*C'est le plus violent séisme qu'ait connu l'empire du Milieu au cours des
30 dernières années. **Le tremblement de terre qui a secoué lundi l'ouest de
la Chine *
*a fait, selon un dernier bilan provisoire, plus de 20.000 morts et des
dizaines de milliers de disparus. Alors que les pertes humaines
s'alourdissent d'heure en heure, le paysage autour de l'épicentre du drame
est apocalyptique. Plusieurs cités ont carrément été rayées de la carte. "Il
n'y a plus de maisons dans plusieurs des villes et bourgs du district de
Wenchuan, tout a été rasé", a affirmé Wang Yi, chef d'une unité de la police
armée.
*
[image: En Chine, des villes entières ont été rayées de la carte]
*Les ruines de la ville de Beichuan (Chine) dans la province du Sichuan, le
13 mai 2008 (c) *
*14/05/2008 Le Point.fr*
Mercredi, les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région ont
ralenti le travail des secouristes, l'acheminement des produits de première
nécessité ainsi que celui du matériel d'extraction. Après un premier échec,
trois hélicoptères remplis de vivres et de médicaments ont réussi à rallier
une zone inaccessible près de la ville de Wenchuan.
*"De grandes difficultés pour mener à bien les opérations de secours"*
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, qui supervise les opérations
conduites depuis la ville de Dujiangyan, s'impatiente face la lenteur des
secours. "Nous devons faire de notre mieux pour rouvrir les routes et sauver
les habitants isolés dans les zones sinistrées", a-t-il dit, avant d'ajouter
: "À présent, nous avons de grandes difficultés pour mener à bien les
opérations de secours."
Un premier groupe de 100 soldats d'élite a été parachuté mercredi au
sud-ouest de la Chine, proche de l'épicentre du séisme, ont annoncé les
médias officiels. Au total, les autorités chinoises ont déployé 100.000
policiers et soldats de l'Armée populaire de libération pour participer aux
opérations.
Les États-Unis, l'Union européenne, le Japon, les Nations unies et le Comité
olympique international se sont immédiatement mobilisés pour proposer une
aide à la Chine, mais le gouvernement a indiqué que les conditions n'étaient
"pas encore mûres" pour autoriser la venue d'équipes de secouristes
étrangers.
Par ailleurs, la Chine a décliné l'offre de l'Australie et celle de la Corée
du Sud d'envoyer une équipe de recherche et de secours. En guise de réponse,
le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a expliqué que
"les difficultés extrêmes de transport et de communication dans la région
sinistrée" expliquaient que les équipes de secours ne puissent pas être
reçues "pour le moment".
*En Chine, le séisme aurait fait au moins 20.000 morts*
* Il ne s'agit que d'un bilan provisoire, sans doute encore largement
sous-estimé. Le séisme qui a secoué lundi l'ouest de la Chine aurait fait
près de 20.000 morts et dizaines de milliers de disparus dans la région du
sud-ouest du pays. Sans prendre en compte les chiffres avancés par les
responsables locaux, le gouvernement parle lui de près de 15.000 morts. On
compte plus de 14.000 morts et près de 40.000 disparus dans la seule
province du Sichuan (sud-ouest), où a été localisé l'épicentre. Sept autres
régions du pays ont été touchées par ce tremblement de terre d'une magnitude
de 7,9 sur l'échelle de Richter, le plus violent en Chine depuis plus de 30
ans. *
*
[image: En Chine, le séisme aurait fait au moins 20.000 morts]
À Dujiangyan, le travail des secouristes est compliqué par les amas de
gravats (c) WENN/SIPA
14/05/2008 Le Point.fr
Mesures d'urgence
Le tremblement de terre meurtrier s'est produit lundi à 8 h 28, heure
française - 14 h 28, heure locale - à environ 92 kilomètres au nord-ouest de
Chengdu, capitale de la province du Sichuan, située sur les contreforts du
Tibet. Son épicentre était situé à 10 kilomètres sous la surface, a rapporté
l'Agence américaine de géologie (USGS). L'endroit le plus sinistré se situe
sur le côté oriental du plateau tibétain, une zone généralement peu peuplée
en raison des hautes montagnes.
Peu après le séisme, les autorités ont décidé de fermer l'aéroport
international de Chengdu et l'armée a été envoyée pour secourir les
victimes, ont annoncé les médias officiels. Le président Hu Jintao a ordonné
de déployer tous les efforts pour venir en aide aux victimes du tremblement
de terre, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Plus de 50.000 soldats
ont été mobilisés. Le Premier ministre Wen Jiabao s'est rendu sur les lieux
de l'épicentre, dans le district de Wenchuan. Dans une interview accordée Ã
la télévision chinoise, il a qualifié de "désastre" le séisme et a appelé la
population "au calme et au courage".
Le barrage des Trois-Gorges serait intact
Le barrage géant des Trois-Gorges, sur le fleuve Yangzi, dans le centre de
la Chine, n'aurait pas souffert du séisme, a fait savoir son gestionnaire.
"Les contrôles ont montré qu'il n'y a rien qui sorte de l'ordinaire", a
certifié la société China Three Gorges Project, gestionnaire du barrage
hydroélectrique. Le tremblement de terre a néanmoins été perçu dans la
région du barrage, un mur de béton de 185 mètres de haut, qui crée une
retenue de 39 milliards de m3.
Les installations pour les Jeux olympiques de Pékin, qui auront lieu début
août, n'ont pas été endommagées, a tenu à rassurer un porte-parole du Comité
d'organisation. "Elles sont antisismiques jusqu'à un niveau assez élevé et
aucun dégât n'a été constaté", a-t-il précisé. Les instances sportives
chinoises ont en revanche annoncé que le trajet de la flamme olympique
serait raccourci, sans donner plus de précisions. Selon le programme
initial, le relais devait passer en juin par les régions sinistrées. Une
étape à Chengdu, épicentre du séisme, était prévue le 18 juin.
Localisation de la région touchée par le séisme (c) Gabriel Jorby / lepoint.fr
* --
http://basta.20six.fr/
C'est le plus violent séisme qu'ait connu l'empire du Milieu au cours des 30 dernières années. Le tremblement de terre qui a secoué lundi l'ouest de la Chine a fait, selon un dernier bilan provisoire, plus de 20.000 morts et des dizaines de milliers de disparus. Alors que les pertes humaines s'alourdissent d'heure en heure, le paysage autour de l'épicentre du drame est apocalyptique. Plusieurs cités ont carrément été rayées de la carte. "Il n'y a plus de maisons dans plusieurs des villes et bourgs du district de Wenchuan, tout a été rasé", a affirmé Wang Yi, chef d'une unité de la police armée.

Les ruines de la ville de Beichuan (Chine) dans la province du Sichuan, le 13 mai 2008 ©
14/05/2008 Le Point.fr
Mercredi, les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région ont ralenti le travail des secouristes, l'acheminement des produits de première nécessité ainsi que celui du matériel d'extraction. Après un premier échec, trois hélicoptères remplis de vivres et de médicaments ont réussi à rallier une zone inaccessible près de la ville de Wenchuan.
"De grandes difficultés pour mener à bien les opérations de secours"
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, qui supervise les opérations conduites depuis la ville de Dujiangyan, s'impatiente face la lenteur des secours. "Nous devons faire de notre mieux pour rouvrir les routes et sauver les habitants isolés dans les zones sinistrées", a-t-il dit, avant d'ajouter : "À présent, nous avons de grandes difficultés pour mener à bien les opérations de secours."
Un premier groupe de 100 soldats d'élite a été parachuté mercredi au sud-ouest de la Chine, proche de l'épicentre du séisme, ont annoncé les médias officiels. Au total, les autorités chinoises ont déployé 100.000 policiers et soldats de l'Armée populaire de libération pour participer aux opérations.
Les États-Unis, l'Union européenne, le Japon, les Nations unies et le Comité olympique international se sont immédiatement mobilisés pour proposer une aide à la Chine, mais le gouvernement a indiqué que les conditions n'étaient "pas encore mûres" pour autoriser la venue d'équipes de secouristes étrangers.
Par ailleurs, la Chine a décliné l'offre de l'Australie et celle de la Corée du Sud d'envoyer une équipe de recherche et de secours. En guise de réponse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a expliqué que "les difficultés extrêmes de transport et de communication dans la région sinistrée" expliquaient que les équipes de secours ne puissent pas être reçues "pour le moment".
En Chine, le séisme aurait fait au moins 20.000 morts
Â
 Il ne s'agit que d'un bilan provisoire, sans doute encore largement sous-estimé. Le séisme qui a secoué lundi l'ouest de la Chine aurait fait près de 20.000 morts et dizaines de milliers de disparus dans la région du sud-ouest du pays. Sans prendre en compte les chiffres avancés par les responsables locaux, le gouvernement parle lui de près de 15.000 morts. On compte plus de 14.000 morts et près de 40.000 disparus dans la seule province du Sichuan (sud-ouest), où a été localisé l'épicentre. Sept autres régions du pays ont été touchées par ce tremblement de terre d'une magnitude de 7,9 sur l'échelle de Richter, le plus violent en Chine depuis plus de 30 ans.

À Dujiangyan, le travail des secouristes est compliqué par les amas de gravats © WENN/SIPA
 14/05/2008 Le Point.fr
Â
Mesures d'urgence
Le tremblement de terre meurtrier s'est produit lundi à 8 h 28, heure française - 14 h 28, heure locale - à environ 92 kilomètres au nord-ouest de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, située sur les contreforts du Tibet. Son épicentre était situé à 10 kilomètres sous la surface, a rapporté l'Agence américaine de géologie (USGS). L'endroit le plus sinistré se situe sur le côté oriental du plateau tibétain, une zone généralement peu peuplée en raison des hautes montagnes.
Peu après le séisme, les autorités ont décidé de fermer l'aéroport international de Chengdu et l'armée a été envoyée pour secourir les victimes, ont annoncé les médias officiels. Le président Hu Jintao a ordonné de déployer tous les efforts pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Plus de 50.000 soldats ont été mobilisés. Le Premier ministre Wen Jiabao s'est rendu sur les lieux de l'épicentre, dans le district de Wenchuan. Dans une interview accordée à la télévision chinoise, il a qualifié de "désastre" le séisme et a appelé la population "au calme et au courage".
Le barrage des Trois-Gorges serait intact
Le barrage géant des Trois-Gorges, sur le fleuve Yangzi, dans le centre de la Chine, n'aurait pas souffert du séisme, a fait savoir son gestionnaire. "Les contrôles ont montré qu'il n'y a rien qui sorte de l'ordinaire", a certifié la société China Three Gorges Project, gestionnaire du barrage hydroélectrique. Le tremblement de terre a néanmoins été perçu dans la région du barrage, un mur de béton de 185 mètres de haut, qui crée une retenue de 39 milliards de m3.
Les installations pour les Jeux olympiques de Pékin, qui auront lieu début août, n'ont pas été endommagées, a tenu à rassurer un porte-parole du Comité d'organisation. "Elles sont antisismiques jusqu'à un niveau assez élevé et aucun dégât n'a été constaté", a-t-il précisé. Les instances sportives chinoises ont en revanche annoncé que le trajet de la flamme olympique serait raccourci, sans donner plus de précisions. Selon le programme initial, le relais devait passer en juin par les régions sinistrées. Une étape à Chengdu, épicentre du séisme, était prévue le 18 juin.
Localisation de la région touchée par le séisme © Gabriel Jorby / lepoint.fr
Â
*C'est le plus violent séisme qu'ait connu l'empire du Milieu au cours des
30 dernières années. **Le tremblement de terre qui a secoué lundi l'ouest de
la Chine *
*a fait, selon un dernier bilan provisoire, plus de 20.000 morts et des
dizaines de milliers de disparus. Alors que les pertes humaines
s'alourdissent d'heure en heure, le paysage autour de l'épicentre du drame
est apocalyptique. Plusieurs cités ont carrément été rayées de la carte. "Il
n'y a plus de maisons dans plusieurs des villes et bourgs du district de
Wenchuan, tout a été rasé", a affirmé Wang Yi, chef d'une unité de la police
armée.
*
[image: En Chine, des villes entières ont été rayées de la carte]
*Les ruines de la ville de Beichuan (Chine) dans la province du Sichuan, le
13 mai 2008 (c) *
*14/05/2008 Le Point.fr*
Mercredi, les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région ont
ralenti le travail des secouristes, l'acheminement des produits de première
nécessité ainsi que celui du matériel d'extraction. Après un premier échec,
trois hélicoptères remplis de vivres et de médicaments ont réussi à rallier
une zone inaccessible près de la ville de Wenchuan.
*"De grandes difficultés pour mener à bien les opérations de secours"*
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, qui supervise les opérations
conduites depuis la ville de Dujiangyan, s'impatiente face la lenteur des
secours. "Nous devons faire de notre mieux pour rouvrir les routes et sauver
les habitants isolés dans les zones sinistrées", a-t-il dit, avant d'ajouter
: "À présent, nous avons de grandes difficultés pour mener à bien les
opérations de secours."
Un premier groupe de 100 soldats d'élite a été parachuté mercredi au
sud-ouest de la Chine, proche de l'épicentre du séisme, ont annoncé les
médias officiels. Au total, les autorités chinoises ont déployé 100.000
policiers et soldats de l'Armée populaire de libération pour participer aux
opérations.
Les États-Unis, l'Union européenne, le Japon, les Nations unies et le Comité
olympique international se sont immédiatement mobilisés pour proposer une
aide à la Chine, mais le gouvernement a indiqué que les conditions n'étaient
"pas encore mûres" pour autoriser la venue d'équipes de secouristes
étrangers.
Par ailleurs, la Chine a décliné l'offre de l'Australie et celle de la Corée
du Sud d'envoyer une équipe de recherche et de secours. En guise de réponse,
le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a expliqué que
"les difficultés extrêmes de transport et de communication dans la région
sinistrée" expliquaient que les équipes de secours ne puissent pas être
reçues "pour le moment".
*En Chine, le séisme aurait fait au moins 20.000 morts*
* Il ne s'agit que d'un bilan provisoire, sans doute encore largement
sous-estimé. Le séisme qui a secoué lundi l'ouest de la Chine aurait fait
près de 20.000 morts et dizaines de milliers de disparus dans la région du
sud-ouest du pays. Sans prendre en compte les chiffres avancés par les
responsables locaux, le gouvernement parle lui de près de 15.000 morts. On
compte plus de 14.000 morts et près de 40.000 disparus dans la seule
province du Sichuan (sud-ouest), où a été localisé l'épicentre. Sept autres
régions du pays ont été touchées par ce tremblement de terre d'une magnitude
de 7,9 sur l'échelle de Richter, le plus violent en Chine depuis plus de 30
ans. *
*
[image: En Chine, le séisme aurait fait au moins 20.000 morts]
À Dujiangyan, le travail des secouristes est compliqué par les amas de
gravats (c) WENN/SIPA
14/05/2008 Le Point.fr
Mesures d'urgence
Le tremblement de terre meurtrier s'est produit lundi à 8 h 28, heure
française - 14 h 28, heure locale - à environ 92 kilomètres au nord-ouest de
Chengdu, capitale de la province du Sichuan, située sur les contreforts du
Tibet. Son épicentre était situé à 10 kilomètres sous la surface, a rapporté
l'Agence américaine de géologie (USGS). L'endroit le plus sinistré se situe
sur le côté oriental du plateau tibétain, une zone généralement peu peuplée
en raison des hautes montagnes.
Peu après le séisme, les autorités ont décidé de fermer l'aéroport
international de Chengdu et l'armée a été envoyée pour secourir les
victimes, ont annoncé les médias officiels. Le président Hu Jintao a ordonné
de déployer tous les efforts pour venir en aide aux victimes du tremblement
de terre, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Plus de 50.000 soldats
ont été mobilisés. Le Premier ministre Wen Jiabao s'est rendu sur les lieux
de l'épicentre, dans le district de Wenchuan. Dans une interview accordée Ã
la télévision chinoise, il a qualifié de "désastre" le séisme et a appelé la
population "au calme et au courage".
Le barrage des Trois-Gorges serait intact
Le barrage géant des Trois-Gorges, sur le fleuve Yangzi, dans le centre de
la Chine, n'aurait pas souffert du séisme, a fait savoir son gestionnaire.
"Les contrôles ont montré qu'il n'y a rien qui sorte de l'ordinaire", a
certifié la société China Three Gorges Project, gestionnaire du barrage
hydroélectrique. Le tremblement de terre a néanmoins été perçu dans la
région du barrage, un mur de béton de 185 mètres de haut, qui crée une
retenue de 39 milliards de m3.
Les installations pour les Jeux olympiques de Pékin, qui auront lieu début
août, n'ont pas été endommagées, a tenu à rassurer un porte-parole du Comité
d'organisation. "Elles sont antisismiques jusqu'à un niveau assez élevé et
aucun dégât n'a été constaté", a-t-il précisé. Les instances sportives
chinoises ont en revanche annoncé que le trajet de la flamme olympique
serait raccourci, sans donner plus de précisions. Selon le programme
initial, le relais devait passer en juin par les régions sinistrées. Une
étape à Chengdu, épicentre du séisme, était prévue le 18 juin.
Localisation de la région touchée par le séisme (c) Gabriel Jorby / lepoint.fr
* --
http://basta.20six.fr/
C'est le plus violent séisme qu'ait connu l'empire du Milieu au cours des 30 dernières années. Le tremblement de terre qui a secoué lundi l'ouest de la Chine a fait, selon un dernier bilan provisoire, plus de 20.000 morts et des dizaines de milliers de disparus. Alors que les pertes humaines s'alourdissent d'heure en heure, le paysage autour de l'épicentre du drame est apocalyptique. Plusieurs cités ont carrément été rayées de la carte. "Il n'y a plus de maisons dans plusieurs des villes et bourgs du district de Wenchuan, tout a été rasé", a affirmé Wang Yi, chef d'une unité de la police armée.

Les ruines de la ville de Beichuan (Chine) dans la province du Sichuan, le 13 mai 2008 ©
14/05/2008 Le Point.fr
Mercredi, les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région ont ralenti le travail des secouristes, l'acheminement des produits de première nécessité ainsi que celui du matériel d'extraction. Après un premier échec, trois hélicoptères remplis de vivres et de médicaments ont réussi à rallier une zone inaccessible près de la ville de Wenchuan.
"De grandes difficultés pour mener à bien les opérations de secours"
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, qui supervise les opérations conduites depuis la ville de Dujiangyan, s'impatiente face la lenteur des secours. "Nous devons faire de notre mieux pour rouvrir les routes et sauver les habitants isolés dans les zones sinistrées", a-t-il dit, avant d'ajouter : "À présent, nous avons de grandes difficultés pour mener à bien les opérations de secours."
Un premier groupe de 100 soldats d'élite a été parachuté mercredi au sud-ouest de la Chine, proche de l'épicentre du séisme, ont annoncé les médias officiels. Au total, les autorités chinoises ont déployé 100.000 policiers et soldats de l'Armée populaire de libération pour participer aux opérations.
Les États-Unis, l'Union européenne, le Japon, les Nations unies et le Comité olympique international se sont immédiatement mobilisés pour proposer une aide à la Chine, mais le gouvernement a indiqué que les conditions n'étaient "pas encore mûres" pour autoriser la venue d'équipes de secouristes étrangers.
Par ailleurs, la Chine a décliné l'offre de l'Australie et celle de la Corée du Sud d'envoyer une équipe de recherche et de secours. En guise de réponse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a expliqué que "les difficultés extrêmes de transport et de communication dans la région sinistrée" expliquaient que les équipes de secours ne puissent pas être reçues "pour le moment".
En Chine, le séisme aurait fait au moins 20.000 morts
Â
 Il ne s'agit que d'un bilan provisoire, sans doute encore largement sous-estimé. Le séisme qui a secoué lundi l'ouest de la Chine aurait fait près de 20.000 morts et dizaines de milliers de disparus dans la région du sud-ouest du pays. Sans prendre en compte les chiffres avancés par les responsables locaux, le gouvernement parle lui de près de 15.000 morts. On compte plus de 14.000 morts et près de 40.000 disparus dans la seule province du Sichuan (sud-ouest), où a été localisé l'épicentre. Sept autres régions du pays ont été touchées par ce tremblement de terre d'une magnitude de 7,9 sur l'échelle de Richter, le plus violent en Chine depuis plus de 30 ans.

À Dujiangyan, le travail des secouristes est compliqué par les amas de gravats © WENN/SIPA
 14/05/2008 Le Point.fr
Â
Mesures d'urgence
Le tremblement de terre meurtrier s'est produit lundi à 8 h 28, heure française - 14 h 28, heure locale - à environ 92 kilomètres au nord-ouest de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, située sur les contreforts du Tibet. Son épicentre était situé à 10 kilomètres sous la surface, a rapporté l'Agence américaine de géologie (USGS). L'endroit le plus sinistré se situe sur le côté oriental du plateau tibétain, une zone généralement peu peuplée en raison des hautes montagnes.
Peu après le séisme, les autorités ont décidé de fermer l'aéroport international de Chengdu et l'armée a été envoyée pour secourir les victimes, ont annoncé les médias officiels. Le président Hu Jintao a ordonné de déployer tous les efforts pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Plus de 50.000 soldats ont été mobilisés. Le Premier ministre Wen Jiabao s'est rendu sur les lieux de l'épicentre, dans le district de Wenchuan. Dans une interview accordée à la télévision chinoise, il a qualifié de "désastre" le séisme et a appelé la population "au calme et au courage".
Le barrage des Trois-Gorges serait intact
Le barrage géant des Trois-Gorges, sur le fleuve Yangzi, dans le centre de la Chine, n'aurait pas souffert du séisme, a fait savoir son gestionnaire. "Les contrôles ont montré qu'il n'y a rien qui sorte de l'ordinaire", a certifié la société China Three Gorges Project, gestionnaire du barrage hydroélectrique. Le tremblement de terre a néanmoins été perçu dans la région du barrage, un mur de béton de 185 mètres de haut, qui crée une retenue de 39 milliards de m3.
Les installations pour les Jeux olympiques de Pékin, qui auront lieu début août, n'ont pas été endommagées, a tenu à rassurer un porte-parole du Comité d'organisation. "Elles sont antisismiques jusqu'à un niveau assez élevé et aucun dégât n'a été constaté", a-t-il précisé. Les instances sportives chinoises ont en revanche annoncé que le trajet de la flamme olympique serait raccourci, sans donner plus de précisions. Selon le programme initial, le relais devait passer en juin par les régions sinistrées. Une étape à Chengdu, épicentre du séisme, était prévue le 18 juin.
Localisation de la région touchée par le séisme © Gabriel Jorby / lepoint.fr
Â
Dans le prolongement de mon précédent post "L'ouverture est un cadeau", je vous invite à lire le reportage du Point de cette semaine consacré à Manuel Valls : "L'homme qui veut être le Sarko de la gauche".
Manuel Valls y apparaît tel qu'il est : un quadra hors normes au franc parler, en phase avec la société, ne craignant pas de se démarquer des positions archaïques du Parti socialiste.
Nicolas Sarkozy semble l'apprécier.Â
A méditer ...
Aviad Kleinberg est un des plus grands historiens des religions, professeur de l'université de Tel-Aviv. Il vient de publier « Péchés capitaux » au Seuil. Il évoque le triomphe des droits sur les devoirs dans notre société :
"Pour l'utopie libérale, le seul objectif qui vaille est la quête du bonheur, défini par la consommation de biens marchands. Tout ce qui s'oppose à cette activité sacrée (qui, grâce à la « main invisible », bénéficie à l'ensemble de la communauté) doit être éliminé. Laissez faire ! Laissez passer ! Tant que vous n'interférez pas avec le plaisir d'autrui, faites tout ce qui vous chante. Dans un monde « idéal », les seules différences qui persisteront seront les différences de « goûts » (tu aimes Adidas et moi Nike). D'ores et déjà , nos produits, nos vies, et même nos passions, sont standardisés. Dans ces conditions, un système moral fondé sur l'intériorisation de la contrainte ne peut qu'aboutir à des frondes. Les gens prêts à payer le prix fort pour le respect de leurs valeurs sont des consommateurs politiques avertis et soupçonneux. Mais notre culture a besoin de consommateurs passifs, politiquement et moralement indifférents. Orwell s'est trompé : « 1984 » est passé et nous ne voyons rien qui ressemble à son enfer stalinien. En revanche, nous nous rapprochons un peu plus chaque jour du « Meilleur des mondes » de Huxley. Faut-il le déplorer ? Difficile à dire. Si on est attaché à la liberté, la réponse est oui. (…) Délivrés de la culpabilité, nous ne considérons plus le corps et la matière comme les ennemis de nos âmes. En dépit de notre hédonisme et de notre narcissisme, nous prétendons être aussi moraux, voire plus. Bref, nous voulons la même chose pour moins cher, ce qui révèle le vice que je trouve le plus exaspérant aujourd'hui en Occident-la bonne conscience. Nous sommes très contents de nous. Trop contents."
Source : lepoint.fr, 17/01/08
Dans le prolongement de mon précédent post "L'ouverture est un cadeau", je vous invite à lire le reportage du Point de cette semaine consacré à Manuel Valls : "L'homme qui veut être le Sarko de la gauche".
Manuel Valls y apparaît tel qu'il est : un quadra hors normes au franc parler, en phase avec la société, ne craignant pas de se démarquer des positions archaïques du Parti socialiste.
Nicolas Sarkozy semble l'apprécier.Â
A méditer ...
Aviad Kleinberg est un des plus grands historiens des religions, professeur de l'université de Tel-Aviv. Il vient de publier « Péchés capitaux » au Seuil. Il évoque le triomphe des droits sur les devoirs dans notre société :
"Pour l'utopie libérale, le seul objectif qui vaille est la quête du bonheur, défini par la consommation de biens marchands. Tout ce qui s'oppose à cette activité sacrée (qui, grâce à la « main invisible », bénéficie à l'ensemble de la communauté) doit être éliminé. Laissez faire ! Laissez passer ! Tant que vous n'interférez pas avec le plaisir d'autrui, faites tout ce qui vous chante. Dans un monde « idéal », les seules différences qui persisteront seront les différences de « goûts » (tu aimes Adidas et moi Nike). D'ores et déjà , nos produits, nos vies, et même nos passions, sont standardisés. Dans ces conditions, un système moral fondé sur l'intériorisation de la contrainte ne peut qu'aboutir à des frondes. Les gens prêts à payer le prix fort pour le respect de leurs valeurs sont des consommateurs politiques avertis et soupçonneux. Mais notre culture a besoin de consommateurs passifs, politiquement et moralement indifférents. Orwell s'est trompé : « 1984 » est passé et nous ne voyons rien qui ressemble à son enfer stalinien. En revanche, nous nous rapprochons un peu plus chaque jour du « Meilleur des mondes » de Huxley. Faut-il le déplorer ? Difficile à dire. Si on est attaché à la liberté, la réponse est oui. (…) Délivrés de la culpabilité, nous ne considérons plus le corps et la matière comme les ennemis de nos âmes. En dépit de notre hédonisme et de notre narcissisme, nous prétendons être aussi moraux, voire plus. Bref, nous voulons la même chose pour moins cher, ce qui révèle le vice que je trouve le plus exaspérant aujourd'hui en Occident-la bonne conscience. Nous sommes très contents de nous. Trop contents."
Source : lepoint.fr, 17/01/08
Dans le prolongement de mon précédent post "L'ouverture est un cadeau", je vous invite à lire le reportage du Point de cette semaine consacré à Manuel Valls : "L'homme qui veut être le Sarko de la gauche".
Manuel Valls y apparaît tel qu'il est : un quadra hors normes au franc parler, en phase avec la société, ne craignant pas de se démarquer des positions archaïques du Parti socialiste.
Nicolas Sarkozy semble l'apprécier.Â
A méditer ...
Aviad Kleinberg est un des plus grands historiens des religions, professeur de l'université de Tel-Aviv. Il vient de publier « Péchés capitaux » au Seuil. Il évoque le triomphe des droits sur les devoirs dans notre société :
"Pour l'utopie libérale, le seul objectif qui vaille est la quête du bonheur, défini par la consommation de biens marchands. Tout ce qui s'oppose à cette activité sacrée (qui, grâce à la « main invisible », bénéficie à l'ensemble de la communauté) doit être éliminé. Laissez faire ! Laissez passer ! Tant que vous n'interférez pas avec le plaisir d'autrui, faites tout ce qui vous chante. Dans un monde « idéal », les seules différences qui persisteront seront les différences de « goûts » (tu aimes Adidas et moi Nike). D'ores et déjà , nos produits, nos vies, et même nos passions, sont standardisés. Dans ces conditions, un système moral fondé sur l'intériorisation de la contrainte ne peut qu'aboutir à des frondes. Les gens prêts à payer le prix fort pour le respect de leurs valeurs sont des consommateurs politiques avertis et soupçonneux. Mais notre culture a besoin de consommateurs passifs, politiquement et moralement indifférents. Orwell s'est trompé : « 1984 » est passé et nous ne voyons rien qui ressemble à son enfer stalinien. En revanche, nous nous rapprochons un peu plus chaque jour du « Meilleur des mondes » de Huxley. Faut-il le déplorer ? Difficile à dire. Si on est attaché à la liberté, la réponse est oui. (…) Délivrés de la culpabilité, nous ne considérons plus le corps et la matière comme les ennemis de nos âmes. En dépit de notre hédonisme et de notre narcissisme, nous prétendons être aussi moraux, voire plus. Bref, nous voulons la même chose pour moins cher, ce qui révèle le vice que je trouve le plus exaspérant aujourd'hui en Occident-la bonne conscience. Nous sommes très contents de nous. Trop contents."
Source : lepoint.fr, 17/01/08
Dans le prolongement de mon précédent post "L'ouverture est un cadeau", je vous invite à lire le reportage du Point de cette semaine consacré à Manuel Valls : "L'homme qui veut être le Sarko de la gauche".
Manuel Valls y apparaît tel qu'il est : un quadra hors normes au franc parler, en phase avec la société, ne craignant pas de se démarquer des positions archaïques du Parti socialiste.
Nicolas Sarkozy semble l'apprécier.Â
A méditer ...