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Devant
le manque de temps dont je dispose relativement à ce qui est nécessaire,
j'avais presque fini par renoncer à donner mon opinion sur ces élections
municipales en général et au sujet du Mouvement Démocrate en particulier.
De
récentes discussions m'ont toutefois convaincu de cette nécessité : trop de
malentendus subsistent et il convient notamment de clarifier notre situation,
mal connue et mal comprise par la population. Et tant pis si certains considèrent que c'est hors sujet, périmé, nombriliste ou que sais-je. Â
J'inaugure
donc ici une série d'articles, que je tenterai concis, sur divers thèmes
"annexes" c'est-à -dire non liés aux programmes eux-mêmes (résultats
aux municipales, stratégie, cohérence, lisibilité, opportunisme, etc). Le bilan
devra réaffirmer nos fondamentaux et notre positionnement, puisque
manifestement cette nouvelle façon de faire de la politique a du mal à rentrer
dans le crâne de certains (à commencer par les journalistes, qui ne peuvent
-veulent?- pas reconnaître jusqu'à son existence). Une réflexion sur le statut de l'élu (en particulier MoDem) et la stratégie pour les prochaines élections devra être initiée à la lumière de ces conclusions (ce qui devrait constituer une transition parfaite pour ma série de propositions sur le fonctionnement des mouvement départementaux qui doivent se constituer ce printemps).Â
Puisque
certains semblent passer du temps à lire la blogosphère MoDem, et en attendant
que je livre mon propre point de vue, je leur "ressors" des articles
qui m'avaient semblé intéressants et dont je partage tout ou partie du contenu
(les commentaires sont également importants).
Les
résultats ont été épluchés par Nicolas Vinci et Eric Azière.
On
trouvera des réflexions chez L'Hérétique (ici, là ou encore là ), KPM,
Christophe Ginisty (ici, là , et là , et aussi là ), Alcibiade, KaG, FrédéricLN,
Guillaume, ainsi que chez un gaulliste indépendant.
Quelques infos glanées sur le net.
Marianne relève: "pour le Figaro l'école est un bain de sang". Jean-Luc Roméro estime que Le Figaro "désinforme" sur l'euthanasie. Christophe Ginisty s'élève contre la "propagande pro-Santini". Ginisty est un opposant local de Santini.
J'arrête là , il y a un vrai buzz...
Grande nouvelle annoncée par le site www.gaullisme.fr : les républiques de toutes les rives se réunissent pour dénoncer la procédure de ratification choisie par Nicolas Sarkozy pour le traité dit simplifié. Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement seront les têtes d’affiche de ce rassemblement prévu le 2 décembre à 15h00 salle Olympe de Gouge, 15 rue Merlin dans le 11ème arrondissement à Paris.
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2007/11/19/mobilisations.htmlÂ
Lors de sa visite de quarante huit heures, le président de la République Française a été reçu aux Etats Unis avec tous les honneurs dus à son rang. Ce séjour ne s'annonçait pas évident après la prise de position française incarnée par Jacques Chirac sur la guerre en Irak. Chirac a eu raison de ne pas s’aligner sur la position américaine, nous sommes presque tous d’accord à ce sujet. Nicolas Sarkozy a su éviter le piège qu’aurait été un alignement sur la position de Georges Bush : beaucoup attendaient un éventuel faux pas qui n’est pas venu. Il a au contraire recherché, et je crois atteint, un certain équilibre diplomatique avec les Etats Unis de Georges Bush, qui lui souhaiterait en obtenir toujours plus de ses alliés européens.
Le discours de Nicolas Sarkozy par de nombreux côtés a été une nouvelle fois un discours que le général de Gaulle n’aurait à mon sens pas renié. Il a fait vibrer les américains en évoquant le thème de l’amitié qui unit nos deux pays, tout en faisant ressortir les divergences sur des situations données, mais qui ne sont pas pour autant à même d'hypothéquer nos bonnes relations.
Evidemment en France l’antiaméricanisme est encore de mise dans certains milieux. On entretient volontairement la confusion entre l’Amérique de Georges Bush et l’amitié franco-américaine. C’est ce comportement de certains de nos compatriotes et de responsables politiques (qui n’ont de responsable que le nom) qui fait que pour le président la voie est étroite.
J’ai entendu ces derniers jours l’expression « le général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe ». On voudrait nous faire croire que si le général a retiré la France de l’OTAN c’est par antiaméricanisme. Ce n’est absolument pas le cas et l’attitude de Sarkozy est dans la droite ligne de celle du général.
Le général de Gaulle a cotoyé plusieurs présidents des Etats Unis. Les relations qu’il a pu avoir avec chacun d’entre eux ont été différentes. Avec Franklin Roosevelt ce fut souvent de l’incompréhension. Avec le général Eisenhower, il était au contraire toujours sur la même longueur d’onde. Les deux hommes s’entendaient très bien. Avec Harry Truman il y eut de profondes divergences. De Gaulle lui reprochait de méconnaître l’Europe. Avec Kennedy, ce fut un climat de confiance totale. Avec Lyndon Johnson, qui succéda à JFK après son assassinat, les relations entre nos deux pays se sont détériorées. De Gaulle ne l’aimait pas. Entre eux ce fut l’incompréhension permanente, des relations froides et tendues. Leurs rapports furent réduits au strict minimum. Réélu en 1964, il dirigea les Etats Unis jusqu‘en 1969, c’est dire que De Gaulle et lui furent simultanément chefs d’états jusqu’en 1969.
Avec Kennedy les rapports étaient tellement confiants que lorsque débuta la crise avec Cuba, JFK voulut convaincre les alliés de sa position en montrant des photos aériennes qui démontraient la présence des missiles russes. Contrairement à son homologue anglais, De Gaulle fit confiance à la parole de JFK et lui apporta son soutien tout en refusant de voir les photos.
Avec Johnson au contraire on vécut une situation comparable avec celle de l’Irak. Il fut le principal artisan de la guerre au Viêt Nam comme quarante ans plus tard Georges Bush sera celui de la guerre en Irak. Le 1er septembre 1966 au complexe national de Phnom-Penh, De Gaulle fit son fameux discours appelé depuis « discours de Phnom-Penh ». Au cours de cette allocution, le général fit part de sa vive désapprobation de la guerre au Viêt Nam tout en renouvelant son amitié au peuple des Etats Unis. Il condamna les Etats Unis de Johson par (entre autre) cette phrase tirée de son discours (je cite) :
« Oui, la position de la France est prise. Elle l’est par la condamnation qu’elle porte sur les actuels événements. Elle l’est par sa résolution de n’être pas, où que ce soit et quoiqu’il arrive, automatiquement impliquée dans l’extension éventuelle du drame et de garder en tous cas les mains libres ».
Puis après quelques minutes le général dit lors de ce même discours (je cite encore) :
« Elle le dit à cause de l’amitié exceptionnelle et deux fois séculaire que, d’autre part, elle porte à l’Amérique, de l’idée que, jusqu’à présent elle s’en était faite, comme celle ci se la faisait d’elle même, savoir celle d’un pays champion de la conception suivant laquelle il faut laisser les peuples disposer à leur façon de leur propre destin. »
Dans ce fameux discours de Phnom Penh apparaît très clairement à la fois la désapprobation de la France à une politique voulue par un homme (Johnson) et l’amitié que la France porte au peuple dirigé par cet homme (les Etats Unis). Sarkozy a exactement la même position. Une fois de plus Nicolas Sarkozy à une position gaullienne.
L’année prochaine Georges Bush quittera ses fonctions. Un(e) autre président(e) lui succédera, l’amitié franco-américaine perdurera. J’ai passé la plupart de mon enfance et mon adolescence à Saint Raphaël. Avec mes copains nous allions souvent nous baigner sur la plage de galets du Dramont, cette plage où le 15 août 1944 eut lieu le débarquement de la 36ème division du Texas. Un peu plus loin se trouve le cimetière américain. Là y reposent à jamais des jeunes qui ne demandaient rien à personne et qui font qu'aujourd’hui je suis quelqu’un de libre. Après 5 ans de camp, mon père a eu la chance d’avoir survécu. Il a été délivré par des américains qui ne le connaissaient pas.
Beaucoup d’entre eux sont morts. Reconnaissance éternelle.
Flamant Rose
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Sur le même sujet, mais avec des points de vue divergents :
Aujourd'hui on a oublié le nom de son premier ministre tellement il est inexistant ! La seule chose de mémorable faite récemment par ce monsieur Fion est d'avoir torturé et cassé une boite de vitesse aux 24 heures du Mans, avec Roselyne Bachelot qui serrait les fesses derrière.
Pour le reste, Nicolas Sarkozy veut tout faire. Son Ego surdimensionné l'empêche de respecter son rôle et surtout celui des autres.
Et les échecs, ils seront de qui ? On vous le donne en mille !
Car, même si le fait de présenter le journal depuis l?Elysée était un symbole assez maladroit, Patrick Poivre d?Arvor et Claire Chazal ont osé des questions et des remarques bien peu révérencieuses (« le petit garçon », la mention de l?épisode du G8, la TVA sociale?), ce qui était rafraîchissant pour TF1. Mine de rien, la remarque du présentateur vedette du journal du soir de TF1 avait du sens. Les images hier soir du sommet européen montrait à nouveau un Nicolas Sarkozy hilare. La gravité et les responsabilités de la fonction présidentielle ne semblent pas l?effleurer le moins du monde. Il donne en effet l?image d?un petit garçon qui vient de recevoir le cadeau qu?il espérait depuis longtemps et qui n?en revient toujours pas.
Et cela se retrouvait également dans sa remarque sur le fait que l?élection présidentielle française serait la plus difficile du monde : il y a quatre tours à gagner alors que dans les autres pays, il y en a un seul ! Cette emphase sur le fait que, lui, avait réussi l?élection la plus difficile à gagner du monde avait un côté tellement enfantin. Enfantine encore sa manie de ramener tout à lui, de tout assumer, de dire tout décider, de dire avec un sourire gourmand que c?est lui qui avait décidé l?ouverture, même si cela pouvait refroidir certains de ses amis.
Le moins que l?on puisse dire est que l?esprit de nos institutions en est bouleversé. Jamais un Président de la République n?avait autant imprimé sa marque sur le gouvernement et sa majorité. François Fillon est ramené au simple rôle de coordinateur du gouvernement. Le président réunit sa majorité, choisit l?organisation de son ancien parti. Nicolas Sarkozy agit dans l?instant, comme toujours, en oubliant que l?intérêt de nos institutions réside justement dans la distinction entre le rôle de président de la république et celui de premier ministre. C?est cette distinction qui a permis à Jacques Chirac de relancer son quinquennat en nommant Dominique de Villepin premier ministre. Demain, ce sera plus difficile pour le président actuel?
Mais ce qui compte pour Nicolas Sarkozy, c?est son bon plaisir, sa gloire. Il est donc tout à la joie de son élection. Un jour peut-être il arrivera à dépasser sa satisfaction enfantine et enfiler le costume de président avec le sentiment de responsabilités qui lui échoit. Il faudra qu?il arrive à passer le stade d?enfant roi.
Merci à Laurent