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Il est une cause qui tient tout spécialement à coeur du Président de la République : la lutte contre le piratage sur Internet.
C'est un sujet sur lequel il s'est prononcé successivement en qualité de Ministre de l'Economie et des finances, Président de l'UMP, candidat, puis Président.
Nicolas Sarkozy a évoqué la lutte contre le piratage lors de son apparition-surprise à la Conférence Web 3, le 12 décembre 2006, aux côtés de Loic le Meur.
"Je me suis impliqué pleinement pour faire respecter le droit d'auteur, parce que créer c'est travailler, parce qu'il n'y a pas de génie sans un travail acharné et que je n'accepte pas que le travail soit spolié sous prétexte qu'aujourd'hui ce serait techniquement possible, que les producteurs de disques gagneraient trop d'argent ou que ce serait plus pratique de télécharger sur Internet plutôt que d'aller à la FNAC".
Il y revient, le 4 avril 2007, à la discothèque le Show Case, devant un parterre de célébrités, dont Pascal Nègre, patron d'Universal Music France.
« Je n'accepterai pas le vol organisé sous prétexte de jeunisme, je me battrai pour le respect du droit d'auteur. Il faut pour l'industrie du disque un vrai plan de sauvetage, comme ont pu en bénéficier hier l'industrie de la sidérurgie ou celle du textile. ».
Début mai, il évoque le piratage, mais de manière assez discréte, presque cryptée, dans son programme numérique ("La France à l'ère numérique", Journal du Net).
" Je mettrai en œuvre les moyens nécessaires pour accompagner la mutation des métiers de la création, de la production et de l'information, et pour garantir le respect de leurs droits. "
A peine élu, le 15 juin 2008, Nicolas Sarkozy reçoit à l'Elysée les représentants de la filiére musicale. Au programme : la riposte graduée.
« C'est une bonne entrée en matière. Nous avons senti une intention ferme, une volonté claire de reprendre ce dossier pour trouver des solutions », conclut, à la sortie du rendez-vous, Bernard Myet, Président de la Sacem.
Das la Lettre de mission qu'il adresse le 1 er Août à Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la communication, Nicolas Sarkozy consacre un trés long chapitre à la protection et la promotion des industries culturelles couvertes par les droits d'auteur et droits voisins. Et lui rappelle explicitement qu'elle doit « rechercher les voies et moyens pour conclure un accord interprofessionnel permettant de dissuader efficacement et de réprimer la contrefaçon de masse. Les solutions techniques existent, elles doivent être expérimentées et mises en œuvre.(...) Notre pays doit être en position pionnière en Europe pour la défense des droits, la diffusion de contenus numériques, la promotion de l'interopérabilité et la responsabilité des acteurs de l'Internet. ». Christine Albanel s'exécute rapidement et confie début septembre une mission à Denis Olivennes.
En un peu plus de deux mois, Denis Olivennes boucle son rapport. C'est à l'Elysée, en présence de Nicolas Sarkozy, que les représentants des industries du cinéma et de la musique signent un accord, le 23 novembre 2007.
« Chère Christine Albanel, Cher Denis Olivennes, grâce à votre ténacité, votre patience, grâce à la bonne collaboration établie avec Christine Lagarde et Rachida Dati, et grâce à vous tous ici présents, vous avez permis la conclusion d'un accord qui marque le début d'une "nouvelle alliance" entre professionnels des industries culturelles et professionnels des réseaux. Partout, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les professionnels et les gouvernements essaient depuis des années, non sans mal, de trouver le "graal" permettant de résoudre le problème de la piraterie. Nous sommes les premiers, en France, à réussir aujourd'hui à constituer une grande alliance nationale autour de propositions précises et opérationnelles. Grâce à vous et à cet accord, la France va retrouver une position de pays "leader" dans la campagne de "civilisation" des nouveaux réseaux. ».
Quittant son discours écrit, Nicolas Sarkozy avait ajouté . " "Je vous propose que l'on se retrouve dans six mois, au même endroit pour tirer le bilan de six mois d'application de ces nouvelles normes. Mais je vous le dis tout de suite, que si cela ne marchait pas ou pas assez, eh bien, on pourra le [cet accord] le faire bouger. Il faut là aussi sortir de cette idée folle, que lorsqu'un accord ou une loi est adopté, on ne peut plus y toucher. La pratique nous dira si nous sommes arrivés au bon équilibre. Si on n'y est pas, eh bien, on continuera."..
Inutile de dire que six mois aprés, il ne s'est rien passé.
L'accord signé en grandes pompes à l'Elysée est divisé en trois parties :
les engagements pris par les Pouvoirs Publics
ceux pris par les ayants droit de l'audiovisuel, du cinéma et de la musique, ainsi que les chaînes de télévision,
ceux pris par les prestataires techniques (fournisseurs d'accés Internet et plates-formes d'hébergement et de partage de contenus).
Quand on regarde, dans le détail, les engagements pris par les ayants droit de l'audiovisuel, du cinéma et de la musique, on constate qu'ils sont presque tous conditionnés par “le fonctionnement effectif du mécanisme d'avertissement et de sanction” . En d'autres termes, les ayants droit ne feront rien tant que l'Etat n'aura pas légiféré, mis en place la haute autorité, rendu effective la riposte graduée.
Le gouvernement a bien préparé le projet de loi promis. Le texte est prêt.. Il devait initialement être présenté au Conseil des ministres du 28 mai, pour une première lecture devant le Sénat en juillet. Son examen risque d'être repoussé à l'automne. Voire au delà .
Le SNEP commence déjà à s'inquiéter. A juste raison. « Il faut que la loi Hadopi soit installée avant la fin d'année, ou le début d'année 2009 ».
Entre temps, il est vrai, le Parlement Européen a voté une résolution qui désavoue, par avance, les projets présidentiels de "riposte graduée".
Si Nicolas Sarkozy parvient à convaincre le Premier Ministre de soumettre ce projet de loi au Parlement (ce qui est loin d'être acquis), il sait déjà que les pays-membres de l'Union Européenne ne suivront pas la France dans cette voie.
Article tiré de MédiaPart (le projet de média d'Edwy PLENEL)
Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].
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Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2 restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France 3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30, soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement chacune de ces nouvelles structures régionales.
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Avec un tel schéma, s'il est finalement retenu, plusieurs éléments seront mis en avant. D'abord alléger la charge budgétaire de France 3 chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues ces dernières années. Enfin, couper l'herbe sous le pied de ceux qui militent pour la suppression de la publicité dans le service public et désamorcer l'opposition des socialistes en associant au montage les conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la réforme. On rêve déjà à l'Elysée d'un consensus politique et professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du service public et sauvetage de la presse écrite régionale.
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Pas d'annonce avant les municipales.
Mais des tractations
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Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse
quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés.
« C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le
gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons,
nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est
probable que ce projet sera à l’ordre du jour de nos prochaines
rencontres. »
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Rien ne devrait ĂŞtre annoncĂ© avant les municipales. Mais les grandes manĹ“uvres ont commencĂ©. Un responsable de France 3 en province raconte cette anecdote : « J’étais aux vĹ“ux du prĂ©sident de rĂ©gion quand ce dernier, flanquĂ© d’un patron de journal, m’a lancĂ© en rigolant "Alors, on va vous racheter ?" Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La DĂ©pĂŞche du Midi, par ailleurs sĂ©nateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais, selon nos informations, il a Ă©tĂ© en contact avec l’ElysĂ©e Ă ce propos. Claude GuĂ©ant, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ElysĂ©e, et Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce dernier refusait, mercredi après-midi, de dĂ©mentir ou de confirmer son implication dans le schĂ©ma.    Â
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Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dĂ©voile sa stratĂ©gie: « Si l’occasion se prĂ©sente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous sauterons dessus. Les patrons de la presse rĂ©gionale qui se sont lancĂ©s dans les tĂ©lĂ©s locales, c’est-Ă -dire presque tous, savent compter. La tĂ©lĂ©vision permet de multiplier par deux la valeur de sa sociĂ©tĂ©. La tĂ©lĂ©vision nous intĂ©resse. Comme nous intĂ©resse Internet. On peut mĂŞme imaginer que tout ça fusionnera un jour en un Ă©cran unique».Â
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La presse régionale en embuscade
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A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1, Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ? Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France 3?
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Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou "syndiquer"- ses contenus. Une même information se trouverait dans les colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L'attribution des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions. Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de l'information et de la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes.
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A l’orée
d’une semaine décisive pour l’avenir de France Télévision puisque
certaines arbitrages concernant la suppression de la publicité
devraient intervenir dans les prochains jours, Henri Guaino, invité
dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de
France 3 que nous révélions vendredi.
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A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre
en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et
nationale) de la chaîne, le conseiller du président de la République a
précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ».
Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy
concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la
constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse
écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce
que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux.
« Tout est discutable »
a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte
des deux rĂ©dactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir Ă
l’occasion de cette réforme.
Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée « de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ». Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont 120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint périmètre ? La direction de France Télévisions - par ailleurs envoyée dans les cordes par Henri Guaino hier soir - feint de croire que l’état actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.
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Par ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il semble que ce ne sera pas le cas.
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Mercredi, comme tous les mercredis dorénavant, une réunion aura lieu entre la tutelle et les patrons de France télévision ainsi que ceux des chaînes qui la constituent. A suivre.
(à part ça, personne pour fêter le 7 Mai 1995 ? ^__^)Article tiré de MédiaPart (le projet de média d'Edwy PLENEL)
Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].
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Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2 restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France 3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30, soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement chacune de ces nouvelles structures régionales.
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Avec un tel schéma, s'il est finalement retenu, plusieurs éléments seront mis en avant. D'abord alléger la charge budgétaire de France 3 chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues ces dernières années. Enfin, couper l'herbe sous le pied de ceux qui militent pour la suppression de la publicité dans le service public et désamorcer l'opposition des socialistes en associant au montage les conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la réforme. On rêve déjà à l'Elysée d'un consensus politique et professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du service public et sauvetage de la presse écrite régionale.
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Pas d'annonce avant les municipales.
Mais des tractations
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Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse
quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés.
« C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le
gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons,
nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est
probable que ce projet sera à l’ordre du jour de nos prochaines
rencontres. »
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Rien ne devrait ĂŞtre annoncĂ© avant les municipales. Mais les grandes manĹ“uvres ont commencĂ©. Un responsable de France 3 en province raconte cette anecdote : « J’étais aux vĹ“ux du prĂ©sident de rĂ©gion quand ce dernier, flanquĂ© d’un patron de journal, m’a lancĂ© en rigolant "Alors, on va vous racheter ?" Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La DĂ©pĂŞche du Midi, par ailleurs sĂ©nateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais, selon nos informations, il a Ă©tĂ© en contact avec l’ElysĂ©e Ă ce propos. Claude GuĂ©ant, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ElysĂ©e, et Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce dernier refusait, mercredi après-midi, de dĂ©mentir ou de confirmer son implication dans le schĂ©ma.    Â
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Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dĂ©voile sa stratĂ©gie: « Si l’occasion se prĂ©sente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous sauterons dessus. Les patrons de la presse rĂ©gionale qui se sont lancĂ©s dans les tĂ©lĂ©s locales, c’est-Ă -dire presque tous, savent compter. La tĂ©lĂ©vision permet de multiplier par deux la valeur de sa sociĂ©tĂ©. La tĂ©lĂ©vision nous intĂ©resse. Comme nous intĂ©resse Internet. On peut mĂŞme imaginer que tout ça fusionnera un jour en un Ă©cran unique».Â
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La presse régionale en embuscade
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A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1, Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ? Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France 3?
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Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou "syndiquer"- ses contenus. Une même information se trouverait dans les colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L'attribution des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions. Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de l'information et de la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes.
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d’une semaine décisive pour l’avenir de France Télévision puisque
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dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de
France 3 que nous révélions vendredi.
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A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre
en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et
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précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ».
Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy
concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la
constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse
écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce
que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux.
« Tout est discutable »
a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte
des deux rĂ©dactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir Ă
l’occasion de cette réforme.
Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée « de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ». Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont 120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint périmètre ? La direction de France Télévisions - par ailleurs envoyée dans les cordes par Henri Guaino hier soir - feint de croire que l’état actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.
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Par ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il semble que ce ne sera pas le cas.
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Article tiré de MédiaPart (le projet de média d'Edwy PLENEL)
Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].
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Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2 restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France 3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30, soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement chacune de ces nouvelles structures régionales.
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Avec un tel schéma, s'il est finalement retenu, plusieurs éléments seront mis en avant. D'abord alléger la charge budgétaire de France 3 chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues ces dernières années. Enfin, couper l'herbe sous le pied de ceux qui militent pour la suppression de la publicité dans le service public et désamorcer l'opposition des socialistes en associant au montage les conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la réforme. On rêve déjà à l'Elysée d'un consensus politique et professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du service public et sauvetage de la presse écrite régionale.
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Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse
quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés.
« C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le
gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons,
nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est
probable que ce projet sera à l’ordre du jour de nos prochaines
rencontres. »
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Rien ne devrait ĂŞtre annoncĂ© avant les municipales. Mais les grandes manĹ“uvres ont commencĂ©. Un responsable de France 3 en province raconte cette anecdote : « J’étais aux vĹ“ux du prĂ©sident de rĂ©gion quand ce dernier, flanquĂ© d’un patron de journal, m’a lancĂ© en rigolant "Alors, on va vous racheter ?" Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La DĂ©pĂŞche du Midi, par ailleurs sĂ©nateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais, selon nos informations, il a Ă©tĂ© en contact avec l’ElysĂ©e Ă ce propos. Claude GuĂ©ant, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ElysĂ©e, et Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce dernier refusait, mercredi après-midi, de dĂ©mentir ou de confirmer son implication dans le schĂ©ma.    Â
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Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dĂ©voile sa stratĂ©gie: « Si l’occasion se prĂ©sente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous sauterons dessus. Les patrons de la presse rĂ©gionale qui se sont lancĂ©s dans les tĂ©lĂ©s locales, c’est-Ă -dire presque tous, savent compter. La tĂ©lĂ©vision permet de multiplier par deux la valeur de sa sociĂ©tĂ©. La tĂ©lĂ©vision nous intĂ©resse. Comme nous intĂ©resse Internet. On peut mĂŞme imaginer que tout ça fusionnera un jour en un Ă©cran unique».Â
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La presse régionale en embuscade
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A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1, Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ? Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France 3?
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Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou "syndiquer"- ses contenus. Une même information se trouverait dans les colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L'attribution des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions. Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de l'information et de la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes.
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dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de
France 3 que nous révélions vendredi.
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A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre
en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et
nationale) de la chaîne, le conseiller du président de la République a
précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ».
Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy
concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la
constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse
écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce
que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux.
« Tout est discutable »
a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte
des deux rĂ©dactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir Ă
l’occasion de cette réforme.
Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée « de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ». Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont 120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint périmètre ? La direction de France Télévisions - par ailleurs envoyée dans les cordes par Henri Guaino hier soir - feint de croire que l’état actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.
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Par ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il semble que ce ne sera pas le cas.
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Mercredi, comme tous les mercredis dorénavant, une réunion aura lieu entre la tutelle et les patrons de France télévision ainsi que ceux des chaînes qui la constituent. A suivre.
Article tiré de MédiaPart (le projet de média d'Edwy PLENEL)
Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].
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Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2 restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France 3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30, soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement chacune de ces nouvelles structures régionales.
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Avec un tel schéma, s'il est finalement retenu, plusieurs éléments seront mis en avant. D'abord alléger la charge budgétaire de France 3 chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues ces dernières années. Enfin, couper l'herbe sous le pied de ceux qui militent pour la suppression de la publicité dans le service public et désamorcer l'opposition des socialistes en associant au montage les conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la réforme. On rêve déjà à l'Elysée d'un consensus politique et professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du service public et sauvetage de la presse écrite régionale.
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Pas d'annonce avant les municipales.
Mais des tractations
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Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse
quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés.
« C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le
gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons,
nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est
probable que ce projet sera à l’ordre du jour de nos prochaines
rencontres. »
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Rien ne devrait ĂŞtre annoncĂ© avant les municipales. Mais les grandes manĹ“uvres ont commencĂ©. Un responsable de France 3 en province raconte cette anecdote : « J’étais aux vĹ“ux du prĂ©sident de rĂ©gion quand ce dernier, flanquĂ© d’un patron de journal, m’a lancĂ© en rigolant "Alors, on va vous racheter ?" Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La DĂ©pĂŞche du Midi, par ailleurs sĂ©nateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais, selon nos informations, il a Ă©tĂ© en contact avec l’ElysĂ©e Ă ce propos. Claude GuĂ©ant, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ElysĂ©e, et Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce dernier refusait, mercredi après-midi, de dĂ©mentir ou de confirmer son implication dans le schĂ©ma.    Â
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Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dĂ©voile sa stratĂ©gie: « Si l’occasion se prĂ©sente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous sauterons dessus. Les patrons de la presse rĂ©gionale qui se sont lancĂ©s dans les tĂ©lĂ©s locales, c’est-Ă -dire presque tous, savent compter. La tĂ©lĂ©vision permet de multiplier par deux la valeur de sa sociĂ©tĂ©. La tĂ©lĂ©vision nous intĂ©resse. Comme nous intĂ©resse Internet. On peut mĂŞme imaginer que tout ça fusionnera un jour en un Ă©cran unique».Â
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La presse régionale en embuscade
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A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1, Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ? Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France 3?
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Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou "syndiquer"- ses contenus. Une même information se trouverait dans les colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L'attribution des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions. Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de l'information et de la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes.
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A l’orée
d’une semaine décisive pour l’avenir de France Télévision puisque
certaines arbitrages concernant la suppression de la publicité
devraient intervenir dans les prochains jours, Henri Guaino, invité
dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de
France 3 que nous révélions vendredi.
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A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre
en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et
nationale) de la chaîne, le conseiller du président de la République a
précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ».
Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy
concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la
constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse
écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce
que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux.
« Tout est discutable »
a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte
des deux rĂ©dactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir Ă
l’occasion de cette réforme.
Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée « de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ». Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont 120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint périmètre ? La direction de France Télévisions - par ailleurs envoyée dans les cordes par Henri Guaino hier soir - feint de croire que l’état actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.
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Par ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il semble que ce ne sera pas le cas.
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Mercredi, comme tous les mercredis dorénavant, une réunion aura lieu entre la tutelle et les patrons de France télévision ainsi que ceux des chaînes qui la constituent. A suivre.
Désolé pour le manque d’actualisation du blog ces temps-ci mais examens obligent… le temps se fait plus rare !
Je voudrais juste, ici, vous faire part de 2 discours de Nicolas Sarkozy à quelques mois d’intervalles et mis en avant par Jean Quatremer… Je vous laisse réfléchir !
Discours de Nicolas Sarkozy, Président de la République Française devant le Forum d’affaires franco-tunisien, le 29 Avril 2008 :
“Personne ne peut se poser en censeur. Je viens d’un continent dont l’histoire, y compris l’histoire récente, recèle des tragédies abominables et je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais (…) de m’ériger en donneur de leçons.”
Discours de Nicolas Sarkozy, Congrès de l’UMP, 14 Janvier 2007 :
“Je ne crois pas à la “realpolitik” qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je n’accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, au Darfour. Je n’accepte pas le sort que l’on fait aux dissidents dans de nombreux pays. Je n’accepte pas la répression contre les journalistes que l’on veut bâillonner. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde”


La cote de confiance de Nicolas Sarkozy chute en mai de deux points par rapport au mois précédent, pour s'établir à 38% dans le baromètre CSA pour i-Télé et l'édition de vendredi du Parisien/Aujourd'hui en France.Un peu partout en France, entre 120 000 et 200 000 manifestants défilaient ce même jeudi 1er mai, pour la fête du ravail, contre les suppressions de postes à l'Education Nationale, ou la réforme des retraites.
Les Français sont 38% à faire confiance au chef de l'Etat pour "affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays", contre 40% au mois d'avril.
Ils sont 57% (+3 points) Ă ne pas lui faire confiance.
Le Premier ministre François Fillon accuse, lui, un net recul de huit points : seuls 42% des personnes interrogées déclarent lui faire confiance contre 50% au mois d'avril. Elles sont 51% (+7 pts) à ne pas lui faire confiance.

Lu sur le Site de la PRESIDENCE
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