Alors que l'adoption du projet de loi sur les OGM semblait inévitable, une motion de procédure adoptée de peu a bloqué le processus.

Coup de théâtre à l'Assemblée nationale. Alors que l'adoption du projet de loi sur les OGM semblait inévitable, une motion de procédure, déposée par le député communiste André Chassaigne, est adoptée à une voix près. Et vient bloquer tout le processus.
Le site ecrans.fr annonce l’ouverture de plusieurs sites d’information corédigés par des journalistes professionels et des internautes anonymes. L’exemple donné est celui de lepost.fr, projet lancé par Le Monde Interactif : “on y trouve à la fois des contenus produits par la rédaction et des contenus produits par les internautes, en un flux non hiérarchisé et non thématisé.”
Autre exemple : Bibliobs, lancé par nouvelobs.com. Si les livres sont le sujet fondamental du site, il agrège là -aussi les contributions des journalistes, celles des spécialistes (invités, professionnels) et celles des internautes.
L’explosion du “journalisme participatif” vient amplifier une dynamique amorcée avec des sites comme Agoravox ou Rue89, qui font la part belle aux tribunes des internautes et autorisent une prise de parole de chacun.
La nouvelle circule depuis plusieurs jours dans le monde internet.
Un jeune étudiant américain, Virgil Griffith, a créé le logiciel Wikiscanner qui permet de "d'interroger une base de données publique faisant le lien entre des millions de modifications anonymes sur Wikipédia et des organisations susceptibles d’être à l’origine de ces modifications", selon Wikipédia. Bref, un outil utile pour clarifier le processus de vérification des informations sur Wikipédia: « Dans l’ensemble, Wikipédia fonctionne bien, surtout pour les sujets peu discutables. Pour les thèmes étant sujet à discussion, il est possible de rendre Wikipédia plus fiable à l’aide de techniques comme WikiScanner. » comme l'annonce lui même Griffith.
Mais alors qu'apprennons-nous?
"Balkany, en tête du championnat de vandalisme sur Wikipédia" annonce le e-journal Rue89.
Le site Observatoire des Médias, qui a mené l'enquête est allé plus loin en listant les principales infamies. Entre autre, on apprend:
- Un cireur de pompe au ministère de l’éducation nationale aseptise les démêlés de Darcos avec la justice.
- Aéroports de Paris passe un coup de baguette magique sur ADP et les nuisances aériennes, qui deviennent ADP et l’environnent et efface les retards de construction.
- La Mairie de Levallois blanchit Balkany de son palmarès de corrupteur (un million d’euros, quand même) et supprime la référence au canular téléphonique des Yes Men, lors duquel il avait affirmé que « les pauvres vivaient très bien ». Avec plus de cent modifications concernant la ville et son maire, Levallois est l’organisation qui manipule le plus Wikipédia. Bravo ! Qui a dit que la fonction publique n’était pas au top des nouvelles technologies ?
- La Mairie de Marseille fait oublier les déboires électoraux de Renaud Muselier ainsi que le soutien du FN à Jean-Claude Gaudin
- Le conseil général de l’Hérault rattrape les bourdes de Georges Frêche, notamment celle où il espérait que Benoit XVI fût « meilleur que l’autre abruti »
Bien sur, on ne doutait pas de l'intégrité de certains...
Pour d'autres infamies, celles-ci américaines, lire l'article du quotidien le monde.
Information relayée aujourd'hui par Europe1...
C.
«Ce qu'il n'apprécie pas, c'est d'être caricaturé. La critique, si elle est justifiée, est légitime. La caricature ne l'est pas, pour n'importe quel journaliste» (source)
"Je demande aux enseignants de bien vouloir se déclarer 48 heures à l'avance pour que nous puissions nous organiser. C'est ce qui fait l'objet de discussions tendues avec les syndicats et fera éventuellement l'objet d'une loi parce que c'est nécessaire que nous sachions quand et où les professeurs seront en grève», a-t-il déclaré.
«J'espère que je n'arriverai pas à la loi, que je ne serai pas obligé, mais s'il le faut je le ferai», a-t-il insisté, assurant qu'«à la fin du quinquennat le service minimum d'accueil (SMA) se sera imposé».
Du côté du gouvernement, on mulitiplie les signes de fermeté depuis le début du mouvement de grève, mi-avril. Non sans peine: ces premières régularisations, qui devraient être suivies par d'autres "au cas par cas", fissurent le discours de fermeté manifesté depuis l'élection présidentielle par la majorité. La politique de quotas mise en place par le gouvernement était censée suffire à répondre aux besoins exprimés en France. La mobilisation du patronat en mal de main d'oeuvre démontre son inefficacité.Le ministre Hortefeux maintient que "quelques centaines" de sans-papiers pourront être régularisés. Sur quels critères ? Pourquoi fixer a priori un plafond sans attendre le résultat des instructions de dossiers ?
"Un peu moins de mille dossiers ont été déposés, les préfectures ont quelques jours pour analyser chacune des situations (...) C'est au cas par cas (...) Ca se limitera à quelques centaines", a affirmé M. Hortefeux.
A défaut de prendre son train à l’heure, mieux vaut parfois tenter d’y monter en marche. En lançant, ce mardi, son “encyclopédie contributive”, accessible gratuitement sur Internet, Larousse entend combler son retard pris sur la toile et concurrencer Wikipédia. Mission impossible?
http://www.rue89.com/2008/05/13/une-encyclopedie-collaborative-larousse-pour-contrer-wikipediaÂ
Lu sur Rue89.com
Alors, saoul ou pas saoul, le Président? Richard Werly, journaliste au Temps, était en face de lui pendant la conférence, au G8.
La question file sur tous les sites internet depuis que circule, y compris sur Rue89, cette remarquable vidéo reprise d'un journal télévisé belge. La meilleure réponse jusqu'ici est venue, comme d'habitude, de l'étranger. Richard Werly, correspondant bruxellois du quotidien suisse Le Temps, était assis face à Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse du G8, jeudi en Allemagne.
Son verdict, paru mercredi dans son journal: le président français était "à côté de la plaque. Pas alcoolisé. Plutôt survitaminé. Comme dopé. Quelque chose sonnait faux dans ses mots. Il n'était pas ce soir là le chef de l'Etat français. Il était "Sarko", cet énergique politicien qui vous veut du bien, vous sourit mécaniquement, est bourré de tics et ramène tout à lui: la victoire arrachée à Bush sur le climat, l'arrêt des souffrances au Darfour..."
"Amphétamines, alcool, déprime? Laissons de côté les rumeurs qui vagabondent sur l'internet", ajoute-t-il. "Ce qui m'a sidéré, en cette fin d'après-midi au G8, c'est que Nicolas Sarkozy ne parlait pas de l'état du monde. Il nous parlait de lui, de sa 'franchise', de son 'agenda', de son 'calme'. D'abord ivre d'être là . Saoulé par ses propres paroles."
Un témoignage suisse, pour mieux comprendre la France. De son côté, le présentateur du journal de la RTBF, la télévision publique belge à l'origine de l'affaire, a présenté ses excuses auprès de l'ambassade de France. Il avait affirmé en lancement de la fameuse vidéo que le président français n'avait "pas bu que de l'eau" lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine...
Je vous avais déjà parlé de l'Etat français qui laisse des people attaquer la fine fleur des start-up françaises comme Wikio et Fuzz d'Eric Dupin même si pour le dernier, les torts sont partagés.
Aujourd'hui l'Etat français semble refuser de travailler avec une entreprise française créée par des Français dans le domaine de la sécurité et de l'intelligence économique. Validy semble subir les attaques des officines françaises qui cherchent à piller les brevets de l'entreprise probablement pour le compte de l'Etat français lui-même et des industries françaises.
Et dire que Nicolas Sarkozy souhaitait réhabiliter la valeur travail.
Décidément, pas une semaine ne passe sans que l’on nous annonce une nouvelle révolution sociale. Ce mois de Mai s’annonce tout de même comme une très bonne cru avec pas moins de trois annonces majeures dans le domaine de l’intéropérabilité des réseaux sociaux.
Contre toute attente, c’est donc MySpace qui a ouvert le bal avec le lancement de Data Availbility, une initiative visant à partager les données des membres de My Space avec les services partenaires (Yahoo, Ebay, Twitter). Comprenez par là que MySpace ouvre une partie de son système d’information pour laisser d’autres services accéder au profil des membres, à leurs photos, à leurs vidéos et à leur liste d’amis. Plus d’infos ici : MySpace Embraces DataPortability, Partners With Yahoo, Ebay And Twitter.
A priori une belle preuve d’ouverture mais à posteriori une belle démonstration de verrouillage des membres : “Laissez donc vos données personnelles chez moi (et moi seul) pour que les autres services puissent y accéder (et vous rendre encore plus dépendant)“.
Même si les mécanismes proposés sont suffisamment sophistiqués pour autoriser de la synchronisation de listes d’amis ou du mashup social, je ne peux que rester méfiant vis à vis de cette annonce. Il existe en effet un groupe de travail qui a été créé pour traiter de ce genre de questions (Data Portability), pourquoi vouloir faire cavalier seul ? En fait la réponse à cette question se trouve dans le nom de l’initiative : dans Data Portability il y a “portage” alors que dans Data Availability il y a “disponibilité“, et c’est bien là où la différence se trouve : ce projet ne vous permet de sortir vos données personnelles pour les mettre ailleurs, elle permet juste à d’autres services d’y avoir accès.
Voilà donc une belle illusion d’ouverture que nous offre MySpace. Pour en savoir plus, je vous recommande la très bonne analyse suivante : Thoughts on Data Portability.
Piqué au vif, Facebook propose dans la foulée (et en catastrophe) une initiative équivalente (Facebook Connect) qui va offrir la possibilité de connecter son compte Facebook à des sites et services partenaires pour leur faire bénéficier du levier social. Encore de biens belles promesses où l’on nous parle de “Real Identity” et de “Dynamic Privacy“. Mouais… venant de la part de Facebook, c’est un peu comme si le gouvernement chinois nous faisait la leçon sur les droits de l’homme et la liberté d’expression. Plus d’infos ici : Facebook Answers To MySpace With Facebook Connect.
Mais ne soyons pas trop critique, Facebook Connect est un peu comme une extension de la Facebook Platform qui donnerait la possibilité de déployer des applications sociales à l’extérieur de leur fameuse plateforme (prévoyez une avalanche de notifications).
Si vous savez lire entre les lignes, vous comprendrez que cette annonce est un constat d’échec pour Facebook : ils se rendent compte que leur technologie propriétaire (le FaceBook Markup Language) n’était pas forcément une bonne idée et qu’ils n’ont pas su atteindre la masse critique d’utilisateurs pour s’affirmer comme un standard de facto.
Je vous recommande ainsi la lecture de deux articles :
Pire, certains y voient également un aveu de faiblesse concernant la plateforme technique (qui a visiblement du mal à tenir la charge) et un moyen détourné de ne pas avoir à investir trop d’argent trop vite pour la remettre à niveau. La démission récente du fondateur et directeur technique ne serait pas un hasard : Rising Cost of Facebook Infrastructure; CTO Resigns.
Sans vouloir jouer les rabat-joie (quoi que un peu quand même), j’anticipe un retour de flamme de la part de la communauté qui pourrait plus craindre les dangers de cette initiative plutôt que d’en apprécier les bénéfices (lire à ce sujet : I Don’t Like Chocolate with My Peanut Butter or Why I Don’t Want a Social Graph).
J’imagine que mettre en oeuvre de telles solutions techniques est un véritable challenge technique, mais est-ce réellement ce que les utilisateurs demandent ? Encore une fois, le groupe Data Portability est réellement sur la bonne voie, pourquoi chercher à prendre des chemins détournés ?
Suite à ces deux annonces, Google enchaîne et dévoile son plan : Google Friend Connect. Pour les détails, c’est ici : Google Friend Connect Tries to Strangle the Social.
Il s’agit donc d’une approche inverse puisque ce Friend Connect va servir à exporter les données et applications sociales. C’est en quelque sorte un moyen de widgetiser le graphe social en injectant une dimension sociale là où il n’y en a pas (cf. Google brings Friend Connect to the masses).
Une stratégie très maline de la part de Google qui choisit de boxer dans une autre catégorie que MySpace et Facebook (normal dans la mesure où Orkut ne décolle pas en Amérique de Nord ou en Europe).
Passé l’effet d’annonce des ces 3 initiatives, je pense qu’il est temps de prendre un peu de recul et de replacer tout ceci dans un contexte plus large pour ce rendre comte de la supercherie :
Bref, un bon début mais la route reste encore longue.
Mais tandis que Wikipédia s'apprête à lancer une version papier, que Google développe sa propre encyclopédie collaborative, en proposant de rémunérer les contribtions des internautes (voir un exemple d'article), et que Citizendium, lancé le 20 octobre 2007, encadre les contributions des internautes par des experts, ce projet est-il viable?
Pas de panique chez l'éditeur au pissenlit, où l'on met en avant l'originalité de Larousse.fr:
"Il s'agit de la seule encyclopédie en ligne à mettre à disposition des internautes à la fois des contenus d'un éditeur de référence et ceux d'une communauté de contributeurs."