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On lit Libé, on se prend d'espoir et puis voila, tout recommence. Une nouvelle fondation ? Fort bien. Réconcilier le PS et les intellectuels, passer des diagnostics aux propositions concrètes ? Parfait. Et puis on regarde les noms - toujours les mêmes, à l'exception du frère de PPDA (?) - on voit qui va faire tourner la structure ("Six permanents (profil Sciences-po, écoles de commerce)") évidemment installée dans le 7ème, et on comprend rapidement que l'UMP peut dormir tranquille.
Aujourd'hui le PS crève parce qu'il ne sait plus parler aux classes populaires, convaincues que leur sort ne changerait pas des masses si elles revenaient voter à gauche ; dans ce désordre idéologique où mêmes les intérêts de classe semblent être ceux des autres, où les mesures destinées aux plus fragiles suscitent les envies et la haine entre pauvres, une majorité préfère l'UMP et ses promesses de purge. Et comme le PS l'a bien compris, ses courants s'activent autour de questions fondamentales pour le bon peuple : "un constat lucide s’impose à la gauche : la France prend du retard, sa compétitivité s’est dégradée, ses finances publiques sont désastreuses..." (sur le site des jospino-delanoistes, via versac) Voila qui va mobiliser de l'électeur, la compétitivité.
A vue de nez, la fondation terra machin n'y changera rien, a part produire des propositions comme celle qui consiste à faire financer l'investissement dans l'enseignement supérieur par les étudiants, le genre de machine blairiste qui ne sert pas forcément à grand chose, à part faire perdre les élections ou relancer un mai 68. C'est terrible, car à partir d'un diagnostic juste (les impôts de tous payent les classes prépas des riches) on arrive à des propositions politiques intenables car elle menacent le sentiment de gratuité ou l'idée de service public, sans apporter les outils de cohérence idéologique qui permettraient de faire changer le regard sur ce service public.
Encore une fois, le PS et ses fondations satellites ne produisent qu'une seule image, celle d'un parti de technocrates obsédé par un fantasme de fine tuning de la politique sociale, sans jamais comprendre combien les représentations symboliques qu'ils bousculent sans ménagement - le choix de la compétitivité, la "modernisation" du service public - sont des machines à perdre. Sans la capacité d'intégrer les expériences d'angoisse et de déclassement d'une grande partie du pays (pourtant bien comprises par Morin), mais aussi les critiques qui montent contre le règne de la marchandise, ces réflexions sont stériles.
On est le 9 mai. Les bus pavoisent, il fait beau (et en plus je suis de très bonne humeur, avec un mélange de bonnes nouvelles professionnelles et personnelles). Ce devrait être l'occasion de revenir sur deux moments où l'on a parlé du rôle du web dans la construction d'une identité européenne (mercredi, à Lille) ou d'un espace public européen (ce matin à sciences po). Je manque de temps, alors je m'en tiendrai à évoquer quelques images de ces trois derniers jours, qui furent très européens.
Geremek et Rocard, chacun dans leur style, sont de très grands hommes. Encore fantastiquement vifs. Mais la révélation de Lille fut pour moi Martin Hirsch, dont je ne connaissais pas l'historique familial européen (son grand-père, résistant, participa à la création de la doctrine Schuman). Il y avait un air de relève à l'entendre ainsi évoquer ce passé, ces racines, tout en s'impliquant dans les combats d'aujourd'hui. Un juste, ce bonhomme, un pur. J'aime décidément bien (disons que j'ai le sentiment de partager ses choix).
Rocard poursuit son discours relativement défaitiste. L'Europe politique est morte, nous a-t-il répété, n'étant en cela pas surprenant. Ce que j'adore, malgré tout, chez Rocard, c'est qu'il dit honnêtement la déception de son utopie européenne, tout en menant de manière admirable son boulot de député européen, et en s'investissant sur des sujets d'avenir (comme la propriété intellectuelle, récemment). Un homme de vérité, et des paradoxes de qui s'investit dans l'action.
Aujourd'hui, pour la fête de l'Europe, j'ai eu la chance de passer quelques heures dans le salon de l'horloge, celui où est né le projet européen. J'en retiendrai une rencontre, celle d'Abel Farnoux, qui fut compagnon de déportation de mon grand-père. L'Europe est aussi née de ces crimes, pour les dépasser et les rendre impossibles. Il n'est jamais inutile de se le voir rappeler dans des rencontres très concrètes.
Enfin, une anecdote, peut-être futile, mais peut-être un peu symbolique. Hier, les bâtiments officiels (et les bus) pavoisaient en bleu-blanc-rouge, pour le 8 mai. aujourd'hui, ils pavoisent avec le drapeau étoilé également (cela n'a été rendu obligatoire que très récemment). Je me demande : mais pourquoi ne pavoise-t-on pas avec les deux drapeaux, dès le 8 mai, comme pour apporter la réponse et la suite à la commémoration (et en même temps rendre la vie des pavoiseurs - quel beau métier - un peu plus facile) ?
Bonne fête de l'Europe à tous ! Je reviens sur les thèmes de conférence en retour de week-end.
En 1996, André Santini reçut le prix d'excellence de l'humour politique pour avoir eu ce bon mot, en pleine tourment du gouvernement : "Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il va bientôt l'avoir".Â
Je ne sais pas si le gouvernement Fillon II va se ramasser... En tout cas, le "gouvernement resserré" était une promesse de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. L'a-t-il tenue ? Pour évaluer dans quelle mesure ce gouvernement est resserré, j'ai fait un graphique reprenant l'évolution de la composition des équipes gouvernementales sous la Vème République.
Je me classe dans cette dernière catégorie : oui Nicolas Sarkozy a réussi à faire une équipe resserrée. En
revanche, il n'opère en rien une rupture (ou alors uniquement par rapport Ã
dérive "inflationniste" des années 1980-1990). En
effet, une trentaine de membres était la norme dans les 2 premières
décennies de notre régime, et, récemment, il suffit de remonter au
gouvernement Raffarin II pour trouver unéquipe de 28 membres !!

The web and the blogs have, as never ever before, played a significant role in the French presidential elections. This has forever impacted the political strategies in this country and has set a benchmark for some. The web is very popular with the French : one out of 2 french citizens is connected to the web and France has 4 million blogs. Worldwide nothing new. As local political lifes goes on - in Italy, in Israel, in China and in many countries - the local experiences can benefit people and candidates everywhere. In the US, the presidential election of 2008 has already seen a number of initiatives on both sides : Barack Obama, John Edwards, John Mc Cain, and some severe attacks on Hilary Clinton. I have heard that some candidates have created virtual worlds on Second Life. In France, political parties have realized the importance of the web when France said NO to the European Consitution, in 2005 : as Jean Philippe Clement put it : "the media said yes, and the web said no". So here is how the web 2.0 strategies were put in play during this french presidential campaign.
A few facts about the web in the campaign
- The 4 leading candidates in France operated their websites with real success : Sarkozy, Royal , Bayrou , and Le Pen.
- Each of their parties put up mash-ups from Google Maps to allow supporters to register directly to share a political action or join a group.
- See a map of the french blogoshere here.
- All french leading magazines and dailies opened weblogs for writers and popular individuals.
- IFOP conducted a survey in February : 47% of internet surfers are looking for political information on the web. This is particularly true of people above 35 years old, not of the younger ones. Download the research here.
- 21% of polled french citizens trust blogs as a source of information (Source Ipsos).
- The traffic of the political weblogs increased by 250% according to FranceInfo (May 5th, 2007).
- Out of the top 6 most influencial french blogs, 5 relate directly (Versac, Bayrou, embruns) or comment occasionnally (Loic le Meur, Point Blog) politics and the presidential campaign.
- The webcasts distributed through the leading video platform are a good benchmark. Segolene's message has been seen 44 000 times. The "promotional" video of Sarkozy and the 21 children taken hostage, 300 000 times.
How did the 2 leading candidates built their web strategy?
Segolene Royal engaged in a viral strategy, stimulating the discussion while Sarkozy was focusing on his own site, creating his own web TV - NSTV, putting up a lot of content and focusing on his program. The web budget of Segolene Royal amounted to € 1.2 million. Her team put together a map of the supporting blogs. See below. She had 40 moderators sorting out the messages and ideas and pull from it major ideas and messages. Nonetheless, her campaign could not fill in the gaps left by her own program. Sarkozy launched his web strategy quite early in 2006. Sarkozy had a supporter's club very active in the campaign. Loic Le Meur, the french most influencial blogger regardless of the last ranking, participated unofficially but actively in that campaign, advising Sarkozy, suggesting video interviews, inviting him to speak at "Le Web 3.0", taking stances on his own blog and congratulating him for his election 1 hour before the results were published.
In the end, the web was smartly used by both candidates, but one used it as a technique, while the other leveraged it around his program. The one with the strongest focus won and his web strategy breathed that focus. But the web did not change history, nor did it replace the power of television. A final note : in his first speach after his election, there was an inscription behind him : sarkozy.fr. Read more from here, Jacques Seguela et Thierry Saussez' point of view,
Segolene's Royal map of supporting blogs. 
Bref, que de la communication descendante, du tract, de l'affiche, du slogan. Internet, ce n'est pas ça. L'internaute n'a aucun intérêt à aller sur le site de Nicolas Sarkozy, à part découvrir son agenda. On se demande comment l'équipe de l'UMP a pu se laisser aller à un truc aussi inadapté à une campagne en ligne. Les dissenssions de l'équipe ? Il y a dans l'entourage de Nicolas Sarkozy des gens qui ont la connaissance intime de ce qu'est internet, qui ont fait un site de l'UMP assez complet et utile (même si peu interactif), bourré d'informations, d'outils.
Le site d'un candidat, aujourd'hui, doit surtout être le fédérateur intelligent de l'information et de la mobilisation en ligne, un carrefour, un agrégateur. Pour Sarkozy, en outre, il devrait être un moyen de faire le tri dans son discours, comprendre mieux ,dans le détail, à froid, ce qu'est le candidat, quelles sont ses propositions. En allant sur le site de Nicolas Sarozy, je ne peux pas savoir ce qu'il propose, sur rien. J'ai juste accès à un seul discours. J'ai une profonde impression de mépris pour ma recherche d'information.
On a un peu l'impression que sarkozy.fr a été pensé de manière autonome de l'internet, des blogs, des forums, des autres sites, comme si le reste d'internet n'existait pas. Il n'y a aucun lien externe sur ce site. La parodie de mini-débats ou d'appels à SMS présente sur le site, sans aucune terminaison politique, est le comble du ridicule : face à Ségolène, on sent qu'il a fallu "faire participatif". Mais on ne fait pas de la participation en laissant une case vierge appelant à information ou en donnant un numéro de SMS pour envoyer un message à Nicolas. La participation demande de la terminaison politique, de l'interaction, de la structure, ce que Ségolène Royal a peu à peu compris.
Tout semble baclé : matériel de soutien réduit à une bannière, news avec des fautes de frappe.
Je passe sur le gadget ultime : le décompte des jours, heures, minutes, secondes et millisecondes qui séparent Nicolas Sarkozy de son accession à la présidence. Qui occupe un dixième de l'espace. C'est absolument pathétique.
J'arrête là , je m'attendais à être surpris en bien, je suis extrèmement étonné de la médiocrité de la chose. C'est le début, le lancement, cela changera peut-être, mais on se surprend à tant d'inconséquence, sur internet, pour un candidat qui dit tant miser sur ce media et souhaite être moderne.
Le dispositif de l'UMP sur internet ne s'arrêtera pas là , c'est évident. Heureusement pour eux, d'ailleurs. Mais c'est dommage, une occasion manquée, manifestement, de mettre les choses en synergie. Bizarre, très bizarre, je trouve.
En face, Ségolène Royal ouvre une nouvelle permanence de Désirs d'avenir sur second life (qui a également accueilli une manif devant la permanence du FN !). Elle n'a toujours pas ouvert de site de campagne avec sa télé personnelle. Elle ne le fera sans doute pas, d'ailleurs. Elle n'a pas de site, elle s'appuie sur des réseaux. Elle est dans une logique de maillage du web, de réseaux, de sites multiples. Désirs d'avenir devient le moteur d'animation d'une communauté qui gagne en puissance (l'observation montre un gonflement de l'animation, de la participation, des collaborations qui grandissent). Elle est partout, grâce à ses militants, et joue le rôle d'animatrice.
Et puis Bayrou, entre les deux. Site humain, pas mal fait, accessible, pas encore très fédérateur de la présence de l'UDF sur internet, mais où l'utilisateur a effectivement de la place, où il y a une grande abondance d'information structurée, où l'internaute peut découvrir le candidat et ce qu'il propose. La stratégie de Bayrou semble être de jouer sur ce site et sur des interventions décentralisées sur des blogs (du type de son interview au PoliTICshow) et des espaces "citoyens". On n'est pas au point de Ségolène (décentralisation/délégation de la campagne), mais on est loin de la parodie de site de Nicolas Sarkozy. Ca semble bien fonctionner si l'on en juge par les commentaires laissés.
Tout ça n'augure rien des chances des candidats, bien évidemment, mais des profils se dessinent, qui en disent finalement assez long sur le mode de travail des candidats etde leurs équipes, la philosophie qui les anime...
Auteur: Versac
 Faisant partie de l'équipe d'organisation du Rendez-Vous des Européens, j'ai goûté à plein mon jour férié. Mardi, arrivée à au boulot à neuf heures. Gérer les tracas de dernière minute: les déroulés des séances plénières, trouver une doublure à tel participant incertain. Téléphoner à tout va. Faire des rapports réguliers d'avancement. Partir à 17h pour la gare du nord, avec 20 minutes de retard sur l'horaire prévu. Arriver à 17h47 dans la gare pour retirer son billet et plonger dans le train de 17h58 pour Lille.
 Arriver à Lille à 19h, bosser jusqu'à 1h30. S'installer à l'hôtel, se doucher pendant 20 minutes. Dormir sans ouvrir les draps, se lever à 6h50. Passer 5 minutes sous une douche chaude, 5 minutes sous une douche froide. Briefing à 7h30 au petit dej qui commence finalement à 8h sur le chemin du Grand Palais.
 Puis tout se précipite, les premiers intervenants arrivent à midi, le public aussi, il faut gérer le buffet VIP qui commence à avoir chaud, les sensibilités de tel ou tel, ne pas rater les trajets gare/Grand Palais, qui prend la navette, qui prend la voiture VIP... Au final, je n'ai rien suivi de la journée des Européens.
 Je m'excuse déjà auprès d'Odanel, Luc, Marc, Fabien, Philippe, Thomas et tous les autres d'avoir à peine pu leur parler. Ceci dit ce fut un plaisir de pouvoir déjà mettre des visages sur Marc, Luc et Odanel. Un plaisir bref, mais intense.
 Le bon côté de se charger de l'accueil des intervenants au Grand Palais de Lille, ce sont les rencontres. J'avais brièvement rencontré Bronislaw Geremek à Varsovie pour la Schuman Parade de 2006. J'ai pu l'écouter un peu en séance et dans mes furtifs passages à la table ronde sur la mémoire. J'ai pu surtout l'accompagner jusqu'à son wagon. C'est un homme extraordinaire, simple, gentil, et d'une puissance intellectuelle qui fait presque sortir des larmes de reconnaissance et de joie. Anne-Marie Lizin ressemble à ma maman. Comme elle, elle réussit à avoir 3/4 d'heure de retard, et à arriver à 18h pour un plateau qui commence à 18h05. Inutile de parler des ministres et anciens ministes, qui se déplacent sous bonne escorte.
 C'est d'ailleurs étonnant, je trouve que ce furent les personnes les plus simples qui furent les plus intéressants, mercredi à Lille. Gottfried Langenstein, remplaçant Daniel Cohn-Bendit au pied levé, est très soucieux de précision. John Thornhill est... britannique. Agatha Ruiz de la Prada est d'une simplicité extraordinaire. Dominique Issermann aussi. Et que dire de Caroline de Camaret, d'Astrid Emerit, de Vladimir Vasak, animateurs d'ateliers!
 Comme tout rassemblement réussi, il y eut un petit buzz. Mais en même temps, comme ça fait quelques temps que Michel Rocard considère que l'Europe politique est morte (ça coïncide à peu près avec le moment où il s'est aperçu qu'il ne serait pas Président de la République), je pense que c'était surtout de sa part un gros pavé dans la mare pour inviter au débat. Dommage que ça ait raté, d'ailleurs.
 Comme tout rassemblement réussi, on va pouvoir tirer pas mal de leçons pour le prochain à Marseille, le 13 juin.Â
 Ereintés le soir nous fûmes, mais heureux. Avec 800 personnes, de beaux plateaux, des générations très différentes, et des stands tenus par des associations qui proposaient vraiment beaucoup de contenus (la palme du nom d'association le plus drôle aux "Femmes Passerelles de l'Europe"), la journée est globalement un succès.
 Aujourd'hui, pantouflage relatif. Demain matin, j'écouterai avec application Versac nous dire comme internet est un média intéressant pour la constitution d'une identité européenne, à Sciences Po. Puis ensuite hop, au golf de Fourqueux, pour prendre de belles photos du "Trophée Européens": 27 trous - 27 pays - 81 compétiteurs.Â
 Si vous avez raté la journée sur Public Sénat, retrouvez-la sur le site.
C'est vraiment ce que j'ai eu envie de dire à André Glucksman et Raphaël Goebel.
Je ne sais pas si vous avez suivi l'affaire de la réunion organisé par les Jeunes Pop Grandes Ecoles avec André Glucksman. ce groupusucule le fait sous le nom de Comité 40 ans + tard que le Cabinet soupçonne de révisionnise. Je vous la résume. Raphael Goebel, militant émérite du parti de Nicolas Sarkozy, a envoyé un e-mail aux blogueurs influents dont je fais parti selon les Jpop Grandes Ecoles. Le problème c'est que Raphael Goebel qui a un nom à ne pas faire de politique soit dit en passant les a mis en CC :. Bref, tout le monde a su qui était invité et qui était influent. S'ensuit une mailing list où gauchistes Nicolas Jegoun, MC, Dagrouik, Expat-Prague, Maxime Pisano, Cratyle, Vinz, Comité de Salut Public, Eric Dupin, Jean Quatremer, Christophe Grebert, Birembaum et Versac cotoient les centristes Luc, Quitterie, Farid, Jerome et Hervé, des droitistes comme Pierre Catalan et Authueil et des inclassés qui sont bien loin de la politique comme Pierre Assouline (ouais je sais c'est un pure gauchiste). Donc voilà , vous êtes creux. Grâce à vous, j'ai les mails de tous ces blogueurs zinfluents (tellement influents que certains sont mes amis d'ailleurs) et je vais pouvoir les spammer avec mes conneries. Par contre, ils pourront faire de même avec moi et là ça me soule.*
Vous êtes creux aussi parce que je me suis déplacé voir ce qui se passait au bout du monde pardon boudubar (bar à chicha mis en quasi faillite grâce à la politique liberticide anti-tabac de Nicolas Sarkozy). Déjà il faut le dire. C'était une vraie fournaise. Malgré la pénombre -les jeunes pop ont loué le bar mais n'ont pas payé le droit d'utiliser l'électricité- le boudubar est sensiblement un endroit irrespirable où je n'ai pas tenu plus de cinq minutes. Et ouais, bien qu'un énergumène se soit mis en tête de me serrer la main (je te connais shmock?), je n'ai pas eu envie de rester. La salle était composée de la fine fleur de la bouffonnerie des écoles de commerce/d'ingénieur que l'on retrouve dans les rallyes, les sur pat' du 9-2, cette faune creuse de la bobip, la bourgeoisie bien-pensante. Résultat, je me suis barré.
Que dire de Glucksman? Il n'arrive pas à concilier ses positions ultra-conservatrices sur Internet où il pérore que l'ordinateur même est un outil inutile et son envie irrémédiable de se montrer, se pavaner devant les gens, les médias, les critiques littéraires (d'où l'invitation de Pierre Assouline d'ailleurs) même si ces gens, ces médias et ces critiques littéraires viennent tous de ce petite monde bizarre qu'est Internet. Bref, André Glucksman se perd et creuse sa tombe.