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Geert Wilders, conservative Dutch politician and provocateur, has become the latest projectile in the world’s most important culture war: the zero-sum conflict between civil society and traditional Islam. Wilders, who lives under perpetual armed guard due to death threats, recently released a 15 minute film entitled Fitna (”strife” in Arabic) over the internet. The film has been deemed offensive because it juxtaposes images of Muslim violence with passages from the Qur’an. Given that the perpetrators of such violence regularly cite these same passages as justification for their actions, merely depicting this connection in a film would seem uncontroversial. Controversial or not, one surely would expect politicians and journalists in every free society to strenuously defend Wilders’ right to make such a film. But then one would be living on another planet, a planet where people do not happily repudiate their most basic freedoms in the name of “religious sensitivity.”
“Dans certaines de ces petites villes, en Pennsylvanie, comme dans beaucoup de petites villes du Midwest, les emplois sont partis il y a vingt-cinq ans, et rien ne les a remplacés. Elles ont chuté sous le gouvernement Clinton et sous le gouvernement Bush. Les gouvernements successifs ont dit que ces villes allaient se régénérer, et cela ne s’est pas produit. Alors, il n’est pas surprenant que ces gens deviennent aigris, qu’ils s’accrochent aux armes, à la religion, ou bien à l’antipathie pour ceux qui ne sont pas comme eux, à des sentiments anti-immigrés ou anti-commerce, comme moyens d’expliquer leur frustration.”
Ces propos tenus par Barack Obama, lors d’une réunion privée de collecte de fonds, à Sans Francisco, le 6 avril dernier, ont été enregistrés par une participante, puis ont été publiés sur le site conservateur du Huffington Post (http://www.huffingtonpost.com/). La reportrice/rapporteuse Mayhill Fowler se dit “journaliste citoyenne”, se raconte au Los Angeles Times (http://www.latimes.com/) et affirme ne pas s’être cachée pour enregistrer le candidat, bien que la rencontre ait été “fermée à la presse”. Depuis, des enregistrements audio et vidéo ont essaimé largement sur Internet.
Tant John McCain qu’Hillary Clinton s’en sont emparés pour s’attaquer au candidat Obama. Pour certains, cette sortie d’Obama pourrait lui coûter l’investiture démocrate. Dans une semaine, les primaires auront lieu en Pennsylvanie et le temps est trop court pour réparer (si possible) les dommages, De plus, l’enjeu majeur pour les deux candidats démocrates consiste à convaincre les superdélégués qui, dans tous les cas de figure, décideront du choix du candidat-e démocrate puisqu’aucun des deux n’atteindra sans eux la majorité nécessaire.
Ainsi, autant le succès de Barack Obama que son éventuelle chute seront largement dus à l’utilisation de l’Internet et de la manière dont l’information désormais se construit à l’aide des différents médias en ligne. Une nouvelle fois, l’«affaire» démarre sur le net avant de se développer dans les médias plus traditionnels. Jusqu’au 6 avril, Barack Obama a largement bénéficié de sa parfaite maîtrise de ces nouveaux outils, y compris pour mobiliser et récolter des fonds. Avec le 6 avril, il a rejoint Nicolas Sarkozy et son «pauvre con».
PS: cet événement irait dans le sens de l’affirmation faite début mars par Samule Popkin, professeur de Sciences politiques et ancien consultant pour la campagne de Bill Clinton pour qui la campagne allait se jouer sur un coup de poker.
Vous avez sans doute entendu parler des déclarations de Barack Hussein Obama.
C’est ici. Le son est dégueulasse, lisez la transcription.
Pour les hommes pressés, voici ce qu’il dit :
“les pauvres gens se sentent délaissés au niveau économique et du coup se rattachent à la religion, à la violence ou à leur antipathie à des gens qui ne leur ressemblent pas ou à des sentiments racistes envers les clandestins.”
Mépris classique du peuple par les élites diront les françois. Le français y est habitué (dernier exemple en date, Lisbonne).
Aux USA, ça ne passe pas. Il faut lire les commentaires des américains, c’est très intéressant. Les gauchistes ont le même niveau de boboïsme que les français mais les US de droite sont vraiment de droite. Là , ça diffère de la France. C’est presque surprenant à nos yeux. Un exemple de commentaire :
Obama includes religion, along with guns, xenophobia, and bigotry as things that small town people cling to because they are bitter at their economic disadvantage.
He says this in private to wealthy San Fransisco donors, who probably feel the same way and did not consider it controversial.
His attempt to “unsay” it and claim that what he meant to say was some construct he obviously wished he had said was laughable.
There was nothing unclear about his original statement on April 6. He thinks religion is an anachronism that will disappear with prosperity.
While his supporters may “cling” to the hope that this will blow over, Obama is toast.
Americans will rightfully not elect a secular humanist or atheist as president.

De plus en plus de blogs lèvent des fonds de VC: Silicon Alley Insider cherche $2-3 millions, si nos sources sont exactes. Et PaidContent travaille à un deuxième tour de table (ils avaient déjà levè un peu moins d’$1million en 2006). Nous savons qu’ils tentent aussi de vendre leur société pour $15 millions ou plus.
Il y a un mois VentureBeat annonçait une levée de $320,000 . In 2007 Sugar Inc. ($10 millions), GigaOm ($1 million), Xconomy, Blogher ($3.5 millions) et The Huffington Post ($10 millions). Soit au moins $25 millions investis dans des blogs et des réseaux de blogs.
2006 fut une année plus moyenne. SeekingAlpha a levè un montant gard2 secret, B5Media ($2 millions), PaidContent ($1 million) Sugar Inc. ($5 millions) et GigaOm ($325,000). A peine $8.5 millions 1/3 des investissements de 2007.
Au cours des années précédentes il n’y avait pratiquement aucun investissement. Blogguer était alors un jeux d’enfants et les bloggers plaçaient des liens entre eux par pure amitié. Personne ne gagnait d’argent ou n’attirait une vraie attention (sauf des premières exceptions comme Gizmodo et Engadget)
Ces temps sont dépassés; les bloggers veulent un salaire et un vrai! avec bénéfices et des parts de la société.
Et il ne suffit plus d’écrire du bon contenu. Il faut dorénavant saisir la mécanique complexe entre blogs et grands médias et savoir qui est avec qui. Il vous faut le support, via des liens, des bloggers les plus influents. Un lien puissant peut vous emmener jusqu’au sommet de Techmeme qui amènera un grand nombre de pages lues et attirera l’attention des sponsors. Les enjeux ne sont plus les mêmes et la blogosphere est devenue une vraie arène ou le combat fait rage.
Ce combat est à mon avis nécessaire. Battez vous dur et proprement. Ne délaissez aucune piste et n’acceptez aucun compromis émotionnel, ceux qui ne sont pas prêts au combat resteront aux frontières de la blogosphère
Je décrirais la blogosphère, aujourd’hui, comme une sorte de Zone “No man’s land” sans Sheriff. Vous pouvez faire ce que vous voulez mais les plus politiciens tiennent la corde. Tous les autres sont noyés dans un chaos virtuel, luttant pour un peu d’attention ou demandant poliment si ils peuvent rejoindre la cour des grands.
Et ceux sont ces grands qui désormais commencent à lever des fonds et développent leur business. Ils ont soudain beaucoup plus à perdre. Les liens deviennent un élément clef, une sorte de capital politique qui doit être géré intelligemment. Un mauvais lien placé au mauvais moment et vous le regretterez. Quand vous commencerez à voir en les autres bloggers, que vous admiriez autrefois, des concurrents, vous commencerez à placer des liens différemment.
Les nouveaux bloggers sont en quête de ces précieux liens; Si vous êtes un “blogger moyen” les gros voudront votre soutien et vos liens également. Si vous jouez le jeu, votre trafic peut monter très rapidement. Mais si vous choisissez le mauvais blog, vous pouvez chuter très vite aussi.
Quand je découvre un blog prometteur, je luis envoie des liens régulièrement (comme l’ont fait pour moi au debut Winer, Scoble, Jarvis et Rubel). Le but est de les aider à atteindre le plus rapidement une position d’influence. Au cours de l’année dernière par exemple, j’ai encouragé, via des liens, Silicon Alley Insider, CenterNetworks , LouisGray et Mathew Ingram,. Ces bloggers ne sont pas toujours d’accord avec moi mais quand ils parlent, je les écoute car ils le font intelligemment et ont des choses à dire. Ces “jeunes” n’ont pas encore atteint les sphères de la politique et lient facilement vers tout et n’importe quoi. Ils ont une place importante dans cet écosystème en publiant des liens vers des sites qu’ils pensent intéressants.
Ce que je veux dire c’est qu’en fin de compte ce nouveau flux d’argent qui pénétrè la blogosphere perturbe l’ordre émotionnel en place. Les bloggers avec de l’argent, des employés et un conseil d’administrations sont désormais contraints de changer et de faire de la politique quitte à en oublier ce qu’ils font le mieux: se battre au cœur de la blogosphère. Modifier le ton d’un billet, n’offenser tel ou tel…s’attirer l’attention de tel publicitaire qui permettra de financer les dépenses, etc..etc…. Les investisseurs veulent des résultats rapides mais choisissent t-ils les bonnes personnes pour faire avancer un business?
Pour la plupart, je pense donc que cet argent est gâché.
Si un VC vous donne de l’argent ce n’est pas pour attendre pendant 20 ans que vous vous bâtissiez un joli petit business personnel. Ils veulent pouvoir voir une porte de sortie probable, dans les 10 fois le montant de leur investissement et dans les 4 années à suivre. Mais il semble que peu de réseaux de blogs seront capables de maintenir une telle croissance. Même quand un nouveau talent apparaît dans un secteur, ce même secteur est déjà bien embouteillé, ou le sera, par des poids lourds avec des milliers de pages lues et beaucoup de dollars de la publicité.
A un moment donné, il est évident que le seul moyen pour obtenir une évaluation massive sera, pour les plus talentueux, de s’associer et de créer une société à parts égales qui fournira les raisons nécessaires pour travailler toute la nuit sur le prochaine gros Buzz. L’idée serait d’investir dans un blog déjà solide et de le transformer en une entité impressionnante capable de dépasser, par exemple, les $200 millions de revenus par an de CNET
Cela arrivera sans doute. Mais si vous, simple bloggers vous réussissez à lever $3-5 millions, vous vous mettez en sérieux danger et vous fermez la porte à ce type d’alliance évoqué plus haut. Vous serez alors dans l’obligation de vous battre pour percevoir le soutien des réseaux publicitaires et gérer un difficile business.
Ce que je rêve de voir c’est l’équivalent de la DreamTeam de BasketBall de 1992 aux jeux Olympiques. Une équipe des meilleurs bloggers qui pourrait en moins d’un an effacer un concurrent comme CNET puis s’attaquer à des proies plus grosses.
Cette idée m’a toujours convaincu que le temps n’est pas à la recherche d’investisseurs. Je crois que nous sommes capables de faire partie d’une telle “Dream team”.
Réfléchissez donc bien à deux fois avant de chercher l’argent d’investisseurs. Vous risquez de vous fermez plus de portes que vous ne le pensez.
Note d’Ouriel: Ce billet sera un peu difficile à digéré de l’autre côté de l’atlantique car ici en France aucun blog ou réseau de blog n’a réussi à levé de l’argent ou peu même souhaité levé de l’argent. Et pour une raison simple: l’absence de taille critique qui rend difficile la monétisation. Aux Etats Unis si vous êtes connus vous pouvez atteindre rapidement plusieurs millions de visiteurs uniques avec un minimum de ressources rendant l’affaire peut être un jour profitable et faisant ainsi du blog une belle cible de rachat. Ceci dit vous observerez que même aux Etats Unis aucun réseau de blog à part Weblogs inc n’a été racheté. Il y a bien eu récemment TreeHugger mais il s’agissait plus d’un portail sur l’écologie que d’un blog.
En France il est tout à fait possible de vivre de son blog à plein temps à condition d’avoir beaucoup d’audience et un rythme de publication important. Quelques personnes autour de moi se sont récemment lancés et je les salue au passage. Mais de là à lever des fonds je pense que ce n’est ni indispensable ni justifiable. On peut très décemment gagner sa vie (attention seuls quelques heureux élus y parviendront) mais je vois mal un blog français se faire racheter plusieurs millions et de fait intéresser un groupe d’investisseurs.
Certains en Europe ont tenté de monter un réseau de blog et même de lever des fonds. Ce fut le cas de BlogNation qui a disparu aussi vite qu’il est arrivé laissant une sacrée ardoise d’impayé derrière lui, mais aussi de MyKinda récemment disparu. On voit aussi en France notamment certains sites comme Mediapart vouloir levé de l’argent depuis le premier jour pour donner naissance à un média nouvel génération, Je suis sceptique sur la démarche d’aller chercher du financement avant même d’avoir trouvé sa légitimité et prouver sa capacité à attirer une audience large et fidèle.
Tout une partie du billet de Michael est dédié aussi à l’évolution des relations entre bloggeurs et leurs relations. Je ne souscris pas tout à fait au point de vue de Michael qui a soulevé une lourde discussion sur la blogosphère. Mais je suis d’accord sur deux points: quand je vois un bon blog (un bon billet) je n’hésite pas à placer un lien ou même parfois à faire un billet dédié (ce fut le cas ici et là ), Je suis aussi d’accord pour dire qu’il existe dans la blogosphère une logique très particulière souvent ignorée des médias ou des startups qui s’en approche au tout début. Les bloggeurs parlent entre eux beaucoup, s’échangent des conseils (c’est ce que j’observe) des tuyaux sur des informations, des contacts, des idées. Mais aussi s’unissent ou s’attaquent. Il existe parfois des clans et mêmes des ennemis. Cela est il important à comprendre et à savoir? Oui si vous envisagez comme marque ou comme société de développer une stratégie de communication avec les bloggeurs.
Cet écosystème évolue sans vraiment se structurer. Il existe encore (et peut être toujours) un “no man’s land” qui fait la force et la faiblesse de la blogosphère et ces absences de conventions rendent complexe son appréhension. J’ai personnellement mis un peu de temps avant de réaliser qui était qui et qui faisait quoi surtout aux Etats Unis où las bas les blogs deviennent une industrie plus encore qu’en France.
Je n’ai qu’un souhait c’est que la voix de la blogosphère ne soit pas compromise par ce nouveau contexte économique qui va s’accentuer avec le temps.
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Tags: blogs, bloggeurs, internet, blogosphère
Je sais je me répète mais je le redis quand même: l’ère des téléchargements de musique payante touche à sa fin. (malgré la hausse des ventes de musique en ligne)
Qtrax qui a signé avec les quatre grands labels (EMI, SonyBMG, Universal Music Group and Warner Music Group) a été lancé hier avec 25 millions de morceaux (comparé aux 3 millions d’Amazon et 6 millions pour iTunes)
Ce n’est pas le site le plus esthétique, les morceaux téléchargés ne sont pas compatibles avec l’iPod et doivent être lus via un lecteur de la plateforme SongBird et des publicités apparaissent durant la lecture. Le service n’est compatible pour l’instant qu’avec windows. Pas de version Mac. Et le service risque de tomber régulièrement avec toute l’attention qu’il suscite.
Pour la plupart des gens, bittorrent et les moteurs de recherche de musique sont suffisant pour télécharger de la musique illégalement. de plus des services comme Imeem et Last.fm offre de la musique à la demande avec de la publicité; la compétition est donc bien présente pour Qtrax.
Mais la tendance est claire, les labels abandonnent les DRM et sont prêts à expérimenter des téléchargements avec de la publicité intégrée. Quand ils abandonneront ce modèle de publicité et comprendront que la musique enregistrée n’est qu’un aspect collatéral d’autres formes de revenus comme les concerts Live, nous aurons vraiment avancé. Mais il faudra sans doute qu’un des gros labels fasse faillite avant, pour que tout le monde comprenne.
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La blogosphère s'est embrasée après que le Huffington Post ait révélé que le New York Times venait de confier une tribune régulière à Bill Kristol, une icône du mouvement néo-conservateur, qui a conduit les Etats-Unis vers la guerre en Irak.
"J'ai été flatté de voir les pontes de la blogosphère s'enflammer ainsi", a réagi Kristol dans une interview à Politico.com lorsque les blogueurs ont menacé d'annuler leur abonnement au Times. En tête de ce mouvement, Richard Bell, l'un des contributeurs de DailyKos, pour qui Kristol n'est rien moins qu'un criminel de guerre : "envoyons au Times le seul message que toutes les entreprises peuvent comprendre : cessons d'acheter le torchon."
Andy Rosenthal, responsable des pages "opinion" du New York Times, a défendu la décision d'engager Kristol, arguant que la droite n'y était pas assez représentée parmi les éditorialistes du journal. Mais la controverse se nourrit aussi de la proximité de Rosenthal et de Kristol, dont les pères étaient de proches amis. De surcroît, Kristol bénéficie, au Times, d'un traitement de faveur. Il reste libre de travailler pour les médias conservateurs Fox News et le Weekly Standard, alors que la coutume veut que les éditorialistes du Times renoncent à leurs autres colonnes.
Un malheur n'arrivant jamais seul, les premiers articles de Bill Kristol sont entachés d'erreurs. Dans "President Mike Huckabee ?", il a mal attribué une citation. Sa deuxième tribune, intitulée "The Democrats' Fairy Tale", a déjà été durement contredite dans un éditorial publié le lendemain.
Le médiateur du New York Times Clark Hoyt déplore les erreurs factuelles commises par le nouvel éditorialiste. Mais il rappelle que William Safire, un intime de Nixon, créa autant de controverse en 1972, à ses débuts pour le Times, dont il est devenu un éditorialiste respecté jusqu'à son départ, en 2006.
Billet posté sur Liberation.fr
"Mac is back !" Le sénateur de l'Arizona John McCain a remporté hier la primaire républicaine du New Hampshire, conformément aux pronostics des sondeurs, avec 6 confortables points d'avance sur Mitt Romney. Il est célébré sur toute la Toile comme le grand vainqueur de cette élection. C'est à peine si l'on voit poindre, sur quelques blogs conservateurs, quelques analyses contradictoires : et si McCain était au contraire le perdant de la soirée ? Son compte de délégués (10) accuse encore un net retard sur Romney (30 délégués) et Huckabee (21 délégués), et la curiosité médiatique qu'il a suscitée entre les caucus de l'Iowa et la primaire du New Hampshire va passer.
Côté démocrate, la victoire d'Hillary est en revanche une surprise. "Sale nuit pour les sondeurs", écrit Adriana Huffington : la veille, CNN donnait 9 points d'avance à Obama, et USA Today/Gallup 13 points. Pour la star de la blogosphère libérale, c'est toujours "le changement" qui est gagnant : en passant par la colère et les larmes, Hillary Clinton aura été contrainte d'abandonner la "bulle" dans laquelle son stratège Mark Penn entendait la préserver.
Comment la victoire a-t-elle pu échapper à Barack Obama ? John Nichols se demande, sur le blog de The Nation, si le résultat inattendu du scrutin d'hier n'illustre pas ce qu'il appelle le "Bradley Effect" : en 1982, le maire noir de Los Angeles Tom Bradley avait connu un pareil retournement du sort le jour de l'élection du gouverneur de l'Etat de Californie, qu'il devait pourtant remporter avec 50 000 voix d'avance. Le même scenario s'est reproduit en 1989 en Virginie, au préjudice du démocrate Doug Wilder, et en 1990 au cours d'une élection sénatoriale en Caroline du Nord. Pourquoi le "Bradley Effect" ne s'est-il pas manifesté dans l'Iowa ? Parce que le scrutin s'est fait à main levée, suggère John Nichols, et qu'il est plus difficile de désavouer publiquement un candidat du fait de sa couleur...
La défaite est amère ; le site satirique ScrappleFace rapporte que des rumeurs de fraude et de mauvais fonctionnement des machines à voter circulent déjà au sein du Comité démocrate national (DNC). Cela ne vous rappelle rien ?
Davos 2008 will be my 8th World Economic Forum Annual Meeting in a row (thanks for inviting me!), I was invited as a Young Global Leader, then launched their World Economic Forum blog in April 2004 and been helping them since then, Matthias Luefkens has also been helping us so much with LeWeb3 as a panelist. I have been podcasting tens of entries in the last years in video and audio, as well as blogging it, see my summary post for 2007, for 2006 and for 2005.
This year is the first time there will be so many bloggers invited, I do not know exactly how many, but I know that both Michael Arrington and Robert Scoble are joining which is great news. The World Economic Forum has been very good inviting Web 2.0 speakers every year (for example they had Mark Zuckerberg speak last year before there was so much buzz around Facebook) but very few bloggers actually went but it's changing and it's good (Dave and Joi Ito went years ago, Arianna Huffington last year with Jeff Jarvis...).
As every year, the World Economic Forum puts lots of efforts spreading the amazing content discussed during the week on the web on its site and also using web2.0 tools. Highlights of this year are the Davos Conversation page where I will be contributing with other bloggers and media and more original the YouTube Davos Question ("What one thing do you think that countries, companies or individuals must do to make the world a better place in 2008?"), look for many Seesmic posts too, and I will get questions from Seesmic to the participants. The World Economic Forum also started twittering.
The World Economic Forum also hosts an Open Forum that everybody can join. This year I will be the moderator of a session on Virtual Worlds with Reid Hoffman, Philip Rosedale, and Joseph Weizenbaum. Here are a few questions we will cover and te context. " Tools such as Second Life are new ways of extending life to the virtual space, for example, allowing us to attend Wimbledon while standing next to one of the players or living out our social desires anonymously without restraints or risk of sanctions. More and more people are turning to virtual reality to establish who they are, what they know, who they interact with and how. This will influence how society is structured in the future and how real or fictive this virtuality will be."
-In the context of the virtual worlds we are creating, what is the difference between fiction and reality?
-with the ease of access to these virtual worlds, how do different generations react?
-How does this world of immediate access, limitless social skills and unrestrained behaviour influence our moral framework?
-should the focus be on the technological or human side of progress?
I will also moderate a session within the World Economic Forum summit (private but we will probably make it available online in one way or another): Add a Friend: Accept or Decline
While the hype around life in virtual worlds has somewhat subsided, they still hold the promise of what might come next in terms of interfaces and new networking tools. Is Second Life, like the other social networking sites that appeared before Facebook, ahead of its time? How can virtual worlds be used beyond socializing as a tool for content creation, testing new concepts, and relationship and brand building?
· Danah Boyd**, Researcher
· George F. Colony**, Chairman of the Board and Chief Executive
Officer, Forrester Research, USA
· Mitchell Kapor**, President, Kapor Enterprises, USA
· Fernando Madeira*, Chief Executive Officer, Terra Latin America,
Brazil; Young Global Leader
· Donald Tapscott*, Chief Executive Officer, New Paradigm Learning
Corporation, Canada