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Je mets un terme à ce blog deux ans jour pour jour après l'avoir ouvert. Ca a été une aventure formidable, dont j'avais tiré un bilan après un an, auquel je n'ai pas grand chose à ajouter ou enlever. J'en retiendrai surtout les rencontres virtuelles ou réelles et en particulier les amitiés qui sont nées sur ces pages (pas de noms, ils se reconnaîtront), et un enrichissement personnel (dont un certain apprentissage de la modestie). Il y a quelques jours, Eric Mainville demandait sur Facebook "qu'est-ce qu'un bon blog ?", j'ai répondu "celui qui rend son auteur un peu moins con". J'espère qu'Adam Kesher aura été un bon blog... Si vous voulez en savoir plus sur la suite de mes aventures n'hésitez pas à m'envoyer un mail. Merci à tous ceux qui sont passés par ici et en particulier aux commentateurs, cela a beaucoup compté pour moi. Je laisse le blog ouvert.
A la demande générale de So-Ann et devant l’insistance de sa blondeur bouclée, je me dois de vous livrer sept petites choses sans grande importance sur ma petite personne. Je m’étais déjà livré à l’exercice des six vérités farfelues ici même, et comme j’y avais pris un certain plaisir, je re-begin et replonge avec un certain délice, non dissimulé, dans ce narcissisme de circonstance. Et So-Ann qui croyait m’embêter. Alors vous voilà obligés d’en apprendre un peu plus sur votre humble serviteur. Ca va être long, mais si vous avez des réclamations, faites-les à So-Ann directement. Enjoy… or not !
Petite chose n°1 bis : Au fond, mon rêve quand j’étais petit, c’était plutôt de devenir grand. Maintenant, c’est de continuer à rêver.

Méditation de Ben dénichée sur ce blog.
Petite chose n°2 : J’aime bien les mots. Et il y a des mots que je préfère à d’autres. Et vous savez pourquoi ? Simplement parce que lorsque je les prononce, ça me fait rire. Exemples : cucurbitacée, garde-chiourme, saugrenu, gougnafier, caravansérail, cacahuètes, saperlipopette, impromptu, galéjade, biniou, esbaudir, pugnacité, inopiné, gnomon, bachibouzouk, ténébrisme caravagesque. Mais je crois que mon préféré, ça reste indéniablement bec Bunsen.
Petite chose n°3 : Il y a quelque chose que j’aime beaucoup faire, c’est m’asseoir sur un banc et regarder les gens autour de moi. Les observer vivre. Leurs rires, leurs mots, leurs gestes, leurs regards, leurs instantanés de vie, ça m’inspire. Ca me fascine. Leur visage, surtout. Dans ma tête, j’ai des milliers de visages que je retiens. Physionomiste, ils appellent ça, les gens qui savent des choses. Moi, j’aime bien les visages. Avant, je disais tout le temps qu’en plus de Tintin, je serais « sociologue des gens ». Et si y’avait pas de débouché, j’aurais été « sociologue du bouchon ». Oui, parce que j’ai jamais compris le concept de l’embouteillage accordéonesque.
Petite chose n°3 bis : Quoi, je suis fou ? Comment ça je suis fou... Que vous êtes tristement normatifs vous alors !

Petite chose n°5 : Toute guerre fournit son lot de déserteurs. Je rêverais de déserter. Donc, j’aime la guerre... Je n’aime pas les sophismes. C’est idiot comme raisonnement.
Petite chose n°6 : J’exècre la religion. Je conspue les religieux. Mais j’admire la foi. Et peut-être même, finalement, que je déteste autant la religion parce que je n’arrive pas à atteindre cette spiritualité intérieure. Plutôt que de croire en cette chose supérieure, je tente de croire en moi et en les miens. Plutôt que d’assurer mes arrières et mon salut dans l’au-delà , je tente de faire de ma vie mon paradis. Plutôt que d’apporter des réponses, je cherche toujours à renouveler les questions. Plutôt que d’obéir à des commandements, je veux me libérer de toutes les chaînes mentales. Si Dieu répond aux névroses personnelles comme le pensait Freud, l’Eglise n’est donc à mon sens qu’une vaste thérapie de groupe. Reste pourtant que l’élévation spirituelle intérieure me manque. Je crois...
Petite chose n°7 : Allez, pour finir, en vrac et en désordre. J’aime trouver un nid de fourmi et y jeter quelques gouttes pour les affoler, j’aime le chocolat, regarder les poules s’agiter et me demander si elles possèdent une forme d’intelligence, admirer un champ de coquelicots, faire semblant d’avoir peur la nuit pendant l’orage, écrire des mots en désordre sur une feuille blanche, écouter du blues, fendre les amandes en deux dans la longueur avec mes dents, essayer les cappuccinos de tous les bars du monde, ne pas m’imaginer partir un jour dans l’espace, entendre des gens parler des langues étrangères dans la rue et les jalouser, la reprise de Patti Smith de Pastime Paradise de Stevie Wonder, les contes fantastiques de Maupassant, écouter les gens parler de leur vie, la voix de Paulette Godard dans le Dictateur, les cheveux de BHL quand ils sont tartinés par la crème d’une tarte qui lui a été jetée au visage, mes deux expressions fétiches d’enfance : « ça a le goût de l’odeur » et « occupe toi de ce qui te mêle », manger des moules à Cancale, écouter Nino Ferrer chanter le Sud, les façades ocres romaines, le cloître de Saint Hilaire dans l’Aude, me regarder dans le miroir et imaginer ma tête dans soixante ans, caresser le cou des chats, mordiller des brins d’herbe, marcher sur la route en ville, regarder les gens qui te regardent quand ils sont assis à une terrasse, parler seul, acheter des livres et ne pas les lire, me souvenir que quelque part dans ce pays j’ai une cabane à moi dans un arbre, penser à mes grands pères que j’aurais tant aimé connaître, croire que j’ai failli m’appeler David Gakowski, me penser différent des autres, imaginer que j’aimerais un jour mes enfants comme j’aime ceux des autres, l’Afrique et sa beauté que certains disent primitive. J’aime en général. J’aime tendrement et en particulier quelques uns et quelqu’une...
Fin : Et bien voilà , vous en savez sept fois plus qu'avant de venir. Pas sûr que vous soyez plus avancés mais enfin. Maintenant, le principe du jeu étant ce qu'il est, je dois à mon tour taguer sept personnes qui devront se livrer et devenir à leur tour tagueur et désigner sept personnes. Et ainsi de suite. Selon le réglement, les “tagué(e)s doivent écrire 7 choses à leurs propos sur leur blog, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer à la suite du billet. Vous laissez alors un commentaire sur leur blog leur indiquant qu’ils sont tagués et les invitant à lire votre space."
A mon tour de choisir sept victimes. Sont appelés à confesse : José Ferré, Eric Mainville, Quitterie Delmas, Charlie, Claire, Dilettante et Lucas. Désolé...
Il y a quelques temps, je me suis retrouvé dans le top 20 du classement des blogs politiques chez Wikio puis premier des « blogueurs gauchistes » derrière le meilleur d’entre nous ! Depuis, je me suis fait ravir cette place par deux individus suspects : Intox2007 et Sarkofrance. Pour gagner des points, ils ont utilisé un odieux stratagème que je me refuse à employer : ils travaillent.Je mets un terme à ce blog deux ans jour pour jour après l'avoir ouvert. Ca a été une aventure formidable, dont j'avais tiré un bilan après un an, auquel je n'ai pas grand chose à ajouter ou enlever. J'en retiendrai surtout les rencontres virtuelles ou réelles et en particulier les amitiés qui sont nées sur ces pages (pas de noms, ils se reconnaîtront), et un enrichissement personnel (dont un certain apprentissage de la modestie). Il y a quelques jours, Eric Mainville demandait sur Facebook "qu'est-ce qu'un bon blog ?", j'ai répondu "celui qui rend son auteur un peu moins con". J'espère qu'Adam Kesher aura été un bon blog... Si vous voulez en savoir plus sur la suite de mes aventures n'hésitez pas à m'envoyer un mail. Merci à tous ceux qui sont passés par ici et en particulier aux commentateurs, cela a beaucoup compté pour moi. Je laisse le blog ouvert.
A la demande générale de So-Ann et devant l’insistance de sa blondeur bouclée, je me dois de vous livrer sept petites choses sans grande importance sur ma petite personne. Je m’étais déjà livré à l’exercice des six vérités farfelues ici même, et comme j’y avais pris un certain plaisir, je re-begin et replonge avec un certain délice, non dissimulé, dans ce narcissisme de circonstance. Et So-Ann qui croyait m’embêter. Alors vous voilà obligés d’en apprendre un peu plus sur votre humble serviteur. Ca va être long, mais si vous avez des réclamations, faites-les à So-Ann directement. Enjoy… or not !
Petite chose n°1 bis : Au fond, mon rêve quand j’étais petit, c’était plutôt de devenir grand. Maintenant, c’est de continuer à rêver.

Méditation de Ben dénichée sur ce blog.
Petite chose n°2 : J’aime bien les mots. Et il y a des mots que je préfère à d’autres. Et vous savez pourquoi ? Simplement parce que lorsque je les prononce, ça me fait rire. Exemples : cucurbitacée, garde-chiourme, saugrenu, gougnafier, caravansérail, cacahuètes, saperlipopette, impromptu, galéjade, biniou, esbaudir, pugnacité, inopiné, gnomon, bachibouzouk, ténébrisme caravagesque. Mais je crois que mon préféré, ça reste indéniablement bec Bunsen.
Petite chose n°3 : Il y a quelque chose que j’aime beaucoup faire, c’est m’asseoir sur un banc et regarder les gens autour de moi. Les observer vivre. Leurs rires, leurs mots, leurs gestes, leurs regards, leurs instantanés de vie, ça m’inspire. Ca me fascine. Leur visage, surtout. Dans ma tête, j’ai des milliers de visages que je retiens. Physionomiste, ils appellent ça, les gens qui savent des choses. Moi, j’aime bien les visages. Avant, je disais tout le temps qu’en plus de Tintin, je serais « sociologue des gens ». Et si y’avait pas de débouché, j’aurais été « sociologue du bouchon ». Oui, parce que j’ai jamais compris le concept de l’embouteillage accordéonesque.
Petite chose n°3 bis : Quoi, je suis fou ? Comment ça je suis fou... Que vous êtes tristement normatifs vous alors !

Petite chose n°5 : Toute guerre fournit son lot de déserteurs. Je rêverais de déserter. Donc, j’aime la guerre... Je n’aime pas les sophismes. C’est idiot comme raisonnement.
Petite chose n°6 : J’exècre la religion. Je conspue les religieux. Mais j’admire la foi. Et peut-être même, finalement, que je déteste autant la religion parce que je n’arrive pas à atteindre cette spiritualité intérieure. Plutôt que de croire en cette chose supérieure, je tente de croire en moi et en les miens. Plutôt que d’assurer mes arrières et mon salut dans l’au-delà , je tente de faire de ma vie mon paradis. Plutôt que d’apporter des réponses, je cherche toujours à renouveler les questions. Plutôt que d’obéir à des commandements, je veux me libérer de toutes les chaînes mentales. Si Dieu répond aux névroses personnelles comme le pensait Freud, l’Eglise n’est donc à mon sens qu’une vaste thérapie de groupe. Reste pourtant que l’élévation spirituelle intérieure me manque. Je crois...
Petite chose n°7 : Allez, pour finir, en vrac et en désordre. J’aime trouver un nid de fourmi et y jeter quelques gouttes pour les affoler, j’aime le chocolat, regarder les poules s’agiter et me demander si elles possèdent une forme d’intelligence, admirer un champ de coquelicots, faire semblant d’avoir peur la nuit pendant l’orage, écrire des mots en désordre sur une feuille blanche, écouter du blues, fendre les amandes en deux dans la longueur avec mes dents, essayer les cappuccinos de tous les bars du monde, ne pas m’imaginer partir un jour dans l’espace, entendre des gens parler des langues étrangères dans la rue et les jalouser, la reprise de Patti Smith de Pastime Paradise de Stevie Wonder, les contes fantastiques de Maupassant, écouter les gens parler de leur vie, la voix de Paulette Godard dans le Dictateur, les cheveux de BHL quand ils sont tartinés par la crème d’une tarte qui lui a été jetée au visage, mes deux expressions fétiches d’enfance : « ça a le goût de l’odeur » et « occupe toi de ce qui te mêle », manger des moules à Cancale, écouter Nino Ferrer chanter le Sud, les façades ocres romaines, le cloître de Saint Hilaire dans l’Aude, me regarder dans le miroir et imaginer ma tête dans soixante ans, caresser le cou des chats, mordiller des brins d’herbe, marcher sur la route en ville, regarder les gens qui te regardent quand ils sont assis à une terrasse, parler seul, acheter des livres et ne pas les lire, me souvenir que quelque part dans ce pays j’ai une cabane à moi dans un arbre, penser à mes grands pères que j’aurais tant aimé connaître, croire que j’ai failli m’appeler David Gakowski, me penser différent des autres, imaginer que j’aimerais un jour mes enfants comme j’aime ceux des autres, l’Afrique et sa beauté que certains disent primitive. J’aime en général. J’aime tendrement et en particulier quelques uns et quelqu’une...
Fin : Et bien voilà , vous en savez sept fois plus qu'avant de venir. Pas sûr que vous soyez plus avancés mais enfin. Maintenant, le principe du jeu étant ce qu'il est, je dois à mon tour taguer sept personnes qui devront se livrer et devenir à leur tour tagueur et désigner sept personnes. Et ainsi de suite. Selon le réglement, les “tagué(e)s doivent écrire 7 choses à leurs propos sur leur blog, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer à la suite du billet. Vous laissez alors un commentaire sur leur blog leur indiquant qu’ils sont tagués et les invitant à lire votre space."
A mon tour de choisir sept victimes. Sont appelés à confesse : José Ferré, Eric Mainville, Quitterie Delmas, Charlie, Claire, Dilettante et Lucas. Désolé...
Je mets un terme à ce blog deux ans jour pour jour après l'avoir ouvert. Ca a été une aventure formidable, dont j'avais tiré un bilan après un an, auquel je n'ai pas grand chose à ajouter ou enlever. J'en retiendrai surtout les rencontres virtuelles ou réelles et en particulier les amitiés qui sont nées sur ces pages (pas de noms, ils se reconnaîtront), et un enrichissement personnel (dont un certain apprentissage de la modestie). Il y a quelques jours, Eric Mainville demandait sur Facebook "qu'est-ce qu'un bon blog ?", j'ai répondu "celui qui rend son auteur un peu moins con". J'espère qu'Adam Kesher aura été un bon blog... Si vous voulez en savoir plus sur la suite de mes aventures n'hésitez pas à m'envoyer un mail. Merci à tous ceux qui sont passés par ici et en particulier aux commentateurs, cela a beaucoup compté pour moi. Je laisse le blog ouvert.
A la demande générale de So-Ann et devant l’insistance de sa blondeur bouclée, je me dois de vous livrer sept petites choses sans grande importance sur ma petite personne. Je m’étais déjà livré à l’exercice des six vérités farfelues ici même, et comme j’y avais pris un certain plaisir, je re-begin et replonge avec un certain délice, non dissimulé, dans ce narcissisme de circonstance. Et So-Ann qui croyait m’embêter. Alors vous voilà obligés d’en apprendre un peu plus sur votre humble serviteur. Ca va être long, mais si vous avez des réclamations, faites-les à So-Ann directement. Enjoy… or not !
Petite chose n°1 bis : Au fond, mon rêve quand j’étais petit, c’était plutôt de devenir grand. Maintenant, c’est de continuer à rêver.

Méditation de Ben dénichée sur ce blog.
Petite chose n°2 : J’aime bien les mots. Et il y a des mots que je préfère à d’autres. Et vous savez pourquoi ? Simplement parce que lorsque je les prononce, ça me fait rire. Exemples : cucurbitacée, garde-chiourme, saugrenu, gougnafier, caravansérail, cacahuètes, saperlipopette, impromptu, galéjade, biniou, esbaudir, pugnacité, inopiné, gnomon, bachibouzouk, ténébrisme caravagesque. Mais je crois que mon préféré, ça reste indéniablement bec Bunsen.
Petite chose n°3 : Il y a quelque chose que j’aime beaucoup faire, c’est m’asseoir sur un banc et regarder les gens autour de moi. Les observer vivre. Leurs rires, leurs mots, leurs gestes, leurs regards, leurs instantanés de vie, ça m’inspire. Ca me fascine. Leur visage, surtout. Dans ma tête, j’ai des milliers de visages que je retiens. Physionomiste, ils appellent ça, les gens qui savent des choses. Moi, j’aime bien les visages. Avant, je disais tout le temps qu’en plus de Tintin, je serais « sociologue des gens ». Et si y’avait pas de débouché, j’aurais été « sociologue du bouchon ». Oui, parce que j’ai jamais compris le concept de l’embouteillage accordéonesque.
Petite chose n°3 bis : Quoi, je suis fou ? Comment ça je suis fou... Que vous êtes tristement normatifs vous alors !

Petite chose n°5 : Toute guerre fournit son lot de déserteurs. Je rêverais de déserter. Donc, j’aime la guerre... Je n’aime pas les sophismes. C’est idiot comme raisonnement.
Petite chose n°6 : J’exècre la religion. Je conspue les religieux. Mais j’admire la foi. Et peut-être même, finalement, que je déteste autant la religion parce que je n’arrive pas à atteindre cette spiritualité intérieure. Plutôt que de croire en cette chose supérieure, je tente de croire en moi et en les miens. Plutôt que d’assurer mes arrières et mon salut dans l’au-delà , je tente de faire de ma vie mon paradis. Plutôt que d’apporter des réponses, je cherche toujours à renouveler les questions. Plutôt que d’obéir à des commandements, je veux me libérer de toutes les chaînes mentales. Si Dieu répond aux névroses personnelles comme le pensait Freud, l’Eglise n’est donc à mon sens qu’une vaste thérapie de groupe. Reste pourtant que l’élévation spirituelle intérieure me manque. Je crois...
Petite chose n°7 : Allez, pour finir, en vrac et en désordre. J’aime trouver un nid de fourmi et y jeter quelques gouttes pour les affoler, j’aime le chocolat, regarder les poules s’agiter et me demander si elles possèdent une forme d’intelligence, admirer un champ de coquelicots, faire semblant d’avoir peur la nuit pendant l’orage, écrire des mots en désordre sur une feuille blanche, écouter du blues, fendre les amandes en deux dans la longueur avec mes dents, essayer les cappuccinos de tous les bars du monde, ne pas m’imaginer partir un jour dans l’espace, entendre des gens parler des langues étrangères dans la rue et les jalouser, la reprise de Patti Smith de Pastime Paradise de Stevie Wonder, les contes fantastiques de Maupassant, écouter les gens parler de leur vie, la voix de Paulette Godard dans le Dictateur, les cheveux de BHL quand ils sont tartinés par la crème d’une tarte qui lui a été jetée au visage, mes deux expressions fétiches d’enfance : « ça a le goût de l’odeur » et « occupe toi de ce qui te mêle », manger des moules à Cancale, écouter Nino Ferrer chanter le Sud, les façades ocres romaines, le cloître de Saint Hilaire dans l’Aude, me regarder dans le miroir et imaginer ma tête dans soixante ans, caresser le cou des chats, mordiller des brins d’herbe, marcher sur la route en ville, regarder les gens qui te regardent quand ils sont assis à une terrasse, parler seul, acheter des livres et ne pas les lire, me souvenir que quelque part dans ce pays j’ai une cabane à moi dans un arbre, penser à mes grands pères que j’aurais tant aimé connaître, croire que j’ai failli m’appeler David Gakowski, me penser différent des autres, imaginer que j’aimerais un jour mes enfants comme j’aime ceux des autres, l’Afrique et sa beauté que certains disent primitive. J’aime en général. J’aime tendrement et en particulier quelques uns et quelqu’une...
Fin : Et bien voilà , vous en savez sept fois plus qu'avant de venir. Pas sûr que vous soyez plus avancés mais enfin. Maintenant, le principe du jeu étant ce qu'il est, je dois à mon tour taguer sept personnes qui devront se livrer et devenir à leur tour tagueur et désigner sept personnes. Et ainsi de suite. Selon le réglement, les “tagué(e)s doivent écrire 7 choses à leurs propos sur leur blog, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer à la suite du billet. Vous laissez alors un commentaire sur leur blog leur indiquant qu’ils sont tagués et les invitant à lire votre space."
A mon tour de choisir sept victimes. Sont appelés à confesse : José Ferré, Eric Mainville, Quitterie Delmas, Charlie, Claire, Dilettante et Lucas. Désolé...
Je mets un terme à ce blog deux ans jour pour jour après l'avoir ouvert. Ca a été une aventure formidable, dont j'avais tiré un bilan après un an, auquel je n'ai pas grand chose à ajouter ou enlever. J'en retiendrai surtout les rencontres virtuelles ou réelles et en particulier les amitiés qui sont nées sur ces pages (pas de noms, ils se reconnaîtront), et un enrichissement personnel (dont un certain apprentissage de la modestie). Il y a quelques jours, Eric Mainville demandait sur Facebook "qu'est-ce qu'un bon blog ?", j'ai répondu "celui qui rend son auteur un peu moins con". J'espère qu'Adam Kesher aura été un bon blog... Si vous voulez en savoir plus sur la suite de mes aventures n'hésitez pas à m'envoyer un mail. Merci à tous ceux qui sont passés par ici et en particulier aux commentateurs, cela a beaucoup compté pour moi. Je laisse le blog ouvert.
A la demande générale de So-Ann et devant l’insistance de sa blondeur bouclée, je me dois de vous livrer sept petites choses sans grande importance sur ma petite personne. Je m’étais déjà livré à l’exercice des six vérités farfelues ici même, et comme j’y avais pris un certain plaisir, je re-begin et replonge avec un certain délice, non dissimulé, dans ce narcissisme de circonstance. Et So-Ann qui croyait m’embêter. Alors vous voilà obligés d’en apprendre un peu plus sur votre humble serviteur. Ca va être long, mais si vous avez des réclamations, faites-les à So-Ann directement. Enjoy… or not !
Petite chose n°1 bis : Au fond, mon rêve quand j’étais petit, c’était plutôt de devenir grand. Maintenant, c’est de continuer à rêver.

Méditation de Ben dénichée sur ce blog.
Petite chose n°2 : J’aime bien les mots. Et il y a des mots que je préfère à d’autres. Et vous savez pourquoi ? Simplement parce que lorsque je les prononce, ça me fait rire. Exemples : cucurbitacée, garde-chiourme, saugrenu, gougnafier, caravansérail, cacahuètes, saperlipopette, impromptu, galéjade, biniou, esbaudir, pugnacité, inopiné, gnomon, bachibouzouk, ténébrisme caravagesque. Mais je crois que mon préféré, ça reste indéniablement bec Bunsen.
Petite chose n°3 : Il y a quelque chose que j’aime beaucoup faire, c’est m’asseoir sur un banc et regarder les gens autour de moi. Les observer vivre. Leurs rires, leurs mots, leurs gestes, leurs regards, leurs instantanés de vie, ça m’inspire. Ca me fascine. Leur visage, surtout. Dans ma tête, j’ai des milliers de visages que je retiens. Physionomiste, ils appellent ça, les gens qui savent des choses. Moi, j’aime bien les visages. Avant, je disais tout le temps qu’en plus de Tintin, je serais « sociologue des gens ». Et si y’avait pas de débouché, j’aurais été « sociologue du bouchon ». Oui, parce que j’ai jamais compris le concept de l’embouteillage accordéonesque.
Petite chose n°3 bis : Quoi, je suis fou ? Comment ça je suis fou... Que vous êtes tristement normatifs vous alors !

Petite chose n°5 : Toute guerre fournit son lot de déserteurs. Je rêverais de déserter. Donc, j’aime la guerre... Je n’aime pas les sophismes. C’est idiot comme raisonnement.
Petite chose n°6 : J’exècre la religion. Je conspue les religieux. Mais j’admire la foi. Et peut-être même, finalement, que je déteste autant la religion parce que je n’arrive pas à atteindre cette spiritualité intérieure. Plutôt que de croire en cette chose supérieure, je tente de croire en moi et en les miens. Plutôt que d’assurer mes arrières et mon salut dans l’au-delà , je tente de faire de ma vie mon paradis. Plutôt que d’apporter des réponses, je cherche toujours à renouveler les questions. Plutôt que d’obéir à des commandements, je veux me libérer de toutes les chaînes mentales. Si Dieu répond aux névroses personnelles comme le pensait Freud, l’Eglise n’est donc à mon sens qu’une vaste thérapie de groupe. Reste pourtant que l’élévation spirituelle intérieure me manque. Je crois...
Petite chose n°7 : Allez, pour finir, en vrac et en désordre. J’aime trouver un nid de fourmi et y jeter quelques gouttes pour les affoler, j’aime le chocolat, regarder les poules s’agiter et me demander si elles possèdent une forme d’intelligence, admirer un champ de coquelicots, faire semblant d’avoir peur la nuit pendant l’orage, écrire des mots en désordre sur une feuille blanche, écouter du blues, fendre les amandes en deux dans la longueur avec mes dents, essayer les cappuccinos de tous les bars du monde, ne pas m’imaginer partir un jour dans l’espace, entendre des gens parler des langues étrangères dans la rue et les jalouser, la reprise de Patti Smith de Pastime Paradise de Stevie Wonder, les contes fantastiques de Maupassant, écouter les gens parler de leur vie, la voix de Paulette Godard dans le Dictateur, les cheveux de BHL quand ils sont tartinés par la crème d’une tarte qui lui a été jetée au visage, mes deux expressions fétiches d’enfance : « ça a le goût de l’odeur » et « occupe toi de ce qui te mêle », manger des moules à Cancale, écouter Nino Ferrer chanter le Sud, les façades ocres romaines, le cloître de Saint Hilaire dans l’Aude, me regarder dans le miroir et imaginer ma tête dans soixante ans, caresser le cou des chats, mordiller des brins d’herbe, marcher sur la route en ville, regarder les gens qui te regardent quand ils sont assis à une terrasse, parler seul, acheter des livres et ne pas les lire, me souvenir que quelque part dans ce pays j’ai une cabane à moi dans un arbre, penser à mes grands pères que j’aurais tant aimé connaître, croire que j’ai failli m’appeler David Gakowski, me penser différent des autres, imaginer que j’aimerais un jour mes enfants comme j’aime ceux des autres, l’Afrique et sa beauté que certains disent primitive. J’aime en général. J’aime tendrement et en particulier quelques uns et quelqu’une...
Fin : Et bien voilà , vous en savez sept fois plus qu'avant de venir. Pas sûr que vous soyez plus avancés mais enfin. Maintenant, le principe du jeu étant ce qu'il est, je dois à mon tour taguer sept personnes qui devront se livrer et devenir à leur tour tagueur et désigner sept personnes. Et ainsi de suite. Selon le réglement, les “tagué(e)s doivent écrire 7 choses à leurs propos sur leur blog, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer à la suite du billet. Vous laissez alors un commentaire sur leur blog leur indiquant qu’ils sont tagués et les invitant à lire votre space."
A mon tour de choisir sept victimes. Sont appelés à confesse : José Ferré, Eric Mainville, Quitterie Delmas, Charlie, Claire, Dilettante et Lucas. Désolé...
Je mets un terme à ce blog deux ans jour pour jour après l'avoir ouvert. Ca a été une aventure formidable, dont j'avais tiré un bilan après un an, auquel je n'ai pas grand chose à ajouter ou enlever. J'en retiendrai surtout les rencontres virtuelles ou réelles et en particulier les amitiés qui sont nées sur ces pages (pas de noms, ils se reconnaîtront), et un enrichissement personnel (dont un certain apprentissage de la modestie). Il y a quelques jours, Eric Mainville demandait sur Facebook "qu'est-ce qu'un bon blog ?", j'ai répondu "celui qui rend son auteur un peu moins con". J'espère qu'Adam Kesher aura été un bon blog... Si vous voulez en savoir plus sur la suite de mes aventures n'hésitez pas à m'envoyer un mail. Merci à tous ceux qui sont passés par ici et en particulier aux commentateurs, cela a beaucoup compté pour moi. Je laisse le blog ouvert.