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Mort de Robert Rauschenberg »


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«Le travail de l’artiste est d’être le témoin de son temps dans l’histoire»

Robert Rauschenberg 1

Elève d’un maître du Bauhaus

Rauschenberg 1958
Rauschenberg eut pour maître Josef Albers, du Bauhaus, dont il a dit : «[Il] fut le plus grand professeur que j’aie jamais eu […]. Ce qu’il enseignait portait sur l’ensemble du monde visuel. Il ne vous apprenait pas à “faire” de l’art. Il s’intéressait à votre manière de regarder.» 2

Rauschenberg et la danse

L’oeuvre de Robert Rauschenberg et son étroite collaboration avec le danseur Merce Cunningham témoigne de son intérêt toujours renouvelé pour le dialogue entre mouvement et arts plastiques. 3. Il affirma même que pour lui, cette collaboration revêtait une importance primordiale :


“When he won the international grand prize at the Venice Biennale in 1964, he said he regarded the Merce Cunningham Dance Company as his biggest canvas”. 4

Rauschenberg and Dance, Partners for Life The New York Times, By ALASTAIR MACAULAY
Published: May 14, 2008

Rauschenberg: Art and Photos

John Cage et Robert Rauschenberg

John Cage et Robert Rauschenberg eurent l’occasion de collaborer au Black Mountain College en 1951. Le « silence » de Cage de 4′33 et les surfaces obstinément blanches de Rauschenberg “ne sont pas de simples dénégations de la musique ou de la peinture. Ils ont plutôt été réalisés pour servir de réceptacle à ce qui est habituellement extérieur à l’art ; ombres, bruits, poussières, toussotements….”5. Le vide était plein de ce qui l’entoure.

Tous les objets de la vie ont vocation à être utilisés

S’agissant des matériaux les plus divers qu’il utilise, Robert Rauschenberg déclare :
“Je désire intégrer à ma toile n’importe quel objet de la vie”

Monogram 1955

“A.. P. : Pourquoi intégrez–vous dans vos oeuvres des bouteilles, des ficelles, des chaises, des objets divers ?

R.. R.. : je n’ai aucun but. Les peintres emploient des couleurs qui, elles aussi, sont fabriquées. je désire intégrer à ma toile n’importe quels objets de la vie. [ ... ]L’erreur c’est d’isoler la peinture, c’est de la classifier. J’ai employé des matériaux autres que la peinture, afin qu’on puisse voir les choses d’une manière neuve, fraîche.”

Entretien avec André Parinaud -1961 6

“Les combines” (1954)

Minutiae 1954
“L’aventures des “Combines”, commence avec “Charlene” et “Minutiae” (1954). Minutiae est œuvre en trois dimensions rassemble les éléments chers à Rauschenberg : textiles, bois et miroirs. C’est un décor pour “Minutiae”, une chorégraphie de Merce Cunningham, créée le 8 décembre 1954 à la Brooklyn Academy of Music, sur une musique de John Cage, on verra les danseurs traverser l’oeuvre et se déplacer à l’intérieur”. 7

Rauschenberg Overseas Culture Interchange

In 1984 he launched Rauschenberg Overseas Culture Interchange (ROCI), a massive undertaking in which photographs, paintings, sculpture, and videos were created and exhibited in eleven countries, from Mexico to Malaysia, and culminated in a 1991 exhibition at the National Gallery of Art, Washington.
__________________


Robert Rauschenberg - Chronologie
biographie MAMAC Nice


  1. Mort de Robert Rauschenberg, maître américain du XXe siècle Le Figaro, Bertrand Dicale 14/05/2008 [back]
  2. Rauschenberg Ultime transfert Libération 14 mai 2008 [back]
  3. Xover - eyeSpace - Sounddance / Merce Cunningham Dance Company” * Xover (crossover) première représentation en France en 2007 [back]
  4. Rauschenberg and dance, partners for life By Alastair Macaulay May 14, 2008 International Herald Tribune [back]
  5. Le sens du monochrome et le choix du chaos [back]
  6. Les Combines de Robert Rauschenberg Boomer café [back]
  7. Les Combines de Robert Rauschenberg [back]

Netlew Blogs | il y a 2 jours | citations : 0

Dégât des eaux à l'assemblée nationale »

L'actualité dramatique qui a frappé la Chine me paraît faire de l'emploi du mot « séisme » pour décrire ce qui s'est passé hier à l'Assemblée une maladresse indécente, j'utilise une expression plus proportionnée à la gravité de ce qui s'est passé, et qui tient plus du robinet qu'on a laissé ouvert en partant que de la Géhenne (sauf pour Jean-François Copé, qui doit sentir son fauteuil trembler, mais ce n'est pas un séisme, c'est un siège éjectable).

Que s'est-il passé ?

Le projet de loi OGM, de son vrai nom projet de loi n°719 relatif aux organismes génétiquement modifiés, venait en discussion à l'Assemblée nationale[1] en deuxième lecture. Cela signifie qu'il avait déjà été adopté une première fois par le Sénat le 8 février 2008, et modifié et adopté par l'Assemblée le 9 avril 2008 : c'était la première lecture. Les deux textes adoptés étant différents se produit alors ce qu'on appelle la navette : le texte retourne à l'autre assemblée parlementaire, le Sénat, pour une deuxième lecture. Elle y sera modifiée à nouveau avant d'être adoptée le 16 avril 2008. Ce texte ayant été modifié, il retourne à l'Assemblée nationale. Pour qu'une loi soit adoptée, il faut en effet que les deux assemblées le votent à l'identique.

Afin d'éviter des navettes incessantes, l'article 45 de la Constitution permet au premier ministre de convoquer une Commission Mixte Paritaire (CMP), composée en nombre égal de députés et de sénateur (d'où les termes de mixte : il y a des parlementaires des deux assemblées, et paritaire : ils sont en nombre égal) chargée d'élaborer un texte de compromis soumis au vote des deux assemblées. Si le texte de la CMP est rejeté, le texte retourne à la navette, et cela signe concrètement son arrêt de mort. Je ne suis pas sûr que cette situation se soit déjà réalisée sous la Ve république. Qu'en pensent mes taupes parlementaires, Authueil à l'Assemblée, AP au Sénat ?

Hier donc, le projet de loi OGM revenait à l'Assemblée nationale en deuxième lecture.

Devant chaque assemblée, un texte qui arrive en discussion suit un parcours similaire : il est d'abord envoyé à une des commissions permanentes[2] de l'assemblée qu'on estime la plus compétente en la matière. Ici, c'est la Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire qui a été saisie.

Le texte est examiné en commission, ainsi que les amendements déposés, qui sont adoptés ou rejetés par la Commission ; les amendements rejetés ne sont pas mis à la poubelle, mais ils viendront en séance sans l'avis positif de la commission ce qui signe quasiment leur arrêt de mort. Un rapporteur est désigné au sein de la Commission qui sera présent tout le long des débats en séance public, avec le ministre compétent, pour donner l'avis de la Commission sur les divers amendements (il s'agissait de Monsieur Antoine Herth, député UMP de la 5e circonscription du Bas-Rhin).

Une fois cet examen terminé, un rapport est rédigé (d'où le terme de rapporteur, moins péjoratif qu'à l'école primaire), et le texte peut être inscrit à l'ordre du jour d'une séance publique.

Le travail en Commission est un des aspects essentiels du travail parlementaire, plus productif que la séance publique, mais moins spectaculaire (les commissions siègent à huis-clos). Ceux qui se lamentent sur les hémicycles vides ignorent que l'essentiel a déjà été fait loin des caméras.

Lors de la séance publique, l'opposition va soulever tous les moyens procéduraux que lui donne le règlement de l'assemblée afin de s'opposer. C'est perdu d'avance, mais ça lui permet de s'indigner au journal officiel. Je précise que cette phrase s'applique quel que soit le côté de l'hémicycle qui est dans l'opposition.

Ces moyens sont les suivants (art. 91 du Règlement) : l'exception d'irrecevabilité, qui vise à faire constater que la loi est contraire à la Constitution et doit donc être aussitôt rejetée, et la question préalable, qui vise à faire constater qu'il n'y a pas lieu de débattre, l'assemblée étant décidée à rejeter le projet en bloc de toutes façons.

Le vote étant personnel (les délégations de vote sont limitées), il est de la responsabilité du maire de Meaux président de la Communauté d'Agglomérations du Pays de Meaux avocat au barreau de Paris Président de groupe UMP à l'assemblée et accessoirement député de la 6e circonscription de Seine et Marne de s'assurer que son groupe est toujours majoritaire dans l'hémicycle. Au besoin en battant le rappel à coup de SMS. Sinon, c'est la gifle, l'opposition devient majoritaire et le projet de loi passe à la trappe.

Et c'est précisément ce qui s'est passé hier. L'exception d'irrecevabilité a été déposée par monsieur Jean-Marc Ayrault, député SRC, et a été défendue par Monsieur Germinal Peiro. Les constitutionnalistes qui me lisent apprécieront la conclusion du raisonnement :

Votre texte propose tout l’inverse de ce que la sagesse imposerait. Il contredit notre Constitution. Vous voterez donc, chers collègues, cette exception d’irrecevabilité.

Ces propos ayant été tenus dans l'hémicycle, l'immunité parlementaire protège le député de la 4e circonscription de la Dordogne d'une réunion de l'Académie Busiris pour examiner ces propos.

Personne n'a jugé utile de répondre à cela (étonnant…) et l'exception est rejetée par 114 voix contre 85, sur 200 votants, un député n'ayant pas réussi à trouver le bouton à temps. On est loin d'un hémicycle désert.

Ç'aurait déjà dû mettre la puce à l'oreille de notre président multicarte, qui était bien présent dans l'hémicycle.

La discussion s'enchaîne avec la question préalable, posée par Jean-Claude Sandrier (2e du Cher, GDR) et défendue par André Chassaigne (5e du Puy-de-Dôme, GDR), qui ne veut visiblement pas se laisser distancer par la “sagesse constitutionnelle” de Monsieur Peiro et déclare, alors qu'il s'adresse à l'Assemblée, et que ses propos, pour lequel il jouit d'une immunité absolue, feront l'objet d'une publication au journal officiel, sont diffusés en direct sur le site de l'Assemblée, et seront mis en ligne sur le site de l'assemblée, qu'on le censure parce qu'on l'a prié de ne pas dépasser les 15 minutes. Aung San Suu Kyi a fait savoir qu'elle allait entamer une grève de la faim par solidarité.

Il est d'autant plus malvenu de se plaindre qu'à la majorité de 136 voix contre 135 sur 273 votants et 271 suffrages exprimés, la question préalable est adoptée. Le texte est donc rejeté.

Pour mémoire, la même mésaventure était arrivée au gouvernement Jospin lors de la discussion du projet de loi sur le PaCS le 9 octobre 1998.

Temporairement, car généralement, pour laver l'affront, le gouvernement fait en sorte que le projet soit rapidement adopté. Ce fut le cas en 1998, puisque quatre jours plus tard, une proposition identique était déposée, et adoptée un an plus tard.

Ici, ce sera encore plus rapide, car le texte a déjà été adopté par le Sénat : la question préalable équivaut à un vote non conforme (en 1998, le texte venait pour la première fois devant le parlement, la proposition ne pouvait donc que finir à la poubelle) ; le premier ministre peut user de sa faculté de réunir une CMP, et l'a fait le jour même. Le projet de loi OGM devrait donc rapidement être adopté (il serait temps, depuis le temps que j'attends mon bol de corn flakes MON-810, j'ai faim).

Bref, nous avons eu un superbe couac à l'Assemblée peu de temps après que le président de la République se soit fâché sur les couacs gouvernementaux. Les députés UMP ont voté avec leur pied, manifestant leur mécontentement en provoquant un tel cafouillage sans conséquences autre qu'humiliantes. On verra si Jean-François Copé assumera les conséquences de ce pataquès autrement qu'en paroles (j'en doute). En tout état de cause, les conséquences de cet incident s'arrêteront là.

Notes

[1] Dans ce billet, pour éviter toute confusion, le mot Assemblée avec une majuscule désigne l'Assemblée nationale, chambre basse du parlement, le mot assemblée sans majuscule désignant indifféremment la chambre basse (Assemblée nationale) ou haute (Sénat).

[2] Commission des affaires culturelles, familiales et sociales ; Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire ; Commission des affaires étrangères ; Commission de la défense nationale et des forces armées ; Commission des finances, de l'économie générale et du Plan ; Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République.

Journal d'un avocat | il y a 2 jours | citations : 32

Kafka suite... »

Ca-vient.jpg   
 
Kafka sur le rivage

 de 

Haruki Murakami

...Suite de

 

Kafka, notre héros de quinze ans, est arrivé sur l’île de Shikoku*, il va se rendre chaque jour dans une bibliothèque…

Derničres nouvelles de l'homme | il y a 3 jours | citations : 9

Création de l'association culture-libre »

Nous sommes heureux de vous annoncer la création de l'association de droit local « Culture-Libre », association à but non lucratif, dont les objectifs sont notamment :
  • Information du public sur les Ĺ“uvres sous licences libres
  • Diffusion d'Ĺ“uvres sous licences libres
  • Archivage d'Ĺ“uvres sous licences libres
  • Aides aux auteurs
  • Organisation d'Ă©vĂ©nements (concerts, expositions, etc.)
  • Faire de Strasbourg la capitale europĂ©enne de la culture et du savoir sous licence libre

Actuellement l'association à mis en place un wiki, où une collection de plus de 1200 œuvres sous licence art libre sont regroupées. Le wiki accueille volontiers tout type d'œuvres, qu'il s'agisse de textes ou autres médias.


www.culture-libre.org
http://www.culture-libre.org/


Wiki de l'association
http://www.culture-libre.org/wiki/Accueil


TuxFamily
http://tuxfamily.org


Extension lilypond pour mediawiki
http://www.mediawiki.org/wiki/Extension:LilyPond


(...)

Tootella | il y a 3 jours | citations : 0

L'Etat d'Israël dans l'Union européenne ? »

Ce jour - 14 mai - l'Etat d'Israël fête ses soixante ans. Et récemment - en tout cas au cours des euphoriques années du processus de paix d'Oslo, entre 1993 et 2000 - l'idée d'une possible future intégration d'Israël au sein de l'UE fut brandie à de nombreuses reprises [1]. Ne serait-ce que pour encourager, alors, les protagonistes du conflit israélo-palestinien dans leurs efforts de dialogue dans la perspective d'un futur traité de paix en bonne et due forme. Mais qu'en pensent - aujourd'hui - les principaux intéressés ?

Car, après tout, pourquoi pas. Après tout l'Etat d'Israël (Etat disposant d'un statut de « membre observateur » au Conseil de l'Europe…) participe régulièrement à diverses manifestations européennes : du concours de l'Eurovision à certaines compétions sportives (de football, basket, athlétisme, etc). Sans même parler du fait qu'une importante partie de sa population est effectivement issue d'une immigration récente provenant d'Europe…

Mais, si on examine objectivement la situation, on peut constater qu'il s'agit là - aujourd'hui, dans la sphère publique et médiatique israélienne - d'un débat de très faible intensité : très peu d'articles dans la presse, peu de débats audiovisuels, une quasi-absence de publications et aucune référence appuyée lors des récentes campagnes électorales…

Et cela est d'autant plus facile à évaluer que l'Etat d'Israël est un Etat pleinement démocratique et pluraliste disposant d'une vaste gamme de médias indépendants (ou diversement orientés…) permettant à sa population de librement s'exprimer sur tous ces sujets.

Or, alors que la société israélienne est régulièrement traversée par de véritables grands débats de fond quant à son identité nationale (ex : sur l'équilibre entre laïcs et religieux) ou quant à la sécurité du pays (ex : à propos des frontières, des colonies, de la menace terroriste, de l'avancée dans le processus de paix, etc), on constatera que le débat sur une éventuelle perspective d'adhésion de l'Etat d'Israël à l'UE est aujourd'hui quasi inexistant.

Europe / Israël : « Je t'aime / Moi non plus »

De même, on notera que deux considérations récurrentes reflètent aujourd'hui un véritable rejet de l'opinion publique israélienne à l'encontre d'une éventuelle intégration de l'Etat d'Israël à l'UE : la nécessité de préserver l'indépendance stratégique de l'Etat d'Israël (donc le recours privilégié à l'alliance militaire et diplomatique avec les Etats-Unis) et la crainte d'une sympathie naturelle de l'Europe pour la seule cause palestinienne.

Pire, dans le « désenchantement » qui suivi le déclenchement de la seconde intifada (en septembre 2000), il semble que l'Europe ait été de plus en plus perçue par l'opinion publique israélienne comme résolument « antisioniste » et de plus en plus « arabophile ».

Ainsi, une majorité d'Israéliens perçoit aujourd'hui l'UE soit - au mieux - comme un agrégat d'Etats superficiellement amis (mais sans moyen véritable ni volonté politique claire…), soit - au pire - comme l'expression politique « pas toujours très neutre » d'un continent autrefois « massacreur de juifs » et qui - facteur agravant - serait aujourd'hui « vendu aux seuls intérêts arabes ».

Autant donc dire alors que la perspective d'une éventuelle future « Europe puissance » - susceptible de véritablement peser dans le monde (et sur le règlement du conflit israélo-palestinien, notamment…) mais qui serait a priori hostile à l'égard de l'Etat d'Israël - inquiète sans doute l'opinion publique de l'Etat d'Israël beaucoup plus qu'elle ne le rassure…

C'est pourquoi, nul dépôt de candidature de l'Etat d'Israël pour adhésion à l'UE ne semble de toute façon sur le point d'être officiellement déposée. Et toute relation de l'Etat d'Israël avec l'UE ne semble décidément pas pouvoir s'incarner dans autre chose que dans - au mieux - la négociation d'un partenariat privilégié avec l'UE.

Quid du rêve « abrahamique » proche-oriental ?

Il n'en reste pas moins que l'Etat d'Israël est aujourd'hui l'un des principaux partenaires économiques et politiques de l'UE dans l'espace méditerranéen : membre du processus de Barcelone, candidat à une participation à l'Union méditerranéenne, Etat également intimement lié à l'UE par des Traités de libre-échange commercial et de politique industrielle (et - bientôt - par un accord de coopération spatiale). Mais rien de plus. Et certainement pas une perspective d'adhésion…

Cela dit, on admettra bien volontiers que les négociateurs du processus de paix israélo-palestinien dit « processus d'Oslo » n'avaient jamais sérieusement envisagé l'intégration de l'Etat d'Israël à l'UE. Et ce, même s'ils prenaient effectivement la réconciliation franco-allemande comme modèle (et la création d'un futur « Marché commun proche-oriental » - à l'exemple de l'ancienne CEE - comme objectif : pour la paix…).

De ce « rêve européen » visiblement aujourd'hui si peu partagé dans l'opinion publique israélienne, il ne reste donc plus guère que sa transposition dans l'espace proche-oriental : le rêve d'un grand « Marché commun proche-oriental » - voire d'une Communauté politique « abrahamique » [2] - réunissant Juifs et Arabes.

Un projet de paix « abrahamique » qui ne fait, actuellement, pourtant plus guère recette dans un Etat d'Israël aujourd'hui inquiet à l'idée d'une éventuelle intégration régionale (dans un environnement arabo-musulman présumé foncièrement hostile…) et plus que jamais tendu vers l'allié américain.

Bref, dans un tel contexte international, il semble que l'ouverture d'un débat sur une éventuelle candidature pour adhésion de l'Etat d'Israël à l'UE semble - aujourd'hui - pour le moins prématurée.

Même si l'accession récente à la présidence de l'Etat d'Israël (en juin-juillet 2007) d'un européen convaincu - et notoirement connu pour cela - comme le travailliste Shimon Peres pourrait sans nul doute faire évoluer bien des choses…


[1] L'entité autonome palestinienne - voire le Liban - se voyant également présentées de semblables perspectives…

[2] Rappellons que d'après les ''Saintes écritures'', Juifs et Arabes seraient les descendants d'un même ancêtre commun : Abraham-Ibrahim ; lequel « ancêtre commun » aurait eu pour descendants Ismaël (ancêtre mythologique des Arabes), ainsi qu'Isaac et Jacob-Israël (lui même ancêtre éponyme des Juifs).

- Illustration :

Le visuel d'ouverture de cet article est tiré du site internet de l'ambassade d'Israël en France.

- Sources :

Cet article est un bref résumé d'un article du chercheur « géopoliticien » Frédéric Encel, spécialiste des proche et moyen Orients (Professeur à l'IEP de Rennes et à l'ENA) : un document publié dans la revue trimestrielle « Hérodote » n°118, du troisième trimestre 2005 (ici : pages 196-201).

Le Taurillon | il y a 3 jours | citations : 0

Le mot du jour »

"LĂ , si tu me touches le sexe je vais bander, c'est une question de feeling avec la personne. D'ailleurs tu fais l'interview d'un acteur porno, pour faire ton sujet Ă  fond tu devrais baiser avec moi. A Beyrouth ou en Irak, les journalistes vont directement sur le terrain, sous les bombes et les grenades !"

- Sebastian Barrio, à l'aimable attention de Sarah Constantin qui l'interviewait pour le numéro d'été "Sexe" des Inrocks .

Inrocks_609_2

Adam Kesher | il y a 3 jours | citations : 8

Ioannania ? Le vote blanc du conseil européen. »

Ce week-end, vous n'êtes pas sans savoir que c'est négocié le plan B de la constitution européenne. Avec l'élection de notre nouveau président de la république c'est une version expurgé des symboles européen (Parti 3) qui a été choisie. Vous devez aussi savoir que deux pays était réticents au minitraité voire au traité . Le royaume-uni pour ces aspects "sociaux" à travers la charte des droits fondamentaux. Ceux-ci ont pu être satisafait avec ce qu'on appelle un "opt-out" qui leur permet de ne pas appliquer cette charte même si y faire référence oblige un peu le pays à l'appliquer... circulez il y a rien à voir...

Enfin, la pologne qui à travers le traité de Nice avait une sur-représentation qui pouvait se perdre avec le nouveau traité..

Mais ils y sont arrivés grâce à Ionnania : je laisse le journaliste de libé Jean Quatremer l'expliquer plus clairement :
[..] jusqu’en 2017, le « compromis de Ioannina » s’appliquerait avec les pondérations du traité de Nice (il faut s’accrocher) : l’idée est que si la minorité de blocage, calculée avec la pondération des voix niçoises, est proche d’être atteinte (soit 26,1 % des voix ou 38 % de la population ou un peu moins de la moitié des pays), la discussion doit se poursuivre afin d’essayer de parvenir à un consensus. Pourquoi sur la base de Nice ? Car la minorité de blocage est plus facile à obtenir qu’avec le système de la double majorité. Ultime concession : les seuils de 55% des pays représentant 65% des Etats resteraient inchangés, mais pour atteindre les plus de 35% de la population nécessaire pour bloquer, il ne faudrait plus seulement quatre pays mais cinq. L’idée est de compliquer la tâche de l’Allemagne. On ne sait pas si d’autres éléments sont compris dans ce paquet qui, négocié à cinq, a été présenté ensuite en séance plénière, à partir d’une heure du matin.
C'est Nicolas Sarkozy qui a pondu cette proposition ?
Apparement c'est Nicolas sarkozy qui a relancé la proposition (datant de 1994, soit avant le traité de Nice) lors d'une discussion avec le président polonais ( allez je me lance...) Kaczynski :
«Ils se sont quittés avec la décision commune que c'est cette proposition-là qui serait étudiée cette nuit par les experts, par les collaborateurs, qui vont examiner toutes les données techniques, toutes les hypothèses, qui vont faire tourner des ordinateurs pour calculer les cas de figure qui peuvent se présenter»

A qui profite le "crime" ? Au polonais disent certains en précisant l'aspect financier. Dans tout les cas cette possibilité de vote permet à une minorité de pouvoir bloquer les décisions et de provoquer de nouvelles discussions.
Pour moi ça ressemble au vote blanc. En tout cas tel qu'on le souhaite ou le propose.

[Update] Le rôle du conseil européen n'est pas très clait pour certains Voici le rôle et les responsabilité qu'on lui donne :
Les décisions du Conseil européen n'ont pas de valeur juridique. Pour qu'elles soient approuvées, il faut qu'elles fassent l'objet d'une proposition de la Commission européenne et d'un vote du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne.

Vote blanc reconnu et comptabilisé | il y a 3 jours | citations : 0

On va s'y remettre... »

Bon, alors, comme je l'avais annoncé ici, ca y est, la "grande aventure" a commencé... LUG Sàrl, ou pour les "intimes" Appellation d'Origine existe officiellement depuis le 1er février.

Histoire de raconter ma vie sans trop donner de détail, je vais juste dire le jeudi et le vendredi ont été consacrés au notaire, à la fiduciaire, à l'hébergement Internet (c'est fou ce que j'ai progressé en compréhension et en connaissance des noms de domaines et gestion des DNS en 48 heures, moi...). J'ai aussi passé un certain temps à la banque, à appeler mon fournisseur informatique, et à récupérer les clés chez notre loueur. Enfin, ne pas oublier, acheter un peu de fournitures de bureau, et enfin se débrouiller pour avoir un téléphone avec un numéro qui fonctionne chez un opérateur téléphonique.

Donc, tout ca pour dire que je viens bien entendu parler de cette aventure ici régulièrement, sous une forme plus ou moins bien documentée et construite... On verra bien ce que ca donnera ;-) Et que je vais me remettre à plus de régularité dans mes billets ;-)

Droopy 2.0 | il y a 3 jours | citations : 0

En Bref, Petites Infamies »

La nouvelle circule depuis plusieurs jours dans le monde internet.

Un jeune étudiant américain, Virgil Griffith, a créé le logiciel Wikiscanner qui permet de "d'interroger une base de données publique faisant le lien entre des millions de modifications anonymes sur Wikipédia et des organisations susceptibles d’être à l’origine de ces modifications", selon Wikipédia. Bref, un outil utile pour clarifier le processus de vérification des informations sur Wikipédia: « Dans l’ensemble, Wikipédia fonctionne bien, surtout pour les sujets peu discutables. Pour les thèmes étant sujet à discussion, il est possible de rendre Wikipédia plus fiable à l’aide de techniques comme WikiScanner. » comme l'annonce lui même Griffith.

Mais alors qu'apprennons-nous?

"Balkany, en tête du championnat de vandalisme sur Wikipédia" annonce le e-journal Rue89.

Le site Observatoire des Médias, qui a mené l'enquête est allé plus loin en listant les principales infamies. Entre autre, on apprend:

- Un cireur de pompe au ministère de l’éducation nationale aseptise les démêlés de Darcos avec la justice.
- Aéroports de Paris passe un coup de baguette magique sur ADP et les nuisances aériennes, qui deviennent ADP et l’environnent et efface les retards de construction.
- La Mairie de Levallois blanchit Balkany de son palmarès de corrupteur (un million d’euros, quand même) et supprime la référence au canular téléphonique des Yes Men, lors duquel il avait affirmé que « les pauvres vivaient très bien ». Avec plus de cent modifications concernant la ville et son maire, Levallois est l’organisation qui manipule le plus Wikipédia. Bravo ! Qui a dit que la fonction publique n’était pas au top des nouvelles technologies ?
- La Mairie de Marseille fait oublier les déboires électoraux de Renaud Muselier ainsi que le soutien du FN à Jean-Claude Gaudin
-
Le conseil général de l’Hérault rattrape les bourdes de Georges Frêche, notamment celle où il espérait que Benoit XVI fût « meilleur que l’autre abruti »

Bien sur, on ne doutait pas de l'intégrité de certains...
Pour d'autres infamies, celles-ci américaines, lire l'article du quotidien le monde.

Information relayée aujourd'hui par Europe1...

C.

Désirs d'Avenir - Vanves | il y a 3 jours | citations : 2

VISAGES DE SAINTETE (2): SAINTE CATHERINE DE SIENNE »



L'Eglise, en ce dimanche de prière pour les vocations, fait mémoire de Sainte Catherine de Sienne. Une semaine après notre étrange défaite, voici une citation tirée des écrits de la sainte qui pourrait s'adresser aux courageux militants de la droite nationale, appelés à surmonter ces moments difficiles et à reconstruire un courant qui incarnera l'espérance patriotique:


«Pour l'homme courageux, chance et malchance sont comme sa main droite et sa main gauche. Il tire parti de l'une comme de l'autre.» [ Sainte Catherine de Sienne ]

Vox Galliae | il y a 3 jours | citations : 2

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