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Le Mouv des Campus 14.05.2008 »

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Source : Le Mouv - Le Mouv des campus

podemus | il y a 2 jours | citations : 7

L'Université qui cache le lycée »

Hier matin, sur France Inter, l'invitée du 7/10 était Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Valérie Pécresse parle bien, elle est manifestement intelligente (la preuve, elle soutient les sciences sociales malgré sa formation en sciences dures :o)) et elle a un projet bien arrêté quant au devenir de l'Université française.

Mais.

Mme Pécresse veut augmenter le nombre de détenteurs d'une Licence. À un auditeur qui s'interrogeait sur la dépréciation de la licence à partir du moment où elle serait délivrée à un plus grand nombre d'étudiants, la ministre a insisté sur l'augmentation qualitative de la licence. Accroître conjointement la qualité et la quantité est un beau projet. Quant on voit la qualité des copies d'étudiants en L1 (donc de détenteurs du baccalauréat obtenu par un nombre croissant d'élèves), on se demande si c'est réaliste. Mme le ministre veut faire de la première année de licence une année ouverte, avec des enseignements peu spécialisés, pour que les étudiants fassent du français, des langues, des techniques informatiques et (ben oui quand même) la matière qu'ils ont choisie et pour laquelle ils se sont inscrits. Donc, ne plus spécialiser la première année. Et former les étudiants, tout au long du L, à des compétences, et non à une discipline, pour accroître leurs débouchés.

Beau projet. On ne peut que souscrire à l'idée que l'Université doit permettre à ses diplômés de trouver rapidement du travail.

Mais j'avoue avoir du mal à comprendre pourquoi il faut ôter le caractère disciplinaire de la première année. Le taux d'échec à l'Université est élevé, il faut le baisser. Comparons-le par exemple au taux d'échec en classes préparatoires (plein de moyens financiers, des élèves motivés et triés) : la différence est-elle si énorme (je n'ai pas de chiffre pour les prépas, si quelqu'un en possède, ce serait bien de diffuser l'info) ? Prenons le contenu des enseignements en prépa : en lettres, on fait de la philo, de l'histoire, du français, des langues, éventuellement de la géographie etc ; en sciences, outre les matières scientifiques (variables selon les filières), on trouve des langues et du français. Donc, c'est vrai, une diversification. Faut-il diversifier autant dans les Universités ? Qui dit diversifier, dit aussi aligner les horaires, non ? Sinon, on se trouve dans les Universités face à un public davantage en difficulté (rappelons la sélection à l'entrée de la prépa), qui aurait moins d'heures de cours et d'accompagnement que les élèves de prépa. Un peu illogique. Aligner la fac sur les prépas n'a donc aucun sens. Ou alors il faut doubler le nombre d'heures (des sous, des sous !!). Ou alors on intègre les prépas dans les facs (ce qui fera augmenter le taux de réussite des Universités, CQFD).

S'il ne s'agit pas d'un alignement vers le haut, cela signifie (si j'entends bien la ministre) que, comme on n'augmente que peu le nombre d'heures en présentiel, on doit diminuer les heures de disciplinaire au profit de la diversification (français, langues, techniques de documentation, informatique/C2i). Dans plusieurs universités, cela fait longtemps que les langues ont été introduites, parce qu'elles sont nécessaires aux études disciplinaires qui reposent sur une bibliographie plurilingue. Le français aussi a été introduit depuis longtemps, certes parce qu'il est indispensable pour l'expression écrite et orale des étudiants, mais aussi et surtout parce que les étudiants (qui arrivent du lycée, et qui ont eu leur bac, ça va mieux en le disant) ne maîtrisent pas la langue française. Par conséquent, ce n'est pas par esprit d'ouverture que l'on fait du français depuis des années dans certains départements universitaires, mais par nécessité, pour pallier un manque de compétences que n'a pas sanctionné le baccalauréat. Revenons aux langues : si elles étaient maîtrisées par les étudiants (je dis « elles », en réalité on n'étudie qu'une langue en L1, deux dans le meilleur des cas, les mêmes qu'au lycée), il n'y aurait pas besoin d'enseignements spécifiques ; il « suffirait » d'entretenir le niveau de langues en proposant aux étudiants une bibliographie au moins bilingue, dès la première année. Proposer une bibliographie… encore faudrait-il qu'elle soit utilisée. Car la multiplication des cours de méthodologie depuis plusieurs années, là encore, dans divers départements, vise à apprendre aux étudiants à se servir des outils qu'on leur propose : bibliographie déjà faite, ou à constituer ; bases de données informatisées des bibliothèques ou sur internet. Or, que propose Mme la ministre ou plutôt, qu'a-t-elle imposé aux universités qui renouvelaient cette année leur offre de formation ? Un enseignement des « techniques documentaires », parce que la plupart des étudiants ne savent pas chercher les livres, ni les lire. Les étudiants actuels sont-ils plus bêtes que leurs aînés qui n'avaient ni cours de français, ni cours de documentation, et qui devaient rédiger les mêmes types de dissertation et étudier des cours semblables [1] ? Non, certes pas. Mais ils ne sont pas capables de maîtriser le français, les langues, la bibliographie. Comme si rien ne les avait formés à cela auparavant…

La licence telle que la présente Valérie Pécresse n'est pas un pas vers de meilleures compétences pour les étudiants. La maîtrise de la langue française, la compréhension des langues étrangères, les compétences bureautiques (taper un texte, envoyer un mail avec fichier attaché, travailler sur Environnement de Travail Numérique…) et documentaires (faire des recherches en bibliothèque et sur le net) peuvent être perfectionnées à travers les études disciplinaires ; la construction d'une réflexion, l'articulation d'une argumentation, l'autonomie, la créativité et l'esprit critique sont nécessaires à toutes les disciplines enseignées à l'Université, des sciences dures aux sciences humaines et sociales. Pourquoi alors introduire des enseignements pour faire croire à une pluridisciplinarité ? Parce que l'Université est à présent désignée comme palliatif aux carences d'un enseignement secondaire qui ne permet pas à tous ses diplômés (le baccalauréat étant le premier diplôme du supérieur, rappelons-le) de maîtriser l'expression écrite et orale, une ou plusieurs langues étrangères, une ou plusieurs langues mortes ou les fondamentaux de la communication par le net. Les ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur sont disjoints ; habile ( ?) moyen de faire oublier que l'un et l'autre, confrontés aux même problème de la massification, sont en réalité étroitement liés. L'Université où se retrouvent – comme l'a gentiment rappelé Valérie Pécresse, “les meilleurs professeurs”, merci Mme ma ministre – ne peut pas être un « super lycée ». Elle se doit d'être un lieu de construction et de transmission de savoir et de savoir-faire disciplinaires impliquant des compétences applicables à bien des domaines. L'enseignement qui y est procuré ouvre à bien plus de débouchés que ce que la ministre l'estime, il ne vise pas à une reproduction du monde enseignant. Certes, il faut aussi que ce discours soit relayé par des enseignants qui arrêtent de faire des concours la seule voie de sortie possible. Mais il n'est nul besoin de casser l'aspect disciplinaire pour cela : les apprentissages que l'on fait dans une matière sont applicables en bien d'autres et impliquent une complexité de la connaissance, qui s'appuie sur tous les moyens de communication et de réflexions (langues, internet…).

Le discours actuel sur le taux d'échec élevé en première année ne doit pas cacher une réalité en amont : l'Université, parce qu'elle ne sélectionne pas, accueille les étudiants motivés pour une discipline qu'ils ont choisie, mais aussi tous ceux dont les dossiers n'ont été pris ni en prépa, ni en BTS, ni en IUT, c'est-à-dire ceux qui, déjà au lycée, ont connu de grosses difficultés. Doit-elle pour autant, plus que les prépas, les BTS et les IUT, réparer les erreurs d'un enseignement secondaire qui ne sait pas former les élèves aux compétences exigibles au niveau du baccalauréat, diplôme dont on ne veut même pas savoir pourquoi il ne fait plus office de filtre et pourquoi il laisse passer des élèves incapables de s'exprimer correctement en français et de construire une argumentation ?

La réforme de l'Université et la disjonction entre « Éducation nationale » et « Enseignement supérieur » sont des moyens trop faciles d'oublier une réelle réforme de l'enseignement secondaire, qui devra s'interroger non sur les contenus mais sur les compétences à acquérir. Pour que l'Université donne des licences qui aient un sens et ouvre sur des emplois qualifiés.


[1] Mettons de côté internet qui, certes, fait une grosse différence ; mais il faudrait aussi former les enseignants qui, pour certains, n'utilisent pas suffisamment cet outil.

Betapolitique | il y a 3 jours | citations : 68

LE CINQ SEPT 14.05.2008 »

Site Internet : http://www.radiofrance.fr/


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Source : France Inter - Le cinq sept

podemus | il y a 3 jours | citations : 7

Jean-Marie Cavada à l’émission Le Rendez-vous des politiques sur France Culture »

La démocratie ne peut se passer de contre-pouvoirs

Jean-Marie Cavada a défendu l’indépendance des médias et l’existence de contre-pouvoirs forts dans une démocratie. Il a constaté que notre système électoral pénalise des forces politiques comme le MoDem. Il a ainsi plaidé pour un système proportionnel à l’Allemande qui ressemblerait à la diversité de la société. Le député européen est également favorable à un traité simplifié à condition que le Parlement européen ait un pouvoir d’initiative et que l’on n’abandonne pas la Charte des droits fondamentaux. (22/06/07)
>>> Ecouter l’intégralité de l’émission (1h00)
>>> Lire le résumé de l’interview de Jean-Marie Cavada

UDF | il y a 3 jours | citations : 27

Les mardis littéraires »

A propos des livres :

Programme en cours


Emission : Les mardis littéraires
Que lire ? Comment choisir ? L'avalanche des livres exposés dans les vitrines des libraires, la pression de la littérature commerciale, la médiatisation des livres les plus médiocres, l'importance donnée aux listes de best-sellers : tout se passe comme si, contrairement aux apparences et alors que les livres sont de plus en plus visibles et nombreux, les obstacles se multipliaient pour empêcher les bons livres (les plus rares, les plus risqués) de trouver leurs lecteurs.
Difficile de résister à ce mouvement si puissant : les Mardis Littéraires offrent simplement chaque semaine, en guise d'antidote homéopathique, un choix délibérément subjectif. Et ce, à partir de l'envie qu'on a de montrer que la littérature est un univers immense. On y parle aussi bien de récits formalistes que de roman, de "petites" littératures que de "classiques" universels, de théories critiques que de traductions. Des lecteurs, et surtout des auteurs, des traducteurs, des critiques, viennent autour de la table parler (souvent) de poésie, de formes littéraires, d'histoire, de romans (quelquefois) méconnus, d'œuvres (souvent) oubliées, d'écrivains (plutôt) absents des listes de prix littéraires (ou de meilleures ventes). Parti-pris, comme disait Francis Ponge, de donner la parole plutôt à ceux qui restent d'ordinaire muets ou invisibles, mais aussi, sans exclusive, aux autres…
Productrice : Pascale Casanova
Attachée d'émission : Geneviève Méric
Chargée de réalisation : Christine Berlamont


Chaîne / Radio : France Culture
Date Evénement : 20/05/2008
Heure Evénement : 10:00
Site Internet :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/jeudis/presentation.php

Zazieweb | il y a 3 jours | citations : 3

Mauvais Genres »

Une émission de François Angelier

avec: Olivier Paquet, Jean Marie Bouissou, Stéphane Ferrand, Vincent Bernière et Christophe Bier
Emission : Mauvais genres
21h-22h, l'actualité des genres : polar, fantastique, science-fiction, érotisme, bandes-dessinées, histoire de permettre
à l'imaginaire de pâturer tout son soûl.
22h10-23h, la fiction mauvais genres
"Venez armé, l'endroit est désert." L'actualité de tous les genres les plus douteux, de toutes les disciplines les plus déviantes, histoire de permettre à l'imaginaire de pâturer tout son soûl : polar, fantastique, science-fiction, érotisme et bandes-dessinées, quatre genres qui ont un public souvent en commun. Producteur : François Angelier, attachée de Production : Claire Martin du Gard.


Chaîne / Radio : France Culture
Date Evénement : 17/05/2008
Heure Evénement : 21:00

Zazieweb | il y a 4 jours | citations : 3

Comment la crise birmane peut provoquer la famine en Asie »

Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. L'envol du prix du riz et la création d'un cartel du riz par la Thaïlande n'annonce rien de bon pour les peuples d'Asie.
Comment la crise birmane peut provoquer la famine en Asie
La crise birmane fait exploser le prix du riz : la famine menace l'Asie. La faute en est d'abord au cyclone Nargis qui a tout anéanti dans le delta de l'Irrawady. Mais les hommes ont aussi leur part de responsabilité. La Birmanie, pays pauvre, était néanmoins autosuffisante en termes alimentaires. Elle était même exportatrice de riz. Elle prévoyait d'exporter 600 000 tonnes cette année contre 400 000 l'année dernière. La Birmanie fut même, en 1962, la première exportatrice mondiale de riz. Or la junte birmane, dans sa grande lucidité, demanda aux agriculteurs birmans de produire des plantes destinées au jatropha. Le jatropha est un biodiesel, qui n'est pas vraiment comestible.
La Birmanie donc la première victime des biocarburants. Il est certain qu'à l'échelle mondiale les biocarburants ont fait grimper le prix des céréales, comme le maïs. Et la hausse du prix des céréales a entrainé celle du riz. En 2007, le prix du riz a été multiplié par 3, le riz blanc thaïlandais atteignant les 950 dollars la tonne; le cyclone pousse le prix du riz à la hausse. D'autant que les gros exportateurs de riz, le Viet Nam ou l'Inde, ou la Thaïlande commencent à le stocker de peur d'en manquer. L'une des premières victimes de la hausse du prix du riz devrait être le Sri Lanka, qui attendait précisément du riz Birman. Or la junte va sans doute devoir importer du riz – si elle se préocuppe de sa population.
Comment éviter une famine généralisée ? Le riz représente le tiers des besoins en calories de la population asiatique, et seule la Thaïlande, premier exportateur mondial, dispose de stocks suffisants pour alimenter l'Asie. Mais à quel prix va-t-elle le vendre ? Voilà que la Thaïlande a l'idée de créer un cartel du riz, à la manière du cartel du pétrole, de façon à contrôler les prix et les quantités de riz écoulées dans le monde. Jamais la menace de famine n'a été aussi grave.

La phrase du jour : « Le riche songe à l'année qui vient, le pauvre pense au jour présent ». (proverbe chinois)


Retrouvez « L'autre économie » de Bernard Maris, en direct sur France Inter, du lundi au vendredi à 6h49.

Marianne2007.info | il y a 4 jours | citations : 83

Jean-Marie Cavada à l’émission Le Rendez-vous des politiques sur France Culture »

La démocratie ne peut se passer de contre-pouvoirs

Jean-Marie Cavada a défendu l’indépendance des médias et l’existence de contre-pouvoirs forts dans une démocratie. Il a constaté que notre système électoral pénalise des forces politiques comme le MoDem. Il a ainsi plaidé pour un système proportionnel à l’Allemande qui ressemblerait à la diversité de la société. Le député européen est également favorable à un traité simplifié à condition que le Parlement européen ait un pouvoir d’initiative et que l’on n’abandonne pas la Charte des droits fondamentaux. (22/06/07)
>>> Ecouter l’intégralité de l’émission (1h00)
>>> Lire le résumé de l’interview de Jean-Marie Cavada

UDF | il y a 4 jours | citations : 27

SURPRIS PAR LA NUIT 12.05.2008 »

Production : Alain Veinstein - Realisation : Mehdi El Hadj - Description : Entretien avec Vincent Debaene qui a dirigé l¿édition des "Oeuvres" de Claude Lévi-Strauss (Gallimard, Bibliothèque de la Plé... [suite]


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Source : France Culture - Surpris la nuit

podemus | il y a 4 jours | citations : 7

Maurice Blanchot : radio, colloque et parution »

Sur France Culture, Les Nouveaux Chemins de la Connaissance de Raphaël Enthoven sont consacrés cette semaine du 12 au 16 mai 2008 (19h30-20h00) à Maurice Blanchot magicien-philosophe :

Programme :

Lundi 12 mai : l'enfant et l'étoile avec Gisèle Berkman. A lire Archéologie d'un geste critique et à consulter le site Espace Maurice Blanchot.

Mardi 13 mai : Levinas, le frère ennemi avec Eric Hoppenot. A consulter le site Maurice Blanchot et ses contemporains.

Mercredi 14 mai : la source Nietzsche avec Manola Antoniola.

Jeudi 15 mai : Le Livre Ă  venir avec Enzo Neppi.

Vendredi 16 mai : les deux versions de Thomas l'obscur avec David Uhrig.




Un colloque

Maurice Blanchot et la Philosophie 13 au 15 mai 2008, Université Paris 10, Nanterre (Organisé par Eric Hoppenot et Alain Milon).

Programme complet ici.




Les actes d'un colloque

Emmanuel Levinas Maurice Blanchot, penser la différence, Presses Universitaires de Paris X, 2007.

Sommaire complet ici.

Remue.net | il y a 4 jours | citations : 5

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