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Juan m'a confié cette chaïne, je ne sais pas trop pourquoi. J'y réponds:
Mon fond de teint : néant
Un mascara : idem
Une crème de jour : pas besoin
Une marque de produits : Ă faire soi-mĂŞme
Ma marque fétiche de maquillage : Chanel
Un produit must : le béton armé
Mon magazine fétiche : Vogue
Tu pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max, sans protection solaire ni rasoir) : un couteau suisse
La femme que tu admires pour sa beauté : Scarlett Johansson
La femme dont tu envies le look : envier n'est pas le mot
Je me damnerais pour : rien au monde
Que signifie pour toi la féminité : la possibilité d'une île
Un dernier mot : encore
Ton adresse blog fashion/beauté préférée :...
Maintenant je passe le relais aux filles: Céleste, Ellie, Fanette, Fiso, Irène, Mip, Otir, Séverine et Stéphanie.
Commençons le mois en saluant ceux qui m'apportent du trafic. Allez hop, je vais citer les 20 premiers:
Intox2007: il est épatant
Jegpol: il est gouleyant
Cratyle: il est analysant
Monolecte: elle est décapante
Abadinte: il est militant
Paris9ème: il est contrariant!
Calédosphère: il est dépaysant
Celestissima: elle est compatissante
Julien Toledano: il est podcastisant
Irène Delse: elle est félinisante
Peuples: il est vigilant
Farid Taha: il est modemisant
Zgur: il est intriguant
Champignac: il est pointillantFalconhill: il est ohèmisant
Sarkofrance: il est persévérant
Pire racaille: il est cassant
Martin P.: il est moscovicisant
Equilibre précaire: il est précarisant
Fanette: elle est réconfortante
Un petit coup d'oeil au classement wikio. Je suis 63ème au général (10eme dans la catégorie divers). Une petite baisse, mais je m'étonne toujours d'être dans le Top100.
Entre parenthèse, c'est très hasardeux de se maintenir dans un tel classement. Par exemple, Crise dans les médias doit lutter contre des mastodontes comme Morandini, le Chauffeur de buzz ou Jean Véronis. Et je ne parle pas des 35 blogs technos qui squattent les 50 premières places. Pas facile d'exister!
1. Suivez des blogs et commentez-les
2. Publiez des billets avec des infos solides et un titre avec des mots clés bien choisis (lire Irène Delse et son billet sur la tapisserie de Bayeux)
3. Ecrivez un billet polémique, en prenant clairement parti et énervez-vous comme Jegoun!
4. Ajoutez l'URL de votre blog Ă la signature de vos e-mails
5. Lisez et citez d'autres blogs, parce qu'ils sont bons, pas en pensant qu'ils peuvent vous citer
6. Publiez plus de billets
7. La communauté: intégrez une communauté de blogueur, rencontrez des blogueurs et soyez attentif à la communauté de vos lecteurs
8. Republiez vos articles sur d'autres sites: Agoravox, Le Post, Cozop, Bellaciao, etc.
9. Inscrivez-vous sur twitter
(D'autres conseils ici, en anglais)
Ceux qui suivent ont appris que j'allais créer un rubrique 3615 MY LIFE dans ce blog, histoire de faire le lien entre la chose politique et la vie de tous les jours avec ironie, moquerie et réflexions intenses capable de faire bouger les lignes. Voici donc le premier billet, cela fera plaisir à Irène Delse qui a écrit ceci : je veux la rubrique My life, sinon c'est pas un vrai blogue ;-) Et en plus ça pourra parler de chat , de musclor, de travail , d'entreprise, de gens croisés dans la rue et autre. Ca m'encouragera peut être à prendre des photos de choses et d'individus remarquables.
Il y a un peu plus de trois mois, j'ai donc commencé à un CDD a temps partiel comme consultant internet . J'ai donc pu cumuler les indemnités chômage et le salaire à temps partiel. Cela m'a donné 10% de revenus en plus en travaillant plus. Sarkozy n'est responsable de rien dans cette situation : ce cumul temps partiel/ chômage existe depuis quelques années déjà . D'ailleurs ça explique et permet l'augmentation du nombre des salariés précaires entre chômage et CDDà temps partiel. Pour eux c'est du subit, là pour moi c'était un choix.
Cela se faisait avec des amis, et de toutes façons le job était temporaire et ne nécessitait que 2 ou 3 jours de travail par semaine. Soit chez eux, soit chez moi, et à ce à n'importe quelle heure de la journée. Il ne me fallait qu'une connexion internet et mon powebook pour travailler. Je pouvais même y aller à pied , en bus ou en métro. Aller travailler à pied, c'est un luxe ! Cela permet de prendre son temps, de respirer ( sauf quand c'est trop pollué), de voir des gens sympas dans la rue. Ca permet de ne pas subir le stress des transports en commun.
Le CDD s'est terminé, j'ai vais toucher mon solde de tout compte, et grâce à ce job, j'ai pu obtenir un autre CDD , cette fois-ci de 15 jours dans un média en ligne. Il s'agit de les aider à finir leur installation réseau dans un environnement à 95% composés de Mac: c'est un délice. Et j'y ai retrouvé un comploteur que je connaissait depuis quelques années: C'est bien non ?
Et je reprend un petit et bref contact avec le monde de la presse que j'ai connu de 1993 a 1998. Voui, les gens, il m'est arriver d'écrire des articles dans la presse spécialisée et même de travailler sur un projet où l'investigation était la mise.A cette époque là , on se connectait à Internet via des modems qui faisaient crriiiiiiiikouiiiiiiiiikrrraaaaaaaaaaayéééééééééééééééééiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii avant de se connecter péniblement a 33 Kbits/sec soit 3 ko/seconde.
Hier, on nous à installé la fibre optique Free avec un débit de 100 Mbit/sec soit 8000 Ko/seconde. Ici le débit est moindre par ce que j'étais connecté en WIFI MIMO.
J'ai chez moi de l'ADSL2+ à 15 Mbits. En 1995 j'avais 48 modems connectés sur une ligne à 2 Mbits/sec. Et les abonnés passaient déjà beaucoup de temps à télécharger des images et vidéo de cul. Je travaillais à Saint-Mandé dans le 94, petit Neuilly à l'est parisien et ça nous faisait rire. On se disait souvent que le temps s'était arrêté à la mort de Pompidou dans cette ville. Pourtant, le premier ministre s'appelait Lionel Jospin, les princesses ne finissaient pas dans une charrette place de la (révolution) concorde mais sous les ponts. A cette époque là j'allais aussi travailler à pied: j'aime ce luxe! Je pouvais même rentrer le midi chez moi pour faire une sieste dans mon hamac à 500m du bois de vincennes et en terrasse.
Me voilà donc revenu dans une entreprise et comble du vice , je peux aller travailler à pied en vélo ou en bus. C'est par contre plus compliqué en Métro, ça fait 2 changements. Le CDD se termine mercredi. Mais cela m'aura permis de redécouvrir les joies du bus le matin , avec les vielles qui vous dévisagent, puent et vous font chier pour prendre la place que vous occupez ( et qui n'est pas réservé) par ce que "gniiiii je veux pas aller au fond du bus". Effrayé par l'odeur méphitique de la chose, vous abandonnez vite le siège et partez au fond du bus 86. Et que découvre-t-on là ? Deux jeunes garçons colorés en train de jouer avec leur console PSP et ce en silence. Je suppose que Mamy-pas-Nova devait avoir peur des consoles de jeux faisant des bruits de crrriiii-criiii qui salopent son sonotone... Hélas non, une de ses congénères grognait, serrait les dents. Ce n'est pas la PSP qui les dérangeait. Un grand monsieur tout noir venait de rentrer dans le bus. Les viokes, c'est raciste. C'est là que j'ai eu ma révélation du matin, le Bus 86 part de Saint-Mandé, repaire de viokes bourgeois réactionnaires. Véritable extension du zoo de Vincennes on y trouve des magasins vendant des fringues très 70's, mais plutôt coté Inspecteur Derrick que modasse du 2e.
Le bus 86 démarre donc chargé à bloc de viokes à collier de perles, châle et comportement odieux. Finalement, si jamais le CDD est prolongé par quelque chose, je prendrai le VTT ou le 57 qui passe devant chez moi, mais me dépose plus loin, et part de la porte de Bagnolet: On a moins de risque de se casser la tronche en glissant sur une perle, et il y a moins de grognements et de regards méchant de viokes. J'ai réussi à en prendre une en photo, là à gauche. Avouez que ça fait peur.
Et entre temps, je me suis offert un Macbook noir ( et oui, je n'ai rien contre les Noirs, je dis ça pour une conne qui a posté un étron de taille chez AJM)... et j'ai revendu G5 et bientôt le powerbook.... le Core 2 Duo ça patate , et ça permet de traiter les .mp3 en temps réel: vive le e-mixing et à bas les vinyls qui pèsent trop lourd.
Pendant ce temps l'ANPE me propose un poste de consultant MOA dans la banque, mais oublie que je n'ai aucune compétence en terme de métiers bancaires.. Pfff, les pauvres leur SI ne peut pas qualifier proprement les demandeurs d'emploi.
Une chaĂ®ne comme il s'en produit souvent sur les blogs. Le règlement:Â
* Mettre le lien de la personne qui vous tague
* Mettre les règlements sur votre blog
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-mĂŞme
* Taguer six personnes Ă la fin de votre billet en mettant leurs liens
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées
J'ai été relancé par Marc. Donc, les six choses:
1. J'achète toujours deux paires de chaussures à la fois
2. J'écris sur de petits carnets
3. J'ai les yeux verts (et pas marron)
4. J'achète trop souvent Le Monde
5. Je porte montre Casio
6. J'ai un compte sur Basecamp
Je transmets le truc à Irène, Céleste, Abadinte, Donatien, Martin, Julien, sauf l'ils l'ont déjà fait.
Autant je peux souvent lire Versac, trouver que ses idées, ses opinions et ses réflexions sont intéressantes, souvent pleines de bon sens, libres et sans compromission, autant cette fois j’ai trouvez que le blogueur star du Web politique était de mauvaise fois et navrant dans sa diatribe anti-Plenel.
Il est clair que l’ex-directeur de la rédaction du Monde ne s’est jamais caché de faire de son nom et de sa personne une marque prestigieuse de la presse Française. Avec un peu de psychologie de comptoir, je pense clairement qu’il aimerait, à la manière de Sartre, d’Hubert Beuve-Méry ou de Françoise Giroud marquer de son empreinte l’édition et le journalisme contemporain. Mais je trouve que les accusations de Versac sont à la fois démesurées et limites diffamatoires.
Le sujet de la “colère” du blogueur est la réaction de Plenel à la plainte du groupe Media-participations qui accuse le journal “participatif” MediaPart.fr de détournement de marque.
Monsieur Plenel, il existe quelque chose de simple, en droit, c’est la propriété intellectuelle. Le fait, quand on lance un tel projet, avec l’ambition que vous affichez, de ne pas vérifier que votre marque n’entre pas en conflit avec d’autres existantes s’appelle de la négligence, voire de l’incompétence grave.
Je répondrais à Monsieur Versac qu’il me semble que Mediapart n’est qu’un nom de code (du moins au début ça l’était) pour le projet lancé et porté par Plenel et quelques autres journalistes. Je comprends très facilement et ce blogueur devrait également l’entendre, que l’on puisse faire abstraction de démarches lourdes pour enregistrer une marque utilisée juste quelques mois. L’objectif avoué en utilisant ce “code” était à la fois de faire monter la sauce (communiquer sur le projet) en affichant une site qui bouge et également de mettre, avant le lancement du média, une dose non négligeable de participatif. Est-ce une telle erreur de ne pas avoir joué le jeu du droit, de la propriété, de ne pas avoir consulté un cabinet de consultants à 300€ de l’heure pour protéger un pré-site web ?
Bien entendu Versac a raison malgré cela, lorsqu’il indique que la propriété intellectuelle est là pour protéger, mais il faut avouer, pour sa défense, que Plenel a de quoi “péter un câble” lorsqu’il reçoit une assignation et une demande de condamnation de 90 000 € alors même que le site n’a pas vu le jour. Versac devrait également être plus mesuré dans ses propos. Celui qui oeuvre dans la communication devrait être en mesure de comprendre que la victimisation dont fait preuve Plenel est également là être une arme en vu d’une éventuelle négociation avec le groupe Media-participations.
Bref, je comprends donc très facilement, même si c’est critiquable, que Plenel s’offusque, se livre à une diatribe démesurée sur le petit contre le gros, la souris contre le matou vorace puisqu’il prend un attaque de front. Cette absence d’attaque rend bien plus incompréhensible la sévérité, la démesure de Versac vis à vis de Plenel.
Enfin, pour information, je répondrais à cette remarque de Versac concernant l’accusation de Plenel sur les connivences entre l’Eglise (limite intégriste) et le groupe Média-Participations (Fleurus, Edifa, KTO).
Tous les arguments sont sortis, tous les qualificatifs aussi, les plus grossiers, les plus mensongers. (…)
Ainsi, selon la belle histoire de Plenel, nous arions d’un côté de méchants capitalistes sans intérêt pour l’information, prédateurs, ignobles massacreurs de l’information libre (ce sont des curés de droite, pensez-vous) (…)
C’est vrai, Versac le note, que les engagements religieux n’ont rien à voir avec le droit de la Propriété Intellectuelle, mais il est vrai que les fondateurs et dirigeant du groupe sont clairement des curetons de droite…
Récemment, Martin faisait remarquer ici même à un autre blogueur qu'il se contredisait de façon flagrante:
"Accuser les autres de suffisance et faire dans le snobisme dans le même temps, ce n'est pas tenable, ainsi que le démontrait ton commentaire sur ton blog. Une antiphrase involontaire: en gros "il ne faut pas distribuer les bons points, d'ailleurs j'ai essayé d'élever le débat, moi, alors que mon contradicteur était insuffisant"."
Bien vu, Martin. Mais pourquoi n'aurait-on pas le droit de se contredire?
Baudelaire considérait qu'il faudrait ajouter aux droits de l’homme celui de se contredire et celui de claquer la porte.
Vaut-il mieux se contredire ou se répéter?
Le sociologue Bernard Lahire explique que les individus ont des goûts et des habitudes contradictoires. (voir La Culture des individus). Par exemple, le philosophe Wittgenstein aimait la logique pure et les westerns de série B. On peut lire Marguerite Duras et gueuler devant un match de rugby. Lire Saint Augustin et Voici.
Les contradictions ne sont-elles pas une source d'harmonie?
Sacré poissard!
Je ne parle pas de Terry
Gilliam, bien qu'il semble qu'il se traîne une scoumoune plus grande que
les deux tours du WTC réunies, mais bien de Jacques Attali qui a planché sur un
rapport sur la libération de la croissance
pendant des semaines et qui
se retrouve à le publier pile-poil au moment où le château de cartes de la
spéculation mondiale commence à s'effondrer avec la précision mécanique d'une
exhibition de dominos.
Comme d'habitude, alors que le pavé n'est jeté dans la mare que depuis 24 heures, il y a des experts tout pleins de certitudes pour nous expliquer les bienfaits ou les tords du pensum attalien en long, en large et en travers. En gros, la ligne de démarcation elle-même est instructive, avec les gros libéraux qui frétillent, les gauchos qui couinent et les médias qui sont tout contents de pouvoir nourrir la bête à papiers à peu de frais.
Ceci n’est ni un rapport, ni une étude, mais un mode d’emploi pour des réformes urgentes et fondatrices. Il n’est ni partisan, ni bipartisan : il est non partisan.
Ben voilà , dès la première phrase, Attali envoie le bois : on lui a commandé un rapport, mais on ne sait trop pourquoi, il finit par livrer un mode d'emploi. Et pas n'importe quel mode d'emploi, celui de la Machine France que son commanditaire vient de recevoir, encore toute chaude et toute vibrante dans ses petites pattes et qui, effectivement, a l'air parfois bien emmerdé pour la faire marcher comme il l'entend.
En fait, la France, c'est pas compliqué, c'est comme le dernier robot
ménager qu'à reçu belle-maman à Noël : avant toute chose, il faut commencer par
read the fucking manuel
!
Soit 245 pageounettes Ă s'enfiler avec le sourire.
Comparez avec le TCE : rien Ă voir! Que du bonheur!
Donc Attali sait comment faire fonctionner la France comme une belle petite mécanique bien huilée.
Il [le rapport] part d’un diagnostic de l’état du monde et de la France : de ce qu’il faut changer, de ce qui peut l’être, et de la façon de mettre en œuvre la réforme. Avec une double conviction : d’une part, les Français ont les moyens de retrouver la voie d’une croissance forte, financièrement saine, socialement juste et écologiquement positive. D’autre part, tout ce qui ne sera pas entrepris dès maintenant ne pourra bientôt plus l’être.
Personnellement, j'adore cette phrase! Si, si, vraiment. En 245 pages, Jacques ne lâche pas qu'une notice d'utilisation hachement pointue et efficace, non, il te fourgue en passant un puissant diagnostic de l'état du monde et de la France... Il ne te livre pas qu'un minable petit rapport de plus, à ranger sur la pile gigantesque des rapports à la noc qui coûtent un œil et servent essentiellement à régler les notes de frais de leurs auteurs, non, Attali a fait ce que nous attendions tous : il nous livre le Reader Digest du projet de société! Avec une analyse du monde en intro... rien que ça!
Et un avertissement offert par la maison : tout ce qui ne sera pas
entrepris dès maintenant ne pourra bientôt plus l'être
! Ha bon! Pourquoi
donc? On n'en saura pas plus. Irma Attali a dit qu'il fallait se magner le
train pour appliquer son plan vachement balaise et puis c'est tout. Peut-ĂŞtre
aussi qu'il avait vu arriver le déballonnement de la grosse baudruche
spéculative qui rendrait franchement risible tout ce qu'il allait rédiger
patiemment par la suite... Comme quoi, on ne peut pas se planter sur tout.
Bref, contrairement à la notice de montage de ma commode Ikéa, le mode d'emploi
Attali est périssable.
Le préalable au montage du mikado de la réforme, c'est l'analyse du monde par l'auteur. Cela permet de remettre en perspective l'ensemble de son œuvre.
Là , c'est tellement beau, qu'on dirait du Mozart. Attali, c'est le mec deux en un : il commence par t'expliquer que la croissance, c'est un peu du bidon qui ne mesure pas vraiment les petites choses annexes comme les désastres, dérèglements divers, gaspillage et inégalités frappantes... des petits détails, quoi, mais il se rattrape ensuite juste en t'expliquant qu'on n'a pas trouvé mieux pour mesurer la richesse et comparer les performances des pays.Mesurée strictement par le PIB, la croissance est un concept partiel pour décrire la réalité du monde : en particulier, il n’intègre pas les désordres de la mondialisation, les injustices et les gaspillages, le réchauffement climatique, les désastres écologiques, l’épuisement des ressources naturelles… La croissance de la production, cependant, est la seule mesure opérationnelle de la richesse et du niveau de vie disponible, permettant de comparer les performances des différents pays.
Donc, la croissance, c'est de la merde théorique, mais c'est tellement
pratique pour mesurer des trucs qu'on ne définit pas et qui permettent, in
fine, de se gargariser dans de jolis rapports notices d'utilisation modes
d'emploi projets de ma société à moi et mes potes!
Quelle richesse? Quelle performance? Pour qui? Et surtout pour quoi?
Le monde est emporté par la plus forte vague de croissance économique de l’histoire, créatrice à la fois de richesses inconnues et d’inégalités extrêmes, de progrès et de gaspillages, à un rythme inédit. L’humanité en sera globalement bénéficiaire. La France doit en créer sa part.
C'est Ă ce moment qu'on peut commencer Ă parler de Jacques le poissard!
Parce qu'en fait de tsunami de croissance, on vient juste de se faire péter une
grosse bubulle spéculative dans le groin, là , comme ça, et
l'assainissement des comptes n'a pas encore vraiment commencé! Quand il
parle de richesses inconnues, il est dans le vrai, parce que ma pomme comme des
centaines de millions d'autres prolos dans le monde, on a surtout vu le
développement des discounters, des dettes, des fins de mois qui commencent le
5, des salaires qui avancent Ă reculon et des logements qui demandent des
durées d'endettement qui dépassent largement l'espérance de vis de Jeanne
Calment au top de sa forme. En fait de bénéfices, l'humanité, en tout cas une
bonne moitié de ceux qui la composent, racle surtout de la flotte sale et
polluée qui fout la chiasse à en crever et pour ce qui est des richesses, c'est
de l'ordre de 2 dollars par jour... pour les plus veinards des
crève-la-dalle!
Donc, la grosse vague de richesses inconnues qui ravit tant notre Jacquou, elle
a plutĂ´t tendance Ă me laisser d'autant plus froide qu'elle vient juste de
s'écraser à mes pieds dans un délicat embrun d'écume vaporeuse.
Suit un petit laïus émouvant sur la déferlante de croissance dans le monde,
sur les taux de croissance à deux chiffres de certains pays émergents dont on
peut déjà voir que tout
cet édifice économique reposait sur du sable.
L’avenir réserve au monde un potentiel de croissance plus considérable
encore
: vraiment dommage, ce rapport machin qui arrive au
moment où on va plonger dans une très probable récession due
essentiellement Ă la folie casino des rentiers de ce monde!
Et encore une autre perle, toujours dans l'intro :
Les puissances détentrices de rentes peuvent croître et investir grâce à la hausse du prix des matières premières.
Celle-lĂ , je vous la laisse savourer longuement dans un silence recueilli.
Ensuite, pensez encore un long moment Ă la crise de la
tortilla au Mexique, il y a tout juste un an, celle de la pasta
en Italie et la gueule de tout le monde avec un caddie de bouffe de plus en
plus vide qui coûte toujours plus cher.
Puis, on y revient... Les puissances détentrices de rentes... elles vont s'en
foutre encore plus plein les poches grâce à la montée du prix des matières
premières, laquelle ampute notre pouvoir de bouffer...
Déjà , on commence à sentir l'utilité du rapport Attali sur la croissance libérée... pour les puissances détentrices de rentes...
Ensuite, Jacques enchaîne sur des exemples pertinents de pays qui font mieux
que nous, pauvres cons de Français qui ne sommes que cinquième puissance
économique mondiale, non, mais! : l'Allemagne qui a dynamisé son marché du
travail
, le Royaume-Uni qui a réformé son système de santé ou l'Espagne qui
a œuvré pour l'accès de tous à la propriété du logement, dans une économie
en quasi-plein emploi
!
Haaa, l'Allemagne et son marché de l'emploi dynamisé par le plan Hartz IV du nom de son inventeur si modeste et génial, pays si dynamique avec ses salaires stagnants et ses 7 millions de pauvres, sans compter les chômistes acculés à la misère la plus sordide! Haaa, la réforme du système de soin britannique qui su stimuler l'ardeur touristique des mythiques english patients! Haaaa! L'Espagne!!! Tout un poème économique à elle toute seule, l'Espagne. Avec son plein-emploi des Mileuristas, les jeunes baltringues surdiplômés qui peuvent trimer tant qu'ils veulent, ils ne palperont que mille euros par moi. Alors, ils se saoulent dans des botellones géantes, sorte de grosses beuveries collectives à ciel ouvert, où ils tentent d'oublier que pour partir de chez leurs parents, il leur faudra s'endetter sur deux vies de labeur abrutissant.
Y a pas à dire, Jacquou, il sait choisir les références qui font envie.
Sept pages. Cela fait 7 pages du fameux rapport Attali dont on va nous péter les oreilles pendant pas mal de temps, histoire de faire du bruit de fond et de détourner notre attention des sujets qui fâchent vraiment. Bref, chacun va y aller de son commentaire de tel ou tel point du rapport Attali, alors que globalement, les faits actuels nous démontrent clairement que cette logorrhée libérale n'est même pas bonne à mettre aux chiottes, elle n'est carrément pas digne de sortir du trou du cul qui a eu l'outrecuidance de vouloir la chier.
Tirons la chasse et passons aux choses sérieuses, si vous le voulez bien!
Voilà la liste des blogs qui ont apporté le plus de "visiteurs uniques" à ce blog. Merci à vous tous qui passez sur ce blog!
celestissima.blog.20minutes.fr
La foule me demande un compte rendu de notre soirée « de blogueurs »,
Martin est arrivé, mais bien tard, alors que hier soir, il était presque en avance, voulant saluer Jean après le pot organisé par Jean-Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre, pour officialiser sa liste aux municipales (moitié MDC, le reste entre les cocos et le PS : ça sent l’accord électoral pour les prochaines cantonales… et les instructions nationales). Ainsi, contrairement à Julien, Martin ne vient en retard quand il n’a rien mais vient de bonne heure quand il a un autre pince-fesses !
Heureusement, il y avait ma copine Fiso, le célèbre Tonnegrande et les duettistes des soirées de blogueurs Eric et Dagrouik. Soit 6 blogueurs car j’étais là aussi. Dans la foule en délire, nous avions le vieux Jacques, Jean, Jim, le gros Loïc, l’ignoble Jacky et j’en oublie probablement.
Le Vieux Jacques, en tant que vieux con serviteur, a servi de punching ball à Eric, Dagrouik et moi. Il ne devrait pas parler politique avec des gogos qui passent leur temps à répliquer dans les blogs !
Les conspirations diverses ont été de bon train… contrairement aux verres vidés par Dagrouik et Eric ! J’ai enfin découvert le secret des blogueurs influents : ils ne modèrent pas les commentaires, juste les consommations.
Excellente soirée donc ! J’ai pu découvrir Dagrouik que je n’avais rencontré qu’une fois mais sans réellement avoir pris le temps de causer. La conclusion de la soirée est qu’il faudrait mettre les patrons au goulag. C'est-à -dire les forcer à vivre quelques mois avec le salaire qu’ils versent à leurs ouvriers ! C’est ce qu’a fait un patron Italien il y a quelques temps. Quand un patron constate le 20 du mois qu’il va falloir manger des pâtes pendant 10 jours, il devient beaucoup plus compréhensif envers ses salariés !
N.B. : Dans ce billet sur Partageons mes âneries, je raconte comment je me suis fâché avec un copain suite à la soirée, ça n’a pas entaché la soirée : la fâcherie a eu lieu le lendemain ! Dans la journée d’hier, je me suis d’ailleurs demandé pourquoi j’avais fait ce billet. Un exutoire peut-être ? Ou une repentance publique pour n’avoir pas compris avant ?
Je ne tiens pas rigueur à ceux qui ne sont pas venus ! Pour ça, il faudrait que je me déplace moi-même quelques fois dans les autres sauteries ! Mais Irène et Julien auraient pu prévenir !