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Les dessin du MONDE du
jeudi 15 mai 2008
| 14.05.08
Et c'est Christophe Beaudufe qui nous fait partager son humeur rigolarde. Il paraitrait que l'AFP n'est pas un blog. Tant pis pour l'AFP, elle perd en réactivité et interactivité. Mais le plus drôle reste la définition du sieur Beaudufle du blog. Et voilà un lapin crétin pour ce Monsieur!
"Les journalistes de l'Agence trient, évaluent et utilisent les informations exactement comme le font les journalistes de tous les autres médias. Une agence de presse n'est pas un blog, sur lequel les acteurs politiques ou économiques viendraient poster des communiqués à leur guise. C'est une rédaction, qui doit à ses lecteurs une information crédible, vérifiée, et replacée dans son contexte."
Oui, il faut que tu saches chers lecteurs, blogueurs et autres nervis du net que moi en tant que blogueur influent (c'est pas moi qui le dit mais l'UMP) je poste des communiqués des acteurs politique et économiques pour leur bon vouloir. Chez moi l'information n'est jamais crédible, vérifiée et replacée dans son contexte. Imaginez un peu!
Et oui, tu le sais fort bien cher lecteur, la plupart de mes messages ne sont surtout pas des réactions à des articles venant des journalistes de l'AFP retravaillé par les petites mains (et les grosses) des journaux nationaux. Jamais ce blog ne s'abaisserait à fournir des éditoriaux fouillés et détaillés de l'actualité qui feraient pâlir de jalousie les grands papys éditorialistes trustent depuis 20 ans (Apathie, Joffrin, Duhamel, Attali, BHL etc...).
Merci Richard pour l'info.
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L’Elysée met en garde le groupe UMP après le faux pas sur les OGM
LE MONDE | 14.05.08
Ce ne devait être qu’une simple formalité. L’article 1er du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), modifié en deuxième lecture au Sénat, allait être approuvé, mardi 13 mai, à l’Assemblée nationale et la page serait enfin tournée. Mais il était dit que ce texte, jusqu’au bout, réserverait des surprises. L’UMP s’est une nouvelle fois pris les pieds dans le tapis, offrant à l’opposition une occasion inespérée de railler ses divisions et le climat de défiance entre Nicolas Sarkozy et sa majorité
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OGM : François Grosdidier (UMP) regrette que les députés soient “privés d’un débat de fond”
LEMONDE.FR | 14.05.08
On parle beaucoup ces derniers temps des réformes institutionnelles. Elles sont importantes. Je vous l'accorde elles ont probablement peu d'impact à court terme et restent surtout encore peu médiatiques pour une présidence qui s'inscrit dans la "communication à tout va". Cette réforme, que députés de droite comme de gauche jugent nécessaire, aura néanmoins des conséquences lourdes dans le fonctionnement de notre démocratie.
La volonté affirmée du Président de la République est donc de redonner du contenu et du sens au pouvoir législatif. Je le suis à 100 %. Mais, je profite de ma tribune électronique pour partager et vous faire réagir à deux profonds désaccords.
Sur la méthode d'abord, il poursuit sa logique de débauchage avec Jak Lang qui accepte de participer à une réflexion au sein d'une commission, alors que le groupe socialiste n'est pas associée à la réflexion.
Sur le choix des priorités ensuite. Et c'est là le plus important. Hormis la Présidence de la commission des finances donnée à l'opposition que je trouve très positive et j'en ai d'ailleurs déjà parlé à 2 reprises (d'autant que j'ai un grand respect pour M. Migaud, père de la LOLF avec Alain Lambert, sénateur UMP). Je crois qu'il s'agit aujourd'hui moins d'une question de pouvoir à proprement parlé qui manquerait à l'Assemblée nationale qu'une question de disponibilité et de présence des parlementaires. Je l'ai trop constaté lorsque je me suis attaché à faire le bilan de Josette Pons. Je suis convaincu qu'une réforme phare pour donner plus pouvoir au Parlement est d'abord d'interdire le cumul des mandats. (voir infographie du journal Le Monde)
Cette réforme doit permettre aux députés d'être beaucoup plus présents à l'Assemblée. C'est un vrai job. Les élus de la nation pourraient alors exercer leurs pouvoirs de contrôle, de surveillance, et d'élaboration des lois. Il faut au moins ça pour profiter et bien utiliser la réforme fondamentale de la LOLF. Or le travail réalisé aujourd'hui est fait trop rapidement, parce que les députés sont trop souvent dans leur mairie, dans leur département, ou dans leur région.... Ils le peuvent certes, mais pas pour exercer des mandats électoraux. A ce titre, cette profonde évolution mériterait d'être abordée avec la poursuite de la décentralisation. Apporter des réponses précises aux questions sur le rôle et les missions des collectivités : quelle autonomie fiscale ? quel contre-pouvoir ? quelles missions exclusives ? quels moyens propres...
Concernant le poids du député, je prendrais un autre exemple pour affirmer clairement leur rôle au Parlement. Il s'agirait de donner un pouvoir de nomination ou de contrôle des nominations à certains organismes clés de nos institutions : Conseil Constitutionnel, Conseil supérieur de la magistrature, Conseil Supérieur de l'Audiovisuel... dont les membres devraient être nommés par le Parlement, à la majorité des trois cinquième.

Enfin ! On va connaître ce soir quelles sont les 7 merveilles du monde. Pas celles du monde antique, qui ont toutes disparu à l’exception des pyramides d’Egypte. On va connaître ce soir les 7 merveilles du monde MODERNE, élues démocratiquement par les internautes du monde entier, invités depuis 2001 à choisir parmi une sélection de 21 monuments présentant l’avantage de ne pas avoir (encore) disparu.
C’est à la base une initiative du cinéaste suisse Bernard Weber, créateur de la fondation privée New7Wonders, qui va donc opportunément livrer le 7/7/07 les résultats des 70 millions de votes (soixante-dix millions), au cours d'une cérémonie pleine de pipoles en tous genres.
Alors, la Tour Eiffel ? La grande muraille de Chine ? Tombouctou ? Angkor ? Stonehenge ? L'opéra de Sydney ? Peu importe le résultat final que l'on ne connaît pas encore à cette heure, puisqu'il s’agit ici (et comme souvent) de discuter de la forme plutôt que du fond. (Et passons aussi sur l’idée d’établir un hit-parade des monuments nationaux.)
L’idée des 7 nouvelles merveilles du monde est une idée géniale (car capable de mobiliser des millions de personnes autour d’un concept pensé en deux secondes et réalisable en deux minutes) et dangereuse. Car on est en plein dans un nouveau mirage de la démocratie participative.
Il est bien évident que les résultats ne reflèteront pas une quelconque objectivité (illusoire de toutes façons sur ce type de sujet) ou une quelconque expertise des 70 millions de votants, mais seulement la force des images et la capacité à mobiliser.
Comme toujours ou presque avec les votes sur Internet (votes de jeunes talents, etc.), le vainqueur n’est pas le « meilleur », mais celui qui arrive le mieux à mobiliser l’opinion autour de lui (ou pire, celui qui gruge le mieux). Un concours de jeunes artistes récompense au moins autant le plus habile et celui qui réussit le mieux sa communication, que celui qui plaît ou encore moins celui qui a du talent.
Même chose ici : le résultat est une savante équation entre l’envie de gagner manifestée par les parties prenantes (voir ci-dessous), les taux de connections et le potentiel de foules mobilisables (il y a plus de Brésiliens que de jordaniens). Bref, ces résultats seront un mélange entre des représentations ("pour moi, la grande muraille de Chine est un monument plus important que le Kremlin") et des luttes d'influence ("votez pour moi").
Quelques extraits de cet article du Monde « Pour les 7 merveilles, votez Machu Picchu », daté du 7/7, pour achever de s’en persuader :
« Au Pérou, ce concours passionne. Des ordinateurs ont même été installés dans les supermarchés afin de pousser les clients à voter. Soutenue par de nombreuses entreprises, la campagne a aussi reçu l’appui du gouvernement, qui aurait consacré entre 15 000 et 20 000 dollars à la promotion du site archéologique. «Si l’on gagne, le pays attirera sûrement plus de touristes », estime le ministre du commerce extérieur et du tourisme, Mercedez Araoz, pour qui la mobilisation autour du Machu Picchu a été l’occasion de « créer un élément d’identité nationale ».
L’engouement pour le concours n’a pas touché que le Pérou. Au Brésil, le Président Luiz Inacio Lula da Silva a appelé à voter en faveur du Christ rédempteur de Rio, tout comme la famille royale jordanienne l’a fait pour la ville de Pétra. Le dirigeant de la Bavière, Edmund Stoiber, a appelé les Allemands à soutenir en masse le château de Neuschwanstein. Le concours est par contre passé inaperçu dans d’autres pays comme la Chine ou la France, pourtant bien placés dans la compétition avec la Grande Muraille et la Tour Eiffel. »
Je ne suis pas sûr qu’il faille commenter beaucoup plus : ce concours appelle (et c’est un des problèmes de la démocratie participative sur Internet, exacerbé dans les mécaniques de concours où il y a quelque chose à gagner), au mieux à voter en fonction de l’image ou de l’expérience personnelle qu’on l’on a de tel ou tel monument, au pire il amène ses participants à biaiser les résultats par des effets de mobilisations militants – alors qu’on est au contraire dans un sujet d’experts (1).
Experts qui, s’ils devaient plancher sur une nouvelle liste des merveilles du monde, commenceraient par établir des critères, seraient sélectionnés sur une connaissance exhaustive des sites, s’auditionneraient les uns les autres, pour arriver peut-être, sans doute même, à un résultat subjectif, mais motivé. Et c’est ce qui manque ici – comme, encore une fois, dans toutes les mécaniques de concours sur Internet.
Difficile de dire quel sera l’impact de ce vote : sera-t-il pris au sérieux ou non ? Utilisé comme un label par les sites concernés ? Très médiatisé ou pas ? Générateur de tourisme ou pas ? Les réponses à ces questions légitimeront ou non les mobilisations et les investissements péruvo-brésilo-jordano-allemands.
Si le retentissement est international et plus qu’anecdotique, on pourra en déduire qu’Internet remplace l’expertise par le marketing et que ce concours est un nouvel avatar de la société de l’image.
Si ce concours reste pris pour ce qu’il est, une sympathique initiative permettant de faire connaître une vingtaine de sites magnifiques, mais sans plus, on pourra en déduire que l’opinion conserve un minimum de jugeotte.
En attendant, je lance le concours de la plus belle ville du monde. Internautes de tous les pays, mobilisez-vous.
Un scientifique atypique répond aujourd’hui au défi posé par Albert Einstein : Existe-t-il une théorie unique englobant toutes les autres ? Suffisant à décrire les lois de la nature.
Cet homme n’est affilié à aucun laboratoire, à aucune chaire universitaire. Il possède bien un doctorat de Physique mais n’a pas le physique de l’emploi…Et pourtant les lois de la gravité le font vivre. En équilibre précaire et cependant maîtrisé, cérébral funambule, Anthony Garrett Lisi, travailleur saisonnier, enseigne le surf à Hawaï.
La complexe Mécanique Quantique et la non moins absconse Relativité Générale deviendraient compatibles. La clef viendrait des Mathématiques ; Le modèle E8, décrit en 1887, mais jusque-là compris des seuls mathématiciens.
Une théorie qui, de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, suscite enthousiasme ou polémique dans le monde abstrus de la Physique. Le titre même de l’objet du délit, un opus d’une trentaine de pages mis en ligne sur le site de l’université de Cornell, - "An Exceptionally Simple Theory of Everything » -, est perçu par les plus sceptiques comme une bravade.
En attendant d’être corroborés ou réfutés, - ce qui prendra un temps qui n’a rien de relatif-, les prolégomènes que jette Lisi ouvrent une voie exaltante dans la résolution du fameux défi d’Einstein, de laquelle découlerait une ère nouvelle.
A consulter, cet article paru dans le Telegraph, ou cette version plus synthétique proposée par Le Monde.