http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=70828
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http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/05/12/01017-
20080512ARTFIG00274-cinq-voies-de-sortie-pour-hillary-clinton.phpÂ
Après un an passé dans les affres d'un pays soumis à la loi dictatoriale d'un président omnipotent, la France peut à nouveau relever la tête et se réjouir qu'enfin le Peuple soit entendu ! Le déni démocratique dans lequel nous vivions depuis 2007, date des scandaleuses élections de mai 2007 biaisées par une presse totalement à la botte du pouvoir droitiste, ce déni démocratique indigne d'une République Une et Indivisible, qui fit tant pour rayonner sa lumière sur les peuples du monde et montrer la voie de la vraie liberté, ce déni démocratique est terminé !
Comme le souligne fort bien ce héros de la lutte des petits paysans oppressés contre les multinationales toujours plus avides de profits au détriment de la vie des générations futures, José Bové, ce fier paysan qui a sû par son action politique engagée se détacher des nécessités du travail direct de la terre pour se nourrir lui-même, comme le dit ce fier soldat de l'altercombat, donc, il s'agit pour nous tous, pour la France, que dis-je, pour le Monde Entier, d'une victoire sans précédent, que nous attendions tous depuis des années alors que la presse à la solde du grand capital nous avait muselés, réduits au silence des faibles !
Et alors que le président Sarkozy tentait de nous faire croire qu'il allait réintroduire la démocratie par le biais des réformes constitutionnelles visant à donner plus de pouvoir aux députés, les élus du Peuple, les vrais représentants de la démocratie participative et citoyenne, lui ont montré qu'ils pouvaient encore faire basculer l'issue d'un vote qui dépassait les clivages ! Grâce à un vigoureux coup de barre à gauche, la France aura sû s'épargner l'opprobre d'accepter les OGM sur son territoire, et aura montré par la même occasion que la démocratie n'est pas un vain mot chez nous !
Grâce à ce rejet puissant et qui vient du terroir, du fond de nos cœurs et de nos âmes, nous avons assuré un avenir à nos descendants, nos enfants , nos filles, nos compagnes, en garantissant que nos sillons ne seront pas abreuvés d'un ADN impur !
Grâce à ce geste extraordinaire, rarissime, et quasi-héroïque, nos députés ont montré que notre pays pourrait se passer des organismes qui n'ont pas besoin de pesticides : notre pays a enfin pris la décision d'utiliser les vraies solutions d'antan, à base de diméthoate, méthoxychlore ou de thiabendazole !
Avec ce rejet historique, la France a sû dire STOP ! aux organismes qui ont un meilleur rendement et permettre ainsi une utilisation plus importante de ses sols, de ses surfaces agricoles pour nourrir son cheptel et sa population ! Alors que le m² devient tous les jours plus cher, alors que la faim reprend de l'avance dans le monde, la France a su repousser l'hydre du productivisme et du rendement facile pour revenir aux méthodes traditionnelles, extensives et vraiment respectueuses de l'environnement !
En disant un vigoureux NON ! aux recherches sur les OGM, aux expérimentations sur son sol, au débat ouvert, posé et scientifique, la France a permis, enfin, de s'écarter des voies tentatrices et pavées de bonnes intentions de l'enfer des fruits et légumes moins chers, à portée de bourse des petits et des faibles !
Soulignons la force symbolique, le courage clairvoyant et la justesse morale de ces députés, fiers défenseurs d'une démocratie jadis mourante et ce soir revenue à la vie, de choisir ainsi les produits plus chers mais du terroir alors que les prix flambent !
Comme le souligne François de Rugy, "ce vote est un vote de résistance aux pressions économiques et financières effectuées par les grands groupes de l'agrochimie". Et il était temps ! La France n'a, en effet, que faire de l'argent de ces groupes transnationaux avides de gains et qui emploient des travailleurs par centaine de milliers ! La France, alors même qu'elle est victime du chômage, n'a que faire des oboles de ces puissances ! Tous ces chômeurs qui auraient dû travailler au contact de ces OGM ou pour ces industries florissant sur les bidouillages génétiques immondes vous le diront : plutôt crever de faim au chômage que devenir esclaves de ces corporations qui payent trop bien pour être honnêtes !
Sans ce camouflet infligé à ce gouvernement de fantoches à la botte des industriels de la semence altérée, nul doute que notre économie aurait encore dû se vautrer lascivement dans la recherche OGM, ou jouer le jeu mondial hideux de la concurrence avec l'hydre américain, quitte à en devenir le suppôt, voire le leader avec tout ce que cela suppose de retombées financières ! Mais la manne du diable, l'argent de ces entreprises, nous n'en voulons pas, nous nous en passons fort bien ! La maîtrise raisonnée de ces organismes du diable seront pour tous les autres pays à la morale trop souple !
Et comme le dit le porte-flambeau de la Morale Verte, cet homme droit dans ses moustaches, au regard acéré de l'humble et honnête homme qu'il est, Noël Mamère, ""Le gouvernement va devoir revoir sa copie et je pense qu'aujourd'hui on peut être fier de siéger à l'Assemblée nationale. Cette maison est encore le lieu où bat le cœur de la démocratie". Oui, Noël, c'est bien Noël avant l'heure ! Le cœur de la démocratie bat encore fièrement dans ta poitrine puissante d'homme du terroir, dans celle des députés qui ont su plier devant le peuple relayé par des médias vibrant à leur écoute, dans celle de tous ceux et toutes celles qui ont compris que l'avenir de la France se fera sans ces oripeaux de progrès que les autres nations s'arrachent, benêts qu'elles sont !
Ce soir, mes amis, chers lecteurs, chers sympathisants, camarades, élu-e-s, député-e-s, ce soir est à marquer d'une pierre blanche, car c'est au bout des pires calvaires que l'Humanité a érigé les pierres blanches de ses victoires les plus décisives !
Youpi, ce pays est foutu !
Question un peu provocatrice, pour faire un point de vocabulaire technique afin d'éviter des confusions et approximations qui sont légions en une matière très mise à contribution par les gouvernements successifs.
Bref, aujourd'hui, on va faire un peu de criminologie. Je vais faire volontairement simple, au risque de simplifier, et je prie d'ores et déjà les psychiatres et psychanalystes qui me liront d'être indulgents. Je m'adresse au grand public. Les commentaires sont ouverts pour vos précisions et rectifications.
Le passage à l'acte criminel (au sens large, j'inclus toutes les infractions) ne révèle pas forcément un trouble mental. L'appât du gain est une motivation parfaitement rationnelle, ce qui ne veut pas dire qu'elle est nécessairement bonne.
Mais certains crimes, et parmi ceux-ci se trouvent les plus odieux et les plus spectaculaires, révèlent que celui qui les a commis souffre probablement d'un tel trouble, soit parce que leur auteur n'en tire aucun bénéfice personnel, soit parce que le bénéfice qu'il en retire est disproportionné par rapport au tort causé (satisfaction sexuelle d'un côté, agression physique destructrice de l'autre).
La confusion se trouve ici, entre les maladies mentales d'un côté, et les troubles de la personnalité de l'autre. ce sont deux choses fort distinctes.
Les maladies mentales sont des pathologies qui sont bien connues, et de mieux en mieux soignées. Toutes les maladies mentales ne sont pas criminogènes, pas plus qu'elles ne sont pas toutes synonyme de “folie” au sens où la personne qui en est atteinte perdrait tout discernement. Le vocabulaire psychiatrique distingue les névroses des psychoses, la différence étant (là encore pour faire simple) que dans les premières, le malade a conscience d'être malade (ex : dépression, phobies) tandis que dans les secondes, le malade n'en a pas conscience, du moins la plupart du temps.
Seules les maladies mentales sont susceptibles de remettre en cause la responsabilité pénale de l'auteur des faits, en l'atténuant voire en la supprimant purement et simplement (cas du schizophrène qui agit en bouffée délirante : il ne gardera aucun souvenir de ses actes), la principale difficulté des experts psychiatres étant de déterminer a posteriori s'il s'agissait ou non d'une bouffée délirante. La science médicale a ses limites, et la divination est une de celles-là .
Les maladies mentales qui sont susceptibles d'entraîner un passage à l'acte sont principalement au nombre de trois : la paranoia, la schizophrénie et la mélancolie (dans sa variante délirante, l'anxieuse entraînant un passage à l'acte contre soi-même qui ne relève pas du droit pénal).
La récidive en matière de maladie mentale identifiée et traitée est rarissime, proche de l'inexistence. Un expert psychiatre réputé, le docteur Michel Dubec[1] expliquait ainsi lors d'un colloque donné au barreau de Paris qu'en vingt ans, les cas de récidive par un malade mental se comptent probablement sur les doigts d'une main. La science psychiatrique, complaisament présentée dans l'opinion publique comme une forme de charlatanisme impuissant, est en fait une discipline médicale performante, et agit principalement par voie médicamenteuse.
Le problème qui se pose est que les passages à l'acte par des malades mentaux sont particulièrement spectaculaires et peuvent aller très loin dans l'horreur : le malade en plein délire est totalement désinhibé, c'est à dire qu'il n'y a aucun mécanisme de pitié, de compassion qui puisse le retenir. Il peut s'acharner sur une victime à un point qui défie la compréhension. Ce sont donc des crimes horribles, et quand ils se répètent, cela paraît insupportable à l'opinion publique, qui a vite fait de laisser parler son bon sens : y'a qu'à tous les enfermer et ne pas les laisser sortir. La récupération politique est alors chose aisée.
Le choix politique est envisageable : mais alors que la France se dote des infrastructures hospitalières adéquates. Que le peuple vote en connaissance de cause une dépense qui se comptera en centaines de millions d'euros annuels pour éviter au maximum cinq crimes par décénie. Le tout est que le choix soit fait en connaissance de cause et que l'engagement budgétaire soit tenu. Autant dire qu'on est proche de la bouffée délirante.
De l'autre côté se trouvent les troubles de la personnalité. La confusion est fréquente, d'autant plus que certains de ces troubles ont des racines communes avec les maladies mentales dont ils sont parfois un état atténué ou latent, qui n'a pas atteint le stade délirant propre de la maladie mentale (trouble paranoïaque, trouble schizotique…). Ces troubles n'ont généralement pas ou peu de conséquences sur le discernement. Ils sont même fréquemment connu de ceux qui en sont atteints, mais considérés comme des aspects de la personnalité que la société doit accepter, et non comme un trouble qui devrait être combattu. Y compris si ces troubles poussent à un comportement illégal, car tous les troubles de la personnalité ne sont pas criminogènes, loin de là (citons les fameux TOC, troubles obsessionnels compulsifs : se laver les mains trente fois par jour n'est pas un délit). La péd-ophilie est un cas typique de trouble de la personnalité criminogène, mais loin d'être le seul (l'acoolisme chronique relève du trouble de la personnalité et peut être criminogène : conduite en état d'ivresse, violences volontaires et dégradations, soutien du PSG dans les cas les plus avancés).
Face à un trouble de la personnalité, la psychiatrie est quasiment impuissante une fois le diagnostic posé, si le patient ne reconnaît pas la réalité de son état, la nécessité de se soigner et n'a pas un désir sincère de guérir. Le simple traitement médicamenteux est d'ailleurs insuffisant en soi : des démarches de type psychothérapeutiques et analytiques sont également indispensables.
Les grands criminels sont tous atteints de trouble de la personnalité. De même que la plupart des délinquants et criminels sexuels, et tous les récidivistes. Le passage à l'acte les révèle, et je n'ai jamais vu un expert psychiatre (on parle d'expertise médico-psychologique) déposer un rapport disant que la personne poursuivie est globalement équilibrée et cohérente. Mais ce trouble n'a pas ou peu de conséquence sur leur conscience et leur intelligence. Le passage à l'acte sera donc planifié afin d'assurer l'impunité de leur auteur. La justice demande régulièrement à ses experts en informatique de dénicher des photos péd-opor-nographiques sur des ordinateurs saisis et il faut déployer des trésors d'ingéniosité pour démasquer les astuces mises en place par les détenteurs de telles images pour les cacher dans un recoin du disque dur.
Face à un auteur dément, la police n'a guère de difficultés à retrouver l'auteur des faits, qui ne prend aucune précaution pour masquer son identité ou effacer ses traces. Face à un auteur atteint d'un trouble de la personnalité, une véritable enquête d'impose. On a face à soi une véritable intelligence criminelle, mais que ce terme soit bien compris : en aucun cas le passage à l'acte criminel ne révèle une intelligence supérieure. Les génies criminels sont rares, sauf au cinéma où ils pullulent, car ils fascinent scénaristes médiocres en mal d'inspiration et public voyeur en mal de sensation (le méchant aura d'ailleurs le bon goût de mourir à la fin dans d'atroces, et si le budget le permet, spectaculaires, souffrances expiatoires permettant au public de se racheter une bonne conscience sans supplément sur le prix de sa place de cinéma).
Le docteur Hannibal Lecter, issu d'une famille d'aristocrates lituaniens, à l'intelligence brillante, admis très jeune à la faculté de médecine avant d'aller exercer au centre médical Johns Hopkins et de renoncer à être végétarien, est un personnage imaginaire. Le docteur Marcel Petiot (27 homicides) était un neurasthénique, sadique, petit escroc, qui n'a pu faire ses études de médecine que grâce aux facilités offertes aux anciens combattants blessés de guerre.
La justice est confrontée le plus souvent à des auteurs de faits graves atteints de troubles mentaux, et pas malades mentaux. L'expertise psychiatrique conclura donc immanquablement à leur responsabilité pleine et entière, et à leur accessibilité à la sanction pénale (c'est à dire leur capacité à comprendre la cause et le sens de la peine). Si les faits sont graves au point d'entraîner une peine longue, la loi prévoit qu'ils doivent passer par le Centre National d'Observation, situé à Fresnes (Val-de-Marne) pour que la mise en place d'un traitement soit envisagée. Ce traitement ne peut avoir d'effet que si le condamné, comme je l'ai expliqué, admet qu'il est atteint d'un tel trouble, accepte de se soigner et veut guérir. Ajoutons à cela que même si ces conditions sont réunies, en l'état actuel des choses, le condamné mettra des mois à voir pour la première fois un médecin s'il a la chance d'en voir un avant sa date de sortie.
Les juges d'application des peines ont une carotte pour inciter à la démarche de soin : les réductions supplémentaires de peines, qu'ils peuvent accorder si un traitement est mis en place et suivi. Le Gouvernement propose d'y ajouter un bâton : la menace de ne jamais recouvrer la liberté s'ils refusent les soins.
C'est de bon sens, direz-vous, réalisant aussitôt que cette solution est donc probablement néfaste. En effet, beaucoup d'experts psychiatres craignent qu'une telle mesure, si elle entraînerait une démarche de soin systématique, ne garantit nullement que les deux autres conditions pour son efficacité soient réunies (admission du trouble, volonté de guérir). Le résultat prévisible est un engorgement des structures de soin (l'hypothèse de leur développement étant naturellement absurde par nature) par des démarches insincères visant uniquement à obtenir le retour en liberté afin de pouvoir le cas échéant réitérer le comportement criminel. Certains criminels, la caricature est hélas parfois vraie, rarement, mais elle existe, n'ont aucunement l'intention de s'amender : leur comportement est pour eux la source d'une puissante excitation sexuelle et même la seule chose qui soit capable de leur faire ressentir le plaisir sexuel. Le retour à la liberté est donc la promesse d'un plaisir intense, qui aura parfois été attendu dix ans, voire plus.
Face à cette menace, que faire ?
— Ne plus libérer personne ! criera-t-on depuis le zinc. Se fonder sur l'exception pour décider du comportement général, en somme, pour poursuivre le fantasme de l'absence de risque. Quand je vous disais que tous les troubles de la personnalité ne sont pas criminogènes, j'excluais les crimes contre l'intelligence.
La solution la plus raisonnable pour réduire le risque au maximum, après avoir admis qu'il ne pourra jamais être supprimé pour fermer les voies les plus démentes de la recherche du risque zéro, est de se doter des moyens nécessaires pour détecter chez les condamnés de tels troubles, proposer rapidement des soins effectifs (le délai d'obtention du premier rendez-vous se compte en mois, j'ai vu huit mois dans le cas d'un schizophrène violent) et permettre un examen attentif des cas pour déceler les patients sincères des simulateurs.
Hélas, comment dirais-je ? Ce n'est pas véritablement à l'ordre du jour, quand on lit un Garde des Sceaux qui s'offusque qu'on libère des délinquants sous le prétexte fallacieux qu'ils auraient purgé leur peine. Je tremble qu'un Chambellan s'avise un jour que si on arrêtait de ne plus prélever le contribuable sous le prétexte fallacieux qu'il aurait payé ce qu'il devait, le déficit de l'État ne serait plus un problème.
Le Québec est à l'origine d'une expérience innovante en matière de délinquance sexuelle, qui donne de très bons résultats. Je n'aime guère l'argument comparatiste (« Mais si les martiens le font, pourquoi ne pourrait-on pas le faire, Madame Chazal ?»), doutant avec Montesquieu qu'un système humain soit transposable tel quel d'un pays à l'autre, mais cela démontre que d'autres voies sont possibles que l'épouvantail à électeurs accompagné de la promesse de protection des tizenfants, si on veut lutter contre la criminalité et non capter des voix bien sûr.
C'est là une constante de l'histoire du droit pénal : ce sont les lois-carottes qui ont toujours le plus d'effet sur la criminalité et la récidive que les lois-bâtons. Beccaria n'a pas pris une ride.
Mais la matière n'est hélas qu'une option en faculté de droit[2]. Comme la criminologie.
[1] Merci de me faire grâce en commentaires de la ridicule controverse dont il est l'objet de la part de gens qui ne savent manifestement pas lire mais se piquent d'écrire.
[2] J'en profite pour encourager les étudiants en droit qui me lisent à toujours privilégier les matières historiques à la faculté : ce sont les plus riches en enseignement à long terme. De toutes façons, le droit positif a une durée de vie très courte, de nos jours.
Les inquiétudes sur le financement du logement social ne sont “pas justifiées”, selon la ministre de l’Economie. La réforme prévoit l’extension de la distribution du Livret A à toutes les banques.
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=471227

"Je propose que l'on divise par deux le montant des niches fiscales d'ici à 2012 : cela fait un effort de 6 milliards d'euros par an, soit un peu plus de 10% de réduction des niches fiscales par an", explique M. Lefebvre. "Au gouvernement de nous dire quel pourcentage il faut pour atteindre ces chiffres. Ainsi on pourrait mettre un tiers de l'économie sur la réduction des déficits, et partager les deux tiers restants entre le RSA, la revalorisation des petites retraites, et l'incitation des PME à distribuer une part des bénéfices aux salariés", poursuit-il.
« Dans l'oeil de Match » était un site internet que je ne connaissais pas il y a quelques jours. Ce haut lieu d'études sociales vaut pourtant le détour, notamment lorsqu'il interroge Rachida Dati sur les tragiques évènements du moment, et particulièrement l'assassinat d'une jeune suédoise en forêt de Chantilly.
On comprend vite que le rédacteur de l'article a quelques a priori. Ce qui étonne bien plus, c'est la manière dont la Garde des Sceaux y répond. Dés les premières lignes, tant l'interviewer que l'interviewée font fi de la présomption d'innocence. Lorsque la ministre indique que Bruno Cholet, principal suspect dans cette affaire, était sous « surveillance judiciaire » (un sursis avec mise à l'épreuve pour détention d'arme et exercice illégal du métier de taxi), le journaliste enchaîne d'un lapidaire « cela ne l'a pas empêché de commettre un nouveau crime... ». La réponse de la Ministre allait-elle apprendre à l'impudent le respect de la présomption d'innocence, a fortiori avec un suspect qui ne reconnaît pas les faits ? Absolument pas. Outreau est visiblement bien loin pour tout le monde...
La suite de la discussion porte sur la possibilité de forcer un condamné à se soigner. La Ministre indique que grâce à sa loi du 10 août 2007, un auteur d'infractions de nature sexuelle qui refuse de se soigner ne bénéficiera plus de réductions de peine ni de libération conditionnelle. Belle manière, une fois de plus, de sous entendre que les juges de l'application des peines laissaient auparavant sortir par avance de dangereux prédateurs sexuels sans leur imposer la moindre obligation de soins, ce qui est tout sauf exact.
L'on apprend dés le paragraphe suivant la conception que la Ministre se fait de notre système judiciaire : « Il est absolument insupportable que des délinquants sexuels dangereux récidivistes soient remis en liberté au seul motif qu'ils ont purgé leur peine ». Et dire que les magistrats, comme les personnels pénitentiaires, computent à qui mieux mieux les délais afin d'éviter la moindre journée de détention arbitraire...Visiblement, la date de fin de peine n'est plus un critère juridique de sortie de détention.
Nous apprenons par la suite que grâce aux deux lois « Dati », les réductions de peine automatiques sont supprimées, car « il est incompréhensible pour les Français qu'un condamné n'exécute pas la totalité de sa peine ». Sauf à ce qu'un décret soit venu en douce tenter de modifier les textes, les articles 721, 721-1 et 721-2 du Code de Procédure Pénale n'ont pas fait disparaître le système du crédit de réduction de peine, qui diminue automatiquement la peine prononcée, même si la loi du 25 février 2008 a rajouté comme motif de retrait de ce crédit l'absence de soins, motifs qui était déjà auparavant pris en compte par tous les JAPs de France et de Navarre. Soit la Ministre est bien mal renseignée, soit elle anticipe sur la prochaine loi pénitentiaire qu'elle nous promet.
Enfin, un dernier point que je soumets en toute humilité à la sagacité de « ma » Ministre : elle indique avoir rencontré de nombreux délinquants sexuels qui refusaient les soins considérant qu'ils ne souffraient d'aucune pathologie. En ce qui me concerne, j'ai rencontré de nombreux psychiatres qui estimaient que les violeurs et autres criminels sexuels ne relevaient pas de la catégorie des malades mentaux. Et seule une maladie pouvant, par principe, se soigner, le débat sur l'obligation de soins est peut-être moins simpliste que la Garde des Sceaux et son interviewer semblent feindre de le penser.
Mais je ne doute pas que mon interprétation vient d'un esprit pervers et fatigué par une permanence de fin de semaine chargée : ces rencontres avec le gratin de la presse sont soigneusement préparées par les conseillers de la Ministre. Sauf à croire qu'ils ont déjà tous démissionné.
La candidate socialiste Ségolène Royal remporterait la victoire au second tour de l'élection présidentielle de 2007 avec 50,50% des suffrages devant son rival UMP Nicolas Sarkozy, crédité de 49,5% voix, selon un sondage Ifop publié samedi.
Cette enquête pour le Journal du Dimanche, a été réalisée du 4 au 5 janvier par téléphone auprès d'un échantillon de 939 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Par rapport au précédent baromètre réalisé du 30 novembre au 1er décembre 2006, la présidente de la région Poitou-Charentes gagne 0,5 point et le président de l'UMP en perd autant.
A la question "si dimanche prochain avait lieu le premier tour de l'élection présidentielle, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez?", 27% des sondés ont répondu Ségolène Royal, 25% se sont prononcés pour Nicolas Sarkozy, 12% pour Jean-Marie Le Pen et 11% pour l'écologiste Nicolas Hulot, dont on ignore toujours s'il sera candidat.
François Bayrou recueille 10% des intentions de vote.
Les sondés qui ne se sont pas prononcés représentent 3%.
source:
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=34776&2008