme en atteste les prises de position sur le dossier lors du passage de la directive Reach au parlement européen ou son appartenance à l’Alliance pour la planète.

 

 

Après un récent numéro consacré à La lutte contre les changements climatiques, une priorité incontournable, la Revue de la CFDT vient de consacrer son dossier de l’édition de janvier-février 2008 au Grenelle de l’Environnement, des principes aux actes.

 

 

Le dit intérêt ne se réduit pas à la CFDT car la CGT a investi ce domaine comme en atteste la création d’un collectif Développement durable au sein de cette confédération syndicale.

 

Ce dernier avait déjà été interviewé mais dans un numéro de la revue Cosmopolitiques dont le dossier était intitulé « Peut-on faire l’économie de l’environnement ? »

 

 

Certes, le chemin reste pour faire évoluer la CGT sur les questions énergétiques en raison de sa profonde addiction pour l’usage du nucléaire dans la production d’électricité en France qui en devient une triste exception française.

 

 

Et pourtant les travaux de Virage Energie Nord-Pas-de-Calais démontrent la possibilité de se passer de la centre nucléaire de Gravelines à l'horizon 2020-2030 tout en contribuant à la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre en 2050.

 

 

A suivre.

paulosergelopes | il y a 194 jours | citations : 3

Le 31 décembre 2010, «à travail égal, salaire égal» devra être une réalité ! »


A l’occasion du 8 mars, un peu d’histoire…
Depuis le 10 décembre 1948, bientôt 60 ans que la Déclaration universelle des droits de l'homme a été adoptée par l’ONU (Organisation des Nations Unies) à Paris au Palais de Chaillot par 58 états.
Depuis une trentaine d’années, un arsenal législatif conséquent s’est développé et vient compléter l’existant : loi Roudy en 1983, loi Génisson en Mai 2001, accord national interprofessionnel en Mars 2004, loi du 23 Mars 2006 sur l’égalité salariale.
Le 26 Novembre 2007, une conférence tripartite sur l’égalité professionnelle s’est tenue à l’initiative de l’état. Des discussions sont en cours, et dans la même foulée la loi de finances de 2008 supprime l’aide forfaitaire accordée aux entreprises de moins de 50 salariés pour le remplacement d’une salariée en congés maternité ou d’adoption, sans aucun débat.

Pourtant l’égalité professionnelle n’est toujours pas effective!

Beaucoup d’effets d’annonces et d’affichages concernant l’égalité professionnelle femmes/hommes et pourtant…
Le principe «à travail égal, salaire égal», est inscrit dans la loi française depuis 1972, et pourtant… Peu d’accords de branche et d’entreprise malgré les aides…

La différence de rémunération chez Oracle reste de l’ordre de 17% en défaveur des femmes. Par ailleurs, sur 198 managers ou salariés de niveau IC5, seulement 19% sont des femmes.

Vos représentants agissent régulièrementpour l’égalité professionnelle
Préalable : pour dépasser le stade de l’information/consultation, la négociation collective est le levier efficace pour avancer !
Action récurrente depuis FY07 : sujet de négociation syndicale notamment dans le cadre des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires)
Action de suivi : négociation d’indicateurs dans les rapports annuels publiés (bilan social, rapport Egalité…) et informations communiquées au Comité d’Entreprise.


Aidez-nous à passer la vitesse supérieure pour obtenir l’égalité de droit ! Faites-nous connaître vos situations. Soutenez-nous.
La Commission Egalité Professionnelle du Comité d'Entreprise.

cfdt-oracle | il y a 211 jours | citations : 0

La sidérugie au bord de la mer du Nord »

 

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Une série de photographies prises à la fin des années 1980 m’est restée en mémoire depuis lors. Présentées à grands renforts de panneaux dans les rues de l’agglomération dunkerquoise, elles représentaient des sidérurgistes en plein travail dans ce qui se nommait alors Sollac.

 

 

Ces fortes belles images furent effectuées en 1987 par de grandes signatures de l’agence Magnum – comme celle d'Harry Gruyaert –et ce au moment même où l’entreprise sous la direction de Francis Mer avait justement licencié une partie importante de ses effectifs…

 

 

On retrouve leurs traces au musée portuaire de Dunkerque dans le cadre d’une brillante exposition rétrospective intitulée « Dunkerque, les défis de la sidérurgie sur l’eau » toute entière consacrée aux installations sidérurgiques présentes aux bords de la Mer du Nord.

 

 

La sidérurgie et Dunkerque : mariage de raison ?

 

 

L’implantation d’un tel secteur d’activités sur le littoral s’est d’abord effectuée à Leffrinckoucke via l’Usine des Dunes au début du XXe siècle puis a repris dans l’Ouest de l’agglomération dunkerquoise avec Usinor à compter des années 1950.

 

 

Parcourir « Dunkerque, les défis de la sidérurgie sur l’eau » permet de constater les profonds impacts de la sidérurgie sur la physionomie de cette partie de la flandre maritime au travers notamment de l’édification des hauts fourneaux ainsi que de la construction de la longue digue du break.

 

 

En cela, le secteur de la sidérurgie-métallurgie voit son histoire intimement liée à celle de la région dunkerquoise que ce soit de la période Far West de son développement à celle contemporaine de la confirmation de sa place prépondérante dans l’économie notamment pour ce qui a trait à son incidence sur le trafic portuaire.

 

 

Evolutions au fil du temps

 

 

Au travers notamment des photographies distantes d’une vingtaine d’années – entre celles de l’agence Magnum et celles des adhérents de l'espace photographique de la MJC de Rosendaël prises en 2007 - se constatent les évolutions des métiers de l’industrie.

 

 

Cette transformation des conditions de travail se constate avec une automatisation grandissante de celles des salariés de ce secteur ; changement que l’entreprise entend démontrer régulièrement dans des forums sur l’industrie à destination de jeune public à l’image de ce qui se fit avec Industria Park.

 

 

Arcelor-Mittal est confrontée à l’image d’autres entreprises du littoral au défi d’un renouvellement impératif de ses effectifs dans les années à venir en raison d’une pyramide des âges de salariés avec la prépondérance de ceux engagés dans les années 1970.

 

 

La tenue de cette rétrospective prend un écho particulier avec les questionnements autour de l’avenir des entreprises du secteur. On l’a vu récemment avec les investissements effectués sur le site d'Arcelor-Mittal et les interrogations quant au devenir du complexe Ascometal-Valdunes il ya quelques mois de cela.

 

 

Et l’attention à l’environnement advint…

 

 

A ces panneaux succèdent au terme de l’exposition d’autres consacrés au développement durable avec notamment l’attention aux efforts effectués en vue de palier les impacts des activités de ce secteur d’activités sur l’environnement.

 

 

Ce qui n’est hélas pas souligné dans cette partie de l’exposition est que ces efforts ne sont pas la résultante de la prise de conscience des dirigeants des incidences des polluants (poussières, dioxyde de soufre, CO 2,...) sur la santé des habitants du littoral, loin s’en faut…

 

 

Les prescriptions officielles – qui encadrent le fonctionnement de telles activités et visent à la réduction de polluants – émanent pour la plupart prioritairement de politiques initiées au niveau des institutions européennes.

 

 

Les dangers sont que la nécessaire diminution des émissions de gaz à effet de serre serve de prétexte à la direction d’entreprises sidérurgiques pour délocaliser et menacer de fermetures de sites industriels comme on a pu le constater en 2006 ou dans lecadre des discussions portant sur l'aprés-2013.

 

 

Le changement climatique comme potentiel de croissance pour l’économie

 

 

J’ai pu le constater plus particulièrement lors de la rencontre ente Dominique Voynet et les représentants de la CFDT Métallurgie dans la Côte d’opale en mars 2007 où furent abordées notamment les réglementations sur les émissions de C0 2.

 

 

Les échanges furent intéressants témoignant de l’attention faite notamment par ce syndicat depuis longtemps sur ce sujet comme en attestent les articles parus dans le numéro de mai-juin 2007 de la Revue de la CFDT avec un dossier intitulé La lutte contre les changements climatiques, une priorité incontournable.

 

 

Il est intéressant notamment de se reporter à un texte de Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, responsable de la politique du développement durable et de la Responsabilité sociale des entreprises, Le syndicalisme face au changement climatique.

 

 

Les discussions avaient d’autant de plus de pertinence avec le milieu syndical en raison du dossier de la confédération européenne des syndicats paru il y a tout juste an « Changement climatique et emploi : une étude européenne inédite sur le lien entre changement climatique et emploi ! »  avec un chapitre consacré spécifiquement à la région Nord-Pas-de-Calais.

 

 

La nécessité d'une conversion écologique de l'économie doit se faire de pair avec l'attention portée aux conditions sociales du travail mené tant sur le plan de la sécurité des salariés - directs ou des entreprises sous-traitantes sur les sites ainsi que de leurs rémunérations.

 

 

On l'a constaté avec les polémiques entourant les décés survenus sur le principal site sidérurgique dunkerquois et les demandes récentes d'augmentation des salaires par la CGT d'Arcelor-Mittal de l'ordre de 10 % notamment au regard des bénéfices conséquents engrangés par le groupe.

 

 

Espérons que « Dunkerque, les défis de la sidérurgie sur l’eau » ait autant si ce n’est plus de succès que la précédente exposition temporaire consacrée au tour du monde d’Emmelene Landon effectué sur un porte-conteneurs. A priori le terme de l’exposition est fixé au 25 mai prochain mais le succès aidant elle pourrait être bien sûr repoussée.

paulosergelopes | il y a 227 jours | citations : 3

Fonctionnaires : 400.000 manifestants en France selon la CGT »

> C'est 300.000 de moins que les chiffres communiqués par le syndicat lors de la dernière journée d'action, le 20 novembre.
> 11,7% de grévistes dans la fonction publique territoriale, 34 à 55% dans l'Education nationale.
> Polémique sur le service minimum dans l'Education.

 

MANIF_24_01_08Quelque "400.000" personnes, fonctionnaires essentiellement, ont manifesté, jeudi 24 janvier, dans toute la France pour demander des hausses de salaires, selon une estimation de la CGT annoncée par Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT-Fonctionnaires. "Selon un recensement partiel de la CGT, basé sur environ deux-tiers des villes, nous avons décompté 310.000 manifestants au niveau national jeudi dans les rues, et selon nos projections, nous atteindrons quelque 400.000 au total", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Canon. Le 20 novembre, lors de la dernière journée d'action pour les salaires dans la fonction publique, la CGT avait comptabilisé quelque 700.000 manifestants au total en France, tandis que la direction générale de la police nationale (DGPN) en recensait seulement 375.000.

"Oh hisse le point d'indice"

Des manifestations ont eu lieu à Paris comme en province à Caen, Strasbourg, Le Havre, Le Mans, Nantes, Bordeaux, Grenoble ou Nice. A Paris, de 17.000 à 35.000 fonctionnaires, enseignants, postiers, infirmières ont défilé à Paris en scandant "oh hisse pour le point d'indice" pour demander des augmentations de salaires et contester les réductions de postes.
Sept syndicats (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, Unsa et Solidaires) ont appelé plus de cinq millions de fonctionnaires à la grève pour réclamer des négociations "en urgence" sur les salaires et protester contre les suppressions de postes.
Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé un taux de grévistes de 20,6% à la mi-journée dans la fonction publique d'Etat (2,5 millions d'agents sur 5 millions de fonctionnaires), contre un peu plus de 30% à la mi-journée le 20, sur les mêmes mots d'ordre.

A Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Grenoble

Dans la capitale française, le nombre de manifestants s'élevait à 17.000 selon la police et à 35.000 personnes, selon les syndicats. Le 20 novembre, lors de la dernière manifestation unitaire sur le même sujet, les syndicats avaient compté 70.000 manifestants dans le cortège parisien et les policiers 30.000. Le défilé a commencé à 14H45 et la tête de cortège est arrivée place Saint Augustin aux environs de 17H00.
D'après les premières estimations, entre 6.500 personnes selon la police et 15.OOO selon les organisateurs ont défilé dans les rues de Bordeaux, parmi lesquels de nombreux enseignants. Le cortège s'est ébranlé peu avant midi depuis la place de la République, derrière une banderole proclamant "Pour les salaires, les emplois, le service public. Tous ensemble dans l'action et la grève".
"Progrès social contre force du mal !", scandait aussi le cortège, qui s'est désagrégé vers 14H00.
A Lyon, quelque 7.000 personnes, selon la police, 10.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en début d'après-midi à Lyon, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires. Le cortège était constitué à plus du tiers par des enseignants. Peu de représentants du secteur privé étaient présents.
Entre 1.900 personnes selon la police et 3.000 selon les organisateurs ont manifesté dans les rues du centre-ville de Strasbourg. Le cortège s'est élancé peu après 11h00 de la place de la Bourse derrière une banderole où était inscrit: "Intersyndicale, salaire-emploi-service public".
A Grenoble, plus de 3.000 personnes, selon la police, plus de 6.000, selon les organisateurs, ont manifesté dans les rues de Grenoble, dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
Les manifestants, venus de l'ensemble du département de l'Isère, ont défilé derrière une banderole de tête où l'on pouvait lire: "pour l'augmentation du pouvoir d'achat dans la fonction publique".

A Lille, Toulouse et Marseille

Environ 4.000 fonctionnaires, selon les organisateurs et la police, ont défilé à Lille. "Président 'bling-bling'! Tous les salariés voudraient que ça fasse 'bling-bling' dans leur porte-monnaie", "Moins de Carla! plus de pouvoir d'achat!" ou "Rolex et Ray-Ban pour le chef de l'Etat, mais pour les salariés, moins de pouvoir d'achat!", ont notamment scandé des manifestants, dont une grande partie de fonctionnaires de l'Education nationale.
Environ 15.000 selon les manifestants et 6.500 selon la police étaient présents dans les rues de Toulouse. Près de 7.000 personnes selon la police, plus de 30.000 selon les organisateurs ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Marseille. "On veut une augmentation générale des salaires même si Sarkozy n'est pas d'accord. Le pouvoir d'achat est la principale préoccupation des Français. Il est temps qu'il s'en soucie", a déclaré Mireille Chessa, secrétaire départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

Réunion le 18 février

Dans la fonction publique territoriale, 7% des agents étaient en grève à la mi-journée et dans les hôpitaux publics, la direction faisait état d'un taux de grévistes de 11,7% à midi.
Eric Woerth, qui a jugé le mouvement "totalement inutile", a indiqué qu'il proposerait le 18 février aux syndicats une augmentation du point d'indice - base de calcul aux traitements - pour 2008.
Les sept fédérations à l'origine du mouvement (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFTC) réclament l'ouverture "en urgence" de négociations sur le point d'indice, "pierre angulaire" du pouvoir d'achat selon elles.
Eric Woerth n'a toutefois avancé aucun chiffre, réaffirmant sa volonté de mettre en place un mécanisme individuel de garantie du pouvoir d'achat, avec d'autres critères que le point d'indice.
Dans l'Education, un secteur qui supporte la moitié des suppressions de poste prévues en 2008 dans la fonction publique d'Etat (11.200 sur 22.900), le mouvement était suivi par 34,21% des personnels en moyenne à la mi-journée, contre 38,9% le 20.
La FSU, principale fédération d'enseignants, a avancé quant à elle une moyenne 55% de grévistes dans les collèges et lycées (58% le 20). (avec AFP)


ECLAIRAGE :

Quentin, vie militante et vie d'un militant... | il y a 257 jours | citations : 0

Sarkozy : vive le low cost… et merde à l'écologie ! »

Reçu avec enthousiasme par Luc Chatel, le rapport Beigbeder préconise le développement du low cost, notamment dans l'aérien. Une recommandation contraire au Grenelle de l'environnement !
Sarkozy : vive le low cost… et merde à l'écologie !
Le président de la République ne cessera jamais de surprendre par sa polyvalence : deux mois après avoir lancé une « révolution écologique », le voilà qui applaudit un rapport qui préconise le développement de l'aviation low cost. Remis le 12 décembre dernier à Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation, ce document propose de résoudre le problème du pouvoir d'achat en étendant le modèle des compagnies aériennes à bas prix à l'ensemble de l'économie française. En titre des chapitres, des slogans quasiment orwéliens : « Des billets d'avion pour tous ! », « Faire décoller le low cost » et autres explosions de joie. Seulement voilà, le 25 octobre dernier, un texte plus ambitieux encore avait monopolisé l'attention : la trame de négociation du Grenelle de l'environnement. Ce texte, fruit des débats avec les ONG et groupes consultés, concluait notamment à la nécessité d'un changement de paradigme dans les transports : « la route et l'avion deviennent des solutions de dernier recours ». On conçoit difficilement comment ce « changement de paradigme » serait compatible avec la construction d'un troisième aéroport parisien recommandée par le rapport Beigbeder...




Sarkozy : vive le low cost… et merde à l'écologie !

Le kérosène : ni taxé, ni comptabilisé

Il faut dire que le pdg de Poweo avait fait une sĂ©lection on ne peut plus « objective » et « impartiale » des contributeurs censĂ©s rĂ©soudre la question de la « vie chère » : on y comptait en particulier des reprĂ©sentants d'Air France, Transavia, easyJet, et des AĂ©roports de Paris, Lyon, La Rochelle,Bergerac, etc. Autant convoquer Renault VĂ©hicule industriel et Volvo pour discuter du ferroutage… Pas Ă©tonnant, dès lors, que les mots « Ă©cologie » et « pollution » soient totalement absents du texte final, pendant que « l'environnement » n'y soit que « sonore » ou « Ă©conomique ». Au cabinet de Luc Chatel, on s'Ă©tonne des arguments contre le « low cost » : « les compagnies low cost utilisent des avions très rĂ©cents dont les Ă©missions sont très faibles », nous assure-t-on.

Ce n'est pas exactement l'avis de Daniel Demailly, chargé du programme énergie et climat au WWF. Edifié, il développe : « Depuis les années 1990, les émissions de gaz nocifs dans l'aviation ont été multiplié par deux, et elles continuent d'augmenter pendant que le gouvernement réserve à l'aéronautique des conditions économiques dignes d'une industrie naissante dans l'après-guerre ! » Pas de TVA sur les billets d'avion, pas de taxe sur le kérosène, des taxes professionnelles sur mesure... Ultime concession : les émissions de gaz nocifs due à l'aviation ne sont pas comptabilisés dans les bilans carbones. Selon L'Alliance pour la Planète, ils représenteraient entre 5 et 12% des rejets en Europe.

Le coup de pouce au low cost, c'est le privilège de trop : « Tout l'intérêt du Grenelle, était de changer les habitudes pour miser sur le durable, rappelle Daniel Demailly. En facilitant l'accès à l'avion, le gouvernement va augmenter la dépendance et il sera très difficile de faire marche arrière. »



Sarkozy : vive le low cost… et merde à l'écologie !
Les ONG s'éloignent progressivement du radeau du Grenelle

« Dans 20 ans, quand il n'y aura plus de pétrole, on ne pourra plus se payer des week-ends de 3 jours à Djerba », disait maladroitement Nathalie Kosciuscko-Morizet le 5 octobre sur Canal plus. En attendant, ONG et syndicats commencent à perdre patience, prenant le soin de le faire savoir le jour même de la remise du rapport Beigbeder par une annonce commune. Ils y dénoncent un « faux départ », un grand écart inquiétant entre les ambitions du Grenelle et les décisions prises parallèlement sur le fret ferroviaire, les autoroutes... et l'aviation. Vendredi 14 décembre, l'Alliance pour la Planète et la Confédération paysanne quittaient la table des négociations sur les OGM : la clause de sauvegarde auprès de la Commission européenne qui avait conditionné la participation de la plupart des ONG au Grenelle a été suspendue. Le divorce guète.

Il faut dire que féliciter une proposition d'aide au « low cost » pendant la conférence sur le climat de Bali revient, écologiquement parlant, à inviter Mouammar Kadhafi pour la journée mondiale des droits de l'Homme. Alors que tous les médias, politiques et ONG présents au rendez-vous mondiale sur le réchauffement climatique déploraient un accord a minima, Borloo applaudissait frénétiquement son caractère « historique » dans Libération. Le choix politique du ministre apparaît dès lors plus évident : c'était le seul capable de continuer de sourire pendant le naufrage du Grenelle.

Marianne2007.info | il y a 296 jours | citations : 83

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