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(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 300 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 301 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 302 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 303 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 304 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 305 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 306 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 307 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 309 jours | citations : 6

(Cap?Com IV) Du citoyen-acteur au citoyen-ambassadeur »

Au plan local, la concertation des citoyens n?a peut-être pas, pour seule conséquence heureuse, de raviver la flamme démocratique.

Ne permet-elle pas en effet une plus grande implication effective, mais aussi affective, des citoyens pour leur territoire ?

En les informant sur les projets des élus, en leur expliquant les tenants et aboutissants, en prenant leurs divers avis, on offre aux citoyens la possibilité d?entrer dans les plis et replis de la réalité territoriale, de prendre conscience des enjeux de toute sorte ; sociaux, culturels et économiques. Le territoire n?est, dès lors, plus une entité ordinaire liée au ?gris quotidien?, il apparaît dans sa complexité, dans ses handicaps comme dans ses promesses ; le territoire prend vie, il acquiert une identité fondée sur des problématiques porteuses de sens.

Il peut alors se dégager chez tout administré un sentiment de fierté ou, tout au moins, d?empathie envers cette commune, ce département, cette région où il a élu domicile. Le citoyen peut avoir envie de ?défendre? ce territoire face à la compétition économique, ou, plus prosaïquement, se faire porteur d?une part de cette identité sous de multiples aspects ; la valorisation d?un paysage, d?un monument, un état d?esprit, une ?mentalité? locale.

Cela n?enlève rien à sa capacité critique à propos de telle ou telle carence territoriale, de la politique de tel ou tel élu. Mais une meilleure connaissance des problématiques via la démocratie participative ne peut que l?amener à relativiser, à soupeser les choses au moment d?en parler à des personnes étrangères au territoire.

En une formule, on pourrait se risquer à dire que la démocratie participative ne se borne pas à réveiller la citoyenneté ; elle peut aussi améliorer l?attractivité du territoire ; son image.

Jean-Christophe Gallien, directeur des affaires publiques chez Porter-Novelli (conseil en relations publiques) ne semble pas, à ma connaissance, parler de démocratie participative mais évoque un ?destin partagé? entre les citoyens. Le citoyen, écrit-il dans le book des partenaires Cap?Com est ?défini à la fois comme une véritable ?actionnaire? de la marque territoriale et son meilleur et naturel ambassadeur.? Selon une étude de Porter-Novelli portant sur 260 maires ou Dircom de grandes villes européennes, 48,1% d?entre-eux estiment que ?l?adhésion des habitants est une condition absolue?. Absolue à quoi ? A la conduite d?une stratégie de marque destinée à augmenter l?attractivité, donc la compétitivité, de leur territoire.

Chaque citoyen, fortifié par l?identité forte de sa ville ou de sa région d?origine en devient un porte-parole informel, et le meilleur des prescripteurs. Que cela soit dans les domaines touristiques, culturels mais aussi économiques. C?est dans l?air du temps.

Ainsi, depuis quelques temps, internet et son principe de fonctionnement en réseau, ont remis à l?honneur le vieux principe du bouche-à-oreille ; on parle de plus en plus de marketing viral, de ?buzz marketing? ; tout ce qui contribue à installer une marque ou un produit dans le paysage mental des consommateurs.

N?en est-il pas de même, au fond, pour les territoires avec le principe du ?citoyen-ambassadeur? circulant peu ou prou en France, en Europe ou dans le monde, à titre professionnel ou privé ?

Est-ce à dire que ces citoyens doivent devenir de Gentils Ambassadeurs, ?briefés? ou tout au moins conditionnés par un discours prémâché sur l'identité de leur territoire ? Ce serait à la fois inquiétant pour la démocratie et peu pertinent sur le plan de la communication.

En effet, une identité trop balisée ne peut conduire qu?à des discours convenus, menacés d?essoufflement rapide. Et s?il faut en outre renouveler sans cesse l?intérêt pour l?identité du territoire à coup de plans de communication coûteux auprès des citoyens, on risque d'entretenir en quelque sorte une ?bulle identitaire?, nécessairement artificielle.

Comme l?a très justement souligné Jean-Michel Daclin, adjoint au maire de Lyon, lors de la table ronde sur l?attractivité des villes en Europe, ?l?approche marketing consistant à dire que la ville est une marque, (c?)est (une façon) d?aller un peu loin. Il y a des choses que la ville ne maîtrise pas et il faut que cela soit ainsi?.

Autrement dit, dans leur approche identitaire, la ville, le département, la région ne peuvent peut-être pas faire l?impasse sur l?altérité.

Communication territoriale | il y a 310 jours | citations : 6

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