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Réactions des économistes à l’inflation en France en avril »

Voici des réactions d’économistes après l’annonce par l’Insee mercredi d’une hausse des prix à la consommation de 3,0% sur un an en avril, en très légère amélioration par rapport à mars (+3,1%):

http://www.lesechos.fr/info/france/afp_00062312.htm?xtor=RSS-2010

Yonne en tout Sens | il y a 2 jours | citations : 1

Le MoDem défend l’indépendance des Echos »

Pétition en faveur du quotidien économique Les Echos

Une centaine de personnalités du monde économique et politique ont tenu à manifester leur « profond attachement à l’indépendance de ce titre et de son équipe rédactionnelle ». Parmi les signataires de la pétition de soutien aux Echos : François Bayrou, Marielle de Sarnez, Corinne Lepage, présidente de la formation Cap 21, adhérente au Modem mais aussi Jean Peyrelevade et l’économiste Christian Saint-Etienne qui ont fait partie de l’équipe de campagne de François Bayrou. Le groupe Pearson a annoncé sa volonté de vendre le titre et est actuellement en discussion avec le groupe LVMH, déjà propriétaire du quotidien économique La Tribune. François Bayrou a défendu, pendant la campagne, le pluralisme dans les Médias et leur indépendance par rapport aux pouvoirs économique et financier. (22/06/07)
En savoir plus :
>>> Lire la position de François Bayrou sur l’indépendance des médias
>>> Le texte de la pétition parue dans le journal Les Echos du 22 juin 2007
>>> La liste des premiers signataires

UDF | il y a 3 jours | citations : 27

NICOLAS SARKOZY ET LE POUVOIR D'ACHAT »

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Record d'audience hier soir pour l'intervention de Nicolas Sarkozy à propos du pouvoir d'achat : 19 millions de téléspectateurs, annonce lefigaro.fr. Un score à la hauteur de l'attente des français dans ce domaine.

Les propositions du Président peuvent être regroupées dans quatre ensembles distincts, ainsi que le font lesechos.fr, dont je trouve le compte-rendu à la fois succinct et clair :

- Déblocage exceptionnel de la participation :

Le chef de l'Etat a annoncé le déblocage exceptionnel de la participation dans la limite de 10.000 euros par salarié. La mesure sera temporaire et les montants ne seraient pas imposés. En 2004 déjà, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, avait autorisé un déblocage exceptionnel. Les partenaires sociaux ne devraient pas être favorables à cette mesure. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui n'ont pas l'obligation de verser de la participation, les chefs d'entreprise pourront verser une prime, qui sera alors exonérée de charges sociales. 

- Paiement des jours de RTT non pris :

Nicolas Sarkozy a annoncé la possibilité, pour les salariés disposant de jours de RTT, de négocier directement avec leur employeur, probablement à compter du 1er janvier 2008, le paiement de ces journées. Cela constitue un changement majeur, de telles mesures étant en général soumises à un accord collectif d'entreprise. Le paiement par les employeurs des jours de congé ou de RTT stockés sur un compte épargne temps (CET), assorti d'une exonération totale de charges salariales et patronales, pourrait également être ouvert. Cette nouvelle « niche » inciterait les entreprises à un versement d'argent auquel elles rechignent souvent. Pour les fonctionnaires, les heures supplémentaires seraient payées, « comme dans le privé », 125 % des heures normales et la monétisation des RTT serait également possible. Nicolas Sarkozy souhaite aussi une négociation pour régler le stock d'heures supplémentaires.

 - Indexation des loyers sur l'inflation et suppression de la caution :

La révision annuelle du loyer en cours de bail dans le parc privé sera désormais indexée sur l'indice des prix à la consommation et non plus sur l'indice de référence des loyers (IRL), composé, lui, à 60 % de l'indice des prix à la consommation, à 20 % de l'indice du coût de la construction (ICC) et à 20 % de l'indice des prix des travaux d'entretien et d'amélioration du logement. C'est une deuxième étape après la mise en place, depuis le 1er janvier 2006, de l'IRL, dont la vocation était, déjà, d'amortir les hausses de loyer, jusqu'alors indexées sur le seul ICC. Au deuxième trimestre de cette année, l'IRL a révisé les loyers de + 2,76 %, contre + 5,05 % selon l'indice du coût de la construction. Pour les quelque 6,5 millions de locataires du parc privé, l'économie avoisinerait actuellement 150 euros par an pour un loyer mensuel de 1.000 euros. Les propriétaires, en revanche, pourraient protester contre la perte de rentabilité de leur investissement. Nicolas Sarkozy veut aussi limiter le dépôt de garantie, lors de la location d'un logement, à un mois de loyer, et supprimer la caution en créant un système de mutualisation public. Ces mesures entreraient en vigueur dès le début 2008. 

- Dérogation aux 35 heures contre des augmentations de salaires :

Les entreprises pourront déroger aux accords de branche sur les 35 heures à condition d'octroyer des augmentations de salaires et sous réserve d'accord majoritaire. Dans les branches où il n'y aurait pas de négociations salariales, les allégements de charges seraient remis en cause.

_____________

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Pour commenter ces mesures et la prestation télévisuelle de Nicolas Sarkozy, je vous renvoie à l'édito de Nicolas Barré ce jour dans lefigaro.fr intitulé "Réformes, Acte II", dont voici la retranscription intégrale :

Avec Nicolas Sarkozy, une réforme en cache toujours une autre. Après avoir mis celle des régimes spéciaux de retraite sur de bons rails, il s’est attaqué hier à un autre tabou français, et pas des moindres, en annonçant la fin des 35 heures.

Loin de marquer une pause dans le rythme de son action, le président de la République a ainsi choisi au contraire de traiter pratiquement de front les deux dossiers sociaux les plus symboliques d’un modèle social français à bout de souffle depuis une génération. Deux dossiers qui, en quelque sorte, conditionnent tous les autres tant ils concentrent de passion.

Ainsi, l’acte II des réformes économiques et sociales est lancé. Aux partenaires sociaux qu’il recevra à l’Élysée à la mi-décembre, il ne propose rien moins que de fixer l’agenda social de l’année prochaine. Il sature le calendrier de rendez-vous lourds pour parler d’allégements de charges, de travail le dimanche, de retraite, de formation professionnelle, de contrat de travail, de représentativité des syndicats et l’on en passe. Parler, mais surtout agir, c’est-à-dire fixer les principes des réformes, tracer les lignes rouges, négocier le reste et légiférer si les acteurs sociaux ne parviennent pas à se mettre d’accord.

Quand d’autres auraient choisi de donner du temps au temps, il répond en substance que les réformes ont déjà trop attendu. On attendait le président de la République sur les gestes qu’il aurait pu faire pour doper immédiatement le pouvoir d’achat, il n’en a rien été. La ligne Fillon, celle d’une gestion rigoureuse de nos finances publiques, l’a heureusement emporté : « Il n’y a pas d’argent dans les caisses. »

Il a résisté à la tentation classique « d’ouvrir les vannes », péché français récurrent qui a plongé notre pays dans la situation que l’on connaît : trop de déficit, trop de dette, trop de dépenses publiques. Et, au bout du compte, pas assez de croissance. Les Français ne sont pas dupes : ce n’est pas en procédant à plus de redistribution – la France est déjà championne en la matière – que l’on résoudra durablement quoi que ce soit. Il est donc clair qu’il faut aller chercher ailleurs que dans des marges de manœuvre inexistantes les leviers de l’accroissement du pouvoir d’achat. Ailleurs, c’est-à-dire dans la libération de l’économie, dans le renforcement de la concurrence et, surtout, dans la sortie des 35 heures.

En parlant de revalorisation du travail plus que de pouvoir d’achat, piège dans lequel il s’était laissé enfermer, le chef de l’État a renoué avec la rhétorique qui lui avait réussi pendant la campagne électorale. Certes, il reconnaît qu’il y a « un problème de pouvoir d’achat ». Certes, il verse facilement dans le volontarisme – c’est sa tendance naturelle – en se faisant fort d’obtenir des baisses de prix dans les grands magasins.

Mais le cœur du message est ailleurs : sans croissance, c’est-à-dire sans quantité de travail supplémentaire dans l’économie, il est illusoire de prétendre augmenter le pouvoir d’achat. Les 35 heures avaient bridé l’évolution des salaires dans notre pays depuis la fin des années 1990, leur remise en question doit permettre de sortir d’une logique malthusienne du travail et des revenus. C’est un pari sur le travail et la croissance.

Nicolas Barré

______________

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Et puisqu'il est ici question à la fois de finances et de Nicolas Sarkozy et que j'ai l'esprit mutin, au risque de mettre à mal la réputation de ce blog, je ne peux m'empêcher de vous livrer la dernière blague anti-sarkozyste rencontrée au détour d'un commentaire du blog de Christophe Barbier. J'avoue sans peine qu'elle m'a fait bien rire - d'autant que je ne crois pas une seconde au caractère plausible de la chute. Mais pour une fois, les détracteurs du Président se sont donnés du mal, et franchement, cela change.

La scène se passe dans une école française, aux Etats-Unis. L'institutrice présente à la classe un nouvel élève : Sakiro Suzuki. Le cours commence. L'institutrice :

- Bon, voyons qui maîtrise l'histoire de la culture franco-américaine. Qui a dit : "donnez moi la liberté ou la mort" ?

Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main :

- Patrick Henry, 1775, Ă  Philadelphie.

L'institutrice :

- Très bien Suzuki ! Et qui a dit : "l'état est le peuple, le peuple ne peut pas sombrer" ?

Suzuki lève la main :

- Abraham Lincoln, 1863, Ă  Washington.

L'institutrice :

- Excellent Suzuki ! Maintenant, qui a dit "Je vous ai compris" ?

Suzuki lève la main et dit :

- Charles de Gaulle !

L'institutrice regarde les élèves et dit :

- Honte à vous ! Suzuki est japonais et il connaît l'histoire française et américaine mieux que vous !

On entend alors une petite voix au fond de la classe :

- Allez tous vous faire f ..., connards de japonais !

- Qui a dit ça ? s'insurge l'institutrice.

Suzuki lève la main et sans attendre dit :

- Général Mc Arthur 1942 au canal de Panama, et Lee Iacocca en 1982 lors de l'assemblée générale de Général Motors.

Dans la classe plongée dans le silence, on entend un discret :

- Y'm'fait vomir ...

L'institutrice hurle :

- Qui a dit ça ?

Et Suzuki répond :

- Dominique de Villepin au Ministre de l'Intérieur pendant un dîner officiel à Paris en 2006.

Un des élèves se lève alors et crie :

- Pomp'moi l'gland !!!

Et Suzuki, sans sourciller :

- Bill Clinton à Monica Lewinsky en 1997 dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington.

Un autre élève lui hurle alors :

- Suzuki, espèce de merde !

Et Suzuki :

- Valentino Rossi, 2002 lors du Grand Prix moto en Afrique du Sud.

La salle tombe littéralement dans l'hystérie, l'institutrice perd connaissance, la porte s'ouvre et le directeur de l'école apparaît :

- Merde, je n'ai encore jamais vu un bordel pareil !

Et Suzuki :

- Jean-Claude Junker Ă  Bruxelles en examinant les finances de la France sous Sarkozy.

Damocles | il y a 3 jours | citations : 3

Forte dégradation du déficit des comptes courants français en mars »

Il atteint 2,5 milliards d’euros, contre -1 milliard en février. Les investissements étrangers  en France progressent fortement, à 6,4 milliards d’euros, après 2,7 milliards en février.

http://www.lesechos.fr/info/france/300263789.htm?xtor=RSS-2010

Yonne en tout Sens | il y a 4 jours | citations : 1

Yalta français »

    Le pouvoir national à droite. Les pouvoirs locaux à gauche. Le renouvellement municipal et cantonal de 2008 a accentué un insolite partage du territoire. La droite contrôle la présidence de la République, le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat. La gauche dirige la quasi-totalité des régions, près des deux-tiers des départements et les trois-quarts des plus grandes villes. Ce partage des responsabilités plaît apparemment à une majorité de Français. Il n’en comporte pas moins de sérieux risques, au moins pour l’opposition.

    L’illusion du contre-pouvoir flotte dans les rangs socialistes. Fidèle à elle-même, Ségolène Royal en appelle à la résistance à partir des « territoires » contrôlés par la gauche. Elle promet aux électeurs de « réparer les dégâts nationaux » provoqués par la politique gouvernementale. Les collectivités locales auraient vocation à protéger le peuple contre les ravages d’une politique anti-sociale. De manière plus positive, d’aucuns imaginent transformer ces pouvoirs locaux en lieux d’expérimentation d’un « nouveau socialisme » pragmatique. En 2004, déjà, les régions roses devaient être d’inventifs laboratoires…

    La tentation du socialisme territorial s’appuie sur une ancienne tradition. Le municipalisme a profondément marqué l’histoire du socialisme français. Depuis la première conquête de la commune de Commentry (Allier), en 1882, les communes sont devenues le berceau d’une gauche coupée du syndicalisme par la charte d’Amiens. Les socialistes contrôlaient 297 communes en 1912 et déjà 1375 en 1935. De grandes villes comme Brest, Lille ou Toulouse ont été conquises avant 1914. Grâce à des politiques audacieuses en matière de services publics, d’aide sociale, de logement ou de culture, les élus socialistes ont organisé une résistance concrète au capitalisme. Avec ses cités rouges, le communisme municipal s’est inscrit dans la même lignée. Au travers de l’encadrement social et de la politisation du quotidien, un avant-goût de socialisme fut offert aux populations ouvrières.

    Le contexte actuel est cependant, pour le moins, différent. Ne croyant plus à l’avenir radieux, la gauche est devenue gestionnaire. Ses municipalités peuvent certes aider les plus démunis en leur accordant des avantages supplémentaires. Ses collectivités ont encore le loisir d’imprimer leur marque sur le développement local ou sur l’animation culturelle. Mais une gauche incapable d’inscrire son action dans une pensée globale s’expose au danger d’être réduite à l’accompagnement social de dynamiques politiques et économiques non maîtrisables. C’est la promesse peu réjouissante d’un « socialisme sparadrap ».

    Malgré la décentralisation, les masses financières brassées par les collectivités locales ne doivent pas aveugler. Beaucoup de dépenses sont contraintes par des législations nationales et c’est le pouvoir central qui décide des dotations financières à ces collectivités. Le socialisme territorial se heurtera vite à ses limites, sauf à décider de prélèvements fiscaux impopulaires.

    L’histoire enseigne aussi que le municipalisme soumet la gauche à de graves travers. Pendant sa traversée du désert, la SFIO s’est repliée sur des fiefs soumis à des notables tout-puissants. Les militants étaient à leur dévotion et la direction du parti ne se mêlait pas de leurs affaires. A Montpellier, Georges Frêche a fait survivre ces pratiques. Le PS d’aujourd’hui est souvent structuré par des élus locaux qui contrôlent étroitement leur territoire. Les alliances politiques qui assurent leurs succès électoraux sont désormais à géométrie variable, comme à la belle époque de Guy Mollet.

    En 1968, la moitié des membres de la SFIO étaient des élus municipaux. Depuis le reflux des nouveaux adhérents attirés par la braderie de 2007, le PS est à nouveau dominé par le poids des élus et de ceux qui vivent, d’une manière ou d’une autre, du pouvoir local. Les grands barons du parti ont-ils d’ailleurs vraiment intérêt à une reconquête nationale qui les exposerait au risque d’être sanctionnés, par ricochet, lors des scrutins locaux ?

    Le passé est enfin révélateur d’une mutation des élites roses. Dans les années soixante-dix, les conquérants du PS refondé à Epinay s’emparaient des cités à partir de leur pouvoir dans le parti. Jean-Pierre Chevènement fut ainsi parachuté, non sans turbulences, à Belfort. La jeune garde socialiste y apprenait l’exercice des responsabilités. En 2008, c’est plutôt le pouvoir local qui légitime les ambitions nationales. Ségolène Royal s’est sentie pousser des ailes depuis sa belle victoire de 2004 en Poitou-Charentes. Bertrand Delanoë a rebondi de son bastion parisien. Ces élus, comme un Gérard Collomb qui n’a pas encore manifesté ses prétentions, ont en commun une approche « désidéologisée » très en vogue. Rappelons tout de même que le municipalisme a aussi fait sombrer le socialisme d’antan dans l’opportunisme le plus plat.

Article publié dans Enjeux-Les Echos de mai 2008.

Les murmures d'Eric Dupin | il y a 4 jours | citations : 19

Prix : le gouvernement tente de rassurer les fournisseurs de la grande distribution »

Nicolas Sarkozy doit se rendre aujourd’hui à Vienne (Isère) pour visiter une usine Yoplait. Le chef de l’Etat est prêt à quelques gestes en faveur des artisans et des petits commerçants inquiets de la liberté à venir dans la négociation de leurs tarifs.

http://www.lesechos.fr/info/france/4725378.htm?xtor=RSS-2059 

Yonne en tout Sens | il y a 4 jours | citations : 1

Le MoDem défend l’indépendance des Echos »

Pétition en faveur du quotidien économique Les Echos

Une centaine de personnalités du monde économique et politique ont tenu à manifester leur « profond attachement à l’indépendance de ce titre et de son équipe rédactionnelle ». Parmi les signataires de la pétition de soutien aux Echos : François Bayrou, Marielle de Sarnez, Corinne Lepage, présidente de la formation Cap 21, adhérente au Modem mais aussi Jean Peyrelevade et l’économiste Christian Saint-Etienne qui ont fait partie de l’équipe de campagne de François Bayrou. Le groupe Pearson a annoncé sa volonté de vendre le titre et est actuellement en discussion avec le groupe LVMH, déjà propriétaire du quotidien économique La Tribune. François Bayrou a défendu, pendant la campagne, le pluralisme dans les Médias et leur indépendance par rapport aux pouvoirs économique et financier. (22/06/07)
En savoir plus :
>>> Lire la position de François Bayrou sur l’indépendance des médias
>>> Le texte de la pétition parue dans le journal Les Echos du 22 juin 2007
>>> La liste des premiers signataires

UDF | il y a 4 jours | citations : 27

NICOLAS SARKOZY ET LE POUVOIR D'ACHAT »

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Record d'audience hier soir pour l'intervention de Nicolas Sarkozy à propos du pouvoir d'achat : 19 millions de téléspectateurs, annonce lefigaro.fr. Un score à la hauteur de l'attente des français dans ce domaine.

Les propositions du Président peuvent être regroupées dans quatre ensembles distincts, ainsi que le font lesechos.fr, dont je trouve le compte-rendu à la fois succinct et clair :

- Déblocage exceptionnel de la participation :

Le chef de l'Etat a annoncé le déblocage exceptionnel de la participation dans la limite de 10.000 euros par salarié. La mesure sera temporaire et les montants ne seraient pas imposés. En 2004 déjà, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, avait autorisé un déblocage exceptionnel. Les partenaires sociaux ne devraient pas être favorables à cette mesure. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui n'ont pas l'obligation de verser de la participation, les chefs d'entreprise pourront verser une prime, qui sera alors exonérée de charges sociales. 

- Paiement des jours de RTT non pris :

Nicolas Sarkozy a annoncé la possibilité, pour les salariés disposant de jours de RTT, de négocier directement avec leur employeur, probablement à compter du 1er janvier 2008, le paiement de ces journées. Cela constitue un changement majeur, de telles mesures étant en général soumises à un accord collectif d'entreprise. Le paiement par les employeurs des jours de congé ou de RTT stockés sur un compte épargne temps (CET), assorti d'une exonération totale de charges salariales et patronales, pourrait également être ouvert. Cette nouvelle « niche » inciterait les entreprises à un versement d'argent auquel elles rechignent souvent. Pour les fonctionnaires, les heures supplémentaires seraient payées, « comme dans le privé », 125 % des heures normales et la monétisation des RTT serait également possible. Nicolas Sarkozy souhaite aussi une négociation pour régler le stock d'heures supplémentaires.

 - Indexation des loyers sur l'inflation et suppression de la caution :

La révision annuelle du loyer en cours de bail dans le parc privé sera désormais indexée sur l'indice des prix à la consommation et non plus sur l'indice de référence des loyers (IRL), composé, lui, à 60 % de l'indice des prix à la consommation, à 20 % de l'indice du coût de la construction (ICC) et à 20 % de l'indice des prix des travaux d'entretien et d'amélioration du logement. C'est une deuxième étape après la mise en place, depuis le 1er janvier 2006, de l'IRL, dont la vocation était, déjà, d'amortir les hausses de loyer, jusqu'alors indexées sur le seul ICC. Au deuxième trimestre de cette année, l'IRL a révisé les loyers de + 2,76 %, contre + 5,05 % selon l'indice du coût de la construction. Pour les quelque 6,5 millions de locataires du parc privé, l'économie avoisinerait actuellement 150 euros par an pour un loyer mensuel de 1.000 euros. Les propriétaires, en revanche, pourraient protester contre la perte de rentabilité de leur investissement. Nicolas Sarkozy veut aussi limiter le dépôt de garantie, lors de la location d'un logement, à un mois de loyer, et supprimer la caution en créant un système de mutualisation public. Ces mesures entreraient en vigueur dès le début 2008. 

- Dérogation aux 35 heures contre des augmentations de salaires :

Les entreprises pourront déroger aux accords de branche sur les 35 heures à condition d'octroyer des augmentations de salaires et sous réserve d'accord majoritaire. Dans les branches où il n'y aurait pas de négociations salariales, les allégements de charges seraient remis en cause.

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Pour commenter ces mesures et la prestation télévisuelle de Nicolas Sarkozy, je vous renvoie à l'édito de Nicolas Barré ce jour dans lefigaro.fr intitulé "Réformes, Acte II", dont voici la retranscription intégrale :

Avec Nicolas Sarkozy, une réforme en cache toujours une autre. Après avoir mis celle des régimes spéciaux de retraite sur de bons rails, il s’est attaqué hier à un autre tabou français, et pas des moindres, en annonçant la fin des 35 heures.

Loin de marquer une pause dans le rythme de son action, le président de la République a ainsi choisi au contraire de traiter pratiquement de front les deux dossiers sociaux les plus symboliques d’un modèle social français à bout de souffle depuis une génération. Deux dossiers qui, en quelque sorte, conditionnent tous les autres tant ils concentrent de passion.

Ainsi, l’acte II des réformes économiques et sociales est lancé. Aux partenaires sociaux qu’il recevra à l’Élysée à la mi-décembre, il ne propose rien moins que de fixer l’agenda social de l’année prochaine. Il sature le calendrier de rendez-vous lourds pour parler d’allégements de charges, de travail le dimanche, de retraite, de formation professionnelle, de contrat de travail, de représentativité des syndicats et l’on en passe. Parler, mais surtout agir, c’est-à-dire fixer les principes des réformes, tracer les lignes rouges, négocier le reste et légiférer si les acteurs sociaux ne parviennent pas à se mettre d’accord.

Quand d’autres auraient choisi de donner du temps au temps, il répond en substance que les réformes ont déjà trop attendu. On attendait le président de la République sur les gestes qu’il aurait pu faire pour doper immédiatement le pouvoir d’achat, il n’en a rien été. La ligne Fillon, celle d’une gestion rigoureuse de nos finances publiques, l’a heureusement emporté : « Il n’y a pas d’argent dans les caisses. »

Il a résisté à la tentation classique « d’ouvrir les vannes », péché français récurrent qui a plongé notre pays dans la situation que l’on connaît : trop de déficit, trop de dette, trop de dépenses publiques. Et, au bout du compte, pas assez de croissance. Les Français ne sont pas dupes : ce n’est pas en procédant à plus de redistribution – la France est déjà championne en la matière – que l’on résoudra durablement quoi que ce soit. Il est donc clair qu’il faut aller chercher ailleurs que dans des marges de manœuvre inexistantes les leviers de l’accroissement du pouvoir d’achat. Ailleurs, c’est-à-dire dans la libération de l’économie, dans le renforcement de la concurrence et, surtout, dans la sortie des 35 heures.

En parlant de revalorisation du travail plus que de pouvoir d’achat, piège dans lequel il s’était laissé enfermer, le chef de l’État a renoué avec la rhétorique qui lui avait réussi pendant la campagne électorale. Certes, il reconnaît qu’il y a « un problème de pouvoir d’achat ». Certes, il verse facilement dans le volontarisme – c’est sa tendance naturelle – en se faisant fort d’obtenir des baisses de prix dans les grands magasins.

Mais le cœur du message est ailleurs : sans croissance, c’est-à-dire sans quantité de travail supplémentaire dans l’économie, il est illusoire de prétendre augmenter le pouvoir d’achat. Les 35 heures avaient bridé l’évolution des salaires dans notre pays depuis la fin des années 1990, leur remise en question doit permettre de sortir d’une logique malthusienne du travail et des revenus. C’est un pari sur le travail et la croissance.

Nicolas Barré

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Et puisqu'il est ici question à la fois de finances et de Nicolas Sarkozy et que j'ai l'esprit mutin, au risque de mettre à mal la réputation de ce blog, je ne peux m'empêcher de vous livrer la dernière blague anti-sarkozyste rencontrée au détour d'un commentaire du blog de Christophe Barbier. J'avoue sans peine qu'elle m'a fait bien rire - d'autant que je ne crois pas une seconde au caractère plausible de la chute. Mais pour une fois, les détracteurs du Président se sont donnés du mal, et franchement, cela change.

La scène se passe dans une école française, aux Etats-Unis. L'institutrice présente à la classe un nouvel élève : Sakiro Suzuki. Le cours commence. L'institutrice :

- Bon, voyons qui maîtrise l'histoire de la culture franco-américaine. Qui a dit : "donnez moi la liberté ou la mort" ?

Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main :

- Patrick Henry, 1775, Ă  Philadelphie.

L'institutrice :

- Très bien Suzuki ! Et qui a dit : "l'état est le peuple, le peuple ne peut pas sombrer" ?

Suzuki lève la main :

- Abraham Lincoln, 1863, Ă  Washington.

L'institutrice :

- Excellent Suzuki ! Maintenant, qui a dit "Je vous ai compris" ?

Suzuki lève la main et dit :

- Charles de Gaulle !

L'institutrice regarde les élèves et dit :

- Honte à vous ! Suzuki est japonais et il connaît l'histoire française et américaine mieux que vous !

On entend alors une petite voix au fond de la classe :

- Allez tous vous faire f ..., connards de japonais !

- Qui a dit ça ? s'insurge l'institutrice.

Suzuki lève la main et sans attendre dit :

- Général Mc Arthur 1942 au canal de Panama, et Lee Iacocca en 1982 lors de l'assemblée générale de Général Motors.

Dans la classe plongée dans le silence, on entend un discret :

- Y'm'fait vomir ...

L'institutrice hurle :

- Qui a dit ça ?

Et Suzuki répond :

- Dominique de Villepin au Ministre de l'Intérieur pendant un dîner officiel à Paris en 2006.

Un des élèves se lève alors et crie :

- Pomp'moi l'gland !!!

Et Suzuki, sans sourciller :

- Bill Clinton à Monica Lewinsky en 1997 dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington.

Un autre élève lui hurle alors :

- Suzuki, espèce de merde !

Et Suzuki :

- Valentino Rossi, 2002 lors du Grand Prix moto en Afrique du Sud.

La salle tombe littéralement dans l'hystérie, l'institutrice perd connaissance, la porte s'ouvre et le directeur de l'école apparaît :

- Merde, je n'ai encore jamais vu un bordel pareil !

Et Suzuki :

- Jean-Claude Junker Ă  Bruxelles en examinant les finances de la France sous Sarkozy.

Damocles | il y a 4 jours | citations : 3

Le MoDem défend l’indépendance des Echos »

Pétition en faveur du quotidien économique Les Echos

Une centaine de personnalités du monde économique et politique ont tenu à manifester leur « profond attachement à l’indépendance de ce titre et de son équipe rédactionnelle ». Parmi les signataires de la pétition de soutien aux Echos : François Bayrou, Marielle de Sarnez, Corinne Lepage, présidente de la formation Cap 21, adhérente au Modem mais aussi Jean Peyrelevade et l’économiste Christian Saint-Etienne qui ont fait partie de l’équipe de campagne de François Bayrou. Le groupe Pearson a annoncé sa volonté de vendre le titre et est actuellement en discussion avec le groupe LVMH, déjà propriétaire du quotidien économique La Tribune. François Bayrou a défendu, pendant la campagne, le pluralisme dans les Médias et leur indépendance par rapport aux pouvoirs économique et financier. (22/06/07)
En savoir plus :
>>> Lire la position de François Bayrou sur l’indépendance des médias
>>> Le texte de la pétition parue dans le journal Les Echos du 22 juin 2007
>>> La liste des premiers signataires

UDF | il y a 5 jours | citations : 27

NICOLAS SARKOZY ET LE POUVOIR D'ACHAT »

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Record d'audience hier soir pour l'intervention de Nicolas Sarkozy à propos du pouvoir d'achat : 19 millions de téléspectateurs, annonce lefigaro.fr. Un score à la hauteur de l'attente des français dans ce domaine.

Les propositions du Président peuvent être regroupées dans quatre ensembles distincts, ainsi que le font lesechos.fr, dont je trouve le compte-rendu à la fois succinct et clair :

- Déblocage exceptionnel de la participation :

Le chef de l'Etat a annoncé le déblocage exceptionnel de la participation dans la limite de 10.000 euros par salarié. La mesure sera temporaire et les montants ne seraient pas imposés. En 2004 déjà, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, avait autorisé un déblocage exceptionnel. Les partenaires sociaux ne devraient pas être favorables à cette mesure. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui n'ont pas l'obligation de verser de la participation, les chefs d'entreprise pourront verser une prime, qui sera alors exonérée de charges sociales. 

- Paiement des jours de RTT non pris :

Nicolas Sarkozy a annoncé la possibilité, pour les salariés disposant de jours de RTT, de négocier directement avec leur employeur, probablement à compter du 1er janvier 2008, le paiement de ces journées. Cela constitue un changement majeur, de telles mesures étant en général soumises à un accord collectif d'entreprise. Le paiement par les employeurs des jours de congé ou de RTT stockés sur un compte épargne temps (CET), assorti d'une exonération totale de charges salariales et patronales, pourrait également être ouvert. Cette nouvelle « niche » inciterait les entreprises à un versement d'argent auquel elles rechignent souvent. Pour les fonctionnaires, les heures supplémentaires seraient payées, « comme dans le privé », 125 % des heures normales et la monétisation des RTT serait également possible. Nicolas Sarkozy souhaite aussi une négociation pour régler le stock d'heures supplémentaires.

 - Indexation des loyers sur l'inflation et suppression de la caution :

La révision annuelle du loyer en cours de bail dans le parc privé sera désormais indexée sur l'indice des prix à la consommation et non plus sur l'indice de référence des loyers (IRL), composé, lui, à 60 % de l'indice des prix à la consommation, à 20 % de l'indice du coût de la construction (ICC) et à 20 % de l'indice des prix des travaux d'entretien et d'amélioration du logement. C'est une deuxième étape après la mise en place, depuis le 1er janvier 2006, de l'IRL, dont la vocation était, déjà, d'amortir les hausses de loyer, jusqu'alors indexées sur le seul ICC. Au deuxième trimestre de cette année, l'IRL a révisé les loyers de + 2,76 %, contre + 5,05 % selon l'indice du coût de la construction. Pour les quelque 6,5 millions de locataires du parc privé, l'économie avoisinerait actuellement 150 euros par an pour un loyer mensuel de 1.000 euros. Les propriétaires, en revanche, pourraient protester contre la perte de rentabilité de leur investissement. Nicolas Sarkozy veut aussi limiter le dépôt de garantie, lors de la location d'un logement, à un mois de loyer, et supprimer la caution en créant un système de mutualisation public. Ces mesures entreraient en vigueur dès le début 2008. 

- Dérogation aux 35 heures contre des augmentations de salaires :

Les entreprises pourront déroger aux accords de branche sur les 35 heures à condition d'octroyer des augmentations de salaires et sous réserve d'accord majoritaire. Dans les branches où il n'y aurait pas de négociations salariales, les allégements de charges seraient remis en cause.

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Pour commenter ces mesures et la prestation télévisuelle de Nicolas Sarkozy, je vous renvoie à l'édito de Nicolas Barré ce jour dans lefigaro.fr intitulé "Réformes, Acte II", dont voici la retranscription intégrale :

Avec Nicolas Sarkozy, une réforme en cache toujours une autre. Après avoir mis celle des régimes spéciaux de retraite sur de bons rails, il s’est attaqué hier à un autre tabou français, et pas des moindres, en annonçant la fin des 35 heures.

Loin de marquer une pause dans le rythme de son action, le président de la République a ainsi choisi au contraire de traiter pratiquement de front les deux dossiers sociaux les plus symboliques d’un modèle social français à bout de souffle depuis une génération. Deux dossiers qui, en quelque sorte, conditionnent tous les autres tant ils concentrent de passion.

Ainsi, l’acte II des réformes économiques et sociales est lancé. Aux partenaires sociaux qu’il recevra à l’Élysée à la mi-décembre, il ne propose rien moins que de fixer l’agenda social de l’année prochaine. Il sature le calendrier de rendez-vous lourds pour parler d’allégements de charges, de travail le dimanche, de retraite, de formation professionnelle, de contrat de travail, de représentativité des syndicats et l’on en passe. Parler, mais surtout agir, c’est-à-dire fixer les principes des réformes, tracer les lignes rouges, négocier le reste et légiférer si les acteurs sociaux ne parviennent pas à se mettre d’accord.

Quand d’autres auraient choisi de donner du temps au temps, il répond en substance que les réformes ont déjà trop attendu. On attendait le président de la République sur les gestes qu’il aurait pu faire pour doper immédiatement le pouvoir d’achat, il n’en a rien été. La ligne Fillon, celle d’une gestion rigoureuse de nos finances publiques, l’a heureusement emporté : « Il n’y a pas d’argent dans les caisses. »

Il a résisté à la tentation classique « d’ouvrir les vannes », péché français récurrent qui a plongé notre pays dans la situation que l’on connaît : trop de déficit, trop de dette, trop de dépenses publiques. Et, au bout du compte, pas assez de croissance. Les Français ne sont pas dupes : ce n’est pas en procédant à plus de redistribution – la France est déjà championne en la matière – que l’on résoudra durablement quoi que ce soit. Il est donc clair qu’il faut aller chercher ailleurs que dans des marges de manœuvre inexistantes les leviers de l’accroissement du pouvoir d’achat. Ailleurs, c’est-à-dire dans la libération de l’économie, dans le renforcement de la concurrence et, surtout, dans la sortie des 35 heures.

En parlant de revalorisation du travail plus que de pouvoir d’achat, piège dans lequel il s’était laissé enfermer, le chef de l’État a renoué avec la rhétorique qui lui avait réussi pendant la campagne électorale. Certes, il reconnaît qu’il y a « un problème de pouvoir d’achat ». Certes, il verse facilement dans le volontarisme – c’est sa tendance naturelle – en se faisant fort d’obtenir des baisses de prix dans les grands magasins.

Mais le cœur du message est ailleurs : sans croissance, c’est-à-dire sans quantité de travail supplémentaire dans l’économie, il est illusoire de prétendre augmenter le pouvoir d’achat. Les 35 heures avaient bridé l’évolution des salaires dans notre pays depuis la fin des années 1990, leur remise en question doit permettre de sortir d’une logique malthusienne du travail et des revenus. C’est un pari sur le travail et la croissance.

Nicolas Barré

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Et puisqu'il est ici question à la fois de finances et de Nicolas Sarkozy et que j'ai l'esprit mutin, au risque de mettre à mal la réputation de ce blog, je ne peux m'empêcher de vous livrer la dernière blague anti-sarkozyste rencontrée au détour d'un commentaire du blog de Christophe Barbier. J'avoue sans peine qu'elle m'a fait bien rire - d'autant que je ne crois pas une seconde au caractère plausible de la chute. Mais pour une fois, les détracteurs du Président se sont donnés du mal, et franchement, cela change.

La scène se passe dans une école française, aux Etats-Unis. L'institutrice présente à la classe un nouvel élève : Sakiro Suzuki. Le cours commence. L'institutrice :

- Bon, voyons qui maîtrise l'histoire de la culture franco-américaine. Qui a dit : "donnez moi la liberté ou la mort" ?

Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main :

- Patrick Henry, 1775, Ă  Philadelphie.

L'institutrice :

- Très bien Suzuki ! Et qui a dit : "l'état est le peuple, le peuple ne peut pas sombrer" ?

Suzuki lève la main :

- Abraham Lincoln, 1863, Ă  Washington.

L'institutrice :

- Excellent Suzuki ! Maintenant, qui a dit "Je vous ai compris" ?

Suzuki lève la main et dit :

- Charles de Gaulle !

L'institutrice regarde les élèves et dit :

- Honte à vous ! Suzuki est japonais et il connaît l'histoire française et américaine mieux que vous !

On entend alors une petite voix au fond de la classe :

- Allez tous vous faire f ..., connards de japonais !

- Qui a dit ça ? s'insurge l'institutrice.

Suzuki lève la main et sans attendre dit :

- Général Mc Arthur 1942 au canal de Panama, et Lee Iacocca en 1982 lors de l'assemblée générale de Général Motors.

Dans la classe plongée dans le silence, on entend un discret :

- Y'm'fait vomir ...

L'institutrice hurle :

- Qui a dit ça ?

Et Suzuki répond :

- Dominique de Villepin au Ministre de l'Intérieur pendant un dîner officiel à Paris en 2006.

Un des élèves se lève alors et crie :

- Pomp'moi l'gland !!!

Et Suzuki, sans sourciller :

- Bill Clinton à Monica Lewinsky en 1997 dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington.

Un autre élève lui hurle alors :

- Suzuki, espèce de merde !

Et Suzuki :

- Valentino Rossi, 2002 lors du Grand Prix moto en Afrique du Sud.

La salle tombe littéralement dans l'hystérie, l'institutrice perd connaissance, la porte s'ouvre et le directeur de l'école apparaît :

- Merde, je n'ai encore jamais vu un bordel pareil !

Et Suzuki :

- Jean-Claude Junker Ă  Bruxelles en examinant les finances de la France sous Sarkozy.

Damocles | il y a 5 jours | citations : 3

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