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Le vote «blanc» ne progresse pas »

14/06/2007 21:27 Le vote «blanc» ne progresse pas

Six candidats du Parti blanc se sont présentés pour que le vote blanc soit mieux reconnu

Ils ont Ă©tĂ© six dimanche dernier 10 juin Ă  se prĂ©senter dans toute la France, pour dĂ©fendre une couleur : le blanc. Inutile de chercher Ă  les positionner sur un curseur gauche-droite, le « Parti blanc » a pour seul programme une meilleure reconnaissance du vote blanc. Dans la configuration actuelle, celui-ci n’apparaĂźt, sans distinction avec les bulletins nuls, que dans la diffĂ©rence entre votants et suffrages exprimĂ©s. DĂšs lors, cette possibilitĂ© de marquer sa protestation ou son indĂ©cision, sans cĂ©der Ă  l’abstention, n’a pas d’impact. Pour y remĂ©dier, et attendant que la loi change, le Parti blanc, créé en 2 000, a choisi de prĂ©senter, dimanche dernier, des candidats qui serviraient uniquement Ă  comptabiliser les « Ă©lecteurs blancs », pour pouvoir les faire apparaĂźtre dans les tableaux de rĂ©sultats.

AprĂšs une liste aux Ă©lections municipales de Caen en 2001, 38 candidats aux lĂ©gislatives de 2002, l’association a Ă©tĂ© contrainte, financiĂšrement, de n’en prĂ©senter que six cette annĂ©e, Ă  Marseille, Caen, Paris, Toulouse, Bordeaux et Strasbourg. Ils ont totalisĂ© 1 593 voix, avec des scores allant de 0,21 % Ă  1,04 % selon les circonscriptions, soit approximativement les mĂȘmes qu’en 2002. Mehdi Guiraud, prĂ©sident du Parti blanc et candidat dans la 16e circonscription de Paris, ne se dit pas déçu. « On ne fait pas campagne pour voter blanc, notre objectif est juste de donner la possibilitĂ© aux Ă©lecteurs de le faire », affirme-t-il.

« Le score n’est pas important pour nous », affirme mĂȘme GĂ©raldine GrĂŒn, la candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin (lire aussi La Croix du 13 fĂ©vrier dernier). « Ma dĂ©ception, ce n’est pas mes 0,74 % mais les 40 % d’abstention », martĂšle-t-elle, allant jusqu’à dire que « dans une dĂ©mocratie idĂ©ale, il n’y a pas de vote blanc, car tous les Ă©lecteurs trouvent un candidat qui emporte leur adhĂ©sion ». D’ailleurs, en cas de victoire, les candidats du Parti blanc s’étaient engagĂ©s Ă  dĂ©missionner. « Je sais que notre dĂ©marche est subtile, et souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un vrai parti », reconnaĂźt GĂ©raldine GrĂŒn.

Marquer sa différence

L’association fait pourtant tout pour marquer sa diffĂ©rence. Sur leurs affiches, les visages des candidats du Parti blanc n’apparaissaient pas. À la place, cette inscription : « Votez », et cette mention « bulletin blanc mais reconnu ». La dĂ©marche est simple, mais les faibles moyens pour mener une vraie campagne d’information n’ont pas permis de l’expliquer. D’ailleurs, dans les circonscriptions oĂč se prĂ©sentait un candidat blanc, les traditionnels votes blancs et nuls subsistent, et les dĂ©passent souvent.

« Les Ă©lecteurs n’ont peut-ĂȘtre pas confiance, se disent que c’est une arnaque », estime Mehdi Guiraud, et surtout ils sont peu informĂ©s : « On n’a pas eu droit aux grands mĂ©dias », regrette-t-il. Pour l’heure, l’association a dĂ©cidĂ© de contacter tous les dĂ©putĂ©s dĂšs leur Ă©lection, afin de les inciter Ă  proposer une loi pour la reconnaissance du vote blanc.
Élise DESCAMPS

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 71 jours | citations : 0

Des maires UMP boudent aussi le service minimum Ă  l’école »

Une nouvelle fois expĂ©rimentĂ© Ă  l’occasion de la grĂšve des enseignants, jeudi 15 mai, le service minimum suscite les rĂ©ticences de certains Ă©lus de droite

 

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2337706&rubId=4076 

Yonne en tout Sens | il y a 72 jours | citations : 1

Le vote «blanc» ne progresse pas »

14/06/2007 21:27 Le vote «blanc» ne progresse pas

Six candidats du Parti blanc se sont présentés pour que le vote blanc soit mieux reconnu

Ils ont Ă©tĂ© six dimanche dernier 10 juin Ă  se prĂ©senter dans toute la France, pour dĂ©fendre une couleur : le blanc. Inutile de chercher Ă  les positionner sur un curseur gauche-droite, le « Parti blanc » a pour seul programme une meilleure reconnaissance du vote blanc. Dans la configuration actuelle, celui-ci n’apparaĂźt, sans distinction avec les bulletins nuls, que dans la diffĂ©rence entre votants et suffrages exprimĂ©s. DĂšs lors, cette possibilitĂ© de marquer sa protestation ou son indĂ©cision, sans cĂ©der Ă  l’abstention, n’a pas d’impact. Pour y remĂ©dier, et attendant que la loi change, le Parti blanc, créé en 2 000, a choisi de prĂ©senter, dimanche dernier, des candidats qui serviraient uniquement Ă  comptabiliser les « Ă©lecteurs blancs », pour pouvoir les faire apparaĂźtre dans les tableaux de rĂ©sultats.

AprĂšs une liste aux Ă©lections municipales de Caen en 2001, 38 candidats aux lĂ©gislatives de 2002, l’association a Ă©tĂ© contrainte, financiĂšrement, de n’en prĂ©senter que six cette annĂ©e, Ă  Marseille, Caen, Paris, Toulouse, Bordeaux et Strasbourg. Ils ont totalisĂ© 1 593 voix, avec des scores allant de 0,21 % Ă  1,04 % selon les circonscriptions, soit approximativement les mĂȘmes qu’en 2002. Mehdi Guiraud, prĂ©sident du Parti blanc et candidat dans la 16e circonscription de Paris, ne se dit pas déçu. « On ne fait pas campagne pour voter blanc, notre objectif est juste de donner la possibilitĂ© aux Ă©lecteurs de le faire », affirme-t-il.

« Le score n’est pas important pour nous », affirme mĂȘme GĂ©raldine GrĂŒn, la candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin (lire aussi La Croix du 13 fĂ©vrier dernier). « Ma dĂ©ception, ce n’est pas mes 0,74 % mais les 40 % d’abstention », martĂšle-t-elle, allant jusqu’à dire que « dans une dĂ©mocratie idĂ©ale, il n’y a pas de vote blanc, car tous les Ă©lecteurs trouvent un candidat qui emporte leur adhĂ©sion ». D’ailleurs, en cas de victoire, les candidats du Parti blanc s’étaient engagĂ©s Ă  dĂ©missionner. « Je sais que notre dĂ©marche est subtile, et souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un vrai parti », reconnaĂźt GĂ©raldine GrĂŒn.

Marquer sa différence

L’association fait pourtant tout pour marquer sa diffĂ©rence. Sur leurs affiches, les visages des candidats du Parti blanc n’apparaissaient pas. À la place, cette inscription : « Votez », et cette mention « bulletin blanc mais reconnu ». La dĂ©marche est simple, mais les faibles moyens pour mener une vraie campagne d’information n’ont pas permis de l’expliquer. D’ailleurs, dans les circonscriptions oĂč se prĂ©sentait un candidat blanc, les traditionnels votes blancs et nuls subsistent, et les dĂ©passent souvent.

« Les Ă©lecteurs n’ont peut-ĂȘtre pas confiance, se disent que c’est une arnaque », estime Mehdi Guiraud, et surtout ils sont peu informĂ©s : « On n’a pas eu droit aux grands mĂ©dias », regrette-t-il. Pour l’heure, l’association a dĂ©cidĂ© de contacter tous les dĂ©putĂ©s dĂšs leur Ă©lection, afin de les inciter Ă  proposer une loi pour la reconnaissance du vote blanc.
Élise DESCAMPS

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 72 jours | citations : 0

Amar, Elkabbach, Ridet, sus au Web! »

PĂ©dophiles, rumeurs, sous-journalisme
 Pour Paul Amar, Jean-Pierre Elkabbach et Philippe Ridet, le Net, c’est la jungle. A grand coup de caricatures, ils coupent les belles plantes et dĂ©broussaillent des clichĂ©s sur un mĂ©dia qui les interpelle trop.
C'est un espace immense, oĂč ne s'exerce aucune loi et oĂč information et malveillance circulent en toute libertĂ©. Selon un certain nombre de confrĂšres, ce lieu, c'est le web. Quelque mĂ©dias s'interrogent, comme l'AFP au sein de laquelle une rĂšgle Ă©crite proscrit l'usage de WikipĂ©dia ou du site communautaire Facebook dans la recherche d'information, et fixent dĂšs rĂšgles. Mais pour quelques briscards de la vieille Ă©cole, la remise en cause est trop dure : mieux vaut une bonne vieille caricature !

Amar, Elkabbach, Ridet, sus au Web!
Radio : Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1) : ex-fan du web 2.0
Interrogé par La Croix sur la création d'un « comité d'éthique » dans la radio qu'il préside, Jean-Pierre Elkabbach pointe le coupable : « les nouvelles technologies posent des problÚmes inédits à notre métier ». Et quelles sont-ils ces problÚmes ? Les rumeurs, fausses informations, ragots et nouvelles non vérifiées, énumÚre-t-il, que les sites relaient pour « faire des coups », profitant de la dictature l'émotion et de l'instantanéité.

Comme nous le remarquions dans Marianne2, il est un peu triste qu'un journaliste à la si longue carriÚre ait besoin de condamner des erreurs de l'info sur le web pour s'interroger sur l'importance de vérifier ses informations. Ah qu'il est loin le Jean-Pierre Elkabbach qui vantait dans Le Monde daté du 4 janvier 2007 « l'information 3.0 qui intÚgre le web 2.0 et l'enrichit. La seule que les grands médias devraient proposer. » Dans cette tribune vibrante d'enthousiasme intitulée « Quel journalisme à l'Úre du Web ? », le président d'Europe 1 se montrait d'une grande sagesse, insistant sur la nécessité pour les professionnels de l'info d'écouter la caisse de résonance du web tout en triant plus scrupuleusement encore l'info qui pouvait en émerger.

Oui mais voilĂ  : entre temps, Europe 1 a repris une information de Bakchich.info sur les paradis fiscaux du Lichtenstein qui mentionnait le judoka David Douillet. Lequel s'est immĂ©diatement plaint, exigeant un droit de rĂ©ponse qui lui a Ă©tĂ© accordĂ© chez Guillaume Durand sur la mĂȘme radio. PlutĂŽt que d'avouer sa responsabilitĂ© dans le fait de ne pas avoir vĂ©rifiĂ© l'info, il prĂ©fĂšre fustiger ses sources.

Télé : Paul Amar (France 5) et le web infernal
Lancer le débat sur les ambiguïtés du web dans un talk show, c'est bien. Ne traiter que des aspects négatifs sur une musique dramatique ponctuée d'images chocs, c'est mieux ! Ainsi, quand Paul Amar consacre son Revu et corrigé du 3 mai au net, il sÚme des points d'exclamations à tout va : Cybercriminalité ! Cybertyrannie ! Cyberdémocratie ! Dans son introduction, l'animateur brosse un noir portrait : le web « véhicule des idées diaboliques, facilite la manipulation et l'intrusion, la délation et parfois le crime. »


Amar, Elkabbach, Ridet, sus au Web!
Les exemples sont choisis avec une précision chirurgicale : à cause du web, les pédophiles pullulent ! Il est vrai qu'avant l'avÚnement des nouveaux médias, cette barbarie-là n'existait pas. Pas plus que la vente d'objets volés, le détournement d'information, le trafic d'animaux protégés, etc. Raccourci révélateur : ces crimes et délits existaient bien sûr mais ils étaient, paradoxalement, plus difficiles à débusquer. Alors qu'avec le web, les journalistes d'investigation ou les gendarmes peuvent parfois trouver sur Google des scandales à ciel ouvert. Et les émissions comme Revu et corrigé un peu de soufre à mettre dans une pseudo analyse des médias.

Entre autres contre-vérités matraquées par l'animateur, « Internet échappe à toutes les rÚgles. » Preuves à l'appui : les photos nues de Laure Manaudou, diffusées sur toute la Toile. L'animateur n'a-t-il pas vérifié que l'avocat de la nageuse avait contacté les uns à la suite des autres tous les sites qui exhibaient ces photos en les menaçant de procÚs, suivant le droit en vigueur ? En fouillant un peu plus, Paul Amar aurait également appris que de nombreux sites d'information ont à répondre devant la justice pour diffamation, comme ce fut le cas pour Bakchich.info, poursuivi par David Douillet pour l'article sur les paradis fiscaux qu'avait relayé Europe 1. Oui mais, pour ça, encore faut-il vérifier ses infos.

Amar, Elkabbach, Ridet, sus au Web!
Presse écrite : Philippe Ridet (Le Monde)
Dans son livre Le PrĂ©sident et moi, publiĂ© rĂ©cemment chez Albin Michel, ouvreage de grande qualitĂ© par ailleurs, le journaliste du Monde Philippe Ridet multiplie les piques assassines contre le Net «Dans la blogosphĂšre, Ă©crit-il, oĂč l'on s'imagine volontiers qu'il suffit d'un ordinateur pour ĂȘtre journaliste.» Plus loin : «Tout peut s'Ă©crire sur la Toile, au nom de la dĂ©mocratie et de la transparence.» (en effet il suffit de voir tous les contentieux dĂ©clenchĂ©s sur le Web pour le constater).
Au fil des pages il apparaßt ainsi que la planÚte web est celle de la rumeur, des informations non vérifiées et surtout des fatwas contre les journalistes qui suivent Sarkozy. Sans jamais s'expliquer sur le fond, Philippe Ridet tombe exactement dans le travers qu'il dénonce : la diffusion d'à peu prÚs et de jugements hùtifs sans réel examen du contexte. Ce n'était, certes, pas l'objet de son livre. Ce n'est pas une raison...

Marianne2007.info | il y a 72 jours | citations : 83

Déontologue distingué »

11 avril 2008, Jean-Pierre Elkabach, dans une interview à la Croix, s'en prend à Internet : « Une information lancée sur le Net peut ÃÂȘtre reprise par tous les médias hexagonaux, voire internationaux. À l'Úre de l'immédiateté, de l'apparence, de la dictature de l'émotion, la contagion est générale. Il faut bien comprendre que cette mécanique emporte tout le systÚme médiatique, et, avec lui, l'indispensable respect de la vie privée, de la dignité, de l'intimité. Le systÚme est empoisonné par des sites qui, pour exister, pour faire un coup, pour nuire à un adversaire, lancent des rumeurs, des fausses informations, des ragots, des nouvelles non vérifiées. La tentation est grande pour des sites de taper fort afin de se faire entendre. »

Pour lutter contre cette dérive, il annonce la création d'un comité d'éthique à Europe 1.

21 avril 2008, Jean-Pierre Elkabach impose à sa rédaction, celle d'Europe 1, d'annoncer la mort de Pascal Sevran, malgré les réticences de cette derniÚre devant l'invérifiabilité des sources qui s'avÚreront quelques minutes plus tard frelatées.

Je reprends doucement et calmement une phrase que je viens à peine de te livrer, cher lecteur :

Elkabach
annonce
la
création
d'un
comité
d'éthique.

(Applaudissements s'il vous plaßt)

(rires)

(fin des rires, un peu de charité humaine, que diable !)

C'est à cet instant qu'il me revient en mémoire qu'Europe 1 est dirigé par l'ineffable Elkabach et se trouve ÃÂȘtre la propriété du fils LagardÚre.

C'est alors qu'il me souvient que le "fils-de" se trouve également ÃÂȘtre le frÚre auto-proclamé du Guide SuprÃÂȘme de la Sarkolutionñ„± .

C'est alors qu'il convient de se souvenir qu'Alain Genestar a été viré il y a quelques mois de Paris Match par le mÃÂȘme LagardÚre pour avoir sorti une information qui n'avait pas eu l'heur de plaire à Monsieur Sarkozy, crime parmi les crimes.

Oh! je te rassure, cher lecteur qui t'inquiÚtes pour la place d'Elkabach : il ne lui arrivera rien, absolument rien. Dans n'importe quel pays du monde, Le fautif aurait trois minutes pour faire ses valises et quitter le média qui l'emploie, en demandant au peuple de lui épargner une trop grande souffrance au moment de sa lapidation en place publique... Mais dans notre beau SΔrkΘhstanñ„±, que nenni ! Un journaliste bidonnant et pris les mains dans le pot de confiture n'est qu'un journaliste parmi d'autres... quand il ne donne pas en plus des cours de déontologie à la terre entiÚre comme Elkabach quelques jours à peine avant son exploit.

Car au SΔrkΘhstanñ„±, la déontologie d'un journaliste ne se mesure pas à l'aune de sa droiture morale ou son professionnalisme mais au degré de révérence envers le Président de la République.

Reconnaissons donc ensemble qu'Elkabach ne peut ÃÂȘtre qu'ÃÂȘtre déclaré déontologue distingué.

(fermez le ban)

etiennefillol.org | il y a 73 jours | citations : 7

Le vote «blanc» ne progresse pas »

14/06/2007 21:27 Le vote «blanc» ne progresse pas

Six candidats du Parti blanc se sont présentés pour que le vote blanc soit mieux reconnu

Ils ont Ă©tĂ© six dimanche dernier 10 juin Ă  se prĂ©senter dans toute la France, pour dĂ©fendre une couleur : le blanc. Inutile de chercher Ă  les positionner sur un curseur gauche-droite, le « Parti blanc » a pour seul programme une meilleure reconnaissance du vote blanc. Dans la configuration actuelle, celui-ci n’apparaĂźt, sans distinction avec les bulletins nuls, que dans la diffĂ©rence entre votants et suffrages exprimĂ©s. DĂšs lors, cette possibilitĂ© de marquer sa protestation ou son indĂ©cision, sans cĂ©der Ă  l’abstention, n’a pas d’impact. Pour y remĂ©dier, et attendant que la loi change, le Parti blanc, créé en 2 000, a choisi de prĂ©senter, dimanche dernier, des candidats qui serviraient uniquement Ă  comptabiliser les « Ă©lecteurs blancs », pour pouvoir les faire apparaĂźtre dans les tableaux de rĂ©sultats.

AprĂšs une liste aux Ă©lections municipales de Caen en 2001, 38 candidats aux lĂ©gislatives de 2002, l’association a Ă©tĂ© contrainte, financiĂšrement, de n’en prĂ©senter que six cette annĂ©e, Ă  Marseille, Caen, Paris, Toulouse, Bordeaux et Strasbourg. Ils ont totalisĂ© 1 593 voix, avec des scores allant de 0,21 % Ă  1,04 % selon les circonscriptions, soit approximativement les mĂȘmes qu’en 2002. Mehdi Guiraud, prĂ©sident du Parti blanc et candidat dans la 16e circonscription de Paris, ne se dit pas déçu. « On ne fait pas campagne pour voter blanc, notre objectif est juste de donner la possibilitĂ© aux Ă©lecteurs de le faire », affirme-t-il.

« Le score n’est pas important pour nous », affirme mĂȘme GĂ©raldine GrĂŒn, la candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin (lire aussi La Croix du 13 fĂ©vrier dernier). « Ma dĂ©ception, ce n’est pas mes 0,74 % mais les 40 % d’abstention », martĂšle-t-elle, allant jusqu’à dire que « dans une dĂ©mocratie idĂ©ale, il n’y a pas de vote blanc, car tous les Ă©lecteurs trouvent un candidat qui emporte leur adhĂ©sion ». D’ailleurs, en cas de victoire, les candidats du Parti blanc s’étaient engagĂ©s Ă  dĂ©missionner. « Je sais que notre dĂ©marche est subtile, et souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un vrai parti », reconnaĂźt GĂ©raldine GrĂŒn.

Marquer sa différence

L’association fait pourtant tout pour marquer sa diffĂ©rence. Sur leurs affiches, les visages des candidats du Parti blanc n’apparaissaient pas. À la place, cette inscription : « Votez », et cette mention « bulletin blanc mais reconnu ». La dĂ©marche est simple, mais les faibles moyens pour mener une vraie campagne d’information n’ont pas permis de l’expliquer. D’ailleurs, dans les circonscriptions oĂč se prĂ©sentait un candidat blanc, les traditionnels votes blancs et nuls subsistent, et les dĂ©passent souvent.

« Les Ă©lecteurs n’ont peut-ĂȘtre pas confiance, se disent que c’est une arnaque », estime Mehdi Guiraud, et surtout ils sont peu informĂ©s : « On n’a pas eu droit aux grands mĂ©dias », regrette-t-il. Pour l’heure, l’association a dĂ©cidĂ© de contacter tous les dĂ©putĂ©s dĂšs leur Ă©lection, afin de les inciter Ă  proposer une loi pour la reconnaissance du vote blanc.
Élise DESCAMPS

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 73 jours | citations : 0

Le vote «blanc» ne progresse pas »

14/06/2007 21:27 Le vote «blanc» ne progresse pas

Six candidats du Parti blanc se sont présentés pour que le vote blanc soit mieux reconnu

Ils ont Ă©tĂ© six dimanche dernier 10 juin Ă  se prĂ©senter dans toute la France, pour dĂ©fendre une couleur : le blanc. Inutile de chercher Ă  les positionner sur un curseur gauche-droite, le « Parti blanc » a pour seul programme une meilleure reconnaissance du vote blanc. Dans la configuration actuelle, celui-ci n’apparaĂźt, sans distinction avec les bulletins nuls, que dans la diffĂ©rence entre votants et suffrages exprimĂ©s. DĂšs lors, cette possibilitĂ© de marquer sa protestation ou son indĂ©cision, sans cĂ©der Ă  l’abstention, n’a pas d’impact. Pour y remĂ©dier, et attendant que la loi change, le Parti blanc, créé en 2 000, a choisi de prĂ©senter, dimanche dernier, des candidats qui serviraient uniquement Ă  comptabiliser les « Ă©lecteurs blancs », pour pouvoir les faire apparaĂźtre dans les tableaux de rĂ©sultats.

AprĂšs une liste aux Ă©lections municipales de Caen en 2001, 38 candidats aux lĂ©gislatives de 2002, l’association a Ă©tĂ© contrainte, financiĂšrement, de n’en prĂ©senter que six cette annĂ©e, Ă  Marseille, Caen, Paris, Toulouse, Bordeaux et Strasbourg. Ils ont totalisĂ© 1 593 voix, avec des scores allant de 0,21 % Ă  1,04 % selon les circonscriptions, soit approximativement les mĂȘmes qu’en 2002. Mehdi Guiraud, prĂ©sident du Parti blanc et candidat dans la 16e circonscription de Paris, ne se dit pas déçu. « On ne fait pas campagne pour voter blanc, notre objectif est juste de donner la possibilitĂ© aux Ă©lecteurs de le faire », affirme-t-il.

« Le score n’est pas important pour nous », affirme mĂȘme GĂ©raldine GrĂŒn, la candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin (lire aussi La Croix du 13 fĂ©vrier dernier). « Ma dĂ©ception, ce n’est pas mes 0,74 % mais les 40 % d’abstention », martĂšle-t-elle, allant jusqu’à dire que « dans une dĂ©mocratie idĂ©ale, il n’y a pas de vote blanc, car tous les Ă©lecteurs trouvent un candidat qui emporte leur adhĂ©sion ». D’ailleurs, en cas de victoire, les candidats du Parti blanc s’étaient engagĂ©s Ă  dĂ©missionner. « Je sais que notre dĂ©marche est subtile, et souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un vrai parti », reconnaĂźt GĂ©raldine GrĂŒn.

Marquer sa différence

L’association fait pourtant tout pour marquer sa diffĂ©rence. Sur leurs affiches, les visages des candidats du Parti blanc n’apparaissaient pas. À la place, cette inscription : « Votez », et cette mention « bulletin blanc mais reconnu ». La dĂ©marche est simple, mais les faibles moyens pour mener une vraie campagne d’information n’ont pas permis de l’expliquer. D’ailleurs, dans les circonscriptions oĂč se prĂ©sentait un candidat blanc, les traditionnels votes blancs et nuls subsistent, et les dĂ©passent souvent.

« Les Ă©lecteurs n’ont peut-ĂȘtre pas confiance, se disent que c’est une arnaque », estime Mehdi Guiraud, et surtout ils sont peu informĂ©s : « On n’a pas eu droit aux grands mĂ©dias », regrette-t-il. Pour l’heure, l’association a dĂ©cidĂ© de contacter tous les dĂ©putĂ©s dĂšs leur Ă©lection, afin de les inciter Ă  proposer une loi pour la reconnaissance du vote blanc.
Élise DESCAMPS

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 74 jours | citations : 0

Le vote «blanc» ne progresse pas »

14/06/2007 21:27 Le vote «blanc» ne progresse pas

Six candidats du Parti blanc se sont présentés pour que le vote blanc soit mieux reconnu

Ils ont Ă©tĂ© six dimanche dernier 10 juin Ă  se prĂ©senter dans toute la France, pour dĂ©fendre une couleur : le blanc. Inutile de chercher Ă  les positionner sur un curseur gauche-droite, le « Parti blanc » a pour seul programme une meilleure reconnaissance du vote blanc. Dans la configuration actuelle, celui-ci n’apparaĂźt, sans distinction avec les bulletins nuls, que dans la diffĂ©rence entre votants et suffrages exprimĂ©s. DĂšs lors, cette possibilitĂ© de marquer sa protestation ou son indĂ©cision, sans cĂ©der Ă  l’abstention, n’a pas d’impact. Pour y remĂ©dier, et attendant que la loi change, le Parti blanc, créé en 2 000, a choisi de prĂ©senter, dimanche dernier, des candidats qui serviraient uniquement Ă  comptabiliser les « Ă©lecteurs blancs », pour pouvoir les faire apparaĂźtre dans les tableaux de rĂ©sultats.

AprĂšs une liste aux Ă©lections municipales de Caen en 2001, 38 candidats aux lĂ©gislatives de 2002, l’association a Ă©tĂ© contrainte, financiĂšrement, de n’en prĂ©senter que six cette annĂ©e, Ă  Marseille, Caen, Paris, Toulouse, Bordeaux et Strasbourg. Ils ont totalisĂ© 1 593 voix, avec des scores allant de 0,21 % Ă  1,04 % selon les circonscriptions, soit approximativement les mĂȘmes qu’en 2002. Mehdi Guiraud, prĂ©sident du Parti blanc et candidat dans la 16e circonscription de Paris, ne se dit pas déçu. « On ne fait pas campagne pour voter blanc, notre objectif est juste de donner la possibilitĂ© aux Ă©lecteurs de le faire », affirme-t-il.

« Le score n’est pas important pour nous », affirme mĂȘme GĂ©raldine GrĂŒn, la candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin (lire aussi La Croix du 13 fĂ©vrier dernier). « Ma dĂ©ception, ce n’est pas mes 0,74 % mais les 40 % d’abstention », martĂšle-t-elle, allant jusqu’à dire que « dans une dĂ©mocratie idĂ©ale, il n’y a pas de vote blanc, car tous les Ă©lecteurs trouvent un candidat qui emporte leur adhĂ©sion ». D’ailleurs, en cas de victoire, les candidats du Parti blanc s’étaient engagĂ©s Ă  dĂ©missionner. « Je sais que notre dĂ©marche est subtile, et souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un vrai parti », reconnaĂźt GĂ©raldine GrĂŒn.

Marquer sa différence

L’association fait pourtant tout pour marquer sa diffĂ©rence. Sur leurs affiches, les visages des candidats du Parti blanc n’apparaissaient pas. À la place, cette inscription : « Votez », et cette mention « bulletin blanc mais reconnu ». La dĂ©marche est simple, mais les faibles moyens pour mener une vraie campagne d’information n’ont pas permis de l’expliquer. D’ailleurs, dans les circonscriptions oĂč se prĂ©sentait un candidat blanc, les traditionnels votes blancs et nuls subsistent, et les dĂ©passent souvent.

« Les Ă©lecteurs n’ont peut-ĂȘtre pas confiance, se disent que c’est une arnaque », estime Mehdi Guiraud, et surtout ils sont peu informĂ©s : « On n’a pas eu droit aux grands mĂ©dias », regrette-t-il. Pour l’heure, l’association a dĂ©cidĂ© de contacter tous les dĂ©putĂ©s dĂšs leur Ă©lection, afin de les inciter Ă  proposer une loi pour la reconnaissance du vote blanc.
Élise DESCAMPS

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 75 jours | citations : 0

Le vote «blanc» ne progresse pas »

14/06/2007 21:27 Le vote «blanc» ne progresse pas

Six candidats du Parti blanc se sont présentés pour que le vote blanc soit mieux reconnu

Ils ont Ă©tĂ© six dimanche dernier 10 juin Ă  se prĂ©senter dans toute la France, pour dĂ©fendre une couleur : le blanc. Inutile de chercher Ă  les positionner sur un curseur gauche-droite, le « Parti blanc » a pour seul programme une meilleure reconnaissance du vote blanc. Dans la configuration actuelle, celui-ci n’apparaĂźt, sans distinction avec les bulletins nuls, que dans la diffĂ©rence entre votants et suffrages exprimĂ©s. DĂšs lors, cette possibilitĂ© de marquer sa protestation ou son indĂ©cision, sans cĂ©der Ă  l’abstention, n’a pas d’impact. Pour y remĂ©dier, et attendant que la loi change, le Parti blanc, créé en 2 000, a choisi de prĂ©senter, dimanche dernier, des candidats qui serviraient uniquement Ă  comptabiliser les « Ă©lecteurs blancs », pour pouvoir les faire apparaĂźtre dans les tableaux de rĂ©sultats.

AprĂšs une liste aux Ă©lections municipales de Caen en 2001, 38 candidats aux lĂ©gislatives de 2002, l’association a Ă©tĂ© contrainte, financiĂšrement, de n’en prĂ©senter que six cette annĂ©e, Ă  Marseille, Caen, Paris, Toulouse, Bordeaux et Strasbourg. Ils ont totalisĂ© 1 593 voix, avec des scores allant de 0,21 % Ă  1,04 % selon les circonscriptions, soit approximativement les mĂȘmes qu’en 2002. Mehdi Guiraud, prĂ©sident du Parti blanc et candidat dans la 16e circonscription de Paris, ne se dit pas déçu. « On ne fait pas campagne pour voter blanc, notre objectif est juste de donner la possibilitĂ© aux Ă©lecteurs de le faire », affirme-t-il.

« Le score n’est pas important pour nous », affirme mĂȘme GĂ©raldine GrĂŒn, la candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin (lire aussi La Croix du 13 fĂ©vrier dernier). « Ma dĂ©ception, ce n’est pas mes 0,74 % mais les 40 % d’abstention », martĂšle-t-elle, allant jusqu’à dire que « dans une dĂ©mocratie idĂ©ale, il n’y a pas de vote blanc, car tous les Ă©lecteurs trouvent un candidat qui emporte leur adhĂ©sion ». D’ailleurs, en cas de victoire, les candidats du Parti blanc s’étaient engagĂ©s Ă  dĂ©missionner. « Je sais que notre dĂ©marche est subtile, et souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un vrai parti », reconnaĂźt GĂ©raldine GrĂŒn.

Marquer sa différence

L’association fait pourtant tout pour marquer sa diffĂ©rence. Sur leurs affiches, les visages des candidats du Parti blanc n’apparaissaient pas. À la place, cette inscription : « Votez », et cette mention « bulletin blanc mais reconnu ». La dĂ©marche est simple, mais les faibles moyens pour mener une vraie campagne d’information n’ont pas permis de l’expliquer. D’ailleurs, dans les circonscriptions oĂč se prĂ©sentait un candidat blanc, les traditionnels votes blancs et nuls subsistent, et les dĂ©passent souvent.

« Les Ă©lecteurs n’ont peut-ĂȘtre pas confiance, se disent que c’est une arnaque », estime Mehdi Guiraud, et surtout ils sont peu informĂ©s : « On n’a pas eu droit aux grands mĂ©dias », regrette-t-il. Pour l’heure, l’association a dĂ©cidĂ© de contacter tous les dĂ©putĂ©s dĂšs leur Ă©lection, afin de les inciter Ă  proposer une loi pour la reconnaissance du vote blanc.
Élise DESCAMPS

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 76 jours | citations : 0

Ils sont de retour »

A l’aube du 5Ăšme jour, tu regarderas Ă  l’Ouest, Ă  l’Ouest Ă  l’aube du 5Ăšme jour tu regarderas. C’est en substance ce que Gandalf dit Ă  un autre chevelu au dĂ©but du deuxiĂšme volet du Seigneur des Anneaux. Et ledit jour Ă  l’aube, alors que l’on commence Ă  croire qu’il a oubliĂ© de faire un noeud Ă  sa tunique, c’est le grand retour de Gandalf, primesautier, Ă  la tĂȘte de quelques cavaliers.

Enfin, tout ce temps, ce suspense, pour se pointer avec une pauvre troupe de cavaliers. Vous me direz, et je vous le concĂšde volontiers : c’est bien la peine de se la pĂ©ter tout en blanc dans la lumiĂšre ! D’autant que son arrivĂ©e Ă  la tĂȘte de sa bande de potes est loin d’ĂȘtre dĂ©cisive et que les gentils continuent de se prendre la branlĂ©e du siĂšcle par les monstres hideux qui assaillent la forteresse de Pousstoadlak-Ejmimet.

Figurez-vous que c’est à ceci que je pensais en lisant ce week-end à la campagne le dossier de L’Express, “Le grand retour des cathos“.

Ainsi donc, they’re back ? Ca y est ? Nous y sommes ? Le fond est atteint, nous remontons la pente ?

Il faut Ă©videmment faire la part de l’accroche journalistique, trois semaines seulement aprĂšs la grande vente de marrons sur le thĂšme de l’influence des franc-maçons, Ă©tant observĂ©s que la consultation dudit dossier permet de constater qu’en septembre 2002, les franc-maçons aussi faisaient leur “grand retour” dans les colonnes de l’Express.

On ne peut d’ailleurs exclure que - de la mĂȘme maniĂšre que pour les franc-maçons - la Une qui fait plaisir aux uns serve d’épouvantail aux autres. La couverture sur les franc-macs saisit d’effroi les cathos, celle sur les cathos Ă©pouvante le franc-mac et son fidĂšle compagnon laĂŻciste.Aussi, sans vouloir bouder notre plaisir de constater que l’on peut aujourd’hui estimer lĂ©gitime de publier un dossier sur ce thĂšme, nous relativiserons : disons que les cathos bougent encore. Disons mĂȘme que, peut-ĂȘtre, cette longue traversĂ©e du dĂ©sert permet-elle aux cathos de se ressourcer
 pour revenir plus forts que jamais.

*

Enfin, trĂȘve d’ironie. J’ai trouvĂ© dans ce dossier de vrais points d’accord. Ainsi lorsque je lis ceci :

“Un vent nouveau souffle sur le catholicisme hexagonal. Une tendance que les Ă©glises clairsemĂ©es et les statistiques tĂȘtues sur le manque de prĂȘtres ne laissent pas deviner. Finies, l’autocensure et la dissimulation: la «minorité» catho revendique son droit Ă  l’affirmation. Sans honte. Et surtout sans complexe.”

Ou encore cela :

“Foi et modernitĂ© ont fini par s’entendre : on n’est plus catho par tradition, on l’est par choix”

Je dois avouer que je ne ferais peut-ĂȘtre pas le mĂȘme lien entre foi, choix et modernitĂ©. Je prĂ©fĂšre celui qui suit. Il faut croire en effet que je me devais de traiter ce thĂšme car, alors que je recevais le premier numĂ©ro de mon abonnement Ă  la revue snob Commentaires, j’y trouvais un article “Catholicisme” Ă©crit par Fabrice Bouthillon, qui dresse un portrait moins univoque. Certains de ces constats ne manquent pas d’évoquer des expĂ©riences personnelles. Ainsi celui-ci, relatant sa frĂ©quentation de l’église Saint-Louis, Ă  Brest :

“Ca a Ă©tĂ© pour y dĂ©couvrir tout d’abord une liturgie superbe, que je ne saurais mieux dĂ©crire qu’en reprenant Ă  son sujet les deux adjectifs que l’architecture de Brest inspirait au gĂ©nĂ©ral de Gauille, moderne et noble. Moderne, parce que le rite y est celui de Paul VI, et donc la langue liturgique le français. Mais noble aussi, Ă  cause du dĂ©corum et de la dignitĂ© qui en relĂšvent tous les moments. La messe s’ouvre ici par une procession solennelle du clergĂ©, prĂ©cĂ©dĂ© de la croix et de nombreux enfants de chƓur; les cierges brĂ»lent, l’encens s’élĂšve, une chorale, excellente, intervient aux fĂȘtes principales, et les cĂ©lĂ©brants psalmodient assez souvent une partie au moins de la priĂšre eucharistique. Je ne suis pas grand spĂ©cialiste, mais, aprĂšs le saccage liturgique que j’ai vu pratiquer Ă  Nantes dans les annĂ©es 70, oĂč l’on pouvait voir des curĂ©s cĂ©lĂ©brer la messe en habits de ville, la quitter aprĂšs leur sermon, voire y revenir pour l’interrompre, afin de demander que le propriĂ©taire de voiture immatriculĂ©e tant et tant veuille bien la dĂ©placer, en sorte qu’ils puissent aller au match; aprĂšs le bavardage parisien du dĂ©but des annĂ©es 80, et la banalitĂ© lilloise de leur fin, aprĂšs la mondanitĂ© de certaines cĂ©rĂ©monies romaines auxquelles j’ai assistĂ© au dĂ©but des annĂ©es 90, il m’a trĂšs vite paru que la liturgie de Saint-Louis Ă©tait la plus belle Ă  laquelle il m’ait Ă©tĂ© donnĂ© de participer dans une paroisse catholique, tout imprĂ©gnĂ©e d’un Ă©quilibre et d’une sĂ©rĂ©nitĂ© que je n’ai vus atteints ailleurs qu’en milieu conventuel, chez les dominicains de Toulouse ou les bĂ©nĂ©dictins de LandĂ©vennec, par exemple.”

Fabrice Bouthillon conclut en laissant “au lecteur de Commentaire, qui est un grand garçon, le soin d’extrapoler de la situation de Saint-Louis Ă  celle du catholicisme en gĂ©nĂ©ral“.

Je suis trop jeune pour avoir connu les excĂšs que rapporte Fabrice Bouthillon. J’en ai eu vent. J’en ai connu quelques survivances. Et j’ai connu de nombreuses paroisses. J’ai connu la paroisse trĂšs bien frĂ©quentĂ©e mais qui se vide, et s’attriste, dans laquelle personne ne chante fort, ne sortant guĂšre de lui-mĂȘme. J’ai connu les cĂ©lĂ©brations debouts sur la chaise, avec batterie. J’ai connu l’eucharistie Ă  une dizaine sur un autel improvisĂ©. Je connais la paroisse de banlieue parisienne, jeune, bondĂ©e, fervente. J’ai connu la messe Ă©ternelle dans une froide abbaye. J’ai connu la messe en basque. Je l’ai connue en espagnol. J’ai connu la messe Ă  un million. J’ai mĂȘme connu la messe tridentine, le temps d’une ordination. J’ai connu la messe Ă©tudiante. Et la messe d’une paroisse de campagne. J’ai connu la messe des FraternitĂ©s Monastiques de JĂ©rusalem, noble et moderne. Je crois Ă  un renouveau latent de la liturgie. Je crois Ă  un retour Ă  une liturgie noble, respectueuse, et moderne. Sous l’influence notamment des jeunes gĂ©nĂ©rations qui ont perçu la stĂ©rilitĂ© des expĂ©rimentations passĂ©es. Sous l’influence aussi de jeunes prĂȘtres, moins nombreux oui, dramatiquement moins nombreux. Mais dont aucun n’a rejoint le sĂ©minaire sur dĂ©cision parentale. Et encore moins pour bĂ©nĂ©ficier d’un quelconque statut social, dans une sociĂ©tĂ© qui a remplacĂ© la dĂ©fĂ©rence par la dĂ©rision. La vocation aujourd’hui est moins fournie mais elle est dĂ©barrassĂ©e de ces tentations.

VoilĂ  pourquoi j’ai graissĂ© “minoritĂ©â€œ. Dimanche dernier, dans cette paroisse de campagne, le prĂȘtre incitait son assemblĂ©e peu nombreuse Ă  ne pas cacher ce qu’elle est. Je regardais cette assemblĂ©e et me disais prĂ©cisĂ©ment que les catholiques en France deviennent une minoritĂ©. Et je me disais qu’il serait salutaire pour l’Eglise et pour eux-mĂȘmes qu’ils en prennent pleinement conscience. Ne serait-ce pour que l’on ne compte plus sur d’hypothĂ©tiques autres pour faire valoir nos convictions, en sociĂ©tĂ©, ou dans nos activitĂ©s professionnelles. Petit Ă  petit, certaines Ă©volutions permettent d’en apprĂ©hender par contraste la singularitĂ©1.

Tiens, relisant ce billet avant publication, et cherchant une autre référence, je retrouve ce passage du livre de Jean-Claude Guillebaud, Comment je suis redevenu chrétien :

“Ce n’est pas tout. L’affaiblissement de l’institution catholique devrait encourager les chrĂ©tiens Ă  opposer aux dĂ©rives de l’époque la mĂȘme vitalitĂ© dĂ©nonciatrice que celle dont firent preuve les premiĂšres communautĂ©s d’Antioche, d’EphĂšse ou d’ailleurs. qu’il nous suffise de penser aux inĂ©galitĂ©s sociales, aux injustices et aux exclusions nouvelles, au cynisme ambiant, aux dĂ©shumanisations inĂ©dites que rendent imaginables les technosciences livrĂ©es Ă  elles-mĂȘmes”

Bien sĂ»r, se dire catholique, c’est souvent susciter un accueil sceptique, c’est reprendre encore et encore les dĂ©bats sur tout ce qui touche au sexe2, c’est parfois aussi recueillir une rĂ©action violente. Je me souviendrai de la rĂ©action d’une ancienne boss, pourtant intelligente. A l’évocation de La Croix, elle m’a rĂ©pondu d’un air affligĂ© : “tu lis ça, toi ?”3 avant de me dĂ©clarer pĂ©remptoirement : “le catholicisme, c’est une religion de cons“. Le lendemain, elle me dĂ©clarait encore, sans rire “accepter toutes les opinions, pourvu qu’elles soient tolĂ©rantes“. Je n’ai pas osĂ© lui rappeler son propos de la veille. Il y a certainement de meilleures occasions pour trouver le martyre.

Cette autre référence à Guillebaud, que je recherchais, la voici :

“Quant aux moqueries, aux tracasseries, aux relĂ©gations mĂ©diatiques, voire aux haines rĂ©currentes auxquelles s’exposent les croyants en agissant ainsi, convenons qu’elles font sourire comparĂ©es aux persĂ©cutions du passĂ© ou mĂȘme Ă  celles qui perdurent, en 2007, dans d’autres parties du monde. Etre traitĂ© de “rĂ©ac” dans Charlie Hebdo4, ce n’est pas tout Ă  fait la mĂȘme chose que d’ĂȘtre livrĂ© aux lions par NĂ©ron en l’an 64 ou par DioclĂ©tien en 304″

Au demeurant, quelqu’un de bien disait:

“Heureux ĂȘtes-vous quand les hommes vous haĂŻssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme mĂ©prisable, Ă  cause du Fils de l’homme.”

Se dire catholique, c’est aussi se mettre la pression. AprĂšs cela, le moindre Ă©cart avec ce que l’autre perçoit comme La morale vous sera au moins tacitement reprochĂ©. Tant pis d’ailleurs s’il se permet le mĂȘme Ă©cart. Vous aurez confortĂ© sa conviction qu’avec les catholiques, c’est une bande de Tartuffe. Tiens, d’ailleurs, me dire catholique ici-mĂȘme, sur ce blog, c’est courir le risque qu’un lecteur excipe de mon catholicisme pour m’opposer une incohĂ©rence prĂ©sumĂ©e, ou rĂ©elle.

. “PrivilĂšge” et responsabilitĂ©. Savoir accueillir, savoir rĂ©pondre, savoir conserver.

Alors, oui, comme d’autres, je pense que “la minoritĂ© catho [peut revendiquer] son droit Ă  l’affirmation. Sans honte. Et surtout sans complexe“.

Permettez que je vous cite encore - notamment Ă  vous, des catholiques aux anticathos, qui ne comprenez pas que les catholiques s’expriment - des paroles qui ont quelque rĂ©sonance chez les catholiques.

Les premiĂšres, que JĂ©sus disait Ă  ses disciples, irriguent le dĂ©bat sur l’attitude que doit dĂ©sormais tenir un catholique dans la sociĂ©tĂ©.

“Vous ĂȘtes le sel de la terre. Si le sel se dĂ©nature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon Ă  rien : on le jette dehors et les gens le piĂ©tinent. Vous ĂȘtes la lumiĂšre du monde. Une ville situĂ©e sur une montagne ne peut ĂȘtre cachĂ©e. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.” (Matt. 5:13).

Lorsque les catholiques ont eu le sentiment de recevoir la modernitĂ© en pleine face, dans cette seconde moitiĂ© du 20Ăšme, nombreux sont ceux qui ont entendu se faire “Sel de la Terre”. Discrets, presque translucides, mais prĂ©sents, et qui donnent au monde sa saveur. Il fallait ainsi ĂȘtre prĂ©sent dans la sociĂ©tĂ©, agir, discrĂštement, pour un meilleur monde. . Les catholiques ont peut-ĂȘtre un peu trop oubliĂ© qu’ils devaient ĂȘtre, aussi, la lumiĂšre du monde. Et qu’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui pensent qu’il est temps, au risque de perdre un certain confort, de se faire davantage lumiĂšre du monde. En termes moins Ă©vangĂ©liques et certes plus pauvres : qu’il est bon, aussi, d’ouvrir sa gueule.

On a pu opposer l’un Ă  l’autre, le Sel Ă  la LumiĂšre. Et quand je dis “on a“, je peux dire “j’ai“. A la relecture, c’est Ă  tort. Mais les deux termes sont Ă©troitement dĂ©pendants. Ne peut vraiment prĂ©tendre Ă  ĂȘtre lumiĂšre du monde que celui qui cherche aussi Ă  ĂȘtre sel de la terre. Et la saveur du sel, comme la lumiĂšre de la lampe, partent de l’intĂ©rieur. Attention, c’est maintenant qu’il faut suivre : si le sel veut briller pour le monde, il doit prendre garde Ă  ne pas se dĂ©naturer. La dĂ©marche est complĂšte et je vous dirais que je n’en suis pas des masses surpris.

Enfin, il est temps que j’arrĂȘte lĂ  mon sermon : je vois un paroissien lecteur qui baille, un autre qui regarde sa montre, un troisiĂšme qui court dĂ©jĂ  faire la queue Ă  la boulangerie. Mais l’article de Fabrice Bouthillon terminait sur ce titre : reste Ă  extrapoler. Et l’obĂ©issance est une vertu.

Voyez, donc : je garde confiance dans la possibilitĂ© que l’Eglise catholique française, peut-ĂȘtre mĂȘme occidentale, ne fasse que traverser un dĂ©sert. Je concluerais presque comme l’Express : “Ce retour aux origines prendra le temps qu’il faudra, disent les catholiques. JĂ©sus a bien rĂ©sistĂ© Ă  deux mille ans d’histoire. Il n’en est plus Ă  un siĂšcle prĂšs“.

  1. Ă  dĂ©faut, nĂ©anmoins, d’exclusivitĂ©
  2. avortement, plaisir, contraception, pĂ©dophilie, homosexualitĂ©, mariage des prĂȘtres
 la curiositĂ© de certains se limite Ă  la fesse, et ce n’est certainement pas anodin
  3. ce qui ne m’a pas dĂ©plu : c’était la preuve que je dĂ©rangeais son schĂ©ma
  4. ou ailleurs, Note Du Blogueur

Koztoujours tu m'intéresses | il y a 77 jours | citations : 33

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