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Où que l'on cherche dans les discours de Sarkozy ou de Ségolène, c'est "avenir", "futur", "après", "demain", "destin", "prochain" ou encore "suivant" qui tiennent le haut du pavé de la redondance verbale. Mais pour autant que la projection dans le futur puisse être un passe-temps rigolo, il faudrait peut-être voir à ne pas complètement oublier le passé non plus. Ainsi, on pourra se délecter de Nicolas Sarkozy qui affirme, sans rire en plus, et sur le site officiel de sa campagne (source Sarkozy.fr) :
Puisque, comme disait en son temps Pompidou ou quelqu'un d'autre, l'ORTF est l'avenir de l'humanité, il était grand temps de faire un détour par les dernières vidéos de campagne présidentielle qui circulent sur le web. Et qui dit vidéo, dit people, et inversement (ou pas).
Où que l'on cherche dans les discours de Sarkozy ou de Ségolène, c'est "avenir", "futur", "après", "demain", "destin", "prochain" ou encore "suivant" qui tiennent le haut du pavé de la redondance verbale. Mais pour autant que la projection dans le futur puisse être un passe-temps rigolo, il faudrait peut-être voir à ne pas complètement oublier le passé non plus. Ainsi, on pourra se délecter de Nicolas Sarkozy qui affirme, sans rire en plus, et sur le site officiel de sa campagne (source Sarkozy.fr) :
Puisque, comme disait en son temps Pompidou ou quelqu'un d'autre, l'ORTF est l'avenir de l'humanité, il était grand temps de faire un détour par les dernières vidéos de campagne présidentielle qui circulent sur le web. Et qui dit vidéo, dit people, et inversement (ou pas).La large victoire de Nicolas Sarkozy avec une très forte participation légitime sa Présidence. J'ai trouvé notre nouveau Président extrêmement ému et grave dimanche soir. Il était clair qu'il comprenait que la confiance que lui ont témoignée les Français ne peut pas être déçue et qu'il faudra mener les réformes au rythme promis.
Il sera donc nécessaire de se mobiliser aux législatives pour qu'une large majorité présidentielle puisse mener à bien le projet de Nicolas Sarkozy. Il faudra aussi soutenir Nicolas Sarkozy contre les quelques anti-démocrates qui ont cassé et brûlé dimanche soir refusant un scrutin plus que légitime. Veillons à ce que les terroristes de la pensée unique ne deviennent pas terroristes tout court.
Une nouvelle France est en marche et chaque citoyen est amené à participer à sa contruction. Aujourd'hui, ensemble tout est possible ! Â
Le discours de Nicolas Sarkozy en vidéo.
The web and the blogs have, as never ever before, played a significant role in the French presidential elections. This has forever impacted the political strategies in this country and has set a benchmark for some. The web is very popular with the French : one out of 2 french citizens is connected to the web and France has 4 million blogs. Worldwide nothing new. As local political lifes goes on - in Italy, in Israel, in China and in many countries - the local experiences can benefit people and candidates everywhere. In the US, the presidential election of 2008 has already seen a number of initiatives on both sides : Barack Obama, John Edwards, John Mc Cain, and some severe attacks on Hilary Clinton. I have heard that some candidates have created virtual worlds on Second Life. In France, political parties have realized the importance of the web when France said NO to the European Consitution, in 2005 : as Jean Philippe Clement put it : "the media said yes, and the web said no". So here is how the web 2.0 strategies were put in play during this french presidential campaign.
A few facts about the web in the campaign
- The 4 leading candidates in France operated their websites with real success : Sarkozy, Royal , Bayrou , and Le Pen.
- Each of their parties put up mash-ups from Google Maps to allow supporters to register directly to share a political action or join a group.
- See a map of the french blogoshere here.
- All french leading magazines and dailies opened weblogs for writers and popular individuals.
- IFOP conducted a survey in February : 47% of internet surfers are looking for political information on the web. This is particularly true of people above 35 years old, not of the younger ones. Download the research here.
- 21% of polled french citizens trust blogs as a source of information (Source Ipsos).
- The traffic of the political weblogs increased by 250% according to FranceInfo (May 5th, 2007).
- Out of the top 6 most influencial french blogs, 5 relate directly (Versac, Bayrou, embruns) or comment occasionnally (Loic le Meur, Point Blog) politics and the presidential campaign.
- The webcasts distributed through the leading video platform are a good benchmark. Segolene's message has been seen 44 000 times. The "promotional" video of Sarkozy and the 21 children taken hostage, 300 000 times.
How did the 2 leading candidates built their web strategy?
Segolene Royal engaged in a viral strategy, stimulating the discussion while Sarkozy was focusing on his own site, creating his own web TV - NSTV, putting up a lot of content and focusing on his program. The web budget of Segolene Royal amounted to € 1.2 million. Her team put together a map of the supporting blogs. See below. She had 40 moderators sorting out the messages and ideas and pull from it major ideas and messages. Nonetheless, her campaign could not fill in the gaps left by her own program. Sarkozy launched his web strategy quite early in 2006. Sarkozy had a supporter's club very active in the campaign. Loic Le Meur, the french most influencial blogger regardless of the last ranking, participated unofficially but actively in that campaign, advising Sarkozy, suggesting video interviews, inviting him to speak at "Le Web 3.0", taking stances on his own blog and congratulating him for his election 1 hour before the results were published.
In the end, the web was smartly used by both candidates, but one used it as a technique, while the other leveraged it around his program. The one with the strongest focus won and his web strategy breathed that focus. But the web did not change history, nor did it replace the power of television. A final note : in his first speach after his election, there was an inscription behind him : sarkozy.fr. Read more from here, Jacques Seguela et Thierry Saussez' point of view,
Segolene's Royal map of supporting blogs. 
Bref, que de la communication descendante, du tract, de l'affiche, du slogan. Internet, ce n'est pas ça. L'internaute n'a aucun intérêt à aller sur le site de Nicolas Sarkozy, à part découvrir son agenda. On se demande comment l'équipe de l'UMP a pu se laisser aller à un truc aussi inadapté à une campagne en ligne. Les dissenssions de l'équipe ? Il y a dans l'entourage de Nicolas Sarkozy des gens qui ont la connaissance intime de ce qu'est internet, qui ont fait un site de l'UMP assez complet et utile (même si peu interactif), bourré d'informations, d'outils.
Le site d'un candidat, aujourd'hui, doit surtout être le fédérateur intelligent de l'information et de la mobilisation en ligne, un carrefour, un agrégateur. Pour Sarkozy, en outre, il devrait être un moyen de faire le tri dans son discours, comprendre mieux ,dans le détail, à froid, ce qu'est le candidat, quelles sont ses propositions. En allant sur le site de Nicolas Sarozy, je ne peux pas savoir ce qu'il propose, sur rien. J'ai juste accès à un seul discours. J'ai une profonde impression de mépris pour ma recherche d'information.
On a un peu l'impression que sarkozy.fr a été pensé de manière autonome de l'internet, des blogs, des forums, des autres sites, comme si le reste d'internet n'existait pas. Il n'y a aucun lien externe sur ce site. La parodie de mini-débats ou d'appels à SMS présente sur le site, sans aucune terminaison politique, est le comble du ridicule : face à Ségolène, on sent qu'il a fallu "faire participatif". Mais on ne fait pas de la participation en laissant une case vierge appelant à information ou en donnant un numéro de SMS pour envoyer un message à Nicolas. La participation demande de la terminaison politique, de l'interaction, de la structure, ce que Ségolène Royal a peu à peu compris.
Tout semble baclé : matériel de soutien réduit à une bannière, news avec des fautes de frappe.
Je passe sur le gadget ultime : le décompte des jours, heures, minutes, secondes et millisecondes qui séparent Nicolas Sarkozy de son accession à la présidence. Qui occupe un dixième de l'espace. C'est absolument pathétique.
J'arrête là , je m'attendais à être surpris en bien, je suis extrèmement étonné de la médiocrité de la chose. C'est le début, le lancement, cela changera peut-être, mais on se surprend à tant d'inconséquence, sur internet, pour un candidat qui dit tant miser sur ce media et souhaite être moderne.
Le dispositif de l'UMP sur internet ne s'arrêtera pas là , c'est évident. Heureusement pour eux, d'ailleurs. Mais c'est dommage, une occasion manquée, manifestement, de mettre les choses en synergie. Bizarre, très bizarre, je trouve.
En face, Ségolène Royal ouvre une nouvelle permanence de Désirs d'avenir sur second life (qui a également accueilli une manif devant la permanence du FN !). Elle n'a toujours pas ouvert de site de campagne avec sa télé personnelle. Elle ne le fera sans doute pas, d'ailleurs. Elle n'a pas de site, elle s'appuie sur des réseaux. Elle est dans une logique de maillage du web, de réseaux, de sites multiples. Désirs d'avenir devient le moteur d'animation d'une communauté qui gagne en puissance (l'observation montre un gonflement de l'animation, de la participation, des collaborations qui grandissent). Elle est partout, grâce à ses militants, et joue le rôle d'animatrice.
Et puis Bayrou, entre les deux. Site humain, pas mal fait, accessible, pas encore très fédérateur de la présence de l'UDF sur internet, mais où l'utilisateur a effectivement de la place, où il y a une grande abondance d'information structurée, où l'internaute peut découvrir le candidat et ce qu'il propose. La stratégie de Bayrou semble être de jouer sur ce site et sur des interventions décentralisées sur des blogs (du type de son interview au PoliTICshow) et des espaces "citoyens". On n'est pas au point de Ségolène (décentralisation/délégation de la campagne), mais on est loin de la parodie de site de Nicolas Sarkozy. Ca semble bien fonctionner si l'on en juge par les commentaires laissés.
Tout ça n'augure rien des chances des candidats, bien évidemment, mais des profils se dessinent, qui en disent finalement assez long sur le mode de travail des candidats etde leurs équipes, la philosophie qui les anime...
Auteur: Versac
Où que l'on cherche dans les discours de Sarkozy ou de Ségolène, c'est "avenir", "futur", "après", "demain", "destin", "prochain" ou encore "suivant" qui tiennent le haut du pavé de la redondance verbale. Mais pour autant que la projection dans le futur puisse être un passe-temps rigolo, il faudrait peut-être voir à ne pas complètement oublier le passé non plus. Ainsi, on pourra se délecter de Nicolas Sarkozy qui affirme, sans rire en plus, et sur le site officiel de sa campagne (source Sarkozy.fr) :
Puisque, comme disait en son temps Pompidou ou quelqu'un d'autre, l'ORTF est l'avenir de l'humanité, il était grand temps de faire un détour par les dernières vidéos de campagne présidentielle qui circulent sur le web. Et qui dit vidéo, dit people, et inversement (ou pas).La large victoire de Nicolas Sarkozy avec une très forte participation légitime sa Présidence. J'ai trouvé notre nouveau Président extrêmement ému et grave dimanche soir. Il était clair qu'il comprenait que la confiance que lui ont témoignée les Français ne peut pas être déçue et qu'il faudra mener les réformes au rythme promis.
Il sera donc nécessaire de se mobiliser aux législatives pour qu'une large majorité présidentielle puisse mener à bien le projet de Nicolas Sarkozy. Il faudra aussi soutenir Nicolas Sarkozy contre les quelques anti-démocrates qui ont cassé et brûlé dimanche soir refusant un scrutin plus que légitime. Veillons à ce que les terroristes de la pensée unique ne deviennent pas terroristes tout court.
Une nouvelle France est en marche et chaque citoyen est amené à participer à sa contruction. Aujourd'hui, ensemble tout est possible ! Â
Le discours de Nicolas Sarkozy en vidéo.