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Sarkozy, le piratage et la quête du Graal »

"Depuis trois ans, j'ai répondu présent chaque fois qu'il a fallu faire prévaloir le droit légitime des auteurs et de ceux qui contribuent à leur expression, sur l'illusion et même sur le mensonge de la gratuité". Nicolas Sarkozy. 23 Novembre 2008

Il est une cause qui tient tout spécialement à coeur du Président de la République : la lutte contre le piratage sur Internet.

C'est un sujet sur lequel il s'est prononcé successivement en qualité de Ministre de l'Economie et des finances, Président de l'UMP, candidat, puis Président.


Nicolas Sarkozy a évoqué la lutte contre le piratage lors de son apparition-surprise à la Conférence Web 3, le 12 décembre 2006, aux côtés de Loic le Meur.

"Je me suis impliqué pleinement pour faire respecter le droit d'auteur, parce que créer c'est travailler, parce qu'il n'y a pas de génie sans un travail acharné et que je n'accepte pas que le travail soit spolié sous prétexte qu'aujourd'hui ce serait techniquement possible, que les producteurs de disques gagneraient trop d'argent ou que ce serait plus pratique de télécharger sur Internet plutôt que d'aller à la FNAC".


Il y revient, le 4 avril 2007, à la discothèque le Show Case, devant un parterre de célébrités, dont Pascal Nègre, patron d'Universal Music France.

« Je n'accepterai pas le vol organisé sous prétexte de jeunisme, je me battrai pour le respect du droit d'auteur. Il faut pour l'industrie du disque un vrai plan de sauvetage, comme ont pu en bénéficier hier l'industrie de la sidérurgie ou celle du textile. ».


Début mai, il évoque le piratage, mais de manière assez discréte, presque cryptée, dans son programme numérique ("La France à l'ère numérique", Journal du Net).

" Je mettrai en œuvre les moyens nécessaires pour accompagner la mutation des métiers de la création, de la production et de l'information, et pour garantir le respect de leurs droits. "


A peine élu, le 15 juin 2008, Nicolas Sarkozy reçoit à l'Elysée les représentants de la filiére musicale. Au programme : la riposte graduée.

« C'est une bonne entrée en matière. Nous avons senti une intention ferme, une volonté claire de reprendre ce dossier pour trouver des solutions », conclut, à la sortie du rendez-vous, Bernard Myet, Président de la Sacem.


Das la Lettre de mission qu'il adresse le 1 er Août à Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la communication, Nicolas Sarkozy consacre un trés long chapitre à la protection et la promotion des industries culturelles couvertes par les droits d'auteur et droits voisins. Et lui rappelle explicitement qu'elle doit « rechercher les voies et moyens pour conclure un accord interprofessionnel permettant de dissuader efficacement et de réprimer la contrefaçon de masse. Les solutions techniques existent, elles doivent être expérimentées et mises en œuvre.(...) Notre pays doit être en position pionnière en Europe pour la défense des droits, la diffusion de contenus numériques, la promotion de l'interopérabilité et la responsabilité des acteurs de l'Internet. ». Christine Albanel s'exécute rapidement et confie début septembre une mission à Denis Olivennes.


En un peu plus de deux mois, Denis Olivennes boucle son rapport. C'est à l'Elysée, en présence de Nicolas Sarkozy, que les représentants des industries du cinéma et de la musique signent un accord, le 23 novembre 2007.

« Chère Christine Albanel, Cher Denis Olivennes, grâce à votre ténacité, votre patience, grâce à la bonne collaboration établie avec Christine Lagarde et Rachida Dati, et grâce à vous tous ici présents, vous avez permis la conclusion d'un accord qui marque le début d'une "nouvelle alliance" entre professionnels des industries culturelles et professionnels des réseaux. Partout, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les professionnels et les gouvernements essaient depuis des années, non sans mal, de trouver le "graal" permettant de résoudre le problème de la piraterie. Nous sommes les premiers, en France, à réussir aujourd'hui à constituer une grande alliance nationale autour de propositions précises et opérationnelles. Grâce à vous et à cet accord, la France va retrouver une position de pays "leader" dans la campagne de "civilisation" des nouveaux réseaux. ».

Quittant son discours écrit, Nicolas Sarkozy avait ajouté . " "Je vous propose que l'on se retrouve dans six mois, au même endroit pour tirer le bilan de six mois d'application de ces nouvelles normes. Mais je vous le dis tout de suite, que si cela ne marchait pas ou pas assez, eh bien, on pourra le [cet accord] le faire bouger. Il faut là aussi sortir de cette idée folle, que lorsqu'un accord ou une loi est adopté, on ne peut plus y toucher. La pratique nous dira si nous sommes arrivés au bon équilibre. Si on n'y est pas, eh bien, on continuera."..


Inutile de dire que six mois aprés, il ne s'est rien passé.

L'accord signé en grandes pompes à l'Elysée est divisé en trois parties :
- les engagements pris par les Pouvoirs Publics
- ceux pris par les ayants droit de l'audiovisuel, du cinéma et de la musique, ainsi que les chaînes de télévision,
- ceux pris par les prestataires techniques (fournisseurs d'accés Internet et plates-formes d'hébergement et de partage de contenus).

Quand on regarde, dans le détail, les engagements pris par les ayants droit de l'audiovisuel, du cinéma et de la musique, on constate qu'ils sont presque tous conditionnés par “le fonctionnement effectif du mécanisme d'avertissement et de sanction” . En d'autres termes, les ayants droit ne feront rien tant que l'Etat n'aura pas légiféré, mis en place la haute autorité, rendu effective la riposte graduée.

Le gouvernement a bien préparé le projet de loi promis. Le texte est prêt.. Il devait initialement être présenté au Conseil des ministres du 28 mai, pour une première lecture devant le Sénat en juillet. Son examen risque d'être repoussé à l'automne. Voire au delà.

Le SNEP commence déjà à s'inquiéter. A juste raison. « Il faut que la loi Hadopi soit installée avant la fin d'année, ou le début d'année 2009 ».


Entre temps, il est vrai, le Parlement Européen a voté une résolution qui désavoue, par avance, les projets présidentiels de "riposte graduée".

Si Nicolas Sarkozy parvient à convaincre le Premier Ministre de soumettre ce projet de loi au Parlement (ce qui est loin d'être acquis), il sait déjà que les pays-membres de l'Union Européenne ne suivront pas la France dans cette voie.

Betapolitique | il y a 6 jours | citations : 68

L’Elysée discute avec la presse régionale du démantèlement de France 3 »

Article tiré de MédiaPart (le projet de média d'Edwy PLENEL)

Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].

 

Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2 restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France 3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30, soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement chacune de ces nouvelles structures régionales.

 

Avec un tel schéma, s'il est finalement retenu, plusieurs éléments seront mis en avant. D'abord alléger la charge budgétaire de France 3 chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues ces dernières années. Enfin, couper l'herbe sous le pied de ceux qui militent pour la suppression de la publicité dans le service public et désamorcer l'opposition des socialistes en associant au montage les conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la réforme. On rêve déjà à l'Elysée d'un consensus politique et professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du service public et sauvetage de la presse écrite régionale.

 

Pas d'annonce avant les municipales.
Mais des tractations

 

Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés. « C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons, nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est probable que ce projet sera à l’ordre du jour  de nos prochaines rencontres. »

 

Rien ne devrait être annoncé avant les municipales. Mais les grandes manœuvres ont commencé. Un responsable de France 3 en province raconte cette anecdote : « J’étais aux vœux du président de région quand ce dernier, flanqué d’un patron de journal, m’a lancé en rigolant "Alors, on va vous racheter ?" Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La Dépêche du Midi, par ailleurs sénateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais, selon nos informations, il a été en contact avec l’Elysée à ce propos. Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce dernier refusait, mercredi après-midi, de démentir ou de confirmer son implication dans le schéma.       

 

Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dévoile sa stratégie: « Si l’occasion se présente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous sauterons dessus. Les patrons de la presse régionale qui se sont lancés dans les télés locales, c’est-à-dire presque tous, savent compter. La télévision permet de multiplier par deux la valeur de sa société. La télévision nous intéresse. Comme nous intéresse Internet. On peut même imaginer que tout ça fusionnera un jour en un écran unique». 

 

La presse régionale en embuscade

 

A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1, Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ? Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France 3?

 

Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou "syndiquer"- ses contenus. Une même information se trouverait dans les colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L'attribution des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions. Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de l'information et de la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes.

 

 

A l’orée d’une semaine décisive pour l’avenir de France Télévision puisque certaines arbitrages concernant la suppression de la publicité devraient intervenir dans les prochains jours, Henri Guaino, invité dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de France 3 que nous révélions vendredi.

 

A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et nationale) de la chaîne, le conseiller du président de la République a précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ». Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux. «  Tout est discutable » a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte des deux rédactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir à l’occasion de cette réforme.

Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée  «  de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ». Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont 120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint périmètre ?  La direction de France Télévisions - par ailleurs envoyée dans les cordes par Henri Guaino hier soir - feint de croire que l’état actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.

 

 

 

Par ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il semble que ce ne sera pas le cas.

 

 

 

Mercredi, comme tous les mercredis dorénavant, une réunion aura lieu entre la tutelle et les patrons de France télévision ainsi que ceux des chaînes qui la constituent. A suivre.

Quentin, vie militante et vie d'un militant... | il y a 9 jours | citations : 0

Printemps, cerises, piscines en eau »

(à part ça, personne pour fêter le 7 Mai 1995 ? ^__^)

La Maison du Faucon | il y a 9 jours | citations : 4

L’Elysée discute avec la presse régionale du démantèlement de France 3 »

Article tiré de MédiaPart (le projet de média d'Edwy PLENEL)

Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].

 

Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2 restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France 3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30, soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement chacune de ces nouvelles structures régionales.

 

Avec un tel schéma, s'il est finalement retenu, plusieurs éléments seront mis en avant. D'abord alléger la charge budgétaire de France 3 chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues ces dernières années. Enfin, couper l'herbe sous le pied de ceux qui militent pour la suppression de la publicité dans le service public et désamorcer l'opposition des socialistes en associant au montage les conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la réforme. On rêve déjà à l'Elysée d'un consensus politique et professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du service public et sauvetage de la presse écrite régionale.

 

Pas d'annonce avant les municipales.
Mais des tractations

 

Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés. « C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons, nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est probable que ce projet sera à l’ordre du jour  de nos prochaines rencontres. »

 

Rien ne devrait être annoncé avant les municipales. Mais les grandes manœuvres ont commencé. Un responsable de France 3 en province raconte cette anecdote : « J’étais aux vœux du président de région quand ce dernier, flanqué d’un patron de journal, m’a lancé en rigolant "Alors, on va vous racheter ?" Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La Dépêche du Midi, par ailleurs sénateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais, selon nos informations, il a été en contact avec l’Elysée à ce propos. Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce dernier refusait, mercredi après-midi, de démentir ou de confirmer son implication dans le schéma.       

 

Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dévoile sa stratégie: « Si l’occasion se présente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous sauterons dessus. Les patrons de la presse régionale qui se sont lancés dans les télés locales, c’est-à-dire presque tous, savent compter. La télévision permet de multiplier par deux la valeur de sa société. La télévision nous intéresse. Comme nous intéresse Internet. On peut même imaginer que tout ça fusionnera un jour en un écran unique». 

 

La presse régionale en embuscade

 

A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1, Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ? Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France 3?

 

Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou "syndiquer"- ses contenus. Une même information se trouverait dans les colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L'attribution des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions. Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de l'information et de la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes.

 

 

A l’orée d’une semaine décisive pour l’avenir de France Télévision puisque certaines arbitrages concernant la suppression de la publicité devraient intervenir dans les prochains jours, Henri Guaino, invité dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de France 3 que nous révélions vendredi.

 

A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et nationale) de la chaîne, le conseiller du président de la République a précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ». Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux. «  Tout est discutable » a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte des deux rédactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir à l’occasion de cette réforme.

Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée  «  de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ». Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont 120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint périmètre ?  La direction de France Télévisions - par ailleurs envoyée dans les cordes par Henri Guaino hier soir - feint de croire que l’état actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.

 

 

 

Par ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il semble que ce ne sera pas le cas.

 

 

 

Mercredi, comme tous les mercredis dorénavant, une réunion aura lieu entre la tutelle et les patrons de France télévision ainsi que ceux des chaînes qui la constituent. A suivre.

Quentin, vie militante et vie d'un militant... | il y a 10 jours | citations : 0

L’Elysée discute avec la presse régionale du démantèlement de France 3 »

Article tiré de MédiaPart (le projet de média d'Edwy PLENEL)

Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].

 

Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2 restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France 3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30, soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement chacune de ces nouvelles structures régionales.

 

Avec un tel schéma, s'il est finalement retenu, plusieurs éléments seront mis en avant. D'abord alléger la charge budgétaire de France 3 chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues ces dernières années. Enfin, couper l'herbe sous le pied de ceux qui militent pour la suppression de la publicité dans le service public et désamorcer l'opposition des socialistes en associant au montage les conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la réforme. On rêve déjà à l'Elysée d'un consensus politique et professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du service public et sauvetage de la presse écrite régionale.

 

Pas d'annonce avant les municipales.
Mais des tractations

 

Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés. « C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons, nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est probable que ce projet sera à l’ordre du jour  de nos prochaines rencontres. »

 

Rien ne devrait être annoncé avant les municipales. Mais les grandes manœuvres ont commencé. Un responsable de France 3 en province raconte cette anecdote : « J’étais aux vœux du président de région quand ce dernier, flanqué d’un patron de journal, m’a lancé en rigolant "Alors, on va vous racheter ?" Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La Dépêche du Midi, par ailleurs sénateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais, selon nos informations, il a été en contact avec l’Elysée à ce propos. Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce dernier refusait, mercredi après-midi, de démentir ou de confirmer son implication dans le schéma.       

 

Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dévoile sa stratégie: « Si l’occasion se présente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous sauterons dessus. Les patrons de la presse régionale qui se sont lancés dans les télés locales, c’est-à-dire presque tous, savent compter. La télévision permet de multiplier par deux la valeur de sa société. La télévision nous intéresse. Comme nous intéresse Internet. On peut même imaginer que tout ça fusionnera un jour en un écran unique». 

 

La presse régionale en embuscade

 

A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1, Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ? Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France 3?

 

Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou "syndiquer"- ses contenus. Une même information se trouverait dans les colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L'attribution des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions. Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de l'information et de la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes.

 

 

A l’orée d’une semaine décisive pour l’avenir de France Télévision puisque certaines arbitrages concernant la suppression de la publicité devraient intervenir dans les prochains jours, Henri Guaino, invité dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de France 3 que nous révélions vendredi.

 

A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et nationale) de la chaîne, le conseiller du président de la République a précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ». Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux. «  Tout est discutable » a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte des deux rédactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir à l’occasion de cette réforme.

Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée  «  de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ». Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont 120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint périmètre ?  La direction de France Télévisions - par ailleurs envoyée dans les cordes par Henri Guaino hier soir - feint de croire que l’état actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.

 

 

 

Par ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il semble que ce ne sera pas le cas.

 

 

 

Mercredi, comme tous les mercredis dorénavant, une réunion aura lieu entre la tutelle et les patrons de France télévision ainsi que ceux des chaînes qui la constituent. A suivre.

Quentin, vie militante et vie d'un militant... | il y a 11 jours | citations : 0

L’Elysée discute avec la presse régionale du démantèlement de France 3 »

Article tiré de MédiaPart (le projet de média d'Edwy PLENEL)

Deux semaines après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions et les radios du service public, le brouillard commence à se dissiper. Quelles conséquences pour le service public? Et quel financement ? MediaPart révèle les tractations en cours [article réactualisé dimanche 27 janvier].

 

Le schéma actuellement discuté à l’Elysée est le suivant. France 2 restera dans le giron public, et devra développer les partenariats sur les œuvres à forte valeur culturelle. La structure nationale de France 3 sera également conservée, sans publicité. Mais ses décrochages régionaux -le rendez-vous de la mi-journée et la tranche 18h30-20h30, soit trois heures par jour- seront confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale. La création de sociétés d’économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les régions, permettra d’adosser juridiquement et financièrement chacune de ces nouvelles structures régionales.

 

Avec un tel schéma, s'il est finalement retenu, plusieurs éléments seront mis en avant. D'abord alléger la charge budgétaire de France 3 chaîne publique, en supprimant un poste coûteux, la production de l’information régionale. Ensuite, permettre à la presse quotidienne régionale de retrouver une audience et une surface financière perdues ces dernières années. Enfin, couper l'herbe sous le pied de ceux qui militent pour la suppression de la publicité dans le service public et désamorcer l'opposition des socialistes en associant au montage les conseils régionaux -tous de gauche, à l’exception de l’Alsace- à la réforme. On rêve déjà à l'Elysée d'un consensus politique et professionnel avec cette explication à double détente: pérennité du service public et sauvetage de la presse écrite régionale.

 

Pas d'annonce avant les municipales.
Mais des tractations

 

Vincent de Bernardi, le directeur général du syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), confirme que ses mandants sont intéressés. « C’est une vieille idée et nous observerons avec attention ce que le gouvernement nous dira. Nous en parlons entre nous, nous discutons, nous réfléchissons. Les éditeurs se réunissent tous les mois, il est probable que ce projet sera à l’ordre du jour  de nos prochaines rencontres. »

 

Rien ne devrait être annoncé avant les municipales. Mais les grandes manœuvres ont commencé. Un responsable de France 3 en province raconte cette anecdote : « J’étais aux vœux du président de région quand ce dernier, flanqué d’un patron de journal, m’a lancé en rigolant "Alors, on va vous racheter ?" Ca ne m’a pas fait rire. » Jean Michel Baylet, le patron de La Dépêche du Midi, par ailleurs sénateur radical, refuse de s’exprimer sur le sujet mais, selon nos informations, il a été en contact avec l’Elysée à ce propos. Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, suivent directement l’affaire. Ce dernier refusait, mercredi après-midi, de démentir ou de confirmer son implication dans le schéma.       

 

Un dirigeant d’un journal de l’Ouest, qui veut rester anonyme, dévoile sa stratégie: « Si l’occasion se présente de profiter du chambardement qui s’annonce, nous sauterons dessus. Les patrons de la presse régionale qui se sont lancés dans les télés locales, c’est-à-dire presque tous, savent compter. La télévision permet de multiplier par deux la valeur de sa société. La télévision nous intéresse. Comme nous intéresse Internet. On peut même imaginer que tout ça fusionnera un jour en un écran unique». 

 

La presse régionale en embuscade

 

A ce stade, les acteurs confortent leurs positions et tentent d’avoir un coup d’avance. Du coup, personne ne veut parler à visage découvert. Mais, contrairement à ce qui se dit officiellement, personne ne croit à la capacité de l’Etat de maintenir le périmètre du service public dans son état actuel. Pas plus dans les grands groupes (TF1, Lagardère, Bolloré) que chez les protagonistes périphériques. Sans publicité et sans une augmentation conséquente de la redevance, il sera impossible de trouver l’argent nécessaire au maintien des deux grandes chaînes. Jusqu’où ira le démembrement de l’audiovisuel public ? Suffira-t-il de couper une partie de France 3 ? Que deviendront ses rédactions locales? Comment sera alimenté le journal national de France 3?

 

Très engagée dans la télévision locale depuis 2004, maintenant dans la TNT, la presse régionale verrait là l’occasion de recycler -ou "syndiquer"- ses contenus. Une même information se trouverait dans les colonnes du quotidien payant, dans celle du journal gratuit le cas échéant, sur Internet et, le soir, en images sur l’écran. L'attribution des décrochages régionaux permettrait également à ces groupes de consolider leur situation de monopole sur une, voire plusieurs régions. Très directement, elle poserait à nouveau la question du pluralisme de l'information et de la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes.

 

 

A l’orée d’une semaine décisive pour l’avenir de France Télévision puisque certaines arbitrages concernant la suppression de la publicité devraient intervenir dans les prochains jours, Henri Guaino, invité dimanche soir du « Grand Jury » sur RTL, est revenu sur le dossier de France 3 que nous révélions vendredi.

 

A la question de savoir si le gouvernement envisageait de remettre en cause les deux rédactions et les unités de production (locale et nationale) de la chaîne, le conseiller du président de la République a précisé qu’il fallait prendre le temps d’en discuter mais que « tout çà sera sur la table ». Il n’a pas dévoilé le calendrier, ni l’intention de Nicolas Sarkozy concernant le démantèlement des rédactions de la 3 en région et la constitution de société d’économie mixte avec les journaux de la presse écrite et les collectivités locales mais cette déclaration confirme ce que nous écrivions vendredi. Un projet de ce type est dans les tuyaux. «  Tout est discutable » a-t-il insisté. Reste à savoir si le vieux serpent de mer d’une refonte des deux rédactions de la 2 et de la 3 (nationale) va ressurgir à l’occasion de cette réforme.

Avant cette déclaration, le SNJ de F3 avait réagi en demandant à l’Elysée  «  de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne ». Pas sûr qu’il soit rassuré. Il y a 1200 journalistes à France 3, dont 120 pour la rédaction nationale. Il existe six unités de productions dans les 13 régions. Que va-t-il advenir ? La direction de France Télévision a qualifié d’ « hautement fantaisistes » nos informations, s’appuyant sur le fait qu’à plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont réaffirmé que le périmètre du service public ne serait pas touché. Point que le conseiller de Nicolas Sarkozy a réitéré hier. Mais peut-on supprimer la pub sans toucher le sacro-saint périmètre ?  La direction de France Télévisions - par ailleurs envoyée dans les cordes par Henri Guaino hier soir - feint de croire que l’état actuel de la structure n’est pas sur la sellette depuis longtemps. La participation de la presse quotidienne régionale (PQR) dans la 3 est un projet qui court depuis 1986. Quant à refonte des rédactions de la 2 et la 3, elle revient épisodiquement depuis des lustres.

 

 

 

Par ailleurs, Henri Guaino a annoncé deux choses importantes. Un : la redevance n’augmentera pas (et il faudra trouver un milliard d’euros pour compenser le manque à gagner de la disparition de la pub et donc taxer). Deux: aucune chaîne ne sera privatisée. Ce dernier point est évidemment fondamental. Le bruit avait couru au moment de l’annonce d’un cadeau du Président à ses amis Bouygues et Bolloré et la possibilité pour l’homme d’affaires breton de récupérer France 2. Il semble que ce ne sera pas le cas.

 

 

 

Mercredi, comme tous les mercredis dorénavant, une réunion aura lieu entre la tutelle et les patrons de France télévision ainsi que ceux des chaînes qui la constituent. A suivre.

Quentin, vie militante et vie d'un militant... | il y a 12 jours | citations : 0

La diplomatie selon Sarkozy »


Désolé pour le manque d’actualisation du blog ces temps-ci mais examens obligent… le temps se fait plus rare !

Je voudrais juste, ici, vous faire part de 2 discours de Nicolas Sarkozy à quelques mois d’intervalles et mis en avant par Jean Quatremer… Je vous laisse réfléchir !

Discours de Nicolas Sarkozy, Président de la République Française devant le Forum d’affaires franco-tunisien, le 29 Avril 2008 :

“Personne ne peut se poser en censeur. Je viens d’un continent dont l’histoire, y compris l’histoire récente, recèle des tragédies abominables et je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais (…) de m’ériger en donneur de leçons.”

Discours de Nicolas Sarkozy, Congrès de l’UMP, 14 Janvier 2007 :

“Je ne crois pas à la “realpolitik” qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je n’accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, au Darfour. Je n’accepte pas le sort que l’on fait aux dissidents dans de nombreux pays. Je n’accepte pas la répression contre les journalistes que l’on veut bâillonner. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde”

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Politics/World/Life/Culture //Blog de Louis LEPIOUFLE | il y a 13 jours | citations : 0

Discours de N.Sarkozy »

Voici le discours complet de Sarkozy, prononcé hier lors du diner offert par le président tunisien:
Cliquez ici pour la vidéo.

Monsieur le Président de la République,
Permettez-moi d’abord de vous remercier pour la chaleur et la qualité de l’accueil que vous nous avez, une nouvelle fois, réservé, ainsi que pour les paroles si amicales que vous venez de prononcer.
J’ai souhaité faire du renouveau de la relation entre nos deux pays une priorité de mon action et c’est déjà la seconde fois que je me rends en Tunisie depuis mon élection, il y a moins d’un an.
Et pour chacun de ceux qui m’accompagnent autant que pour moi-même, c’est toujours une grande joie de retrouver la Tunisie. L’un de nos plus grands auteurs, Flaubert disait, avec une certaine justesse, qu’en Tunisie « le climat y est si doux que l'on oublie d'y mourir ». A travers l’Histoire, qui n’a succombé aux charmes de cette Tunisie ? Je pense à Ulysse et à ses aventures qui, de passage sur l’Ile des Lotophages, l’actuelle Djerba, ne parvenait plus à en faire revenir ses hommes. Vous avez noté que nous ne nous sommes pas arrêtés à Djerba. Je pense aux Phéniciens, qui se sont installés ici pour porter leur civilisation à son plus haut degré de raffinement. Je pense à Hannibal le Carthaginois qui a puisé dans ces lieux sa fougue, et pourquoi ne pas le dire, son inspiration de stratège. Je pense à Saint-Augustin et Ibn Khaldoun qui y ont enraciné, ici en Tunisie, leurs visions de la foi et de la Cité.
Tous ont aimé votre terre qui allie beauté et ouverture sur le monde.
La Tunisie est le cœur de la Méditerranée. Et c’est ici que se rejoignent les côtes orientales et occidentales de notre mer commune. Tunis est aussi proche de Nice que Nice ne l'est de Dunkerque !
La Tunisie, méditerranéenne au nord, saharienne au sud, terre natale de plusieurs papes tout en abritant l’une des premières villes saintes de l'Islam et, de surcroît, l’une des plus anciennes synagogues, bâtie sur une pierre du temple de Salomon, la Tunisie est donc un carrefour, le carrefour de l’Histoire et le carrefour des civilisations. La Tunisie, c’est d’abord l’œuvre de la volonté des hommes et, pourquoi ne pas le dire, Monsieur le Président de la République, j’aime votre proverbe, ce proverbe tunisien : « la différence entre un désert et un jardin n’est pas l’eau mais l’homme ». C’est cet héritage historique assumé dans sa diversité qui fait l’identité de la Tunisie et qui explique son ouverture et son esprit de tolérance.
Je sais, Monsieur le Président, le prix que vous attachez au dialogue des civilisations. Une chaire de l’Université de Tunis porte votre nom pour permettre à de grands esprits arabes et européens de se rencontrer, d'échanger et de bâtir dans ce respect mutuel sans lequel il n'y aurait ni paix, ni harmonie, ce dialogue indispensable, et Dieu sait que l’Orient et l’Occident ont besoin de dialoguer et que nous autres, nous avons besoin de trouver les voies de l’ouverture de la rencontre et de l’échange avec le monde arabe.
Vous avez été, Monsieur le Président, parmi les premiers à apporter votre appui au projet d'Union pour la Méditerranée. Cela ne m’a pas surpris. Après tout, pionnière dans ses relations avec l'Europe, la Tunisie a été le premier pays à avoir signé, dès 1995, un accord d'association avec l’Union européenne et la Tunisie est le seul pays aujourd'hui, au sud de la Méditerranée, à avoir mis en place une zone de libre échange avec l'Europe pour les produits industriels ? La Tunisie a bien compris que l'initiative de la France, vise à associer sur un pied d'égalité, -et j’insiste sur ce mot- et à travers des projets concrets et -j’insiste sur les projets concrets-, l'ensemble des Etats et des peuples, qui partagent une communauté de destin autour de notre mer commune. Je sais pouvoir trouver ici, dans cette Carthage, qui symbolise ce que la Méditerranée a apporté de plus beau et de plus riche aux échanges entre les hommes, l’inspiration et le soutien qui feront de l’Union pour la Méditerranée le plus beau des cadeaux que nous puissions faire à nos enfants.
Entre nos deux pays, entre nos deux peuples, la géographie et l’histoire ont tissé des liens exceptionnels. Ah quand même Monsieur le Président de la République, les Tunisiens ne peuvent pas oublier que c’est dès 1577 que la France fut le premier pays à nouer des relations diplomatiques avec la Tunisie ! Je veux dire le premier pays d’Europe. Alors, nous avons en partage une histoire faite de quelques ombres mais il y a aussi beaucoup de lumière. Aujourd'hui, sans oublier le passé, nous voulons, vous et moi, regarder résolument vers l'avenir !
Que de choses rapprochent et lient indéfectiblement nos deux peuples ! Paradoxalement, il nous faut veiller à ce que ces liens si étroits, si denses, si naturels et parfois si complexes ne tombent pas dans la routine car rien n'est jamais acquis pour toujours. Nous devons sans cesse revitaliser cette relation pour qu'elle réponde aux aspirations nouvelles de nos sociétés.
J'ai voulu que la délégation française incarne cette large communauté d'hommes et de femmes qui partage un même attachement à nos deux pays. Ces Françaises et ces Français dont les racines sont en Tunisie et qui restent liés au pays de leurs parents et de leurs ancêtres ; mais aussi, Monsieur le
Président de la République, ces Tunisiens qui se sont installés en France et y ont fait souche sans oublier la terre d'où ils viennent. Les hautes responsabilités qu’ils occupent dans toutes les sphères de l’Etat et de la société témoignent de leurs qualités. 600.000 Tunisiens ou Franco-tunisiens vivent dans l'harmonie en France, et 25.000 compatriotes résident heureux ici, en Tunisie. Je veux saluer l'accord exemplaire qui vient d'être signé entre nos Ministres qui va faciliter la circulation des personnes, des familles et des professionnels. La France est un pays ouvert et accueillant pour ceux qui veulent y venir régulièrement.
Au premier rang des échanges, et c’est peut-être le plus important pour l'avenir, est la question du partage du savoir. 10.000 étudiants tunisiens fréquentent nos grandes écoles et nos universités. C’est une tradition bien ancienne. Déjà, au XVIIème siècle, on trouvait ce que l'on appellerait aujourd'hui un ''accord d'équivalence'' permettant aux lycéens tunisiens d'accéder librement à la Sorbonne ?
Il est remarquable que les Tunisiens constituent le premier contingent étranger à l’Ecole polytechnique. A l'Université de Dauphine, le vice-président a été consacré en 2005 meilleur jeune économiste de France, il est franco-tunisien.
Aujourd'hui, il nous revient de mettre en place des formes nouvelles d'échanges culturels et éducatifs.
Je soutiens la création tout-à-fait originale de l'Université Dauphine-Tunis. Voici un établissement
tuniso-français de grande qualité. Inséré de manière harmonieuse dans le tissu éducatif tunisien, ce pôle universitaire d'excellence a vocation à rayonner en Méditerranée et en Afrique.
Face à une compétition internationale de plus en plus féroce, nos cadres doivent s’allier, nos chercheurs doivent s’allier, nos entreprises doivent s’allier. C’est cette alliance qui fera notre force, pour améliorer notre compétitivité et notre attractivité.
Pour que les civilisations se rencontrent, pour que les hommes se parlent, il faut la confiance. A ceux qui pensent que l'humanisme est une invention occidentale et qui regardent donc les autres avec un peu de suffisance, je veux rappeler que Tunis a aboli l'esclavage en 1846, deux ans avant Paris, et que la Tunisie fut, en 1861, le premier pays arabe à se doter d’une constitution. Plus tard, le Président
Bourguiba a fait, le jour même de l'indépendance de votre pays, un double choix fondamental : celui de la modernité pour les Tunisiens, femmes et hommes, et celui de l'amitié avec la France. L'année même de l'expédition de Suez, alors que la guerre en Algérie déployait ses drames, ce choix n'était pas un choix évident. Il a été courageux et visionnaire pour l’amélioration et la modernisation de la société, je pense notamment à la condition de la femme tunisienne, avec l'adoption du Code du Statut Personnel. Je veux dire qu’un tel statut était en avance non seulement sur les pays de la région mais aussi sur des pays européens où le principe d'égalité ne s'appliquait pas alors totalement à la femme.
Monsieur le Président, vous avez repris cet héritage et cette vision. La situation juridique et matérielle de la femme tunisienne s'est encore améliorée grâce à votre souci de veiller à ce que le droit de la femme soit une réalité vécue et non de simples textes juridiques. Des femmes occupent des postes de responsabilité à la fois dans le public et dans le privé. Et je veux noter que l’UNESCO a récemment honoré deux physiciennes tunisiennes de très haut niveau.
La scolarisation dans le primaire et dans le secondaire des femmes, des jeunes filles est comparable en Tunisie à celle des pays de l'OCDE. Et ce sera bientôt le cas pour l'enseignement supérieur, comme nous souhaiterions qu’il en soit ainsi dans tous les pays arabes. Et, en terme de revenus, la Tunisie va rejoindre d'ici la fin de la prochaine décennie des pays européens comme le Portugal ou la Grèce.
Signataire des grandes conventions des Nations unies, votre pays s'est engagé dans la promotion des droits universels et des libertés fondamentales, en respectant -et Monsieur le Président de la
République, j’y suis très sensible, parce que c’est une question qui m’a toujours passionné- un moratoire strict sur la peine capitale à laquelle naturellement j’ai toujours été opposé à titre personnel.
Aujourd’hui, l’espace des libertés progresse. Ce sont des signaux encourageants, que je veux saluer, et qui font écho à ce que disait déjà feu le Président Bourguiba lorsqu’il confiait : « Je suis réaliste. Etre réaliste, c’est préférer une réforme modeste, qui en permet une autre, à un miracle impossible ». Je sais d’où vous venez Monsieur le Président de la République, d’où vient la Tunisie et la Tunisie peut se comparer sans rougir à tant d’autres pays.
Ces signaux, ces réformes s’inscrivent sur un chemin, étroit et difficile, mais essentiel, celui de la liberté et du respect des individus sans lesquels un pays n’est pas un grand pays. Ce chemin, aucun pays ne peut prétendre l’avoir entièrement parcouru et personne ne peut se poser en censeur. Je viens d’un continent dont l’histoire, y compris l’histoire récente, recèle des tragédies abominables et je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami et qui me reçoit en ami, de m’ériger en donneur de leçons. J’ai pleinement confiance dans votre volonté de voir continuer à élargir l’espace des libertés en Tunisie. Nous en avons parlé vous et moi.
Je veux dire pour terminer ma conviction que sur la base de la relation de confiance qui existe entre la Tunisie et la France à laquelle je suis très attaché, nous pouvons bâtir ensemble un avenir meilleur.
C’est l’enseignement que nous devons conserver d’un Tunisien illustre, le poète latin d’origine berbère Terence, qui avait coutume de dire : « Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».
Un avenir meilleur pour nos enfants, qui passe par le règlement des conflits au Proche-Orient. Il ne faut pas que l’espoir retombe. Je l’ai dit à mes amis israéliens. La sécurité d'Israël passe par l’arrêt complet de la colonisation. Etre un ami, c’est dire ce que l’on pense. Cela passe aussi par la création d'un Etat palestinien moderne et viable. Cela passe également par la sécurité garantie à l’Etat d’Israël.
Je n’ai pas deux discours, un discours à Paris et un autre discours dans d’autres capitales.
Je veux aussi et enfin rendre hommage, Monsieur le Président de la République, à votre lutte déterminée contre le terrorisme, qui est le véritable ennemi de la démocratie. Et croyez bien que pour la France, la lutte contre le terrorisme engagée ici, c’est important. Car qui peut croire que si demain, après-demain, un régime de type taliban s’installait dans l’un de vos pays, au nord de l’Afrique, l’Europe et la France pourraient considérer qu’ils sont en sécurité ? Et j’appelle chacun à réfléchir à cela. Et c’est bien la raison pour laquelle je souhaite que l’énergie du futur, le nucléaire, des pays comme le vôtre puissiez y accéder. Parce que, grâce à l’énergie du futur, on aura le développement et la croissance et donc la misère qui reculera. Et vous savez parfaitement que les terroristes se nourrissent de la misère et de l’exploitation des peuples. Et c’est par le savoir et par la croissance qu’on luttera contre les terroristes. Et je sais aussi qu’on ne combat pas les terroristes -j’ai été ministre de l’Intérieur- avec les méthodes des terroristes. Et c’est pourquoi je suis si attaché à la coopération entre nos services.
La France est fière d'être le premier partenaire de la Tunisie dans tous les domaines. Soyez convaincu, Monsieur le Président de la République, qu'elle entend rester résolument aux côtés de la Tunisie pour vous aider à poursuivre l'œuvre de modernisation et de développement qui est la vôtre. Et je mesure bien ce que cela peut représenter comme effort dans un pays comme le vôtre que de tirer toute la société vers le développement, vers le savoir et vers le respect des individus.
La relation entre nos deux pays est faite de confiance, de respect, d'estime et d'amitié. Elle est tournée vers l'avenir.
C'est fort de cette conviction Monsieur le Président de la République que je veux lever mon verre à votre bonheur personnel, au bonheur de votre famille si cruellement endeuillée, il y a peu de temps, lever mon verre au bonheur de votre peuple et de la Tunisie et vous dire, Monsieur le Président de la
République, au nom de la délégation que je conduis et, si elle le permet, au nom de mon épouse, combien nous avons été sensibles à la chaleur de votre accueil.
Mesdames et Messieurs, Vive la Tunisie ! Vive la France !
Vive l’amitié entre les peuples tunisien et français !

Carpe Diem | il y a 13 jours | citations : 1

Le 1er mai, Sarkozy s'amuse »


Nicolas Sarkozy ne voulait sans doute pas faire oublier son voyage en Tunisie : deux éloges successifs aux progrès démocratiques à un dictateur qui n'en demandait pas tant, un petit discours aux relents colonialistes voire racistes ( "Vous avez une main d'oeuvre qui ne demande qu'à être formée, nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation"), un accord nucléaire, et le voici reparti ... à Aix-La-Chapelle.

L'exercice est plus simple. Il a été chargé de remettre le prix Charlemagne 2008 à la chancelière allemande Angela Merkel. Son discours fut curieux, largement improvisé d'après les journalistes présents sur place (*). A le regarder, il a l'air de s'amuser .

"Charlemagne fut un exemple évocateur d'unité dans notre continent si profondemment divisé"

"La presse parle beaucoup de notre couple (...). Angela et moi nous formons un couple harmonieux!"

Nicolas Sarkozy découvrira à son retour que son intervention télévisée n'a pas changé grand chose : il reste largement impopulaire, puisqu'il perd même deux points au baromètre CSA publié ce vendredi par le PARISEN. Et il entraîne Fillon dans sa chute.
La cote de confiance de Nicolas Sarkozy chute en mai de deux points par rapport au mois précédent, pour s'établir à 38% dans le baromètre CSA pour i-Télé et l'édition de vendredi du Parisien/Aujourd'hui en France.

Les Français sont 38% à faire confiance au chef de l'Etat pour "affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays", contre 40% au mois d'avril.

Ils sont 57% (+3 points) Ă  ne pas lui faire confiance.

Le Premier ministre François Fillon accuse, lui, un net recul de huit points : seuls 42% des personnes interrogées déclarent lui faire confiance contre 50% au mois d'avril. Elles sont 51% (+7 pts) à ne pas lui faire confiance.
Un peu partout en France, entre 120 000 et 200 000 manifestants défilaient ce même jeudi 1er mai, pour la fête du ravail, contre les suppressions de postes à l'Education Nationale, ou la réforme des retraites.




(*) pour qui veut l'entendre, il est visible sur le site de l'Elysée.
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SARKOFRANCE, le blog d'un citoyen vigilant | il y a 13 jours | citations : 3

TEXTES FONDATEURS de la REPUBLIQUE »

Lu  sur le Site  de la PRESIDENCE

 

LES  TEXTES  FONDATEURS  de  la REPUBLIQUE
site  de la Présidence
6. Les textes fondateurs

• La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Declaration_droits_de_lhomme.pdf
• Le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Preambule_de_la_constitution.pdf
• La Charte de l’Environnement http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Charte_environnement.pdf
• La Constitution de 1958 http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_1958.pdf
- La Constitution du 3 septembre 1791 .................................................................................. http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_3sept1791.pdf
- La Constitution du 24 juin 1793 ........................................................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_24juin1791.pdf
- La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) .......................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_5fructidor.pdf
- La Constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) .............................................. http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_22frimaire.pdf
- Le Senatus-Consulte du 16 thermidor an X (4 août 1802) .................................................. http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_senatus16thermidor.pdf
- Le Senatus-Consulte organique du 28 floréal an XII .......................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_senatus28floreal.pdf
- La Charte constitutionnelle du 4 juin 1814 .......................................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Charte_Constitutionnelle_4juin1814.pdf
- L'Acte additionnel aux Constitutions du 22 avril 1815 ........................................................ http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Acte_Additionnel_22avril1815.pdf
- La Charte constitutionnelle du 14 août 1830 ....................................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Charte_Constitutionnelle_14aout1830.pdf
- La Constitution du 4 novembre 1848 ................................................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_4novembre1848.pdf
- La Constitution du 14 janvier 1852 et ses modifications .................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_14janvier1852.pdf
- Les Lois constitutionnelles de 1875 ..................................................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Lois_constitutionnelles_1875.pdf
- La Constitution du 27 octobre 1946 ..................................................................................... http://www.elysee.fr/download/index.php?mode=lapresidence&filename=Constitution_27octobre1946.pdf

présidentielles 2007 projet | il y a 13 jours | citations : 0

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